Aperçu des Grandes Ames de l’Humanité
 
Septième Imam Successeur MOUSSA AL-KADHEM BEN JA'FAR AS-SADEQ Que la Paix soit avec lui

Neuvième Imam Successeur MOHAMMED AL-TAQI AL-JAWAD BEN ALI AL-REDHA Que la Paix soit avec lui

Nom : Mohammed Al-Taqi Al-Jawad Ben Ali Al-Ridhâ, que la Paix soit avec lui.
Position : Neuvième Imam successeur au Prophète Mohammed (pslf).
Nom du père : Ali Al-Redhâ Ben Moussa Al-Kadhem (s)
Nom de la mère : Dame Sabita (Sakina).
Nom familier : Abu Ja'afar.
Noms honorifiques : Al-Taqi ; Al-Jawad.
Lieu et date de naissance : Médine, le 10 Rajab de l'an 195 de l'Hégire-08.04.811 après le Prophète Jésus (s).
Date de décès : Mort empoisonné le 30 Dhi Al-Qidah de l'an 220 de l'Hégire-25.11.835 après le Prophète Jésus (s).
Lieu des funérailles : Sainte Al-Kazimiyyah, Irak.

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Toujours sous l'empire de la terrible déviance

T OUS les hommes, c'est connu, recherchent d'être heureux quelques divergentes propositions qu'ils s'emploient à énoncer. Ce qui fait que certains choisissent la voie de l'Intelligence et de la Croyance monothéiste et les autres celle de l'Ignorance et de l'Incroyance. Deux tendances qui font la différence du poids de l'intention de toutes les actions des hommes, des meilleures aux pires. Cependant, depuis la glorieuse succession des Gens de la Demeure Prophétique /Ãåá ÇáÈíÊ ÇáäÈæÉ" au Message du Monothéisme pur dont les principes cultuels et culturels ont été confiés à la Sainte Alliance : Prophète Mohammed (pslf)-Imam Ali (s), jamais aucun être humain ne parvient au degré de leur foi absolument tournée vers l'Unicité Indivisible de Çááå-Dieu et à la bonne application de la Tradition théologique et politique du Prophète Mohammed (pslf).

Leurs épreuves imposées par les opposants à l'éthique et à la justice islamiques, si continuelles et si planifiées, portent à la conviction qu'ils sont les véridiques successeurs du Cycle de la Révélation : Prophétie et les incontournables Imams du Cycle de la Guidance : Imamat.

Tous les Imams (s) rappellent qu'il y a en chacun un véritable bonheur dont ils sont les enseignants et éducateurs car il ne peut être révélé à l'homme que par le lien des Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÇáÈíÊ ÇáäÈæÉ qui relie à Çááå-Dieu même.

L'Imam al-Jawad (s) fait partie des " Douze Supérieurs " auprès desquels se comble la soif de bonheur et de paix intérieure. Les uns pensent trouver l'un et l'autre dans l'autorité, les autres dans les curiosités de la nature et dans les sciences. Cependant, pour ceux qui se sont rapprochés des Imams, le constat établi sera celui de la nécessité de conclure que le bien du bonheur et de la paix que tous les hommes ont en eux ne se trouve dans aucune des doctrines-systèmes émises par la réflexion du monde d'ici-bas.

Les disciples des Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÇáÈíÊ ÇáäÈæÉ face à l'univers dit sans faille du savoir des Imams descendants de la Demeure Prophétique, comprennent que le vrai lien qui libère la quête de bonheur et de paix passe nécessairement par la Sainte Alliance : Prophète Mohammed (pslf)-Imam Ali (s), animatrice de l'éducation islamique transmise par le Corpus Infaillible des Douze Imams.

L'émergence du système califal-dynastique héréditaire au lendemain de l'assassinat du Guide des Gens de la Croyance et des gens de la non croyance : l'Imam Ali (s), son expansion contagieuse dans tous les territoires musulmans, la cruauté qu'il a engendrée à l'égard de la Famille du Prophète Mohammed (pslf) et de ses fidèles partisans, constituent le phénomène capital des trois premiers siècles de l'Histoire Sainte islamique et par voie de conséquence des siècles suivants.

Tout serait demeuré plus simple si le système califal dynastique s'était limité à la chute de ses fondateurs : les Omayyades. Mais le système s'est rapidement émancipé de son domaine originel : la dynastie omayyade, pour devenir une doctrine politique caractérisant le comportement de nombre de mouvements qui s'alimenteront à une conception analogue : la déviance. Revendiqué hautement par certains d'entre eux, toujours imposé, le système califal-dynastique héréditaire, est devenu un concept aux contours rigides, doté de surcroît, en raison des traces douloureuses laissées par l'abomination omayyade, d'une tonalité de plus en plus répulsive pour les Croyants et les Croyantes partisans des Ahlu Beyti Rassoul Allah-Les Gens de la Demeure du Messager de Çááå-Dieu (pslf).

Deux programmes contraires : Pouvoir de fait dynastique face au pouvoir de droit islamique

La doctrine du califat-dynastique héréditaire est la première idéologie contestataire du modèle de l'?tat constitutionnel de Médine et du principe de Gouvernement islamique, qui ont particulièrement fleuri durant la vie du Prophète Mohammed (pslf) puis lors du Gouvernement islamique de l'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) à Kufa [Iraq - 35 h./656]. Alors que l'originalité de l'?tat constitutionnel de Médine était d'avoir combiné dans un programme islamique la Croyance et la sociabilité au service du " Salam de l'Islam ", la doctrine du système califal dynastique fait de la violence, de la guerre, de l'Ignorance, de la tyrannie, les grandes lois de son idéologie clairement et ouvertement anti-famille du Prophète Mohammed (pslf) : " Les instructions précises suivantes que le Saint Prophète avait l'habitude de donner aux soldats et aux mudjâhid avant qu'ils s'engagent sur le champ de bataille, montrent clairement les dispositions pacifiques de l'Islam et la profonde perspicacité du Prophète : " Marchez au service de Çááå-Dieu et demandez Son aide. Combattez pour Sa cause et en accord avec Ses Commandements. Ne pratiquez pas la duperie et la supercherie. Ne vous appropriez pas les butins de guerre. Ne mutilez pas le corps de l'ennemi après sa mort. Ne faites pas de mal aux femmes, aux enfants et aux personnes âgées.

