Aperçu des Grandes Ames de l’Humanité
 
Témoin du retour à l'idéologie-système pré-islamique

S'appuyant sur les " précédents " de l'époque de la Jahiliyyah, ses adversaires pouvaient toujours dénoncer accords, conventions, traités, engagements, sans craindre ni des sanctions armées ni d'autres sanctions de pure moralité car leurs opposants étaient systématiquement soit emprisonnés soit mis à mort sans aucune forme de procès.

L'Imam Al-Hassan (s) avait parfaitement compris que le retour de ses adversaires à la société close de l'idéologie-système pré-islamique n'allait pas faciliter la mise en place de la société ouverte islamique et qu'il fallait d'abord continuer sans relâche le devoir d'éduquer l'Ignorance. Les Omayyades avaient donc réintroduit parmi les Musulmans les traditions de la société clanique : opiniâtreté, combativité, résistance à toute ouverture à l'extérieur, et par là étroitement limitée à ses conceptions de la vie : " Les Arabes n'étaient pas, au 7e siècle, des nouveau nés. Bien avant notre ère, ils étaient installés dans la péninsule désertique qui porte leur nom, menant une vie de grands nomades chameliers, très semblables à ce que sont restés les Bédouins de nos jours, leurs descendants les plus purs. Organisés en tribus, où ils ne concevaient et ne supportaient d'autre autorité que l'arbitrage moral d'un chaïkh élu, entouré de notables, ils compensaient leur passion de "
liberté " par une solidarité tribale qui les lançait dans des vendetta ou de la razzia alimentaire ; incapables, au demeurant, de constituer aucune fédération plus large ou plus stable. Leur religion, très pauvre, s'apparentait vaguement aux vieilles croyances sémitiques ; le trait le plus vivant en était la terreur des démons de toutes sortes ; le culte, élémentaire, comportait quelques rendez vous autour de pierres sacrées, qui pouvaient se combiner, comme à La Mecque, avec des foires ".
Alors que la société islamique à laquelle appellent les Douze Successeurs du Prophète Mohammed (pslf) est par définition ouverte à toutes les différences. Parce qu'elle en a reçu la connaissance qui permet de résorber par l'usage de l'Intelligence toutes les oppositions et apaiser tous les conflits. Toutefois, entre les principes des sociétés de la Jahiliyyah Ignorance, et l'humanité intégrale enseignée par la Culture Islamique mohammadienne, il y a nécessité de faire preuve de patience, de tolérance, d'écoute de l'autre, même si le cœur parfois se resserre.

L'Imam Al-Hassan (s) en prendra son parti. Celui d'enseigner l'homme intérieur pour que l'homme extérieur se comporte humainement. Pour qu'il s'affranchisse du champ clos de son " moi je " qui exclue par définition tous les enseignements qui ne poursuivent pas le même objet que lui ou sont hostiles à cet objet : une Jahiliyyah, même en s'appuyant sur la caution morale de la Religion, ne peut admettre ni les Prophètes (pse) ni leurs Successeurs (s). Les premiers comme les seconds ont toujours été opprimés pour la simple raison de rappeler aux hommes la voie de leur humanisation : " Selon Al-Cheikh Al-Mufid (dans " Al-Irchâd ") "... Dix ans après son accession au pouvoir, Mu'âwiyeh ayant décidé d'obtenir pour son fils Yazid la prestation de serment d'allégeance, envoya un poison à Ja'dah Ibn Al-Ach'ath, la femme d'Al-Hassan et lui demanda de l'administrer à son mari. En contrepartie il lui donna cent mille dirhams et lui promit de la remarier à son fils Yazid (...). Après quarante jours d'agonie, Al-Hassan mourut des suites de cet empoisonnement au mois de Safar de l'an 50 de l'hégire, à l'âge de 48 ans. Sa Khilâfah (Imamat) a duré 10 ans. Son frère et héritier présomptif, Al-Hossein se chargea de son lavage rituel, sa mise en bière et son inhumation auprès de sa grand mère, Fatima Bint Asad... à Baqî... " Jusqu'au dernier moment de sa vie bénie, l'Imam Al-Hassan ne s'est pas départi de son souci d'épargner à la Umma une effusion de sang inutile et de sauvegarder la vie de ceux qui devraient défendre après lui l'intégrité du Message.

" Selon Omar Ibn Ishâq (cité par 'Isâ 'Ibn Mahrân), lorsque Al-Hossein demanda à Al-Hassan avant de mourir, qui lui avait administré le poison, ce dernier lui répondit : " Et que veux tu lui faire ? Le tuer ? Si c'était lui (Mu'âwiyeh), Çááå-Dieu est plus terrible que toi dans le châtiment. Et si ce n'était pas lui, je ne voudrais nullement qu'un innocent pâtisse de ma mort".

" Selon Ziyâd Al-Makhariqi : " Lorsque Al-Hassan fut sur le point de rendre l'âme, il convoqua Al-Hossein et lui dit : " Frère ! Je te quitte pour rejoindre mon Seigneur. On m'a administré un poison. Je sais qui l'a fait, et je laisse à Çááå-Dieu Le Très Haut le soin de le juger [ ... ]. Si je meurs, [ ... ] apporte moi sur mon lit au tombeau de mon grand père, le Messager de Çááå-Dieu, pour lui renouveler ma fidélité. Puis ramène moi au tombeau de ma grand mère [ ... ] pour m'y inhumer. Sache mon frère qu'ils [les Omayyades] croiront que vous voudrez m'inhumer dans le tombeau du Messager de Çááå-Dieu et ils s'y opposeront. Je t'adjure donc de ne pas laisser le sang se répandre à cause de moi ... ".

" La prédiction de l'Imam Al-Hassan ne sera pas démentie. Lorsque Al-Hossein porta la dépouille mortelle de son frère au tombeau du Prophète pour une dernière visite, les Omayyades, conduits par Marwân, y accoururent, les armes à la main, comme s'ils craignaient que cette ultime rencontre entre le Messager de Çááå-Dieu et son bien aimé petit fils ne sapât toutes leurs vaines tentatives de dissocier le Prophète de sa famille dont il n'avait pourtant jamais cessé de souligner les vertus et les mérites et d'évoquer la position sublime auprès de Çááå-Dieu ".

