Sourate Joseph (Yousuf)
 

Sourate Joseph (Yousuf)



" [Commencer] par le Nom de Dieu le Tout- Misricordieux, le Trs-Misricordieux."

Formule inaugurale des sourates. "Rahmn" et "Rahym" signalent tous les Beaux Noms et Attributs de Dieu. Voir le dbut de la sourate 19.

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1- A. L. R. (ali-lm-r) Voici les versets du Livre explicite.

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2 "Nous l'avons fait descendre (Nous l'avons rvl) sous forme de Coran [en langue] arabe afin que vous raisonniez."

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3" [ Prophte] Nous te racontons, en te rvlant ce Coran, le rcit le plus beau; certes, avant [cette rvlation) tu ne [le] savais pas." Verset 1 3 :

Pourrait-on dire que ces trois versets forment le "cadre" et le "fond" de la sourate([1])?

L'ensemble ayant trait la signification d'alif-lm-r ' qui la couronne ?

Est-ce la mme A.L.R. qui se dvoile tout au dbut des sourates 10, 11, 12, 14 et 15([2]) aprs les basmala respectives ?

Tout mode d'expression dnote une certaine manire d'tre, corrlative et dont il est fonction([3]).

Le Coran (al-qur'n([4])) "enveloppe" le Livre (al-kitb). Chaque formulation constitue elle seule une Vrit, avec toutes les valeurs extrieures et intrieures qui s'y attachent.

En tout tat de cause, il y a tout gagner d'un "enseignement" si riche et si adquat la vie de chacun.

Au dbut, il s'agira d'une "descente" (inn anzalnhu) pour l'amener la porte de rflexion, de la raison de l'homme (la allakum ta qilna).

Parfois une rvlation, une "descente", se prsente sous forme d'histoire (al-qissa([5])), mme si auparavant l'intelligence de l'homme n'y accdait pas {wa in kunta min qablihi lamina-lghafilyna).

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4 "Lorsque Joseph dit son pre (Jacob): " Mon pre, j'ai vu [en songe] onze toiles et le soleil et la lune, je les ai vus se prosterner devant moi".

Ici commence l'histoire de Joseph([6]), d'un si profond enseignement.

* * 5- " [Jacob] dit : " Mon fils, ne raconte pas ton songe tes frres, ils trameraient un complot contre toi, en effet Satan([7]) est pour l'homme un ennemi dclar."

? ?

6 "Ainsi ton Seigneur t'a choisi, Il t'enseignera l'interprtation des rcits [et des songes], Il parachvera Ses bienfaits envers toi et envers la famille de Jacob, comme Il les parachevs, auparavant, envers tes deux anctres: Abraham et Isaac. Ton Seigneur est Omniscient, Sage"

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7 "Il y a assurment, pour ceux qui questionnent, des signes [Et des leons] dans [le rcit de] Joseph et ses frres."

De l'poque de Joseph jusqu' la venue de l'Islam, en presque 20 sicles, il y a des questions fondamentales que se posent les fidles et les autres : Quelle est la ralit de l'histoire de Joseph et ses frres ?

Les uns y voient tant de leons et de lois intrieures indniables, les autres ne s'occupent que des aspects prcaires. Les premiers s'intressent au fond, les seconds l'apparence.

Chaque sourate du Coran est un systme d'enseignement. La sourate 12 touche par exemple deux dimensions essentielles de la vie humaine : la moralit et la socit. Une lite, qui a la pleine matrise d'elle-mme (Jacob, Joseph, ... v.6), malgr les difficults, de jour en jour, se sent plus sereine, plus matresse d'elle-mme, et aussi plus confiante en Dieu et dcide agir nergiquement pour vaincre tous les obstacles du Diable et s'approcher ainsi de plus en plus de Dieu (voir fin du v. 109).

L'autre groupe, s'tant laiss dominer par le Diable, obit ses ordres (certains frres de Joseph, la femme de l'Intendant, ...) ; ces gens forment les "misrables".

* * 8 "Lorsque [les frres de Joseph se] dirent: "Joseph et son frre [Benjamin] sont plus aims que nous de notre pre, alors que nous sommes un groupe bien fort, notre pre est vraiment dans une erreur flagrante"
Le jugement de ces derniers est erron. Voil donc, leur premire mauvaise pense : " Joseph et notre jeune frre sont plus cher notre pre que nous-mmes " (c..d. la jalousie([8])) et la fausse dduction : " Notre pre est gar ", ce qui montre le contenu et la valeur de leur pense.

* * 9 "Tuez Joseph ou loignez-le en quelque terre [lointaine ou dserte]. Alors la face de votre pre se tournera vers vous; et aprs, vous redeviendrez des hommes vertueux ! "

Et voici une ide diabolique (voir XIV/20) qui aveugle les frres de Joseph et ne les laisse mme pas rflchir ou consulter et demander l'avis d'un homme honnte et pieux, ou encore interroger Dieu ce sujet. Quelle faute grave, en cette poque, un enfant innocent de 12 ans a-t-il pu commettre pour qu'il mrite la mort ?
Le pire est que, pour justifier cette condamnation injuste, ils concluent : " et par la suite nous serons des hommes de qualit " (VI/43).