" Ne touchez pas aux moines et ermites vivant dans les monastères et les cavernes. Ne coupez pas les arbres sans raison. Ne brûlez pas les plantations de palmiers de l'ennemi ni ne les inondez d'eau. Ne détruisez pas les arbres fruitiers et ne mettez pas le feu aux cadavres de l'ennemi. Ne tuez pas les animaux utiles sauf pour votre nourriture. N'empoisonnez pas l'eau de l'ennemi. Ne vous adonnez pas à la tricherie ni ne lancez des attaques surprises de nuit ".
" L'Islam interdit toutes sortes de moyens inhumains de combat, tels que l'assaut de nuit, la guerre biologique, le brûlage du bétail, des corps et des jardins, l'assassinat et l'agression des personnes non armées.

" Dans les règlements prescrits des batailles islamiques, il est interdit de tirer le premier et d'être le premier à donner l'assaut. Cela signifie que les Musulmans ne doivent pas attaquer sans être attaqués. Leur guerre doit être défensive et non pas offensive ".

La conscience tranquille

Cette anecdote relative à l'Imam al-Jawad (s) dont le calife Al-Mamoun en fera son gendre en lui donnant sa fille en mariage, prouve le don divin de la perspicacité intelligente des Imams dès leur enfance : " Al-Mamoun, calife à Bagdad, sortit pour une partie de chasse aux alentours de la ville. Dans une rue qu'il allait traverser, des enfants jouaient et à la vue de la suite califale ils s'enfuirent terrorisés, cédant le passage au calife.

" Un seul enfant demeurera présent sur la chaussée ; le calife demanda alors à ses gardes de lui ramener l'enfant qui ne l'avait pas craint. Al-Mamoun le questionnera sur les raisons de sa présence alors que tous les autres enfants se sont enfuis. L'enfant lui répondra ceci : " Je n'ai commis ni délit ni homicide pour craindre et m'enfuir. Puis la route est suffisamment large pour votre passage, ma présence ne lui est pas nuisible ". Devant cette vaillante et lucide réponse, Al-Mamoun l'interrogea sur son origine. L'enfant déclarera son identité : " Je suis Mohammed Ben Ali, Ben Moussa, Ben Ja'afar, Ben Mohammed, Ben Ali, Ben Al-Hossein, Ben Ali Ben Abi Taleb. Paix sur eux tous ". Emerveillé par l'ascendance de l'enfant, Al-Mamoun en profitera pour poursuivre ses interrogations : " Que sais-tu des sciences ?
". L'enfant lui rétorquera : " Questionnez-moi sur les Cieux ! ".

" Mais, Al-Mamoun, était avant tout préoccupé par sa partie de chasse durant laquelle son faucon n'attrapera qu'un gibier… De retour vers Bagdad, il rencontrera le même groupe d'enfants et bien sûr, parmi eux il y avait le fils de l'Imam Ali Al-Ridha (s). Le dirigeant reprendra les questions du matin : " Quelles sont tes connaissances sur les Cieux ? ". L'enfant de l'Imam (s) lui dira ceci : " J'ai entendu mon père dire que ses pères ont entendu le Prophète (pslf) dire que Gabriel lui a dit que Çááå-Dieu a dit : " Entre le ciel et l'air il y a une nuée parcourue par des vagues, et dans laquelle vivent des créatures au ventre vert et au dos moucheté de noir et de blanc que les monarques aiment à chasser avec l'aide de leurs faucons, pour ensuite questionner les savants sur la vie dans les Cieux ". Al-Mamoun lui répondra : " Tu as raison, ton père est véridique, ton grand-père est véridique et ton Seigneur est véridique ". Ce sera la première rencontre entre le futur Imam al-Jawad (s) et le calife.

Encore une tentative politicienne d'alliance

Ce dernier entretiendra des relations avec lui pour bénéficier de ses connaissances et apprécier ses talents. Il décidera de lui donner sa fille en mariage - pure manœuvre politicienne car Al-Mamoun recherchait avant tout la sympathie des Alides [descendants et partisans de l'Imam Ali (s)] pour calmer les esprits préoccupés par les circonstances douteuses qui accompagnaient le décès subit de l'Imam Al-Ridha (s) et bien sûr, il voulait avoir l'Imam Al-Jawad (s) auprès de lui pour mieux contrecarrer ses activités islamiques. Le calife avait pratiqué de même avec l'Imam Al-Ridha (s), le père de Al-Jawad (s).

Les Abbassides ayant appris la nouvelle des intentions de mariage craindront qu'un jour l'Imam Al-Jawad (s) fasse valoir son statut voulu par Çááå-Dieu de premier homme du pouvoir. Ils viendront voir Al-Mamoun pour lui demander d'annuler le mariage et lui rappelleront les situations fâcheuses instaurées entre eux et les Ahlu Beyti Rassoul Allah et leurs partisans.

Al-Mamoun leur répondra ainsi : " Vous êtes les responsables de ce qui règne entre vous et les descendants de Ahlul Beyt. Si vous aviez été justes et équitables à leur égard il n'y aurait rien eu de fâcheux entre eux et vous. Quant aux décisions de mes prédécesseurs à leur encontre, ce fut une douloureuse rupture de nos liens de parenté qui nous lient à eux et je demande la protection de Çááå-Dieu face à cette situation. Et afin d'être clair, j'ai choisi Mohammed al-Jawad pour les qualités de son excellence scientifique et sa prédominance sur l'ensemble des gens de sciences et sur les prodiges malgré son jeune âge… Je souhaite donc que les gens constatent ce que j'ai pu moi-même remarquer de grand chez lui pour approuver ma décision ". Les opposants au mariage chercheront à dissuader Al-Mamoun d'y renoncer en arguant le jeune âge de Mohammed al-Jawad, sa méconnaissance du Coran et de la jurisprudence islamique. Al-Mamoun leur dit alors : "Malheur à vous ! Je connais ce jeune mieux que vous. Je peux affirmer qu'il est plus savant que vous… examinez-le si tel est votre désir, et s'il est tel que vous le supposez, je donnerai suite à votre requête ". Ils accepteront de soumettre l'Imam (s) à un examen dans le domaine de la jurisprudence islamique. Al-Mamoun fixa la date de la séance de l'examen.
De nombreuses personnalités abbassides et des responsables de l'?tat viendront y assister. Le calife demandera à l'Imam (s) de bien vouloir s'asseoir à ses côtés.