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Troisième Imam Successeur AL-HOSSEIN BEN ALI BEN ABI TALEB Le Martyr de Karbala Que la Paix soit avec lui

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Nom : Al-Hossein Ben Ali Ben Abi Tâleb, que la Paix soit avec lui.
Position : Troisième Imam successeur du Prophète Mohammed (pslf).
Nom du père : Ali Ibn Abi Tâleb (s)
Nom de la mère : Dame Fatima Az-Zahra Bint Mohammed (pslf), le Messager de Çááå-Dieu.
Nom familier : Abu Abdillah.
Noms honorifiques : Sayyid As-Shuhada ; As-Sibt (Al-Asghar).
Lieu et date de naissance : Médine, le 3 Cha'aban de l'an 4 de l'Hégire-08.01.626 après le Prophète Jésus (s).
Date de décès : Mort la tête tranchée d'un coup de sabre à la bataille de Karbala alors qu'il était en position de prosternation le 10 Muharram de l'an 61 ap.
l'Hégire-10.10.680 après le Prophète Jésus (s)
Lieu des funérailles : Sainte Karbala (At-Taff), Irak.
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Encore un prénom décidé par Le Très-Haut

S IX mois après la naissance de Al-Hassan (s), Fatima (s) fut de nouveau enceinte de son second fils. Elle commença à révéler la venue prochaine d'un nouvel enfant, mais le Prophète (pslf) avait prédit bien auparavant la naissance de l'Imam Al-Hossein (s).

L'Imam As-Sâdeq (s) raconte : " Un jour, la voisine de Um Ayman viendra rendre visite au Prophète et lui dira : Messager de Çááå-Dieu, Um Ayman n'a cessé de pleurer la nuit dernière, et très certainement sans interruption jusqu'au petit jour ".

Le Prophète (pslf) ira voir Um Ayman et lui dira : " Um Ayman, vos voisins racontent que vous avez passé la nuit à pleurer, que Çááå-Dieu mette un terme aux pleurs de vos yeux ! Quelle est la raison de votre peine ? "

Elle répondra : " ô Messager de Çááå-Dieu ! J'ai fait un rêve bouleversant qui m'a fait pleurer toute la nuit ! ".
Le Prophète (pslf) : " Racontez-moi ce rêve, car sûrement Çááå-Dieu et Son Prophète sont les plus savants ! ".
Elle raconta : " La dernière nuit j'ai rêvé que l'un de vos membres était jeté dans ma demeure ".

Le Prophète (pslf) : " Vos yeux ont dormi mais votre vision est juste et bonne. Um Ayman, Fatima va donner naissance à son second fils, et vous aurez à me l'apporter. Donc, l'un de mes membres sera bien dans votre demeure ! ".

Le Prophète (pslf) dira, lorsque Al-Hossein viendra au monde et que Um Ayman le lui apportera : " Celle qui porte et celui qui est porté sont les bienvenus. Um Ayman, c'est là l'interprétation de votre rêve ".

Um Al-Fadh, l'épouse de Al-Abbas, fera le même rêve. Safia bint Umaïs et Um Salama étaient présentes lorsque l'Imam Al-Hossein viendra au monde. Lorsque le Prophète demandera à Safia - sa tante - de lui remettre le nouveau-né, elle dira : " Nous n'avons pas terminé de le nettoyer ".

Le Prophète a fait entendre cette réponse : " Vous le nettoyez ? Sachez que Çááå-Dieu, exalté soit-IL, l'a déjà nettoyé et purifié ! ".
Après la naissance de Al-Hossein, l'Ange Gabriel viendra de nouveau à la rencontre du Prophète (pslf) et lui révélera de donner au nouveau né le nom de Al-Hossein.
C'est le prénom arabisé de celui du second fils d'Aaron : Shabir. Il y avait en compagnie de l'Ange Gabriel, une multitude d'autres Anges venus pour congratuler et consoler le Prophète Mohammed (pslf), dans le premier cas en l'honneur de la naissance, dans le second cas en l'honneur du martyre qui attendait Al-Hossein.
Celui-ci ne sera nourri par aucune nourrice, pas même sa mère, car dès qu'il sucera la langue du Prophète (pslf) il (s) sera en mesure de manger des aliments.
Ce sera la cause de la ressemblance de ses qualités avec celles du Prophète (pslf). Sept jours après la naissance, le Messager de Çááå-Dieu rasera la tête de Al-Hossein et il donnera, en son nom, la valeur en argent du poids de ses cheveux en aumône ".

Miracles en rapport avec la naissance et l'enfance de Hossein Que la Paix soit avec lui
" Hossein fut un prématuré de six mois et, fait extraordinaire arrivé seulement à Isa [Jésus] et, dit on, à Yahya [Jean] b. Zakarriyya, survécut à une naissance si précoce.

" Mohammed l'éleva pendant 40 jours lui mettant son pouce ou sa langue ou sa salive dans la bouche. Le nombre des anges qui descendirent du Ciel se féliciter, avec Mohammed, de sa naissance fut d'un millier. Djibril [Gabriel] porta à Mohammed en même temps les félicitations et les condoléances de Çááå-Dieu. Il lui remit une poignée de la terre de Karbala. Il cajola Hossein pendant le sommeil de sa mère.

" Un ange bénéficia de la naissance de Hossein : relégué par punition divine dans une île, les ailes cassées, il vit passer au dessus de lui la bande des anges allant présenter à Mohammed leurs félicitations, les ayant suppliés de le prendre avec eux, il guérit de sa fracture simplement en frottant ses ailes sur le nouveau né, pardonné par l'entremise de Mohammed, il reprit sa place au Paradis et, dès lors, il fut appelé le mawla de Hossein.

" C'est lui qui prend note des visiteurs du tombeau de Hossein à Kerbala . Mohammed a sur ses genoux son fils Ibrahim et Hossein ; ayant appris par Djibril [Gabriel] que Çááå-Dieu ne les laisserait pas tous les deux en vie et qu'il pouvait racheter l'un par l'autre, il renonce en pleurant à Ibrahim pour ne pas faire pleurer Ali et Fatima.

