Aperçu des Grandes Ames de l’Humanité
 
Le lien : Intelligence monothéiste Idéal islamique mohammadien

Le martyre des Ahlul Beyt (pse)-Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ a eu lieu pour ne pas laisser s'imposer à tous les peuples l'Ignorance. Il a eu lieu pour que prévale la conscience de la vocation de l'humanité à réaliser dans son islamité originelle faite de croyance monothéiste et de belle et bonne sociabilité la loi du Salam Paix qui est l'âme de toute vie en communauté.

Il est clair aussi que l'Imam Ali (s) en tant que premier pilier du Collège des " Douze Solidaires " et premier Guide des gens de la Croyance ne sait s'inféoder, en ce qui concerne les rapports théologiques et politiques, à ses détracteurs, ni à un pouvoir ni à un régime particulier qui refusent d'adhérer au principe révélé du Cycle de la Guidance nommé en Islam : Imamat. L'Imam Ali (s) n'a pas reçu mandat de prendre pour vraies et justes des doctrines ou opinions d'origine purement et simplement humaine soumises à l'éphémère de la durée de la vie de leurs inventeurs.

Dans l'un de ses nombreux propos, l'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) rappelle effectivement la primauté à donner aux Livres révélés pour mener à bien la spiritualisation, la socialisation, le progrès, l'entente sociale vers les Jardins du " Salam de l'Islam ". Il (s) précise clairement le niveau des connaissances qu'un dirigeant doit posséder pour mener à bien la direction de ses administrés.

L'Imam Ali (s) dit : " Si l'honneur qui me revient m'était reconnu par les hommes, je gouvernerais parmi les Gens de la Thora, par la Thora, jusqu'au Sublime retour vers Çááå-Dieu ; et je gouvernerais parmi les Gens de l'évangile, par l'évangile, jusqu'au Sublime retour vers Çááå-Dieu ; et je gouvernerais parmi les Gens des Psaumes, par les Psaumes, jusqu'au Sublime Retour vers Çááå-Dieu. Et si ce n'était un verset mentionné dans le Saint Coran, je vous informerais de ce qui adviendra jusqu'au Jour de la Résurrection... Je connais la Thora mieux que les Gens de la Thora et je connais l'évangile mieux que les Gens de l'évangile... Par Çááå-Dieu ! Il n'y a pas une seule lettre qui soit révélée à Mohammed (pslf) sans que j'en connaisse pour qui elle est descendue. Malheur à eux ! (les hypocrites) n'ont ils pas lu : " Ceci se trouve, certes, dans les Tables anciennes, les Tables d'Abraham et de Moïse ".

" Par Çááå-Dieu ! J'en dispose, je l'ai hérité du Messager de Çááå-Dieu (pslf) et le Messager de Çááå-Dieu (pslf) l'a hérité d'Abraham et de Moïse. Malheur à eux ! Par Çááå-Dieu! Je suis celui que Çááå-Dieu désigne ainsi : " Que toute ouïe fidèle conserve ".

" Lorsque nous nous trouvions chez le Messager de Çááå-Dieu (pslf), il nous enseignait la Révélation, je l'assimilais et elle leur échappait ; dès que nous sortions ils disaient : " Qu'a-t il dit ce jour ? ".

Ce qui importait pour l'Imam Ali (s) et l'Idéal islamique mohammadien dont il (s) est le gardien c'est que la Religion ne peut être une caution morale à une quelconque idéologie-système forgée sur la déviance, et que la foi islamique ne peut être ni liée ni soumise au vieil ordre de la Jahiliyyah. Son objectif étant de faire constater à ses censeurs que l'Idéal Islamique mohammadien est lié à l'Intelligence. Que la poussée de la modernité théologique et politique instaurée par le Prophète Mohammed (pslf) à Médine a surgi dans l'histoire des hommes comme une manifestation spirituelle et temporelle de l'inspiration divine des Saints Versets du Coran Inimitable, ferment de la vie religieuse, politique, économique, juridique, sociologique, des peuples et des Nations.