* * 10 "L'un d'eux dit : "Ne tuez pas Joseph, jetez-le, si vous tes dcids [ le faire disparatre], dans les profondeurs du puits, des caravaniers de passage le recueilleront".

Une lueur de sagesse leur apparat : "Ne tuez pas Joseph ...". Ils se sont rvls quand mme tre " croyants " (ils croient en Dieu et savent que leur pre Jacob est un Prophte, mais ... voir fin du v. 5).

* *


11"Ils dirent ; " Pre, pourquoi ne pas te fier nous au sujet de Joseph ? Tandis que nous lui voulons du bien."


Rsolus commettre leur acte diabolique, ils posent des questions leur pre : "qu'as-tu ...", afin de se montrer bienveillants et de le tromper.

C'est la rgle du jeu, les criminels rusent et se dguisent sous un masque de "bienveillance".

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12 "Envoie-le demain avec nous, qu'il se promne [dans les prairies] et s'amuse et nous veillerons sur lui !.."

Pour comble de malheur, ils tiennent des propos mensongers leur pre.

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13" [Jacob] dit : " J'prouve de la tristesse ce que vous l'emmeniez; et j'ai peur que le loup ne le dvore tandis que vous serez inattentif lui".

Les gens pieux et sages, ceux qui sont en liaison directe avec Dieu, dtectent sereinement le contenu des paroles et des propositions qu'on leur adresse. Ainsi Jacob (Prophte) rplique : "cela me fait du chagrin", et il ne manque pas de rappeler : "Je crains que vous soyez inattentifs (ghfilna) et que le loup ne le mange([9]) ".

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14 "Ils dirent : " Si le loup le dvore alors que nous sommes un groupe bien fort, nous serions des perdants ".

Pousss par des intentions diaboliques, orgueilleux, leur mensonge est dguis par une auto-accusation (inn idhan llakhasirna).

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15 "Lorsqu'ils l'emmenrent et se mirent d'accord pour le jeter dans les profondeurs du puits, Nous lui rvlmes : Tu les informeras certes de cette affaire tandis qu'ils ne s'en rendront pas compte ".

Les tratres vont agir. Or, l'innocent, l'homme de Dieu, pieux-vertueux et vrai croyant (ici, le future Prophte) est soutenu par la rvlation de Dieu Si bref que soit te message divin, il rassure parfaitement l'homme, le guide sur son chemin et lui permet d'entrevoir l'issue ...

Celui qui est vertueux, honnte, ..., celui qui est comme "Joseph", sera secouru par l'inspiration divine.

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16 "Le soir ils vinrent en pleurs chez leur pre,"

On est responsable de son propre malheur, car on agit selon sa propre volont. Une fois, avec ostentation (verset.8), une autre fois en simulant une physionomie humilie (... yabkna). Voil des traits de personnes malhonntes.

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17 "ils dirent : Pre, nous tions partis faire la course en laissant Joseph prs de nos bagages et le loup l'a dvor; tu ne vas pas nous croire mme si nous sommes vridiques ! "

Une scne fallacieuse, un grossier mensonge !

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18- "Et ils apportrent la chemise [de Joseph] tache d'un autre sang. [Jacob] dit : " [c'est] plutt votre me [malveillante] qui vous a entran un acte [impie].

[Je dois faire preuve d'] une belle patience. J'appelle Dieu l'aide contre vos dires ".

Voulant faire une dmonstration convainquant, les frres montrent Jacob la chemise ensanglante([10]) de Joseph.

On ne peut jamais tromper un homme de Dieu ! Jacob distingue leurs mensonges et leur acte criminel et proclame : "sawwalat lakum anfusukum amran".

Voici les paroles de l'homme de Dieu : "fasabrun jamylun ([11])

[Enseignement pour toute l'humanit :] Dieu s'adresse son bien-aim le Prophte: ? Muhammad ! Ne sois pas ngligeant [envers les biens octroys par Dieu], sois patient face aux malheurs (LXX/5) et fors de prosprits. Tu suivras l'exemple des anciens Prophtes ; ils ont parvenu au but voulu par la patience :

-Job fut guri par la patience (XXXVHI/44).

-La patience d'Ismal causa son rachat (XXXVII/102).

La patience mne l'homme de trouble au paradis. On lui insuffle : II/155 ; aujourd'hui on lui adresse l'amiti (l'amour) : III/146, demain on lui donne le cadeau : XIII/104.

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19"Vint une caravane. [Les voyageurs] envoyrent leur pourvoyeur [chercher] de l'eau, il fit descendre son seau ; [et] dit : * Bonne nouvelle, voil un garon. " Et ils le cachrent pour le vendre. Dieu connat bien ce qu'ils font."

A la premire occasion, Joseph sort du Puits([12]).