Assassiné sur ordre d'un roi du plaisir terrestre

Né à Médine, il sera assassiné à Karbala (Iraq) en l'an 61 après l'Hégire (680) par les troupes du fils de Mu'awiyeh : Yazid l'homme du plaisir : " Yazîd était un roi, un khalife. Il était capable de prendre du plaisir à toute chose [...] Un jour, il ordonna : " Aujourd'hui, je dois être libéré de tout souci, et je vais m'asseoir au milieu de mon assemblée avec tout ce qu'il faut pour prendre du plaisir. Aujourd'hui je veux profiter pleinement, totalement. Je laisse tout à l'extérieur, tous les problèmes de mon peuple. Ce jour est consacré à mon plaisir. Je n'écouterai ni ne regarderai rien qui me rende triste ou qui me fasse souffrir.
Il doit y avoir du plaisir toute la journée, avec, de réunis, tout ce qu'il faut pour chanter, toutes sortes de musiques, toutes sortes de femmes, toutes sortes de boissons, tout. Etre assis, pour le plaisir, du matin au soir, sans aucun souci, voilà mon intention ".
Le Prophète Mohammed (pslf) a dit : " Hossein est de moi et moi je suis de Hossein ".

Droit et Devoir de résistance

Une longue et solide tradition attribue à l'Imam Hussayn (s) un rôle dynamique et historique dans l'Histoire Sainte islamique pour la cause de l'éthique et de la justice. Ainsi, bien des passages de sa vie montrent qu'il (s) voyait dans l'état négatif du califat usurpé de Yazid le produit d'une rébellion idéologique allant contre la Cause de la Religion naturelle à l'homme : Islam.

La société à laquelle menait Yazid, que l'Imam Al-Hossein (s) entrevoyait, résultait du refus à la Succession de l'Imam Ali (s), de son assassinat et de l'empoisonnement du second Imam Al-Hassan (s). L'Imam Al-Hossein (s) a dit : " Nous Ahlu Beyt Annoubouwa-Les Gens de la Demeure Prophétique, source du Message, lieu de visite des Anges, résidence de la Miséricorde : par nous Çááå-Dieu entreprend et achève. Yazid est un homme pervers, alcoolique, assassin de l'âme innocente que Çááå-Dieu interdit de tuer ; il exprime ouvertement sa débauche. Une personne comme moi ne prête pas allégeance à une personne comme lui ".

Il est clair que les opposants aux Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ refusaient la vision islamique du Monde, qui allait transformer tout autant la spiritualité de l'homme que ses conditions de vie. De même, le processus islamique de libération de l'emprise polythéiste sur l'humanité, qui doit, selon le Prophète Mohammed (pslf), animer la mise en place des valeurs du Monothéisme pur et mener au renversement de l'esprit belliciste du culte impérial, ne peut être éclairé et motivé dans le temps que par une lignée de successeurs identique à celle du processus de la Succession aux Prophètes.

Quand l'Imam Hussayn (s) analyse la situation dans laquelle évoluent les populations musulmanes il (s) se rend compte qu'elle exprime les contradictions issues de l'esprit de la contestation des Droits des Ahlu Beyti Rassoul Allah (s). Ces études de l'Imam Al-Hossein (s) ont surtout pour origine la déviation du projet islamique institué par la Tradition théologique et politique du Prophète Mohammed Ibn Abdullah (pslf) et pour sujet le rôle que les Douze Imams Infaillibles seront amenés à jouer et continuent à jouer dans la Renaissance de la pensée coranique de ce siècle.

D'autres études, héritées des livres qui se transmettent depuis Sa Sainteté le Prophète Mohammed (pslf) au sein des Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ et tout au long du Cycle monothéiste de la Guidance " Imamat ", ont aussi porté sur les phénomènes religieux et sociaux engendrés par le retour, après le décès du Prophète Mohammed (pslf), aux principes politiques des temps du vieil ordre préislamique de la Jahiliyyah. L'historien Ibn Khaldûn ne s'y trompe pas lorsqu'il écrit : : " Au contraire, la conduite de Yazid, dans cette affaire, ne fit que confirmer sa perversité. [...] ".

Ce qui aboutira, de la part de l'Imam Al-Hossein (s), au devoir de se soulever contre l'hérétique Yazid et de proposer à nouveau les orientations islamiques à l'action historique du processus monothéiste libérateur de l'influence du culte de la personnalité, des images, des statues, et des superstitions. A ce titre, le soulèvement de l'Imam (s), auquel sera imposée la tragédie de Kerbala, est pour le Croyant et la Croyante une preuve théologique et sociologique leur permettant de comprendre de l'intérieur une réalité sociale historique déterminante pour le présent islamique et son avenir.

Par sa nature même, le soulèvement de l'Imam Hussayn (s) est donc une force d'action historique, élaborée à partir de la Pensée coranique et de la Tradition théologique et politique du Prophète Mohammed (pslf), protégées, et diffusées par les " Douze Supérieurs " : Imams Infaillibles de la descendance mohammadienne-abrahamite, en parfaite conformité avec les principes islamiques qui ont pour buts de faire changer le cours polythéiste, idolâtre et dégradant imposé à l'humanité par des idéologies-systèmes fondées sur les principes du vieil ordre préislamique.

Une force d'action historique reprise par Al-Seyyedda Zeineb (s), sœur de l'Imam Al-Hossein (s), fille de Fatima Az-Zahra et de Ali Ibn Abi Tâleb (pse), petite-fille du Prophète Mohammed (pslf), et sur qui l'auteur Baguer Cherif Al-Qourchi écrit ceci : " Al-Seyyedda Zeineb (s), petite fille du Messager de Çááå-Dieu (pslf), est la première femme dont la destinée est si grande et si glorieuse - après sa mère (s) - à avoir édifié l'Histoire islamique sur la base inébranlable des faits et de l'expérience, à avoir soutenu le droit de cité de la Vérité et de la Justice, à avoir fait trembler les édifices de l'injustice et de la tyrannie, à avoir marqué, par ses prises de position vertueuses, le caractère de grandeur de l'Islam et de dignité des Musulmans, et cela pour tout le temps que durera l'Histoire.

" Alors que les masses somnolaient, elle éleva les forteresses de la Renaissance de la pensée, répandit la conscience politique et métaphysique parmi les populations maintenues délibérément dans l'ignorance de la réalité par le Gouvernement omayyade. Ce dernier altérait le sens profond de l'Islam et en cachait la Vérité en manipulant et falsifiant l'information. Ce Gouvernement trompait les gens en leur faisant croire que les Omayyades étaient les continuateurs de l'Islam, les protecteurs de la Religion et les guides des Croyants. Mais, Seyyedda Zeineb (s), en public, s'opposant avec force contre cette tentative de manipuler l'information, troubla le programme omayyade et mit au grand jour la réalité perverse du Gouvernement omayyade, illégitime, entaché de pratiques coupables et de violation des Droits de l'homme. A sa tête régnait un libertin, un alcoolique dépourvu d'éthique et morale islamiques au nom de Yazid Ben Mouawiya Ben Abi Soufiyan.