L'Imam Ali (s) apporte le principe de la Guidance au cœur de l'histoire humaine. Pour que le genre humain sorte de l'ère de l'Ignorance vers l'ère de l'Idéal islamique mohammadien qui établit les âmes dans la vérité du Monothéisme pur, glorificateur du postulat de l'Unicité de Çááå-Dieu, exalté soit IL, ainsi que de la confirmation de Sa Puissance dans la Sainte écriture du Coran vraiment inimitable : " Vous ne pouvez vous opposer à Sa puissance ni sur Terre, ni dans le Ciel. Vous n'avez, en dehors de Çááå-Dieu, ni maître ni défenseur ". - " Vous ne sauriez, sur la Terre, vous opposer à la puissance de Çááå-Dieu. Vous n'avez, en dehors de Lui, ni maître ni défenseur ". - " Quiconque veut la puissance devrait savoir que la puissance appartient en totalité à Çááå-Dieu ". - " Ils prennent pour amis des incrédules de préférence aux Croyants. Recherchent ils la puissance auprès d'eux ? La puissance, en totalité, appartient à Çááå-Dieu ".

Extrait d'un discours dans lequel l'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) décrit la puissance de Çááå-Dieu, exalté soit IL, Sa grandeur exclusive et inégalable : " Toute chose s'humilie sans murmure devant Çááå-Dieu et toute chose subsiste par Lui. IL est la richesse du pauvre, la gloire de l'humble, la force du faible, le refuge du persécuté. Lorsque vous parlez IL entend votre voix, lorsque vous gardez le silence, IL connaît votre secret. Celui qui vit Lui doit ses biens, celui qui meurt s'en retourne vers Lui.

" Quel œil a pu Te voir pour Te décrire à nous ? Bien plus, Tu es avant que Tes créatures n'aient songé à Te décrire. Tu n'as pas créé Tes créatures pour combler Ta solitude, Tu ne les as pas visitées pour en tirer avantage. Nul ne saurait devancer Ton appel, nul ne saurait échapper à Ta prise.

" Celui qui Te désobéit ne diminue en rien Ta puissance ; celui qui T'obéit n'augmente en rien Ton pouvoir. Il ne saurait renverser Ton ordre, celui qui repousse Tes décrets, de même le rebelle ne pourrait se passer de Toi. Tout secret est pour Toi évidence, tout mystère est pour Toi témoignage patent. Tu es l'éternité ; Tu transcendes le temps ; Tu es la fin. Tu es le but et il n'y a de Guide devant Toi qu'envers Toi. Tu tiens dans les mains les rênes de toute bête et la destinée de toute âme.

" Gloire à Toi ! Comme Tu es Sublime ! Gloire à Toi ! Comme ce que nous voyons dans Ta création est sublime ! Et comme toute grandeur est petite au regard de Ta puissance ! Quelle magnificence nous voyons dans ton règne !

" Et combien elle est insignifiante devant ce qui nous échappe ! Quelles largesses dans tes bontés dans l'au delà ! ".
" Il est Çááå-Dieu, point de divinité si ce n'est Lui, savant de l'occulte et du manifeste, IL est le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux; IL est Çááå-Dieu, point de divinité si ce n'est Lui, Roi, Saint, Paix, Protecteur, Dominateur, Tout Puissant, Impérieux et Fier, pureté à Lui de ce qu'ils associent ; Il est Çááå-Dieu, le Créateur, le Producteur, le Formateur, à Lui les plus beaux Noms, tout ce qui est dans les Cieux et sur Terre proclame Sa transcendance et IL est le Tout Puissant, le Sage ".

" Çááå-Dieu !... Il n'y a de Çááå-Dieu que Lui le Vivant, Celui qui subsiste par Lui même ".
" Çááå-Dieu est le dispensateur de tous les biens. IL est le Maître inébranlable de la force ".