Rien n'chappe Dieu dans l'Univers. Dieu Sait tout ce qui s'est pass hier, tout ce qui a lieu aujourd'hui, tout ce qui se droulera dans l'avenir.

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20 "Ils le vendirent vil prix, quelques dirhams compts. Ils Sous-estimaient sa valeur (la valeur de leur trafic)."

De tous les temps, encore aujourd'hui, les gens vendent leur cher "Joseph" (vie, temps, raison, cur, science, honneur, foi, Livre, Prophte) un vil prix ! L'Imm Rida (as) dit : " Celui qui connat sa valeur, ne prira pas".

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21"L'homme qui l'acheta, qui tait d'Egypte, dit sa femme: - Accueille-le honorablement. Il se peut qu'il nous soit utile ou que nous l'adoptions comme enfant ".
C'est ainsi que Nous avons tabli Joseph dans le pays, et Nous lui avons enseign l'interprtation originaire des rcits [et des songes]. Dieu est Matre de Son uvre, mais les hommes, pour la plupart [ cause de leurs pchs] ne savent pas."

Il ne demeure pas longtemps dans le puits. Sa patience et ses prires adresses Dieu ont port leurs fruits et par le plus court chemin, Joseph est transport au palais de l'Intendant gnral d'Egypte.

D'une part, sur le plan mondain, chri au point d'tre pris pour l'enfant unique du palais([13]) ; et d'autre part Dieu lui rvle l'interprtation des songes et la Vrit, voil la double ducation de Joseph.

Les lois et les rgles divines rvles l'homme sont en vigueur([14]). Mais la plupart des gens ne s'en rendent pas compte ; ou trs souvent l'homme non-duqu n'y prte pas attention.

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22 "Quand [Joseph] atteignit l'ge adulte, Nous lui accordmes la sagesse et la science. Ainsi Nous rcompensons ceux qui [dvous Dieu] font le bien."
Le temps t du monde matriel passe, et le Temps T de l'autre monde "s'coule" aussi. La maturit physique et biologique va de paire avec la maturit de la raison, psychique et du cur (balagha achuddah~), qui seront le pivot de la sagesse, et des sciences transmises par Dieu ('taynhu hukman wa cHman). Tout cela implique un effort joyeusement soutenu, une pit, une patience et une chastet exemplaires ; toutes ces vertus seront rcompenses par Lui (kadhlika najzi.) dans ce monde et plus encore dans l'au-del.

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23 "Et celle qui l'avait reu dans sa maison l'a sollicit, elle ferma les portes et [lui] dit : " Approche ! Je suis toi !" [Mais] il rpondit : " Je cherche refuge auprs de Dieu. Mon Seigneur [ou, mon matre] m'a accueilli avec honneur. Vraiment, les injustes ne prospreront pas ".

Voil l'examen pour valuer le degr de perfection de Joseph, la mise l'preuve. Pas de fuite possible : Toutes les routes sont barres sauf une, dangereusement dconcertante, les propositions d'une belle jeune femme amoureuse d'un jeune-homme trs beau : ou bien Joseph garde son "Joseph", ou il "le" vend "vil prix" et il n'aura plus de "Joseph".

C'est ainsi qu'il rpliquera : "macdha-llh " c..d. je dis "non" la tentation, au pch, ce que Dieu n'aime pas; je me tourne vers Dieu, je Lui demande secours([15]).

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24 "Certes, elle [succomba la passion et] le dsira. Et [lui,] il [aurait cd et] l'aurait dsire s'il n'avait vu (reu) l'argument [claircissant] du Seigneur.

C'est ainsi que Nous dtournmes de lui le mal et l'infamie, [car] il tait en effet du nombre de Nos serviteurs [purs et] sincres."

On est parvenu au point critique de l'analyse. La femme veut raliser sa volont (laqad hammat bih). Et Joseph l'aurait voulu aussi [en tant qu'un homme] mais il a pu se dominer grce l'intervention divine, de la Raison d'tre de toutes les choses; c..d. s'il n'avait pas dcid de rester absolument chaste (d'aprs l'ducation reue dans sa jeunesse, devenu un tre pur et assist de Dieu et ayant le "burhn" de Lui), en Lui demandant le secours.

Dieu l'a sauv du pch dans cette situation critique, parce qu'il a toujours t un homme obissant aux commandements de Dieu {innahu min ibdina ..,)

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25 " [Lui s'enfuit et] tous deux coururent la porte, et elle [voulant le rattraper] dchira sa chemise par-derrire. Ils trouvrent le mari [de la femme] la porte. [Aussitt] elle dit : " Quelle punition doit tre inflige celui qui a voulu faire du mal ta famille ( ton pouse) si ce n'est la prison ou un chtiment douloureux ? "

La foudre du dsir explose. Joseph doit chapper cette circonstance, il prend la fuite, mais elle le poursuit, et avant d'arriver la porte du palais, elle le rattrape par le dos de la chemise qui se dchire. A la porte, ils retrouvent le mari. La passion s'teint, le ton change. Bien que dsempare et confuse, elle se plaint son mari et propose la prison on un chtiment trs dur pour "punir" Joseph.