Le savant de la cour confronté à l'intelligence de l'Imam (s)

Les examinateurs choisiront comme questionneur le maître de tous les jurisconsultes de Bagdad : Yahia Ben Aktham. Le public, silencieux, pour la première fois, allait pouvoir vérifier la valeur des connaissances d'un jeune descendant, en ligne directe, du Messager (pslf) de Çááå-Dieu. Il était curieux de voir comment ce jeune garçon de neuf ans s'accorderait avec les questions du prestigieux examinateur. Ce dernier, interrompant le silence, demandera à Al-Mamoun la permission de commencer les épreuves orales. Le calife, faisant preuve de bonne éducation, enjoindra le jurisconsulte à poser la question à Al-Jawad (s). Le savant de Bagdad, se tournant alors vers l'Imam (s) : " Permettez-moi de vous poser une question ? ".

" La réponse fut une invitation à plusieurs questions : " Posez-moi toutes les questions que vous désirez ! ". Le savant de la cour, satisfait et confiant, posera la question suivante : " Quels sont vos arguments concernant une personne en état de sacralisation, Ihram, ayant chassé et tué un animal ? ". " La réponse de l'Imam (s) se composera d'une multitude de questions : " L'animal a-t-il été tué dans un lieu sacré ? Dans un endroit commun ? La personne concernée, en état de sacralisation, est-elle savante ou ignorante ? A-t-elle tué l'animal volontairement ou involontairement ? A-t-elle le statut de personne libre ou celui de " sujet-esclave " ?
Est-elle d'âge majeur ou mineur ? Est-ce pour la première fois que cette personne tue un animal en état de sacralisation ou bien est-elle récidiviste ? A-t-elle fait part d'un sincère regret ou non ? L'animal tué est-il un volatile, un mammifère ou d'une autre espèce ? Est-il petit ou grand ? L'acte a-t-il eu lieu durant la nuit alors que l'animal était dans son refuge ou pendant la journée ? La personne est-elle en état de sacralisation pour accomplir le Grand pèlerinage ou pour le petit ?

".

" La réponse-questionnaire de l'Imam al-Jawad (s) subjuguera le savant Yahia Ben Aktham, car il n'avait jamais été inspiré auparavant de tant de conditions à étudier avant de clore le dossier d'un acte incriminable. L'incompétence du jurisconsulte venait de se dévoiler en public.Yahia Ben Aktham venait de comprendre qu'un dossier d'instruction en jurisprudence islamique nécessite un ensemble de questions et de réponses pour rendre un verdict propre à l'affaire incriminée. La réponse-questionnaire de l'Imam Al-Jawad (s) sera dès lors considérée comme un cours de droit par le savant et l'assemblée. Puis, selon l'Histoire Sainte islamique authentique, il est rapporté que Al-Mamoun proposera courtoisement à l'Imam (s) d'interroger à son tour le jurisconsulte qui sera incapable d'apporter la juste réponse à la question de l'Imam auquel il demandera de l'éclairer. Profitant de cette circonstance inouïe, Al-Mamoun s'adressera au public présent à la rencontre historique opposant le savoir universel et complet en toute chose d'un Imam descendant du Prophète Mohammed (pslf) par sa fille Fatima Az-Zahra (s) au savoir d'un savant de cour : " Malheur à vous ! Les gens de la Demeure du Prophète Mohammed (pslf) : Ahlu Beyt Rassoul Allah se distinguent de toutes les créatures humaines ! Ce qui vient de vous être dévoilé vous prouve que le jeune âge ne les empêche pas d'être des prodiges complets.

" Auriez-vous oublié que le Messager de Çááå-Dieu (pslf) dévoila sa Mission de Prophète à ses proches et nomma Ali en tant que successeur alors que ce dernier était à peine âgé de neuf ans lorsqu'il accepta spontanément cette charge, ce qui en fera historiquement le premier Musulman à comprendre le Message de Çááå-Dieu malgré son jeune âge ?

" Après lui, ce sera le tour des adultes à se joindre au Prophète Mohammed (pslf). Avez-vous là suffisamment de preuves pour comprendre combien Çááå-Dieu a privilégié ces Gens. Ils appartiennent à une descendance dont les qualités en dehors du commun qui leur sont accordées par Çááå-Dieu se transmettent de père en fils, du premier au dernier d'entre eux ". Les invités d'Al-Mamoun aux épreuves orales de l'Imam Al-Jawad (s) reconnurent alors : " Vous avez raison, prince des croyants, la décision vous revient ! ".

L'ignorance meurtrière

Les opposants au mariage de l'Imam avec la fille du calife Al-Mamoun, convaincus de sa maturité, de ses connaissances, de sa logique, ne s'opposeront plus à la décision de Al-Mamoun. Ce dernier en profitera pour provoquer en public l'accord de l'Imam (s) qui connaissait parfaitement bien les intentions politiciennes du calife de l'avoir comme beau-fils. Après la mort du calife Al-Mamoun, son successeur al-Mutassim continuera de prendre les avis de l'Imam (s), ce qui rendra férocement jaloux un savant de cour : Ibn Daoud. Son incompétence face à l'Imam (s) l'amènera à le haïr.