L'IMAM : Lieu des patrimoines du Bien, du Vrai, du Bon et du Beau

L'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) est donc formé à la primauté des valeurs intérieures sur les valeurs exclusivement externes. Il (s) sait que ces dernières sont bien souvent données par la richesse ou les connaissances de surface sans aucune construction de l'homme intérieur et profond. Il (s) constate dans la Tradition du Saint Prophète Mohammed (pslf) le sens transcendant de l'inviolabilité des consciences, de l'exacte pratique de la justice sur les " grands " comme sur les " petits ". De l'obligation d'être juste pour ceux qui commandent, de gérer avec droiture les biens communs à tous et les avoirs du Trésor public, d'appliquer et de faire appliquer la Convention Islamique des Droits et des Devoirs, d'étendre à tous l'éthique et la justice inscrites dans le Contrat social islamique. Bref, il (s) vit directement dans la proximité du Prophète Mohammed (pslf) le savoir coranique et les connaissances islamiques aptes à la Guidance de l'humanité. Sous l'inspiration islamique, méconnue souvent mais agissante, la conscience humaine a compris l'importance de ce qui fut révélé à La Sainte Mecque.

L'Imam Ali (s) a à défendre l'ultime Révélation tout au long de sa vie qui se termine par le martyre. Puis ce sera le tour de ses enfants, puis des autres Imams exception faite pour le Douzième Imam (s).

L'Imam Ali (s) reproche aux tenants du pouvoir de fait d'exister que par la force, la ruse et la menace sans jamais parvenir à exister dans la communion avec le peuple, seule forme possible de l'entente sociale, d'éveil à la civilisation et à l'humanité composée de gens libres, adultes, matures, égaux en droits et en devoirs tel que le lui avait donné à voir le Prophète Mohammed (pslf). Ce qui l'amène à considérer que du fait même que l'autorité a sa source en Çááå-Dieu et non dans l'homme, sauf si Çááå-Dieu lui en donne mandat, aucun homme et groupe d'hommes n'ont par eux mêmes le droit de s'imposer par la force et la menace aux autres. Il (s) trouve injuste qu'en tant que membres d'un corps unique, celui de l'humanité, les hommes soient considérés comme de simples instruments du pouvoir de fait.

Bien sûr, ce pouvoir ne veut pas que les gens aient accès à l'enseignement de l'Imam Ali (s) de crainte qu'ils comprennent l'Idéal islamique mohammadien du pouvoir de droit. Une pensée qui fait comprendre à chacun qu'il a le droit de diriger lui même sa propre vie selon des principes appris pour la mener à bien de manière qu'il soit responsable de ses actes devant Çááå-Dieu, exalté soit IL, et devant ses congénères.

L'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) sait qu'une communauté d'hommes libres n'intéresse nullement les censeurs de la ligne de libération et d'émancipation théologique et politique du Prophète Mohammed (pslf). D'autant que cette communauté a été dotée de toutes les prescriptions spirituelles et temporelles lui permettant de s'émanciper et de s'affranchir de la domination de l'Ignorance sur laquelle l'idéal théologique et politique islamique a jeté le filet de l'Intelligence pour la saisir et l'emprisonner.

L'Imam Ali (s), après le Prophète Mohammed (pslf), a soutenu que la Vérité et la Justice sont nourricières de l'élévation de la nature humaine, le Faux et l'Injustice étant les causes de sa déshumanisation.

L'Imam Ali (s) fut assassiné par un fanatique qui lui donnera par derrière un coup de sabre empoisonné sur la tête alors qu'il (s) était en prière dans la mosquée de Kufa. Cela s'est passé le 19 de Ramadan de l'an 40 de l'Hégire ; il décédera le 21 du même mois. L'humanité venait d'être amoindrie et mutilée. C'est pourquoi cet événement de nos jours est célébré dans la douleur dans le Monde entier. Paix et salutations sur tous les Prophètes, sur la Mère de Jésus, la Sainte et Pure Marie, sur la " mère des Croyants ", la vénérée Khadidja, sur le Prophète Mohammed et sur sa Famille purifiée.

" ô ! Ali ! déclare le Prophète, que Çááå-Dieu prie sur lui et sa Famille, n'eut été nous, Çááå-Dieu n'aurait créé ni Adam, que la Paix soit avec lui, ni ?ve, ni le Paradis ni l'Enfer, ni le Ciel ni la Terre...