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26 [Joseph] dit : " C'est elle qui m'a sollicit de ma personne ". Alors un tmoin, de la famille de celle-ci, tmoigna : " Si la chemise [de Joseph] est dchire par-devant, alors c'est elle qui dit la vrit, et lui est du nombre des menteurs."

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27 "Et, si sa chemise est dchire par-derrire, alors c'est elle qui ment, et lui est du nombre des justes ".

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28 "Quand [le mari] vit la chemise dchire par-derrire, il dit: " C'est bien de votre ruse de femmes. Vos ruses [fminines] sont vraiment grandes. "
Joseph dit la vrit, c..d. les dsirs illicites de la femme. Il se trouve tre, un "homme" honnte et sage qui dmontre la vrit des faits.

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29 "Joseph, oublie cela ! Et toi, [femme] demande pardon pour ton pch, car tu es coupable ".

Joseph a raison, le mari lui demande l'indulgence et ordonne sa femme, en prcisant qu'elle est fautive, de se repentir([16])

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30 " [Un groupe] de femmes disait dans la ville : L'pouse de l'intendant a sollicit son valet de sa personne ! II l'a vraiment rendu perdument amoureuse. Nous la voyons certes dans un profond garement ".

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31"Lorsqu'elle entendit leurs artifices, elle leur envoya [des invitations]. Elle prpara un banquet et leur donna chacune un [fruit couper et un] couteau. Elle dit [Joseph] : " Viens devant elles. " Quand elles le virent, elles le trouvrent grand (trs beau), se tailladrent les mains et dirent : " A Dieu ne plaise [que nous mentions] ! Ce n'est pas un tre humain, ce n'est qu'un ange noble ".

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32" Elle dit : " Voil celui au sujet de qui vous m'avez blme. En effet, je l'ai sollicit, mais il s'est abstenu [voulant rester chaste]. Or, s'il ne fait pas ce que je lui ordonne, il sera emprisonn et sera parmi ceux qui sont humilis ".

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33" [Joseph Adressant Dieu] dit : " Seigneur, j'aime mieux la prison que ce quoi elles m'invitent. Et si Tu ne dtournes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et sombrerai comme les [coupables et les] ignorants ".

Mais son "Joseph" implique qu'il choisisse la "prison", suivi d'un raisonnement trs solide "Si Tu ne me prserves pas, je risque sombrer dans le paganisme".
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34 "Le Seigneur l'exaua et dtourna de lui leur ruse. En vrit c'est Lui qui entend tout [et il est] Omniscient. "

Dieu Entend tout, Sait tout, exauce les invocations, Il aide l'homme en toutes circonstances.

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35 "Par la suite, malgr la constatation des preuves [de l'innocence de Joseph], ils dcidrent de l'emprisonner pour un temps. "
Malgr les preuves de chastet et d'innocence de Joseph, on le jette en prison.

La fois prcdente, c'taient les hommes, les "frres", pourtant croyants, qui avaient abandonn Joseph dans un puits cause de leur jalousie (v.15), cette fois-ci, c'est une femme, incroyante, qui l'envoie en prison, car il a repouss un amour illgitime. Mais finalement ces hommes et cette femme seront humilis.

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36 "Deux jeunes gens entrrent en prison avec lui. L'un d'eux dit : .. [En songe,] je me suis vu fouler du raisin. " Et l'autre dit : " [En songe,] je me suis vu porter sur ma tte des pains que les oiseaux picoraient. Informe-nous de l'interprtation [de nos songea] car nous te voyons au nombre de ceux qui [dvous Dieu] font le bien ".

Ce qui fait essentiellement la diffrence entre un homme de Dieu et un impie, c'est que le premier est profondment utile et bnfique partout, en tous les temps, qu'il se trouve dans un palais ou en prison, tandis que le second s'expose d'abord lui-mme aux dangers, et par la suite, son entourage est ls cause de ses actes absurdes.

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37 [Joseph] dit : " Je vous ferais connatre l'interprtation [de votre songe] avant que la nourriture qui vous est attribue ne vous soit apporte, avant qu'elle ne vous arrive. Ceci (l'art d'interprter les songes) fait partie de ce que le Seigneur m'a enseign. J'ai abandonn la communaut de ceux qui ne croient pas en Dieu et renient la vie future. "

Joseph, qui vt les enseignements et les commandements de Dieu (mimm callamany rabby), montre clairement le chemin du salut : abandonner le mode de vie de ceux qui ne croient pas en Dieu et, par consquent, nient la Vie future.

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38 "J'ai suivi la religion de mes pres Abraham, Isaac et Jacob. Nous n'avons pas associer Dieu quoi que ce soit. Nous la devons fia religion pure] la grce de Dieu envers nous et envers les hommes; mais les hommes, pour la plupart, [ cause de leurs pchs] ne sont pas reconnaissants."
Joseph ne laisse pas ses camarades dans le paganisme ; ne leur tient pas de discours grandioses ou charmeurs. Il les dirige vers la Source, vers l'Origine.