En plusieurs circonstances, l'avis de l'Imam (s) sera privilégié par rapport à celui du savant de la cour : "… Un jour, un voleur comparaîtra devant le tribunal d'Al-Mutassim. Entouré de juristes, le calife les interpellera pour connaître leur avis et quel type de sentence islamique correspondait à l'acte incriminé. Ibn Daoud lui conseilla l'ablation de la main à partir du poignet. Ce jugement fut approuvé par une majorité de juristes présents, alors que d'autres proposeront l'ablation à partir du coude. Le calife al-Mutassim consultera l'avis de l'Imam (s) qui conseillera ni l'une ni l'autre des ablations. Il proposera l'ablation des doigts de la main. La peine énoncée par l'Imam (s) reposera sur le principe que si Çááå-Dieu a accordé sept parties du corps devant participer à la prosternation, l'ablation de la main au-dessus du poignet ou du coude correspond à une privation d'une partie du droit aux sept parties du corps de participer à la prosternation comprise dans la prière…". Le calife se rangera du côté de la décision de l'Imam (s). Ce jugement rendu par l'Imam (s), conforme à l'éthique et à la justice islamiques enseignée par le Prophète Mohammed (pslf) aux Gens de la Demeure de la Connaissance déclenchera chez Ibn Daoud l'envie de comploter pour mettre un terme à l'influence islamique grandissante de l'Imam (s) dans tous les domaines. Il profitera de cette prédominance scientifique de l'Imam (s) pour faire croire au calife qu'il y avait là un risque de perdre le pouvoir… et l'Imam (s) fut empoisonné ".

De l'Imam Mohammed Al-Jawad Que la Paix soit avec lui

" Il suffit à l'homme pour atteindre les qualités :
de la magnanimité : d'abandonner ce qui le dégrade et l'abaisse ;
de la retenue : de s'interdire le comportement détestable dans les relations avec l'autre ;
de la générosité : de s'acquitter de ses devoirs envers ceux qui ont un droit sur lui, notamment celui de faire sortir de ses richesses le Droit de Çááå-Dieu sur elles ;

de la grandeur de son Islam : d'abandonner l'intérêt qu'il porte à ce qui ne le concerne pas,d'éradiquer en lui la controverse et la dispute à propos de sa Religion ;
de l'hospitalité : de privilégier son invité à lui-même ;
de la patience : de cesser de se plaindre ;
de la droiture : d'accepter la vérité lorsqu'elle est vérité ;
de la gratitude : de reconnaître les bienfaits de celui qui les lui a accordés ;
de la quiétude : de détourner son regard porté sur les défauts des autres et de se préoccuper à corriger les siens…
Celui qui agit sans connaissance détériore davantage qu'il n'améliore.
Garde-toi de fréquenter la personne malhonnête car elle est identique au sabre dégainé : étincelant au regard mais néfaste dans son effet ".

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Dixième Imam Successeur ALI AL-HADI AL-NAQI BEN MOHAMMED AL-JAWAD Que la Paix soit avec lui

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Nom : Ali Al-Hadi Al-Naqi Ben Mohammed Al-Taqi Al-Jawad, que la Paix soit avec lui.
Position : Dixième Imam successeur au Prophète Mohammed (pslf).
Nom du père : Mohammed Al-Taqi Al-Jawad Ben Ali Al-Ridhâ (s)
Nom de la mère : Dame Samana, dite la Magrébine (Berbère).
Nom familier : Abu Al-Hassan.
Noms honorifiques : Al-Naqi ; Al-Hadi.
Lieu et date de naissance : Médine, le 02 Rajab de l'an 212 de l'Hégire-27.09.827 après le Prophète Jésus (s).
Date de décès : Mort empoisonné le 03 Rajab de l'an 254 de l'Hégire-28.06.868 après le Prophète Jésus (s).
Lieu des funérailles : Sainte Samarra (Surra-man-ra'âh), Irak.

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Héritier précoce de la Guidance

" DIS : Œuvrez ! Çááå-Dieu verra vos œuvres, ainsi que le Prophète et les Croyants. Vous reviendrez à Celui qui connaît ce qui est caché et ce qui est apparent. IL vous fera connaître ce que vous avez fait ".

" Ce verset du Coran très élevé c'est la lumière de l'action des Imams au service de la Guidance en tant que piliers de l'Université où s'enseigne le bon et juste comportement. C'est à partir du sens de ce verset qu'ils (s) ont enseigné et orienté la multitude vers la voie rectiligne, celle qui mène à la satisfaction de Çááå-Dieu et à celle de Son Messager (pslf). Ils (s) ont œuvré et montré ainsi la valeur et le haut niveau de la dignité qui s'acquiert par le travail, notamment celui de la terre, dans son contact, sa préparation pour les semis, son entretien pour la rendre toujours plus féconde. Ils (s) l'ont embellie de plantations arboricoles faisant ainsi des terres cultivées de magnifiques exploitations agricoles respectueuses de l'environnement et de l'écosystème. L'Histoire Sainte islamique apprend par exemple que le septième Imam Moussa Al-Kadhem (s) fut le modèle de l'agriculteur biologiste et écologiste. Parmi les nombreuses exploitations agricoles dont il (s) avait la charge, l'une d'entre elles nommée " Saria ", et située à proximité de Médine la radieuse, sera exploitée par les Imams (s) de sa descendance.

Il est su, par exemple, que le petit fils du septième Imam Moussa Al-Kadhem (s) : Al-Jawad (s) portait beaucoup d'attachement à cette ferme. Il (s) y passait beaucoup de temps à y travailler, à l'entretenir, à y donner ses cours. Ce sera également le lieu de prédilection de sa seconde épouse Soumana qui y avait élu son domicile. La présence de l'Imam (s) à la ferme de Saria y attirait, bien entendu, beaucoup de gens. Ils y venaient à chaque instant du jour transformant peu à peu l'endroit en un véritable bourg. C'est aussi le lieu de la naissance du dixième Imam Ali Al-Hadi (s), l'endroit où il vécut son enfance paisible et réfléchie, entouré de son père et de sa mère, des esprits éminents qui venaient apprendre de l'Imam (s) et des aides agriculteurs employés aux travaux des champs. Ainsi élevé dans un environnement agricole et de l'Intelligence islamique, la réflexion de Ali Al-Hadi (s) pourra pleinement méditer sur la grandeur et la puissance du Créateur. Toutefois, il (s) sera vite arraché à cette chaleureuse ambiance familiale car son père l'Imam Al-Jawad (s) rappelons-nous, sera appelé à se rendre à Bagdad par le calife Al-Mutassim. Il (s) quittera la ferme de Saria pour ne plus jamais y revenir, laissant derrière lui son épouse Soumana et son fils Al-Hadi qu'il (s) avait désigné en tant que successeur à l'âge de six ans. Le pressentiment de l'Imam (s) qu'il ne reviendrait plus sur ses terres était juste : il (s) mourra empoisonné et sera inhumé à Kadhimia, lieu situé dans la proche banlieue de Bagdad ".