" Puis, lorsqu'ils contemplèrent l'immensité de notre modalité, nous proclamâmes l'inexistence d'autre divinité que Lui afin que les anges sachent qu'il n'est pas de divinité si ce n'est Çááå-Dieu et que nous sommes des serviteurs et non pas des divinités qu'il faudrait servir avec Lui ou en dessous de Lui ; ils dirent alors " point de divinité si ce n'est Dieu "...

" Puis, lorsqu'ils contemplèrent la toute puissance et la force que Çááå-Dieu nous avait conférées, nous dîmes : " pas de puissance ni de force si ce n'est Çááå-Dieu " afin que les anges sachent que nous n'avions de puissance et de force que par Çááå-Dieu. Puis, lorsqu'ils contemplèrent l'obligation de nous obéir, dont Çááå-Dieu nous avait gratifiés et qu'IL avait imposée, nous dîmes " louange à Çááå-Dieu " afin que les anges sachent la louange que nous devons à Çááå-Dieu, ta'âlâ dhikruhu, pour Ses grâces, et les anges dirent " louange à Çááå-Dieu".

Le martyre

" Le Prophète (pslf) avait annoncé à Ali (s) qu'il connaîtrait le martyre sur le Chemin de Çááå-Dieu. Le jour de la bataille imposée de Uhud, l'Imam, Guide des Croyants, sera triste de n'avoir pas été ce jour-là, un martyr. Le Prophète (pslf) le consolera par ces paroles : " Le martyre est derrière toi, et te pourchasse ! ". L'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) fait partie des conscients qui savent que l'heure de la mort est toujours présente et qui se préparent à chaque instant à mourir. C'est pourquoi, il (s) exhorte à l'action continue, car il n'est pas connu quand les yeux se ferment à ce monde d'ici-bas pour s'ouvrir pleins d'appréhension sur le Monde de l'éternité. Il (s) recommande de vivre sur la Terre comme des voyageurs qui laissent derrière eux leurs demeures. Aux âmes de se faire dès maintenant des amis en honorant les Saints des Gens de la Demeure Prophétique /Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ et en imitant leurs œuvres, afin qu'arrivé au terme du voyage, elles soient chaleureusement et bien accueillies auprès de la Source de vie " Al Kauçar ".

L'Histoire Sainte Islamique rapporte ceci : " Le jour de la bataille imposée du Fossé, il (s) sera blessé à la tête par un ennemi de la Révélation, Ibn Abd Woud. Le sang pur coulait sur son saint visage.

" Alors, le Messager (pslf) de Çááå-Dieu viendra soigner la plaie de la honte en lui (s) disant ceci : " En quels lieux serai-je le jour où le plus minable des insensés te frappera à la tête et que ton sang inondera ta barbe ? ".

La générosité de l'Imam Ali (s), bienfaiteur de l'humanité, se mesure aussi à la grandeur de son martyre continu et à l'excellence des bienfaits dont il (s) a gratifié l'humanité. Car ils sont vraiment ineffables les bienfaits qu'il (s) prouve encore à travers l'allégeance à son Droit à la Succession : le Paradis ouvert et l'Enfer fermé ; la vraie Vie après la mort et le déshonneur vaincu ; la foi, sans laquelle les âmes sont parmi celles dont le statut est rébellion, agitation, incertitude, angoisse et doute ; l'espérance qui console, soutient, donne un sens à la joie et à la peine ; la fraternité, qui unit les croyants et les hommes entre eux pour plaire à Çááå-Dieu ; le Cycle de la Guidance, par lequel il y a enseignement et éducation ; l'Imam du Temps (s), la Preuve de la Lumière continuelle ; la valeur du martyre, ce lien mystérieux qui unit le Croyant et la Croyante de la vie d'ici-bas avec ceux déjà en place dans la Vie de l'Au-delà.