" Zeineb (s), la femme pieuse et vertueuse, s'adressa à lui par cette phrase célèbre : " Quelle grande affliction me touche que celle d'être amenée à t'adresser la parole contrainte et forcée ! En vérité, je n'ai que mépris pour ton personnage et sa façon d'être. Je n'ai, à ton égard, que des reproches sans bornes et un blâme infini. Hélas ! Les yeux sont des sources de larmes et les cœurs sont brisés de douleurs. C'est effrayant ! Tu as eu l'audace de faire périr les élus du Parti de Çááå-Dieu par des sujets qui servent le Parti de Satan… ".

Achoura : L'événement tragique de l'Histoire

Il y a cependant d'autres aspects inhérents aux principes mêmes du Cycle monothéiste de la Révélation : Prophétie et de son prolongement dans le Cycle de la Guidance : Imamat, qui contribuent à la profonde raison du soulèvement de l'Imam Hussayn (s), et d'en faire ainsi un puissant facteur dynamique dans la commémoration annuelle de la tragédie de Kerbala : Achoura.

Cette commémoration se veut d'abord une explication de la réalité du soulèvement de l'Imam Hussayn (s) : " Je ne me suis pas soulevé de gaieté de cœur, ni pour une quelconque insatisfaction personnelle, ni par subversion, ni par injustice. Je me suis soulevé pour réformer la Umma de mon grand-père, le Messager de Çááå-Dieu, pour commander le bien et interdire le mal… Yazid est un libertin qui ne cache pas son libertinage, un alcoolique, et un assassin de l'âme innocente que Çááå-Dieu a interdit de tuer. Quelqu'un comme moi ne saurait prêter serment d'allégeance à quelqu'un comme lui… Je vous appelle au Livre de Çááå-Dieu et à la Tradition du Prophète, car la Tradition est assassinée, et l'hérésie ressuscitée ".

Ce témoignage de l'Imam Hussayn (s) ne manque ni de logique, ni de cohérence, ni de rationalité, car il est théologiquement et politiquement satisfaisant et conforme au rôle d'un Imam faisant partie du corpus des " Douze Imams Immaculé ".

Puis, ce soulèvement permet à ceux qui vivent une situation islamique rendue confuse par l'argumentation des diverses tendances et opinions personnelles de mieux définir la Culture islamique mohammadienne issue de la Sainte Alliance : Prophète Mohammed (pslf)-Imam Ali (s). Aussi, peut-on dire que l'événement historique de Kerbala, éclaire et rassure sur la vérité soutenue par les Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ en s'adressant à ceux qui veulent protéger et maintenir la position de la Culture islamique mohammadienne dans le Monde et à celui qui veut améliorer par Le Très-Haut sa Foi.

Achoura parle toujours à des cœurs sensibles et à des esprits éveillés en faisant référence à des situations de fait, qu'elle justifie, qu'elle met en évidence suivant les intérêts exprimés et représentés à toutes les époques : " Ils ont voulu que demeure vivante l'école formatrice de l'Imam Hussayn, que les rayons de l'esprit hussaynite puissent insuffler la vie dans la communauté. Ne laissez pas l'esprit de Achoura enfermé et oublié ! Votre vie, votre humanité et votre dignité en dépendent ! Vous pouvez garder l'Islam vivant uniquement par ces moyens. C'est la raison pour laquelle ils nous ont encouragés à garder vivante cette tradition du deuil de l'Imam Al-Hossein…".

Le soulèvement de l'Imam Hussayn (s) propose donc une action commune qui fait appel au " Nous " de la communauté que l'on retrouve dans la prière du musulman. Il invite au regroupement dans un ensemble islamique, auquel les Croyants et les Croyantes puissent s'identifier et qui leur apporte un sentiment de confiance victorieuse. Le " Nous " impliqué dans la tragédie de Kerbala a été souvent simplifié voire même détourné pour éviter que les individus puissent s'identifier à elle, à ce qu'elle représente réellement et procéder à son encontre au transfert des aspirations spirituelles et temporelles.

L'engagement du " Nous " de l'événement de Karbala, commémorer lors de Achoura, sert avant tout à symboliser et à cristalliser les valeurs auxquelles fait appel la Culture islamique mohammadienne et sur lesquelles elle s'appuie : Coran-Tradition-Guidance-Qu'ran-Sunna-Imamah. Ces valeurs sont celles mises en place à La Sainte Mecque par les trois premiers musulmans : le Prophète, son épouse et l'Imam Ali, maintenues actuelles par les théologiens au service de la Religion naturelle à l'homme, nommée : Islam, Paix et salutations sur eux et sur la Famille purifiée.

Soulignons le fait que Achoura reste le lien principal où se créent et se régénèrent les valeurs islamiques. Souvent diffuses et latentes en dehors de cette période, les valeurs islamiques trouvent finalement leur formulation dans un événement historique de portée universelle qui les explicite et les concrétise. Il arrive aussi que la commémoration de la tragédie de Karbala soit en réalité l'occasion sublime de redéfinir par rapport au contexte social d'une époque le sens réel de l'islamité originelle faite de croyance monothéiste et de sociabilité entièrement tournée vers la Sainte Alliance : Prophète Mohammed (pslf)-Imam Ali (s).

C'est cette référence aux valeurs islamiques retrouvée dans la commémoration de la Tragédie d'Achoura qui distingue la vie de tous les jours et l'identifie à la raison d'être des partisans des Gens de la Demeure Prophétique /Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ. Le soulèvement de l'Imam Hussayn (s) porte en lui des jugements de fait et des jugements de valeur qui participent à la réalité quotidienne en la décrivant telle qu'elle est effectivement et non de façon illusoire ou passéiste.

Ces caractères principaux contenus dans la commémoration de la tragédie de Karbala ci-dessus énoncés, et d'autres bien plus nombreux encore, montrent bien qu'elle est à proprement parler un phénomène théologique et politique, psychologique et sociologique par la situation collective qu'elle génère en faisant appel au " Nous " de la communauté des Croyants et des Croyantes. Aussi, tout au long de l'Histoire Sainte islamique et comme nous l'avons antérieurement et succinctement présentée, la Commémoration de la tragédie pour l'humanité de Karbala (Iraq) fait partie de la Culture islamique mohammadienne, elle en forme l'amande, précisément à cause de son caractère théologique et politique, juridique et sociologique vigoureux, explicite et volontaire.