Il suit la mthode, le programme et le mode de vie d'Abraham, d'Isaac et de Jacob (wa-ttabattu ...). Il vit, avec beaucoup de talent, les beauts, les "dlices clestes" de la Religion divine (v. 6, 15,22, 34).

Il pense l'hygine de Vie individuelle et sociale. Il veut pour tous les hommes (ala-nns ...) les bienfaits de Dieu, et souligne que pour cela il suffit d'tre reconnaissant.

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39 "O mes compagnons de prison ! Est-ce que des matres parpills [et des idoles] valent mieux que DIEU Unique, le Dominateur suprme? "

Joseph demande ses compagnons ce qui est plus logique : adorer maintes idoles (hommes ordinaires) ou, diaboliques, pouvoir conventionnels (et dcrts par ces hommes, sans faire attention au Dcrets divins, ....) qui n'ont rien voir avec les indications du Crateur de l'univers, ou bien adorer et suivre les commandements de Dieu l'Unique qui a cr les atomes et les "temps" et toutes les cratures de l'univers, toutes les lois qui y rgnent et l'Ordre suprme o ils baignent, le Bienveillant Absolu, le Tout Puissant ?

L'interrogation " a'arbbun mutafarriqna khayrun ami-llhu-lwahidu-lqahhru " n'est pas limite trois hommes ni quelques minutes coules. Elle est pose pour tout homme, dans tous les temps!

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40 "[Les idoles] que vous adorez en dehors de Lui (Dieu) ne sont que des noms invents par vous ou par vos pres, et l'appui desquels Dieu n'a fait descendre aucune preuve. L'autorit appartient Dieu. Il a ordonn de n'adorer que Lui. Voil la religion immuable. Mais les hommes, pour la plupart, ne Savent pas (ils ont dtruit leur intelligence par les crimes et par les injustices)".

Les "idoles multiples" (v.39) ne sont que des cratures, n'ayant aucune puissance intrinsque et/ou absolue ; tandis que la Science, la Puissance, l'Ordre ... appartiennent exclusivement Dieu.

Ceux qui ne vivent que suivant Ses commandements, connatront la ralit des faits et des tres.

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41" O mes compagnons de prison ! L'un de vous servira le vin son matre; quant l'autre, il sera crucifi et les oiseaux lui picoreront la tte. Le dcret sur lequel vous me consultez est prononc ".

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42 "Et [Joseph] dit celui qui, son avis, devait tre dlivr : " Parle de moi auprs de ton matre ". Mais Satan lui fit oublier de parler [de Joseph] son matre. [Joseph] resta donc encore quelques annes en prison. "

Le Diable fait oublier les bons devoirs, c'est l'une de ses manires malfiques d'agir.

Joseph reste encore quelques annes en prison, mais tout cela (les mchancets de Satan, etc.) n'chappe pas la Cration([17]).

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43 "Le roi [d'Egypte] dit : " J'ai vu [en songe] sept vaches grasses que dvoraient sept [vaches] maigres, et [aussi] sept pis verts et [sept] autres desschs. O Conseil [de notables], donnez-moi une explication de mon songe, si vous savez interprter les songes ".

Non seulement, du temps de Joseph, il y a trente quatre sicles, ni mme de nos jours, les sciences classiques n'ont pu rsoudre parfaitement le phnomne des songes, et surtout y donner une interprtation exacte.

Voil un exemple concret ; au cours de l'histoire, il s'est rvl que seuls les hommes de Dieu (w. 6, 23, 37) ont su parfaitement interprter les songes.

* *
44 "Ils dirent : " C'est un amas de visions confuses. Et nous ne savons pas interprter les visions confuses ".

* *
45 " L'un des deux [compagnons de prison de Joseph] qui avait t libr, et se souvint [enfin, de Joseph] aprs si longtemps, dit : " Moi, je vous en rapporterai l'interprtation. Envoyez-moi donc [pour accomplir cette mission] ".

* *
46 "Joseph, [dit-il, lorsqu'il vnt le retrouver,] ? toi juste et honnte([18]) !

Explique-nous [le songe suivant] : sept vaches grasses que dvorent sept [vaches] maigres, et [aussi] sept pis verts et [sept] autres desschs. Afin que je retourne vers les hommes, pour qu'ils Sachent [l'interprtation du songe] ".

Les vrits ne se laissent comprendre que par les hommes de vrit([19]). D'o la valeur d'un homme de Dieu([20]).

II faut tre "Joseph" pour interprter le songe qui a t trait comme un "amas de rves confus " par les "spcialistes".

* *
47 "[Joseph] dit : Pendant sept ans vous smerez comme d'habitude, mais ne mangerez que peu de vos moissons, et vous laisserez le reste dans les pis."