" Lors du sermon du Messager (pslf) de Çááå-Dieu, le dernier vendredi du mois de Jeûne, Ramazan, il (pslf) citera tous les bienfaits qu'apporte avec lui ce mois béni. " Ali (s), présent dans l'assemblée des Croyants, se leva pour le (pslf) questionner : " Quelle est la meilleure action à accomplir durant ce mois sacré ? ". " Il (pslf) lui fera la réponse suivante : " ô Aba Al-Hassan, la meilleure conduite c'est de s'abstenir de ce qui est prohibé ! Par Çááå-Dieu ! Le Tout-Puissant ! Le Très-Haut ! … puis il (pslf) se mit à pleurer à chaudes larmes "…

" Ali (s) l'implora : " Pourquoi pleures-tu, ô Messager de Çááå-Dieu? ".
" Le Prophète (pslf) lui révéla alors sa destinée : " ô Ali ! Je pleure sur ce qu'il t'arrivera durant l'un de ces mois de jeûne ! Je te vois en action de prière, face à Ton Seigneur, et la plus damnée des créatures de ce Monde d'ici-bas, celle comparable à l'insensé coupe jarrets de la Chamelle de Çááå-Dieu qui vivait parmi le peuple du Prophète Thamoud (s), se jettera sur toi par derrière, un sabre empoisonné à la main.

" Il te blessera profondément à la tête et ton sang pur viendra colorer ta barbe ! ".
" La première préoccupation de l'Imam Ali (s) se dévoila dans sa question : " ô ! Envoyé de Çááå-Dieu ! Cela m'arrivera-t-il à un moment de foi très élevé ! ". " Le Prophète Mohammed (pslf) lui confirma l'ampleur de sa foi lors de ce jour de la tristesse pour tous les Croyants et toutes les Croyantes : " ô Ali ! Ta foi sera au degré le plus haut ! ".

Les ultimes recommandations

" Il nous a été rapporté que Souleym Ben Al-Hilali a dit : "J'ai assisté à la rédaction du testament dicté par l'Imam Ali (s) et destiné à son fils Al-Hassan (s). Il (s) avait fait témoigner Son fils Al-Hossayn (s), issu de son premier mariage, Mohammed, issu d'un second mariage, ainsi que d'autres enfants, les chefs de sa famille et de ses partisans : " J'ai reçu l'ordre du Messager (pslf) de Çááå-Dieu de te remettre ses livres et son arme comme il (pslf) me les avait transmis avant sa mort.
" Il (pslf) m'a recommandé de te dire de les transmettre à ton tour, avant ta mort, à ton frère Al-Hossayn (s). S'adressant à celui-ci : Le Messager (pslf) de Çááå-Dieu te recommande de les remettre à ton fils, Ali (s). Puis, il (s) s'adressera à Ali (s) Zayn al-Abidin : le Messager (pslf) de Çááå-Dieu te recommande de les transmettre à ton fils Mohammed Ben Ali (s) ainsi que ses salutations et les miennes.

" Se tournant vers Al-Hassan (s) : ô mon fils ! Tu es mon Successeur après mon décès. Je te rappelle que la peine à appliquer à mon assassin après sa condamnation ne peut dépasser le principe du talion " coup pour coup ", sans plus.

" Je te demande de bien vouloir prendre note de ce qui suit : Grâce au Nom de Çááå-Dieu, Le Tout-Miséricordieux et Très-Miséricordieux, ceci est le texte du testament du Guide des Croyants : Ali ibn abi Tâleb. J'atteste qu' : " il n'y a d'autre divinité en dehors de Çááå-Dieu, l'Indivisible, sans associé, et que Mohammed est Son Prophète, Son Serviteur et Son Messager ", envoyé avec la juste direction et la Religion vraie, afin qu'elle triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu'en aient ceux qui associent. Puis il (s) cita le verset coranique suivant : " Et en vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Çááå-Dieu, Seigneur de l'Univers, à Lui nul associé. Voilà ce qu'il m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre ".

" S'adressant à ses deux fils Al-Hassan et Al-Hossayn : " Je vous recommande de pratiquer la piété, de dédaigner les séductions du monde d'ici-bas, de ne rien regretter de ce qui vous en échappera, de toujours proclamer le vrai, d'œuvrer pour l'éternité. Soyez les adversaires du tyran et le soutien de l'opprimé. Je vous recommande encore, ainsi qu'à tous mes descendants, à mes proches, et aux Croyants, qui prendront connaissance de ce testament, d'être pieux et d'adorer Çááå-Dieu, Votre Seigneur. Ne mourez pas autrement que soumis à Çááå-Dieu, et attachez-vous ensemble au Lien de Çááå-Dieu ; ne soyez pas divisés et rappelez-vous le bienfait de Çááå-Dieu à votre égard, lorsque vous étiez ennemis : c'est Lui qui réconcilia vos cœurs ".