Cette fusion dans la Culture islamique du plan spirituel et temporel de l'événement tragique de Karbala confère assurément au Croyant et à la Croyante une force d'action exceptionnelle. Autour de cette tragédie et de sa commémoration se concentrent en effet des énergies spirituelles et temporelles au service de l'humanité précisément définies, d'objectifs clairement identifiés et de schémas d'action méthodiquement élaborés dans l'ordre de Çááå-Dieu : "Instaurez le Bien ! Eradiquez le Mal !".

Une force d'action exceptionnelle dont Al-Seyyedda Zeineb (s) en prolongea l'action bien après l'assassinat de son frère Imam Al-Hossein (s) : " Zeineb (s) était très attachée à son frère Al-Hossein (s), très influencée par son prestige moral et ses vertus, elle les adopta dès son enfance. Al-Hossein (s) portait toujours beaucoup d'affection à sa sœur plus jeune que lui. Il (s) l'entourait d'amour et d'attachement d'autant plus qu'il avait vu son grand-père le Messager de Çááå-Dieu (pslf), son père l'Imam Ali (s) et sa mère Fatima (s), veiller sur elle avec beaucoup d'attention, déclarer ses mérites et la plaçer en tête des femmes de sa famille et de son groupe social.

" Zeineb (s) était le pur reflet de sa mère Fatima (s) dans tout ce qui constituait ses ineffables vertus et sa grandiose intelligence, marquée de l'empreinte des dons hérités de la Prophétie et de l'Imamat. L'ensemble vertueux formant Zeineb (s) faisait que Hossein (s) lui accordait la place de premier plan dans les sentiments de son cœur. Elle (s) était sa confidente. Elle (s) connaissait tout de sa vie, la consultant dans le cours de ses affaires et l'informant de tous ses projets (s). Elle (s) l'avait accompagné dans son célèbre soulèvement : Le Soulèvement Hosseinien dont Zeineb (s) en est la continuation et le prolongement dans ses actions intelligentes et courageuses.

" Sans l'engagement courageux de Zeineb (s), sans la mobilisation de toutes ses forces et ses prises de position dignes et louables dont elle fait état dans les couloirs du Gouvernement omayyade, il en eut été terminé du soulèvement de Hossein (s) et ses effets ne nous seraient pas parvenus. Sa lutte durera jusqu'au rétablissement du plein Droit des Ahlul Beyt (s) ".

En droit fil avec la tradition de son grand-père (pslf) : L'Imam Hossein (s) refuse de se compromettre avec l'ennemi Que la Paix et les Bénédictions soient sur le Prophète et sur sa Famille L'opposition radicale entre l'idéologie du vieil ordre préislamique de la jahiliyyah à laquelle étaient retournés certains dirigeants après le Sublime retour de l'âme du Prophète Mohammed (pslf) à son Créateur, et la conscience islamique imprégnée d'éthique et de justice provoqua la décision irréversible de : " L'Imam Al-Hossein avait décidé de récuser l'autorité de Yazid et était prêt à risquer sa vie à cet effet. Il ne craignait aucun danger et voulait saisir toute occasion qui s'offrait à lui. Aussi accepta-t-il l'invitation des Musulmans de Kufa (Iraq), sans toutefois pouvoir atteindre la ville. En effet, les fonctionnaires de Yazid établiront des plans pour s'attirer la sympathie des habitants de Kufa, tout en proférant, au passage, des menaces contre quelques-uns d'entre eux.

Un grand nombre de Kufites finiront donc par se préparer à combattre l'Imam Al-Hossein. Celui-ci arriva à Karbala au début du mois de Muharram de l'an 61 de l'Hégire. Les représentants de Yazid lui proposeront à plusieurs reprises de reconnaître son autorité, mais il rejeta fermement leur proposition, déclarant : " La mort dans l'honneur est une bénédiction, tandis que la vie avec les tyrans est une adversité et une destruction ".

Défendre les valeurs du Bien

Le Prophète (pslf) utilisa les armées composées des gens de la croyance monothéiste au service de la défense du Bien de Çááå-Dieu que dans des cas bien précis où la menace des ennemis l'y obligeait et selon des lois de la guerre excluant la barbarie.

L'Imam Ali (s) fût contraint par les ennemis du Commandement de Dieu d'établir le Bien et de prohiber le Mal, de le défendre lors des guerres qui lui seront imposées. L'Imam Al-Hassan (s) sera confronter aux mêmes ennemis que ceux de son père et de son grand-père. Préférant privilégier le Salam de l'Islam à l'action violente, il (s) cédera la place sans capituler lors de la signature d'un Traité de Réconciliation.

Le troisième Imam Al-Hossein (s), fils de l'Imam Ali (s) et petit-fils du Prophète Mohammed (pslf) devra faire face également aux traditionnels ennemis de la Religion nommée Islam, dans une bataille historique à Karbala, (Iraq), où il y trouvera le martyre ainsi que soixante-seize de ses Compagnons qui affronteront pour la cause de la Justice de Çááå-Dieu quatre mille mercenaires du trop fameux tyran Yazid, fils de Mu'awieh et petit-fils de Abou Soufyan mari de la mangeuse de foie humain, Hind.

Il s'apprend par la lecture de l'Histoire Sainte islamique que la Famille du Prophète Mohammed (pslf) fut dépossédée sur le plan théologique, politique, économique, juridique, sociologique, qu'elle rencontra pour s'organiser avec ses partisans en communauté humaine tant de pénibles difficultés, d'oppression, que l'achèvement intégral des principes de la Religion nommée : Islam sera freiné par les forces rétrogrades du vieil ordre préislamique de la Jahiliyyah-Ignorance. Cependant, la communauté spirituelle et temporelle des Ahlu Beyti Rassoul Allah (s) et de leurs partisans est une réalité en ce sens qu'elle est, aujourd'hui, présente dans l'homme intérieur de centaines de millions d'hommes, de femmes et d'enfants.

Personne ne peut rester indifférent à l'assassinat d'Al-Hossein
Tout musulman devrait se sentir affligé par l'assassinat d'Al-Hossein. Car il fait partie des plus nobles des Musulmans et des plus savants des Compagnons, et il est le fils de la meilleure fille du Prophète. En outre, il était un serviteur pieux, courageux et sublime.