Voici une explication correcte, objective, prcise et parfaite. Attribuer le chiffre sept sept annes de rcolte dont dpend le sort d'un grand pays, ne saurait tre hasardeux et/ou alatoire"

* *
48 "Puis viendront sept [ans] durs [et de disette] qui consommeront tout ce que vous avez amass en les prvoyant, sauf une petite quantit que vous aurez rserve [pour les semailles]."

Dieu aime les hommes ; II les guide par mille et une faons : par les Prophtes, par les Livres clestes, par les voies particulires, par les hommes, par d'autres tres. Ainsi, par exemple, grce au songe et son interprtation, les 7 annes de famine sont vites.

* *
49 "Puis viendra une anne o les hommes seront secourus

[par la pluie] et o ils presseront [abondamment, des huiles d'olives etc.] ".

Les annes suivantes sont galement prcises dans l'interprtation([21]) .

* *
50 "Le roi dit : " Amenez-moi [Joseph] ". Quand l'missaire se rendit auprs de lui, [Joseph] dit : " Retourne et demande ton matre quel tait le comportement des femmes qui s'taient taillad les mains ? En vrit, le Seigneur connat leurs ruses".

La vrit est clatante et victorieuse. L'atmosphre d'gosme, d'impit et d'injustice est transforme ; le soleil de la vrit va briller.

* *
51" [Le roi] dit [aux femmes] : " En quoi s'agissait votre affaire lorsque vous sollicitiez Joseph de sa personne ? Elles dirent : " A Dieu ne plaise [que nous mentions] ! Nous ne connaissons sur lui rien de mal". L'pouse de l'intendant dit : " Maintenant la vrit s'est manifeste. C'est moi qui l'ai sollicit. Et, vrai dire, il est effectivement du nombre des justes et qui dit la vrit ".

Tt ou tard, les fautives avouent leurs drisions. La flamme des dsirs charnels s'est teinte ; la femme avoue la sincrit, l'honntet et la loyaut de Joseph. Plus tard, le Jour du Jugement dernier, toute me malveillante (nafs) avouera les pchs qu'elle commis.

* *
52" [Lorsque Joseph apprit cela, il dit] : " [J'ai exig cette dclaration] afin que [l'intendant] sache que moi, je ne l'ai point trahi en son absence, et qu'en vrit, Dieu ne mne pas bonne fin la ruse des tratres ".

Toutes les consciences peuvent constater que :

1- Joseph est innocent et de bon foi,

2- Dieu ne favorise pas l'aboutissement des tratres.

* *
53 "Je n'innocente pas mon me ; en effet, l'me [malveillante] pousse au mal moins que le Seigneur, par [l'effet de sa] misricorde, ne la prserve [du pch].

Vraiment, le Seigneur est Celui qui pardonne [Il est] Trs-Misricordieux [et accorde aux bons croyants les biens particuliers] ".

L'me (nafs) en elle-mme n'est pas en mesure de rsister aux tentations diaboliques et aux pchs([22]). Chaque individu doit cultiver son me([23]) , la purifier, l'duquer ; autrement dit, la fortifier par la Force insuffle par Dieu en elle, afin de l'embellir et de parvenir aux buts qu'elle s'est fixs.

? *
54 "Le roi dit : " Amenez-moi [Joseph]. Je le choisirai comme rgisseur de mes biens personnels ... Et quand [Joseph] lui eut parl, [le roi lai] dit : ., Tu es ds aujourd'hui, prs de nous, en une excellente situation d'autorit et de confiance ".

Un croyant, un homme de Dieu, un Prophte sont aims par les personnes de bon cur. Leurs paroles, leur caractre, leur comportement produisent des effets bnfiques, matriels et spirituels, ils tmoignent de la vrit et de la l'authenticit des faits([24]).

* ?
55" [Joseph] dit : Confie-moi l'intendance des dpts de ce pays, je suis un gardien honnte [et je suis] avis."

Si Joseph propose d'tre le grant des trsors (c'est dire le trsorier gnral et le rgisseur), c'est qu'il est sr de lui-mme, sur le plan matriel et spirituel avec l'assistance de Dieu (v.56).

Les hommes de Dieu n'oublient pas, dans toutes les circonstances, la parole de l'Imm Rida(as) qui dit : "Celui qui s'occupe d'une affaire sans en avoir la comptence, est pareil un voyageur qui prend la mauvaise route : plus il se hte, plus il s'loigne du droit chemin."

* *
56"Et c'est ainsi que Nous avons tabli Joseph dans le pays, il pouvait s'installer o il voulait. Nous accordons Nos biens qui Nous voulons et ne laissons pas perdre le salaire de ceux qui [dvous Dieu ] font le bien."

Joseph, obissant aux enseignements de Dieu, est duqu et lev par Lui ; il est parfaitement matre de son "Joseph". Il est tout fait en mesure de grer et diriger les affaires du pays, tant sur le plan matriel que spirituel, en ce monde et concernant l'autre monde([25]) . (nusybu birahmatin man nnach'u).