" J'ai entendu le Messager (pslf) de Çááå-Dieu, dire : " Réconciliez les esprits est meilleur que l'ensemble des prières et du jeûne ". La haine détruit la Religion et corrompt les mœurs. Il n'y a de puissance qu'en Çááå-Dieu. Je vous recommande aussi de maintenir les liens du sang, soyez dévoués envers vos proches. Çááå-Dieu vous en félicitera le Jour du jugement dernier. Observez les directives de Çááå-Dieu à l'égard des orphelins. Qu'ils ne soient pas déchus de leurs droits dans votre société.

" J'ai entendu le Messager (pslf) de Çááå-Dieu, dire : celui qui pourvoit à la subsistance d'un orphelin jusqu'à sa majorité, Çááå-Dieu lui accordera le Paradis comme IL réserve l'Enfer à celui qui s'accapare les biens de l'orphelin.

" Encore et toujours, je vous recommande l'application du Coran, soyez les premiers à suivre ses préceptes, afin que personne ne vous y précède. Rappelez-vous d'être respectueux à l'égard de vos voisins, c'est la recommandation de votre Prophète (pslf). Il (pslf) exhortait à la solidarité de voisinage au point de nous faire penser qu'il (pslf) allait les inscrire à une part de notre héritage.

" Je vous prie de fréquenter la Demeure de Çááå-Dieu [La Sainte Kaaba à La Mecque], qu'elle ne se vide jamais tant que vous avez la vie, car son abandon nuira à votre dignité et nuira à votre prééminence. Observez avec ferveur et rigueur l'accomplissement de la prière. Elle est l'œuvre la meilleure et l'axe central de la Religion. " Acquittez-vous de l'aumône légale, elle apaise le courroux de votre Seigneur. Accomplissez le jeûne du mois sacré, il est un secours contre l'Enfer.
" Luttez avec vos biens, vos âmes et vos paroles dans la voie de Çááå-Dieu. Deux êtres se sacrifient pour Çááå-Dieu, un Imam qui enseigne la bonne direction et une personne qui s'applique à suivre son enseignement.

" Je vous implore à l'amour de la descendance de votre Prophète (pslf) et prenez garde qu'ils ne soient pas opprimés devant vous. Respectez les Compagnons de votre Prophète (pslf) qui n'ont ni innové ni soutenu un innovateur. Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) a recommandé le respect à leur égard et a maudit tout innovateur parmi eux et en dehors d'eux.

" Craignez Çááå-Dieu dans les pauvres et les miséreux, aidez-les par vos biens. Craignez Çááå-Dieu dans votre comportement envers vos épouses et envers toute personne que vous avez sous votre autorité. C'est là la dernière recommandation du Messager de Çááå-Dieu (pslf) qui a dit : Je vous recommande de prendre soin des deux faiblesses : les femmes et ceux sur lesquels vous avez une autorité, puis il (pslf) dira : Je vous recommande la prière, la prière, la prière ; ne craignez aucun polémiste dans l'adoration de Çááå-Dieu ; IL vous protégera de vos ennemis. Ne vous adressez aux gens que pour leur dire de bonnes paroles ainsi que Çááå-Dieu vous l'a recommandé. Ne cessez jamais d'ordonner le Bien et d'interdire le Mal, sous peine d'être sous le joug des médiocres et de voir, alors, vos invocations non exaucées.

" Unissez-vous les uns les autres, entraidez-vous les uns les autres, respectez-vous les uns les autres et méfiez-vous de la discorde et de la division. Encouragez-vous mutuellement à la piété et à la crainte révérencielle de Çááå-Dieu. " Ne vous encouragez pas mutuellement au crime et à la haine. Craignez Çááå-Dieu ! Çááå-Dieu est terrible en son châtiment ".

" Que Çááå-Dieu vous protège et vous bénisse, ô ! gens de la Famille et qu'IL protège en vous Son Prophète (pslf). Je vous remets à la garde de Çááå-Dieu, le Gardien par excellence. Salutations et Bénédictions.