Un Soulèvement irréprochable
Nous ne connaissons pas un seul Compagnon ou Suivant qui ait dit, du vivant d'Al-Hossein ou après son assassinat, que le soulèvement de ce dernier avait quelque chose d'illégal.

Ziyarat Achoura
[ ... ] Puis Safwân dit : L'Imam Sâdeq (alayhi s salam) m'ordonna : " Safwân, chaque fois que tu as une demande à faire à Çááå-Dieu ('azza wa jalla), alors fais cette Ziyarat où que tu te trouves et lis ce du'â. Puis demande à ton Seigneur ce que tu veux car cela te sera donné par Çááå-Dieu. Çááå-Dieu ne trahira pas Sa Promesse à Son Prophète, de par Sa Générosité et Sa Gratitude. Louange à Çááå-Dieu ".

Sur toi le salam, Abâ Abdellah ; sur toi le salam, fils de l'Envoyé de Çááå-Dieu ; sur toi le salam, fils d'Amir Al Mo'menin (du Prince des Croyants) et du maître des Successeurs ; sur toi le salam, toi dont Çááå-Dieu réclamera la vengeance et fils de celui dont Çááå-Dieu réclamera la vengeance, toi l'offensé pour lequel justice sera demandée ; sur toi le salam et sur les âmes qui demeurent en ton seuil.

Sur vous tous de ma part le salam de Çááå-Dieu pour toujours, tant que j'existe et que durent la nuit et le jour.
ô ! Abâ Abdellah, le malheur de ta perte est immense et cette épreuve est terrible et difficile à supporter pour nous et pour tous les gens de l'Islam. Et pour tous ceux qui demeurent dans les Cieux, ce malheur, aussi, est terrible et immense. Que Çááå-Dieu maudisse un peuple qui a édifié les fondements de l'injustice et de l'oppression sur vous, Ahlul Beyt. Que Çááå-Dieu maudisse un peuple qui vous a interdit le rang dont vous étiez dignes et qui a usurpé le degré que Çááå-Dieu vous avait particulièrement octroyé. Que Çááå-Dieu maudisse un peuple qui vous a assassiné et qu'IL maudisse ceux qui lui ont facilité la réalisation de ce meurtre.

Auprès de Çááå-Dieu et auprès de vous je déclare mon rejet d'eux, de leurs partisans, de leurs fidèles et de leurs amis. ô ! Abâ Abdellah, je suis en paix avec ceux qui sont en paix avec vous et je suis en guerre contre ceux qui sont en guerre contre vous, jusqu'au Jour de la Résurrection. Que Çááå-Dieu maudisse les gens de Ziyâd et les gens de Marwân. Que Çááå-Dieu maudisse tous les Bâni Omayah sans exception. Que Çááå-Dieu maudisse Ibn Madanah. Que Çááå-Dieu maudisse Omar Ibn Sa'd. Que Çááå-Dieu maudisse Shemr.

Que Çááå-Dieu maudisse un peuple qui est monté en selle, qui a bridé ses chevaux et qui s'est préparé en vue de te combattre. Par mon père et ma mère (qu'ils soient ta rançon), la peine que je ressens pour toi est immense. Je demande à Çááå-Dieu, qui t'a honoré de ton rang et par toi m'a honoré, qu'IL m'octroie de te venger au côté d'un Imam victorieux des Gens de la Maison de Mohammed (salla Ilâh 'alayhi wa âlihi).

Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! fais que par (la Grâce de) Hossein (Alayhi s salam) je mérite Ta considération dans le monde d'ici bas et dans l'autre monde. ô ! Abâ Abdellah, je demande à être rapproché de Çááå-Dieu, de Son Envoyé, de Amir Al-Mo'eminin, de Fâtema, de Hassan et de toi en raison de mon amour pour toi et de mon rejet et de mon désaveu de ceux qui t'ont combattu et t'ont déclaré la guerre et de mon rejet de ceux qui ont bâti les fondements de l'injustice et de l'oppression sur vous.

Je déclare auprès de Çááå-Dieu et de Son Envoyé mon rejet de qui a bâti ces fondements et a élevé dessus son édifice et a donné cours à son oppression et à son injustice sur vous et vos partisans. Je les désavoue auprès de Çááå-Dieu et de vous, et je demande à être rapproché de Çááå-Dieu puis de vous en raison de mon allégeance envers vous et de l'allégeance envers votre Wali et en raison de mon rejet de vos ennemis et de ceux qui vous ont déclaré la guerre et le rejet de leurs partisans et de ceux qui les ont suivis. Je suis en paix avec qui est en paix avec vous et je suis en guerre contre qui est en guerre contre vous, je suis l'ami de qui est votre ami et l'ennemi de qui est votre ennemi.

Je demande à Çááå-Dieu, qui m'a honoré de votre connaissance et de la connaissance de vos amis et m'a gratifié de désavouer vos ennemis, qu'IL me donne place auprès de vous dans le monde d'ici bas et dans l'autre monde et qu'IL me confirme dans un état de sincérité fidèle envers vous dans le monde d'ici bas et dans l'autre monde. Et je LUI demande de me faire atteindre au rang élogieux que vous avez auprès de Çááå-Dieu et de me gratifier de réclamer votre vengeance au côté d'un Imam guidé (par Çááå-Dieu) et guidant (les hommes), apparaissant et annonçant la Vérité, de parmi vous.

Je demande à Çááå-Dieu, de par votre droit et par le statut que vous avez auprès de LUI, qu'IL me donne pour mon affliction pour vous mieux que ce qu'IL donne à un malheureux atteint par la peine aussi grande que celle ci et dont le préjudice est aussi immense pour l'Islam et pour tous les Cieux et la Terre.
Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! Place moi parmi ceux que, dans cet endroit (Haram Moqaddas), TU combles de Tes Prières, de Ta Miséricorde et de Ton Pardon.
Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! Fais moi vivre de la façon dont ont vécu Mohammed et la Famille de Mohammed et fais moi mourir de la façon dont sont morts Mohammed et la Famille de Mohammed.

" Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! C'est un jour dont se sont félicités les Bani Omayah et le fils de la dévoreuse de foie, le maudit fils du maudit, (maudit) par Ta Parole et par la bouche de Ton Prophète (salla llâh alayhi wa âlihi) dans chaque endroit et dans chaque demeure où s'est arrêté Ton Prophète (salla llâh alayhi wa âlihi). Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! Maudis Abâ Sofyan, Moâwiyah, et Yazid fils de Mo'âwiyah ; que Ta malédiction soit sur eux pour l'éternité. C'est un jour dont se sont réjouis les gens de Ziyad, et les gens de Marwan pour avoir assassiné Hossein (salawâto Ilâh alayhi).
Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! décuple sur eux la malédiction venant de Toi et le châtiment terrible.
Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! Je recherche Ta proximité en ce jour, dans cet endroit et pour tous les jours de ma vie, par le rejet et le désaveu envers eux et la malédiction sur eux et par l'amour pour Ton Prophète et la Famille de Ton Prophète (alayhi wa alayhimo s salam).

Les cent malédictions [A répéter cent fois]

Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! Maudis le premier tyran qui a opprimé le droit de Mohammed et de la Famille de Mohammed et le dernier qui l'a suivi en cela. Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! Maudis le groupe qui a combattu Hossein, qui a formé coalition, qui a pactisé et qui a suivi en vue de son assassinat. Allahomma ô ! Mon Dieu ! Maudis les tous !

Les cent bénédictions [A répéter cent fois]
Sur toi le salam, Abâ Abdellah et sur les âmes qui demeurent en ton seuil. Sur toi, de ma part, le salam de Çááå-Dieu pour toujours tant que j'existe et que durent la nuit et le jour. Que Çááå-Dieu ne fasse pas que ce soit mon dernier engagement à vous rendre visite. Le salam soit sur Hossein, sur Ali fils de Hossein, sur les enfants de Hossein et sur les compagnons de Hossein. Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! Attribue particulièrement ma malédiction au premier des oppresseurs et commence par lui en premier. Puis maudis le deuxième, le troisième et le quatrième. Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! Maudis Yazid en cinquième puis maudis Obaydallah Ibn Ziyad, Ibn Marjânah, Omar Ibn Sa'd, Shemr, les gens de Abou Sofian, les gens de Ziyad, et les gens de Marwan, jusqu'au Jour de la Résurrection. Allahomma ô ! Mon Dieu ! Louange à TOI de la louange de ceux qui TE remercient de cette peine (qu'ils éprouvent pour Hossein). Louange à TOI pour l'immensité de mon affliction.

Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! Gratifie moi de l'intercession de Hossein le Jour de l'entrée (auprès de TOI) et confirme-moi cet état de sincérité fidèle envers TOI au côté de Hossein et des compagnons de Hossein qui ont sacrifié leur vie pour Hossein (alayhi s salam) ".

Du'a Invocation Alqameh à réciter après la Ziyarat Achoura

Sâleh Ibn Oqbah et Sayf Ibn Omayrah rapportent de Alqameh Ibn Mohammed Hazhrami : J'ai demandé à l'Imam Bâqer (alayhi s salam) : " Apprenez-moi une invocation du'a que je réciterai ce jour, chaque fois que je rendrai visite à l'Imam Hossein (alayhi s salam) sur place, et une invocation du'a que je réciterai chaque fois que je ne lui rendrai pas visite sur place mais que je le saluerai depuis une des villes éloignées, depuis ma maison ".

Il me répondit : " Alqameh, chaque fois que tu auras prié les deux rakat après avoir salué en direction de l'Imam Hossein (alayhis salam), alors récite ceci [...] ". ? Çááå-Dieu ! ? Çááå-Dieu ! ? Çááå-Dieu ! CELUI qui répond aux prières des désemparés, qui soulage la peine des affligés, qui vient au secours de ceux qui appellent au secours, qui vient à l'aide de ceux qui appellent à l'aide. CELUI qui est plus proche de moi que ma veine jugulaire, qui Se place entre l'homme et son cœur, qui Se trouve au site le plus élevé et à la séparation de l'horizon, le Clément, le Miséricordieux dominant le Trône. CELUI qui reconnaît la traîtrise dans les regards et ce qui est caché dans les poitrines mais Auquel rien n'est caché. CELUI pour lequel aucune voix ne ressemble à une autre, qui ne confond pas les demandes (les unes avec les autres), que n'importune pas l'insistance des suppliants. CELUI auquel rien n'échappe, qui peut rendre tout ce qui a échappé et qui réunit tout ce qui est épars, qui donne une nouvelle vie aux âmes après la mort. CELUI qui chaque jour suscite un nouveau cycle. CELUI qui attribue ce dont il est besoin, qui efface les peines, qui donne ce qui est demandé, qui possède ce qui est désiré, qui subvient aux besoins, qui subvient à toute chose et aucune chose dans les Cieux et sur la Terre ne peut se passer de LUI.

Je te demande par le droit de Mohammed, Sceau des Prophètes, et de Ali, Prince des Croyants, par le droit de Fâtema, fille de Ton Prophète, et par le droit de Hassan et de Hossein. Par eux je me tourne vers TOI depuis cet endroit (Haram Moqaddas), par eux je demande recours, par eux je demande intercession auprès de TOI. Par leur droit, je TE demande et je TE conjure avec force et détermination, par le statut qu'ils ont auprès de TOI et par la valeur qu'ils ont pour TOI par laquelle TU les as privilégiés par rapport aux Mondes.

Et par Ton Nom que TU as placé auprès d'eux et que TU leur as particulièrement attribué en dehors des Mondes et par lequel TU les as distingués et TU as distingué leur mérite au delà du mérite des Mondes à tel point que leur mérite dépasse le mérite de (tous) les Mondes réunis. Je TE demande de prier sur Mohammed et la Famille de Mohammed et d'effacer ma peine, mon souci et mon désarroi, de subvenir à la gravité de mes affaires, de régler ma dette, de me protéger de la pauvreté, de me protéger du besoin, de me dispenser d'avoir à demander aux créatures. D'écarter de moi le souci de celui dont je crains le souci, la rigueur de celui dont je crains la rigueur, la peine de celui dont je crains la peine, le mal de celui dont je crains le mal, la ruse de celui dont je crains la ruse, l'injustice de celui dont je crains l'injustice, l'oppression de celui dont je crains l'oppression, le pouvoir de celui dont je crains le pouvoir, la fourberie de celui dont je crains la fourberie, la puissance de celui dont je crains la puissance sur moi. Et de détourner de moi la ruse des rusés et la fourberie des fourbes.