* *
57 "Et la rcompense [qui sera dcerne] dans la vie future sera encore plus magnifique pour ceux qui croient et mnent [joyeusement] une vie pieuse."

Pour Joseph, ou pour un croyant, qui mne une vie pieuse, la rtribution dans la vie future est encore plus importante que celle accorde sur Terre. Il mne une vie simple et honnte pour obtenir le salut. Au total, il bnficie de la vie d'une faon plus correcte et optimale, d'une manire salvatrice, voire dnique.

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58 "Les frres de Joseph vinrent [en Egypte] et entrrent chez lui. [Joseph] les reconnut mais eux ne le reconnaissaient pas. "

Renversement de situation. Les frres de Joseph le rencontrent. Honntet, patience, pit, ... et foi solide en Dieu, prservent et fortifient la nature humaine, c. .d. la sant, le mmoire, la raison et le cur; donc Joseph a reconnu ses frres au premier coup d'il. Mais, l'impit, l'injustice et les pchs dnaturent l'homme : ils ne l'ont pas reconnu.

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59 "Lorsque [Joseph] leur fournit leur provision, il [leur] dit : " Amenez-moi un frre que vous avez de votre pre. Ne constatez-vous pas que je fais bonne mesure et suis le meilleur des htes ? "

Il s'avre ncessaire que le plan soit bien tabli. Joseph demande amener la prochaine fois le frre benjamin. Le pouvoir n'gare pas Joseph, dans toutes ses initiatives il reste "Joseph " ('ana kharu-lmunzilyn).

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60 "Si vous ne me l'amenez pas, il n'y aura plus de provisions pour vous et ne revenez [plus] chez moi ".

Avec les coupables il faut tre mfiant.

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61 "Ils dirent Nous allons le demander instamment son pre. Et [soyez assurs que] nous ferons [ce que nous disons (nous l'amnerons)] ".

Les "frres" donnent leur parole.

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62" [Joseph] dit ses valets : " Remettez leurs marchandises dans leurs bagages. Peut-tre, s'en apercevront-ils quand ils seront de retour dans leur famille et afin qu'ils reviennent".

Encore une stratgie pour s'assurer de mener bien le plan.

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63 "Lorsqu'ils retournrent chez leur pre, ils [lui] dirent: " Pre, on a ordonn de ne pas nous donner [mme une) mesure [de bl, si nous n'emmenons pas notre frre Benjamin]. Envoie avec nous notre frre, afin que nous obtenions des provisions; certes, nous lui sommes gardiens (nous prendrons soin de lui) ".

Tout doit se faire avec l'autorisation du pre (Jacob (as))... Ils utilisent la mme expression {'inn lahu lahfizna) que dans le v. 12.

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64 " [Jacob] dit : " Vous le confierais-je, comme je vous ai confi autrefois son frre (Joseph) ? Mais DIEU est le Meilleur gardien et Il est le plus Misricordieux des misricordieux ".

C'est ainsi que le pre leur rappelle ce qui est arriv il y a des annes et il couronne le tout par " fa-llhu khayrun hafzan. wa huwa arhamu-rrhimyna([26]) ". La lumire intrieure l'emporte sur la lumire extrieure.

Dans toutes les tapes et les "phases" de la vie c'est uniquement Dieu Tout-Puissant qui sauvegarde, protge toutes les cratures, en il particulier l'homme([27]).

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65"Lorsqu'ils ouvrirent leurs bagages ils trouvrent que leurs marchandises leur avaient t rendues. Ils dirent: " Pre ! Que dsirer de plus ? Voil que nos marchandises nous ont t rendues ! Nous retournerons chercher des provisions pour notre famille, nous protgerons [avec beaucoup de soin] notre [jeune] frre et nous obtiendrons [en] plus [de ce que nous avons dj obtenu] le chargement d'un chameau, c'est un chargement facile [pour un roi loyal]".

Et, lorsqu'ils ont ouvert leurs paquetages, ils ont trouv leur argent qui leur avait t restitu. Ils se sont [alors] exclams : "O pre ! Que pourrions-nous dsirer de plus, voil que notre argent nous a t rendu! Et nous irons encore approvisionner notre famille ; et nous protgerons avec beaucoup de soin notre jeune frre ; et ainsi nous obtiendrons le chargement d'un chameau en plus de ce que nous avons dj obtenu...".

La gnrosit de Joseph fait jour, son honntet et sa bienveillance attirent d'autant plus J'attention des frres et de tout le monde. C'est la mthode employe par tous les Prophtes. Leur attitude bienveillante n'est pas calcule, mais elle est intrinsque, voire absolue [grce Dieu].

Joseph, son pre Jacob, tous les Prophtes et tous les hommes de Dieu sont comme un flambeau dans l'histoire. Ils assistent les pauvres, gurissent les malades, gayent les foyers, illuminent les curs.

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66 "Je ne l'enverrai pas avec vous, moins que vous m'apportiez l'engagement formel au nom de Dieu que vous me le ramnerez [sain et sauf] moins que [ne se produise un fait imprvu et que] vous ne puissiez rien faire ". Lorsqu'ils lui eurent apport cet engagement, [Jacob] dit : " Dieu est celui qui est confi ce que nous disons ".