" ô descendants d'Abdul Muttalib ! Ne versez pas le sang des Musulmans, sous le prétexte que : Le Guide des Croyants a été assassiné. Seul mon assassin doit être condamné. Si je meurs de son coup de sabre empoisonné, rendez-lui coup pour coup, sans plus. Ne le mutilez pas. Notre Prophète (pslf) prohibait la mutilation, même à l'encontre du chien enragé…

" Après un long et interminable silence, l'Imam (s) reprendra la parole : A vous tous mon Salam ! Que Çááå-Dieu vous récompense de vos bonnes œuvres. Il est votre protection. Il est certes le Meilleur Protecteur. Je vous salue Messager (pslf) de Çááå-Dieu, c'est ainsi qu'œuvrent les gens justes. Certes, Çááå-Dieu est avec ceux qui L'ont craint avec piété et ceux qui sont bienfaisants.

" L'Imam Ali (s) se tourna alors vers la Qibla. Il (s) disposa ses bras le long du corps après avoir allongé ses jambes. Il (s) ferma les paupières et dit : j'atteste qu'il n'y a de dieu que Çááå-Dieu et que Mohammed est Son Serviteur et son Messager. Puis, il (s) pénétra dans la voie du Sublime Retour vers Çááå-Dieu et Son Prophète ! ".

Le Saint Lieu

Alors, Al-Hassan et Al-Hossein se chargèrent du bain rituel pratiqué dans la Culture islamique mohammadienne. Ils constatèrent que le corps du Saint Imam est abondamment marqué de cicatrices, traces des blessures que lui infligèrent les ennemis tenaces et cruels des Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ lors de batailles imposées et face auxquelles l'Imam Ali (s) a dû faire front pour sauvegarder la Religion naturelle aux hommes ; le Livre qui l'accompagne : Le Saint Coran ; la Tradition théologique et politique du Prophète Mohammed (pslf) qui le complète et la Culture islamique mohammadienne qui en règle tous les principes. Un corps qui fut martyrisé tout au long de sa vie d'ici-bas parce qu'il était au service exclusif de la Cause du Parti de Çááå-Dieu, exalté soit-IL.

Une multitude de gens suivirent la civière. Après quelques instants, l'Imam Al-Hassan (s) leur demanda de bien vouloir s'abstenir de les accompagner. Seuls restèrent les amis intimes de l'Imam Ali (s) et ses enfants. Le cortège s'éloigna lentement de la ville de Kufa (Iraq) en direction de Nadjaf ; il faisait nuit. A un certain endroit, la civière sur laquelle reposait le corps du Saint Imam (s), dont l'avant était porté par des anges, s'abaissa alors que l'arrière reposait sur les épaules de Al-Hassan et Al-Hossayn, elle se stabilisa et là, elle fut déposée au sol. Al-Hassan accomplira la prière réservée à l'âme du défunt. Il creusa ce qui allait être le lieu de la sépulture de l'Imam (s). Parvenu à une certaine profondeur, Al-Hassan y découvrit une tombe déjà préparée à recevoir le corps de l'Imam Ali (s). Faite de bois de teck, dur, imputrescible, des mots sculptés y étaient parfaitement lisibles. L'Imam Al-Hassan (s) les traduira à l'assemblée : " C'est là un cadeau du Prophète Noé (s) au serviteur dévoué de Çááå-Dieu, enfant purifié par le Purificateur ". Alors, une voix se fit entendre à la grande surprise des gens présents : "

Faites-le descendre au cœur de la Terre Sainte, le bien-aimé désireux de rejoindre son bien-aimé ". Les cérémonies terminées, aucune trace visible ne permettra de retrouver l'endroit de l'ensevelissement du corps du Saint Imam (s), tel qu'il l'avait demandé à ses enfants, car les ennemis des Ahlu Beyti Rassoul Allah (s) avaient la triste réputation d'être des profanateurs de tombeaux. D'ailleurs, l'histoire enseignera que Al Hajaj Ben Youcef fera ouvrir des milliers de tombes installées dans le cimetière de Nadjaf, dans l'espoir de retrouver le corps de l'Imam (s). Le lieu de l'ensevelissement de l'Imam (s) restera méconnu jusqu'au règne de Haroun Arrachid.