Allahomma ô ! Mon Dieu ! A celui qui me veut du mal retourne lui ce mal, celui qui veut me tromper retourne sur lui sa tromperie, et détourne de moi sa ruse, sa fourberie, son adversité et ses machinations. Empêche le (de me causer du tort) comme TU veux et quand TU veux. Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! Occupe le par une misère dont TU ne le relèveras pas, par une épreuve dont TU ne le protégeras pas, par une indigence dont TU ne le soustrairas pas, par une maladie dont TU ne le guériras pas, par une humiliation dont TU ne le relèveras pas et par une pauvreté dont TU ne le délivreras pas.

Allahomma ô ! Mon Dieu !! Mets la face de l'humiliation et fais entrer la pauvreté dans sa maison et la maladie et le mal dans son corps afin que TU l'occupes et le détournes de moi sans cesse et pour toujours. Fais lui oublier mon souvenir comme il a oublié le Tien. Détourne de moi son oreille, son regard, sa langue, sa main, son pas, son cœur et tous ses membres, fais pénétrer la maladie dans chacun d'eux et ne le guéris pas afin que cela soit pour lui une préoccupation qui le détourne de moi et de mon souvenir. Et protège moi, TOI qui protège de ce que nul autre que TOI ne protège, car TU es le Protecteur et nul autre protecteur que TOI, TU es Celui qui vient au secours et nul autre secoureur que TOI, TU es Celui qui défend et nul autre défenseur que TOI.

Est perdant celui qui prend pour protecteur autre que TOI, pour secours autre que TOI, pour refuge autre que TOI, pour abri autre que TOI, pour asile autre que TOI et pour sauveur une des créatures, en dehors de TOI. TU es ma confiance, mon espoir, mon refuge, mon abri, mon asile et mon salut. A TOI, je demande la réussite et le succès et par Mohammed et la Famille de Mohammed, je me tourne vers TOI et je demande recours et intercession. Et je TE demande, ô ! Çááå-Dieu ! ô ! Çááå-Dieu ! ô ! Çááå-Dieu ! A Toi la louange et le remerciement, vers TOI s'élève la plainte et à TOI je demande de l'aide. Je TE demande, ô ! Çááå-Dieu ô ! Çááå-Dieu ! ô ! Çááå-Dieu ! par le droit de Mohammed et de la Famille de Mohammed, de prier sur Mohammed et la Famille de Mohammed, d'effacer ma peine, mon souci et mon désarroi dans cet endroit comme TU as effacé la peine, le souci et le désarroi de Ton Prophète et comme TU l'as protégé de la menace de son ennemi.

Défends moi comme TU l'as défendu, délivre moi comme TU l'as délivré, protège moi comme TU l'as protégé, détourne de moi la menace de ce dont je crains la menace, la difficulté de ce dont je crains la difficulté et le souci de ce dont je crains le souci, sans que cela ne me cause du tort. Fais que je reparte (d'ici) mes demandes exaucées et ayant obtenu la résolution de ce qui me cause de la peine et souci pour ma vie dans l'Au delà et ici bas. ô ! Amir Al-Mo'menin ! ô ! Abâ Abdellah ! Sur toi le salam de Çááå-Dieu pour toujours tant que j'existe et que durent la nuit et le jour. Que Çááå-Dieu ne fasse pas que ce soit mon dernier engagement à venir vous rendre visite et que Çááå-Dieu ne me sépare pas de vous.

Allahomma ô ! Mon Dieu ! ! Fais moi vivre comme ont vécu Mohammed et sa descendance et fais moi mourir comme ils sont morts. Fais que je décède en membre de leur communauté et que je sois ressuscité parmi leur groupe. Ne me sépare jamais d'eux un seul instant dans le monde d'ici bas et dans l'autre monde.

ô ! Amir Al-Mo'menin ! ô ! Abâ Abdella, je suis venu vous rendre visite demandant recours à Çááå-Dieu, votre Seigneur et le mien, me tournant vers LUI par votre intermédiaire et requérant votre intercession auprès de Çááå-Dieu, exalté soit IL, dans cette demande. Alors, intercédez pour moi car vous avez auprès de Çááå-Dieu rang louable, honneur, considération, degré élevé et crédit. Je repars d'auprès de vous m'attendant à ce que ma demande soit exaucée, que son accomplissement et sa réussite soient accordés par Çááå-Dieu grâce à votre intercession pour moi auprès de Çááå-Dieu. Que je ne sois pas déçu(e) et que je ne reparte pas avec perte et dommage, mais que je reparte avec l'espoir du succès, de la réussite et de l'accomplissement favorable de toutes mes demandes. Alors intercédez pour moi auprès de Çááå-Dieu.

Je repars avec ce que Çááå-Dieu veut et décide, il n'y a de puissance et de force qu'en Çááå-Dieu, m'en remettent à Çááå-Dieu, prenant refuge en LUI, reposant ma confiance sur Çááå-Dieu. Et je dis : "Çááå-Dieu me suffit, Çááå-Dieu entend celui qui L'invoque, je n'ai en dehors de Çááå-Dieu et de vous, ô ! mes maîtres, d'autre extrémité. Ce que Çááå-Dieu veut est, et ce qu'IL ne veut pas n'est pas. Il n'y a de puissance et de force qu'en Çááå-Dieu ! ". Je vous fais mes adieux et que Çááå-Dieu n'en fasse pas mon dernier engagement envers vous. Je repars, ô ! Mon Seigneur! ô ! Amir Al-Mo'menin, et toi, ô! Abâ Abdellah, sur vous mon salam tant que se suivent la nuit et le jour. Que mon salam soit perpétuellement sur vous et que, si Çááå-Dieu veut, il soit objet de votre agrément, et je LUI demande par votre droit de vouloir cela et de l'accomplir car IL est digne d'éloges et noble. Je repars d'auprès de vous, ô ! mes maîtres, ayant fait acte de repentir, louant et remerciant Çááå-Dieu, et espérant une réponse. Sans être désespéré ni découragé, de nouveau, je reviendrai vous rendre visite sans me lasser de vous et de vous visiter. Si Çááå-Dieu veut, je reviendrai vous voir. Il n'y a de puissance et de force qu'en Çááå-Dieu. ô! Mes seigneurs, je suis venu à vous pour vous rendre visite avec désir et empressement alors que les gens du monde d'ici bas ont renoncé à vous rendre visite. Alors que Çááå-Dieu ne me prive pas de ce que j'espère et de ce que je souhaite en vous rendant visite car IL est proche et IL exauce (les demandes).

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