Les Prophtes ne sauraient tre ignorants ou/et ngligents. Aucun pige de la vie ne leur chappe, ils les vitent parce qu'ils matrisent parfaitement leur me (nqfs)([28]).

Jacob(as) Demande ses fils la plus prcieuse des promesses (mthiqan mina-llah).

A nouveau on sent la science inne offerte par Dieu aux Prophtes, aux hommes de Dieu([29]), car Jacob prcise "ill anyuhta bikum".

Les Prophtes, ces vrais "mdecins", duqus l'Universit divine, forts, sages, patients, prts affronter tout danger, conduisent les hommes vers Dieu : ('allhu cal ma naqlu wakyluny)([30])

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67 " [Jacob] dit : " Mes fils, n'entrez pas [tous, dans la ville] par une seule porte, mais entrez [y en groupes disperss] par diffrentes portes. [Mais] je ne vous prserve en rien contre [la volont de] Dieu, la dcision n'est qu' Dieu. Je m'en remets Lui et ceux qui s'en remettent n'ont s'en remettre qu' Lui."

Les Prophtes ne ngligent pas la socit, les localits et les circonstances ; ils sont la "Socit" (millat), ils ne vivent que pour la socit. Ils n'ignorent pas que dans le monde, dans la Cration, tout doit s'accomplir de manire adquate. Tout est dans les "Mains" (selon les justes lois de la Cration) de Dieu, par consquent tous les Prophtes, les bons croyants, s'en remettent Lui.

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68" Et lorsqu'ils entrrent par o leur avait ordonn leur pre, cela ne leur fut dterminant en rien [contre la Volont] de Dieu. [Le conseil paternel de Jacob]

n'tait qu'une exigence de Jacob conue par lui, et il l'a exprim. II avait pleine connaissance de ce que Nous lui avions enseign; mais les hommes, pour la plupart, ne savent pas (ils ont dtruit leur conscience par les injustices)."

Ici l'enseignement principal consiste une connaissance intrieure, les significations sotriques relles. De mme dans II/ 32, 151, 239 et 251.

La science inne des Prophtes vient de Dieu : "lima callamnhu'' Mais les gens, en majorit (ou trs souvent) ne le savent pas([31])

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69" Lorsqu'ils entrrent chez Joseph, celui-ci offrit la place ses cts son frre (Benjamin) [et lui] dit : " C'est moi ton frre. Ne te dsole pas de ce qu'ils faisaient ".

Joseph les attendait. Arrivs chez lui, le Benjamin est inform ("incrment") et consol de son chagrin par Joseph. faltabta'is ... (Ne t'attriste pas ...)

Le croyant, personne juste et honnte, ne doit jamais s'attrister des injustes, car cela risquerait de l'empcher d'accomplir ses devoirs essentiels envers le Crateur de l'Univers.

Les Prophtes, les hommes de Dieu et les croyants dominent les circonstances. Les injustes ne sauraient les branler. Ils sont dans une phase de connaissance o ils peuvent analyser et valuer rellement les faits, remdier vraiment aux mfaits. Tant que a, ils sont foncirement gais, car, ils se sont soumis Dieu et qu'ils n'ont fait aucune injustice envers soi-mme, envers les hommes (et la socit) et envers les commandements divins.

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70 "Lorsqu'il (Joseph) leur eut fourni les bagages, il mit la coupe dans le bagage de son frre (Benjamin) et qu'ensuite, un hraut proclama : " Caravaniers, vous tes des voleurs "

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71"[les frres] se retournrent et dirent [aux ?gyptiens] :

" Qu'avez-vous perdu?"

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72 "Ils rpondirent : " Nous avons perdu [et cherchons] la coupe du roi. Celui qui la rapportera aura la charge de grain d'un Chameau [comme rcompense], j'en suis garant [dit le hraut] ".

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73 " [Les frres] dirent : " Par Dieu ! Vous savez, nous ne sommes pas Vnus semer la discorde dans ce pays, nous ne sommes pas des voleurs !"

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74 " [Les ?gyptiens] dirent : Quelle sera la sanction [ infliger au voleur] si vous mentez ?"

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75 " [Les frres] dirent : La sanction infliger [pour ce vol] consiste en [ce que] : la personne-mme [qui aura dans son bagage la coupe, restera esclave ici]. C'est ainsi que nous punissons [chez nous] les injustes ".

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76 " [Le groupe de Joseph] commena [ fouiller] les sacs des autres, avant [d'examiner] le sac de son frre (Benjamin) ; il retira [la coupe] du sac de son frre.

Nous avons suggr cet artifice Joseph, car sans l'aide de Dieu, et selon les lois du roi, [Joseph] n'aurait pu retenir son frre [chez lui en Egypte]. Nous levons en rang qui Nous voulons. Et au-dessus de tout homme qui sait il y a le plus savant."