Mais que les Abbassides en concluent ce qu'ils voudront contre les Imams du Cycle de la Guidance : Imamat, ils n'en concluront rien contre la Volonté de Çááå-Dieu qui s'est plu d'instituer le Collège des Douze Imams Infaillibles et jusqu'au douzième. Les adversaires à la Succession de l'Imam Ali (s) ne pourront pas empêcher le déroulement normal du relais d'Imam à Imam. Et ainsi, comme il est également de la nécessité de l'homme de connaître les deux cycles : Prophétie-Imamat, il est aussi de la Miséricorde de Çááå-Dieu de les avoir dévoilés au fil des millénaires. Qu'on examine l'ordre du Monde sur cette nécessité des deux Cycles et l'on voit que :
primo, le Monde n'a jamais manqué d'un Prophète ou d'un successeur ; secundo, il est impératif pour le Monde qu'en fin de Cycle de la Révélation : Prophétie il y ait un prolongement continuel du " Lien " dans le Cycle de la Guidance : Imamat car le " vide " de présence de Çááå-Dieu sur Terre est incompatible avec Sa Présence en tout et partout. Ceux qui s'égarent encore ne s'égarent que par manque d'avoir bien compris la nécessité pour l'humanité de ces deux Cycles absolument monothéistes voulus par Çááå-Dieu en tant que Cycles fondateurs de la Civilisation de l'Homme. C'est là la raison de l'apparition du Dixième Imam au Monde des hommes malgré l'assassinat et l'empoisonnement de tous ses prédécesseurs. Qu'il est inutile quinze siècles après, de vouloir prouver l'existence du Cycle de la Guidance : Imamat et le Corpus du Collège des Douze Imams parce qu'ils ont été tous présentés au Monde et le Douzième y restera présent, incognito.

Il est donc vrai que chaque Imam s'est révélé pour instruire car il n'est pas facile d'atteindre à la connaissance de Çááå-Dieu sans passer par eux. Ce sera l'une des raisons sinon la principale de la méchanceté des damnés, rendus furieux par leur incapacité à barrer la route au vaisseau des Gens de la Demeure Prophétique /
ÇááåÇááåÇááå Çááå? Çááå? qui de nos jours a atteint les rives de tous les continents où vivent des créatures de Çááå-Dieu. Reconnaître donc la vérité islamique à la Lumière même de la Religion Immuable agréée par Çááå-Dieu : Islam. Il ne sera rien compris de Sa Volonté s'en prendre pour premiers les " Deux Cycles :
Prophétie-Imamat " voulus par Çááå-Dieu pour éclairer l'aveuglement.

Un discours qui réveille les consciences

Le dixième Imam Ali al-Hadi (s) sera une autre victime de l'aveuglement des dirigeants-dictateurs abbassides et notamment de al-Mutawakkil le cruel, l'épicurien qui se plaisait à boire et à festoyer tel les Romains dans leurs palais. Il obligea l'Imam (s) à se joindre à la compagnie perverse de ses invités, ce dernier, indigné devant le comportement d'un despote qui prétendait assurer les affaires islamiques lui récita quelques vers qui atteindront les sentiments pervers du calife et ceux de son entourage : "Il y avait des gens qui avaient trouvé le confort sur de hauts sommets et dans des palais élevés. Ils étaient protégés par des hommes forts. Mais tout cela était inutile, car ils ont fini par tomber du zénith de l'honneur éphémère pour retrouver leur place au fond des tombeaux. Dans quel désagréable endroit sont-ils descendus une fois ensevelis sous terre !. Quelqu'un leur a demandé alors, à voix basse : " Où sont donc vos bracelets, couronnes et ornements ? Qu'est-il arrivé à ces visages submergés par le luxe et se reposant à l'abri de beaux rideaux ? ". Là, leur lit de terre a répondu : " Maintenant les vers de la terre marchent sur ces visages. Combien ont-ils mangé et bu ? Aujourd'hui, après toutes les réjouissances qu'ils ont connues, leurs corps sont devenus une nourriture pour les bêtes et les animaux ". Al-Mutawakkil et ses compagnons ont repris alors leurs esprits jusqu'à un certain point. Le calife s'est excusé auprès de l'Imam et l'a fait reconduire chez lui avec le respect dû".

L'Imam rappellera aux puissants qu'il faut marcher en présence de Çááå-Dieu, dans la vérité et l'humilité. Il (s) voyait bien que le calife et ses proches gens de cour ne marchaient pas avec droiture ni avec sincérité mais qu'ils étaient guidés par un mépris des devoirs islamiques du dirigeant et qu'ils ne voulaient pas prendre en considération les connaissances en sciences humaines et sociales de l'Imam des Ahlu Beyti Rassoul Allah (s). Ces gens avaient souvent dans leur bouche le nom de l'Imam (s) mais ils ne l'avaient pas dans leur cœur car en vérité ils étaient beaucoup trop engagés dans leurs passions. C'est pourquoi l'Imam (s) leur rappellera que finalement ils tendent toujours au néant, qu'un rien peu les ébranler, les abattre, les troubler et les décourager. C'est à travers de tels discours que l'on peut faire la distinction entre les conséquences du pouvoir de fait dynastique et les propositions du pouvoir de droit islamique. Les chroniqueurs n'ont pas toujours établi clairement cette distinction, et de là s'opère la confusion entre pouvoir de fait dynastique et pouvoir de droit islamique.

De là les éternels préjugés de ceux qui traitent de la vie musulmane qu'en se référant au parti de la déviance et au système de type impérial omayyade et abbasside, préjugés opiniâtres, plus aveugles que n'importe quelle autre forme de présomption et tout autant incurables que l'Ignorance dont ils sont les enfants rebelles et hostiles à l'Intelligence Islamique chargée d'enseigner des pensées et d'apprendre à les penser, de guider les esprits et de les élever vers le haut, d'ouvrir à la marche le sens qui porte vers l'avant.

Rien de nouveau sous l'obscurité dynastique abbasside

Faire les éloges des deux dynasties omayyades et abbassides c'est aussi faire l'apologie de leur cruauté, de leur intention coupable, de leurs homicides volontaires prémédités, et donc établir un constat négatif et erroné sur les valeurs islamiques auxquelles il ne peut pas être attribué le comportement du parti de la déviance :
" La haine du neuvième calife Al-Mutawakkil à l'égard de la Famille du Prophète Mohammed (pslf) allait dépasser celle de tous ses prédécesseurs : il va détruire la sépulture de l'Imam Al-Hossein (s), le maître des martyrs du système dynastique. Il fera retourner la terre pour y implanter des cultures dans l'espoir vain d'y faire disparaître les traces de l'assassinat prémédité du troisième Imam Al-Hossein (s). Il condamnera à mort un grand nombre de pèlerins venus sur les lieux de la tragédie de Karbala, pèlerinage qui maintient dans la mémoire de l'humanité le principe même de l'injustice de l'Ignorance, en éveillant dans les esprits le besoin de rétablir l'équilibre des plateaux de la balance du bon droit, en rappelant aux gens qu'il est de bon droit de se soulever face à la cruauté et d'y résister par tous les moyens licites. Vaines tentatives que celles du cruel Al-Mutawakkil. Le tombeau de l'Imam Al-Hossein (s) attire à lui, en signe de preuve pour l'éternité de l'injustice des tyrans, des millions de visiteurs venus des quatre coins du monde contemporain car Çááå-Dieu a fait mentionner dans le Saint Coran Inimitable le verset suivant : "
Ils voudraient, avec leurs bouches, éteindre la Lumière de Çááå-Dieu, alors que Çááå-Dieu ne veut que parachever sa Lumière, en dépit des incrédules ".

L'un des poètes de l'époque traduira dans sa prose la similitude et la constance de la haine des ennemis de la Famille du Prophète Mohammed (pslf) qu'ils soient Omayyades, Abbassides ou autres : "Par Çááå-Dieu ! Si les tyrans omayyades ont assassiné injustement le fils de la fille de leur Prophète, les tyrans abbassides ont répété l'horreur de cet assassinat en saccageant la tombe de l'Imam Al-Hossein (s) déçus de n'avoir pas participé à la tragédie de Karbala ils l'ont assassiné alors qu'il n'était que poussière et ossements en pleine terre ". Par cette prose, le poète compare l'horreur des pratiques cruelles des Omayyades à l'encontre des Ahlu Beyt Rassoul Allah avec celle des Abbassides pourtant cousins avec ces derniers, ce qui ne les avaient pas empêchés de les martyriser et de profaner leurs tombes ".

En effet, que ce soit les dirigeants omayyades ou les dirigeants abbassides, l'Histoire Sainte islamique écrite par les Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÇáÈíÊ ÇáäÈæÉ apprend qu'ils n'ont rien dont ils puissent se glorifier. L'Imam était surnommé al-Naqi, en raison de sa noblesse et al-Hâdi parce qu'il était le Guide des sentiments du cœur de l'humanité. Il (s) représente la sagesse, la source qui prévient la sécheresse de l'âme car il (s) enseigne à donner la juste valeur au temps qui passe, à aimer ce qui dure éternellement, à délaisser les réjouissances mondaines et à désirer agir pour la Cause de Çááå-Dieu. Le calife al-Mutawakkil, ses prédécesseurs, son successeur al-Mutaz, faibles créatures courbées sous le poids des plaisirs, n'approcheront pas la perfection souveraine à laquelle les Imams les invitent. C'est pourquoi Çááå-Dieu s'est plu à laisser les Douze Imams Infaillibles (s) en tant que voie à suivre pour s'approcher de Lui, acquérir la vérité de la Sainte Alliance : Prophète Mohammed (pslf)-Imam Ali (s) pour adoucir les épreuves et ne pas rester sans consolation dans la vie éphémère sur terre. C'est à propos de ces mêmes Saints Imams que " Ayat al-Tat-hir " [le verset de la Purification] a été révélé dans le Coran ?levé : " ? vous les descendants élus du Prophète [Ahlul Beyt] ! Çááå-Dieu veut éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement ".

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Onzième Imam Successeur AL-HASSAN AL-ASKARI BEN AL-HADI Que la Paix soit avec lui

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Nom : Al-Hassan Al-Askari Ben Ali Al-Hadi Al-Naqi, que la Paix soit avec lui.
Position : Onzième Imam successeur au Prophète Mohammed (pslf).
Nom du père : Ali Al-Hadi Al-Naqi Ben Mohammed Al-Taqi Al-Jawad (s)
Nom de la mère : Dame Haditha (Sawsan).
Nom familier : Abu Mohammed.
Nom honorifique : Al-Askari.
Lieu et date de naissance : Samarra (Sourra Man Raa, Iraq), le 08 Rabi 2 de l'an 232 de l'Hégire-03.13.846 après le Prophète Jésus (s).
Lieu et date de décès : Mort empoisonné à Samarra (Sourra Man Raa, Iraq), le 08 Rabi 1 de l'an 260 de l'Hégire-01.01.874 après le Prophète Jésus (s).

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L'inlassable continuité islamique mohammadienne

O UI, les événements de l'époque de l'Imam Hassan Al-Askari (s) sont bien dans le droit fil de l'esprit de la contestation du Droit de l'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) à la Succession du Prophète Mohammed (pslf). Le Parti de la Guidance étant l'avant-garde de l'instauration de l'humanité dans les jardins du Salam de l'Islam, il ne pouvait pas être à la remorque de l'arbitraire du système du pouvoir de fait dynastique, ni même à celle des califes qui voulaient que les Imams (s) se rapprochent du régime à l'occasion de la reconquête de l'opinion publique.

Là, le Parti de la Guidance disait : Non !
Non parce que les califes ne peuvent pas donner une seule garantie de vouloir rejoindre définitivement le Parti de la ligne islamique du Prophète Mohammed (pslf) ni se joindre à la mission de l'Imam de leur temps qui est celle de poursuivre le processus islamique de libération de la spiritualité et de changement de la condition de l'homme et de la femme.

Parce qu'il (s) est l'Imam capable de prolonger les effets bienfaiteurs du processus islamique de libération des énergies spirituelles et temporelles de l'humanité.
Parce qu'il (s) est le seul capable de proposer les changements les plus fondamentaux. Parce qu'il est le seul à établir une analyse scientifique fondée sur la situation anarchisante créée au demeurant par le système dynastique lui-même. Parce qu'il (s) est détenteur des principes islamiques d'action et d'organisation qui le (s) gardent de flotter au gré de l'opinion publique ou de se laisser solliciter par les tentations des groupes de pressions, l'Imam Hassan Al-Askari (s) sera, comme ses prédécesseurs, celui vers lequel afflueront les esprits éminents et les cœurs vertueux qui avaient compris que : " Fréquente est l'affirmation que le califat prophétique prit fin dès l'établissement des Omayyades à Damas, au profit d'une figure purement temporelle de royauté (mulk) ".

Ils apprendront de l'Imam (s) la raison essentielle qui a fait que le régime califal est sur la fausse route. Les raisons par lesquelles le Parti de la Guidance a toujours veillé, et veille encore, à ne pas tomber dans le piège qu'eut été une situation où, ayant été écarté des affaires musulmanes dès le jour du décès du Prophète Mohammed (pslf), les Imams (s) ne pouvaient en aucune manière être asservis à une participation de convenance au régime du pouvoir de fait. Qu'ils (s) devaient maintenir contre vents et marées la distance d'expression islamique propre au Cycle de la Guidance et ne pas la corrompre de la confusion du parti de la déviance. En effet, l'expression d'un Imam à la tête des affaires de la Patrie de l'Islam ne peut être autre chose que l'expression du couple Coran/Sunna au sein d'un ?tat constitutionnel de type Médine et selon le Principe du Gouvernement islamique soumis à la règle de Çááå-Dieu, exalté soit-IL : " Instaurez le Bien ! Eradiquez le Mal ! ". Le plus grand, l'unique obstacle, c'est qu'asservis à leurs passions et à leurs convoitises, les dirigeants étaient incapables d'aucun effort pour entrer dans la voie parfaite des Saints Ahlu Beyti Rassoul Allah. Et, s'il leur arrivait, comme pour le calife Al-Mamoun, d'éprouver quelque légère amitié à l'égard d'un Imam, ils retombaient aussitôt dans le désir d'opprimer et d'imposer le silence à la voix des Imams. Il était, en effet, difficile pour eux de renoncer à leurs habitudes de nuire à la Sainte Alliance : Prophète Mohammed (pslf)-Amir Al-Mu'minin Ali Ibn Abi Tâleb (s), fondatrice de la Culture islamique mohammadienne, mais il était encore plus difficile, même impossible, pour les Imams de courber leur volonté d'enseigner l'éthique de la justice islamique, et la Convention islamique des Droits et Devoirs des gens selon les règles du " Salam de l'Islam ".

Eclairer sans cesse la voie du Salam de l'Islam

Pourtant, dès le début de la Révélation et sans interruption les prétendants à la direction des affaires publiques et particulièrement aux affaires islamiques, sont appelés à la résistance aux pressions de l'orgueil et de la vanité, à la rupture sans aucun retard de toutes les habitudes mauvaises et dégradantes de l'époque pré-islamique de la jahiliyyah, de peur que peu à peu elles ne se réinstallent dans la communauté musulmane.

Si les dirigeants avaient eu les qualités d'âme et de cœur à considérer l'importance du Cycle de la Guidance : Imamat, ils auraient instauré le "Salam de l'Islam" en restituant la succession à ses ayants droit pour la joie et l'harmonie du vivre ensemble de l'humanité dans une ardeur spirituelle inspirée des qualités des Imams : "
A l'époque, Ahmad Ibn Ubaidulla'h a été nommé par le calife, administrateur des Awqâf (biens de main morte) à Qom (Iran). Son père était ministre du calife. Un jour, alors qu'il était assis avec quelques amis et que les notables de Samarra étaient en pleine discussion, il dit : " Parmi les Sayyed - titre de noblesse donné aux descendants du Prophète (pslf) -, je ne connais personne qui puisse égaler al-Hassan al-Askari. Il est sans égal en matière de savoir, de sagesse, de retenue, de majesté, de grandeur, de chasteté, de modestie, de noblesse, de sobriété, de piété, de dignité et de magnanimité. Tout le monde, y compris le calife, les dirigeants et les fils aînés de la Nation, lui témoignent un respect extraordinaire".

Cet administrateur avait compris que toute la malice et crauté de l'ego totalitaire opposé aux Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÇáÈíÊ ÇáäÈæÉ ne peut nuire à ceux que Çááå-Dieu et Son Prophète (pslf) ont établis sur Terre pour Guider l'Islamité originelle faite de croyance monothéiste et de sociabilité des êtres humains. Selon ses propos, il fait entendre le peu d'importance qu'il faut accorder aux discours et aux conclusions de l'opinion personnelle qui n'a pas été investie de la Guidance spirituelle, intellectuelle, morale et sociale. Or, si le désir est que rien n'altère le miroir de l'âme et celui du cœur, il est bon de s'abandonner à l'enseignement en toute chose des Douze Imams Supérieurs Infaillibles (s), car ils sont ceux qui se maintiennent dans le "Salam de l'Islam" et qui s'efforcent d'y faire pénétrer les autres par l'Intelligence et la Raison.

Au reste, toute la Paix, dans le monde d'ici-bas, consiste à reconnaître et vivre la grandeur du Salam exalté par les Gens de la Demeure Prophétique /Ãåá ÇáÈíÊ ÇáäÈæÉ, remède à l'inquiétude et au soupçon. Alors, seuls avec eux, loin des bruits et des tourments, ils s) parleront aux cœurs comme l'Ami parle à ses amis : les Prophètes et les Imams, et transportés à les écouter, les cœurs ne voudrons plus à jamais écouter d'autres qu'eux car ils (s) enseignent à être ce que l'homme doit être : entièrement libre et détaché pour savourer les joies silencieuses de l'intérieur.

Pas de Salam en dehors du Salam de l'Imam Successeur (s)
Dès lors que l'esprit de la contestation du Droit à la Succession des Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÇáÈíÊ ÇáäÈæÉ s'emparera du pouvoir et des affaires des Musulmans, qu'il refusera la compréhension de la grandeur du mot " Salam " et l'instruction profonde qu'il enferme, confiée aux seuls Ahlu Beyti Rassoul Allah (s), s'installeront des dissensions, des discordes, des troubles, et finalement la guerre imposée.

Par contre, force est de constater, que le système du pouvoir de fait dynastique héréditaire, toujours en phase opprimante et répressive, était désireux de devenir le lieu du débat de l'Intelligence Islamique représentée par l'Imam et l'élite intellectuelle musulmane. Le système lui même était figé. Une sorte de doctrine éternellement régressive ayant fixé une fois pour toutes les lois de la société et de son histoire qu'elle fait aller à reculons.

Cette dernière constatation conforte la nécessité pour le régime dynastique de se renouveler en tentant de s'accaparer de l'Intelligence Islamique : Vaine tentative.
Les Imams du groupe des " Douze Solidaires " ne souhaitaient pas participer à un gouvernement jugé par eux illégitime, ni manifester un quelconque intérêt à la mise en œuvre d'une politique arbitraire, anti libertés privées et anti libertés publiques, sans aucun projet de progrès du processus théologique et politique de libération de la spiritualité et de changement de la condition de l'homme. D'autant que le onzième Imam Hassan Al-Askari (s), pour confirmer cet impossible rapprochement du Vrai avec le Faux, sera délibérément mis sous haute surveillance militaire, fait nouveau dans l'escalade de la répression du système dynastique à l'égard des Ahlu Beyti Rassoul Allah.

Toutefois, rien ne pourra mettre un terme au Dessein de Çááå-Dieu concernant le Cycle de la Guidance du groupe des " Douze Supérieurs Immaculés " chargé d'assurer toujours au mieux et en toutes circonstances son rôle de Parti de la juste et bonne Guidance : " Les califes abbassides considéraient les descendants de l'Imam Ali comme leurs rivaux pour le Califat. Comme les Saints Imams appartenaient à la Famille du Prophète et de l'Imam Ali et que leurs qualités marquantes conduisaient les Musulmans épris de vérité et de justice à considérer ces guides vertueux comme étant plus dignes que tous autres pour la direction de la Ummah, l'appareil dynastique était toujours sur ses gardes, craignant à tout moment une révolte ou un soulèvement contre le pouvoir en place. Nous avons vu, dans le cas des autres Imams, combien les califes les surveillaient de près. En ce qui concerne l'Imam Al-Askari, la pression et la surveillance ont atteint leur comble, car l'appareil dynastique avait entendu depuis longtemps que de nombreux hadiths attribués au Saint Prophète parlaient du neuvième descendant de l'Imam Al-Hossein, soit le fils de l'Imam Al-Hassan Al-Askari, et que les vrais adeptes de l'Islam considéraient le douzième Imam (s) comme étant l'Imam en question, et celui qui se soulèverait contre l'oppression et l'injustice pour remplir le monde d'équité et de justice ".

Tous ces fléaux ne sont entrés dans le monde et particulièrement dans la communauté musulmane, que par la violation de l'Ordre de Çááå-Dieu et de Son Prophète Mohammed (pslf) qui réclamaient aux hommes de se diriger par la Guidance des Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÇáÈíÊ ÇáäÈæÉ. Ainsi point de " Salam " où règne la désobéissance ; point de " Salam " dans l'homme dont les pensées, les affections, les volontés ne sont pas en tout conformes à l'Ordre donné lors du Sermon de Ghadir Khumm ; point de " Salam " dans les sociétés dont les doctrines religieuses s'écartent de cet Ordre révélé.

Le Prophète Mohammed (pslf) a dit : " Je vous laisse, après moi, ce par quoi vous ne vous égarerez jamais tant que vous vous y accrocherez : les Deux Poids, al-Thaqalayn, qui sont l'un plus grand que l'autre : le Livre de Çááå-Dieu, le Saint Coran qui est comme une corde suspendue du Ciel vers la Terre, et mes Ahlul Beyt [les descendants élus du Saint Prophète]. Rappelez-vous ! Ces deux (legs) ne se sépareront jamais l'un de l'autre jusqu'à ce qu'ils me rencontrent à Kauçar, le Bassin, au Paradis ". Il (pslf) a dit aussi : " Celui qui les aime - Mes Ahlul Beyt - est aimé par Çááå-Dieu et Son Prophète, et celui qui est inamical envers eux, Çááå-Dieu et Son Prophète le considèrent comme étant leur ennemi ".

Quand l'appareil dynastique s'est aperçu que le relais des Imams se poursuivait normalement, selon l'Ordre révélé, que le Onzième Imam introduirait immanquablement le Douzième, il redoubla de vigilance, allant jusqu'à imposer la prison à l'Imam (s) pour mieux le surveiller. Comment prétendre alors au " Salam de l'Islam " en appliquant de telles mesures aux Amis de Çááå-Dieu et à la descendance de Son Prophète (pslf) ? Par absence de grâce et de jugement, l'appareil dynastique héréditaire ne comptait que sur lui-même sans s'apercevoir combien il était aveugle au-dedans de lui-même et qu'il s'éloignait par négligence de la lumière de l'Imam al-Hassan al-Askari (s) qui finira par être empoisonné.

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