Dans les pages de l'Histoire Sainte islamique, Abdu Allah Ben Hazm, membre de la cour de l'époque, rapporte les faits historiques suivants : " Lors d'une partie de chasse organisée par Haroun Arrachid, en dehors de Koufa, il apparût à notre vue un groupe d'antilopes vers lequel nos chiens et nos faucons furent envoyés. Ils les poursuivront plus d'une heure durant, mais les antilopes se réfugièrent sur un monticule de terre et là, elles s'y étendront. Au même instant, nos chiens et nos faucons seront plaqués au sol ; puis les antilopes abandonneront le monticule. Elles seront de nouveau pourchassées par les chiens et les faucons jusqu'à ce qu'elles retournent sur le monticule. Alors, pour la seconde fois nos chiens et nos faucons seront plaqués au sol et ainsi de suite une multitude de fois, jusqu'à ce que nos chiens et nos faucons abandonnent la poursuite du groupe des antilopes. Haroun Arrachid, surpris par la scène qui venait de se dérouler sous ses yeux, déléguera des gens de sa garde à la recherche d'un habitant des alentours. Il leur demandera de le lui ramener. Ils le rejoindront quelques instants plus tard, accompagnés d'une personne âgée nommée Assad. Haroun lui posera cette question : " Quelle est l'histoire de ce monticule ?".

" L'homme, avant de répondre, voulut assurer ses arrières : " Si vous me garantissez de demeurer libre, je vous raconterai l'histoire de ce lieu ". Haroun Arrachid le lui garantira. Alors, Assad raconta : " Mon père m'a raconté que son père lui avait dit que la tradition populaire rapportait que ce monticule était le lieu de la tombe de l'Imam Ali Ben abi Tâleb (s), et que Çááå-Dieu en avait fait un Saint endroit pour que quiconque s'y réfugie puisse y trouver la sécurité ". Haroun Arrachid s'approcha alors du monticule, se fit apporter de l'eau pour accomplir ses ablutions, se mit à prier, s'étendit sur la tombe et pleura un long moment. Par la suite, il fera construire à l'emplacement du monticule un mausolée ".

Lieu Saint, visité chaque jour depuis des siècles par une multitude de pèlerins en provenance, de nos jours, tout autant des boulevards de New York, de Tokyo, de Pékin, de Paris, de Rome, de Téhéran, de La Sainte Mecque, de Johannesburg ou de Berlin, bref, de tous les endroits où vivent les hommes.

" Dans un hadith de l'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) il est dit : D'évidence, Çááå-Dieu a distingué les Anges d'un intellect mais sans désir sexuel ni sentiment de faim, quant aux animaux Il leur a donné le sentiment de faim et le désir sans la raison. Il a exhorté l'homme en lui procurant toutes ces particularités. Conséquemment, si l'entendement de l'homme domine sa passion et sa cruauté, il atteint, alors, la station au-dessus de celle des Anges car cette station est atteinte par l'homme en dépit de l'existence d'obstacles qui ne concernent pas les Anges ".

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Deuxième Imam Successeur AL-HASSAN AL-MUJTABA BEN ALI BEN ABI TALEB Que la Paix soit avec lui

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Nom : Al-Hassan Al-Mujtaba Ben Ali Ben Abi Tâleb, que la Paix soit avec lui.
Position : Deuxième Imam successeur au Prophète Mohammed (pslf).
Nom du père : Ali Ibn Abi Tâleb (s)
Nom de la mère : Dame Fatima Az-Zahra Bint Mohammed (pslf), le Messager de Çááå-Dieu.
Noms familiers : Abu Mohammed
Noms honorifiques : Al-Mujtaba ; As-Sibt (Al-Akbar).
Lieu et date de naissance : Médine, le 15 Ramadan de l'an 3 de l'Hégire-01.03.625 après le Prophète Jésus (s).
Date de décès : Mort empoisonné le 7 Safar de l'an 50 de l'Hégire-06.03.670 après le Prophète Jésus (s).
Lieu des funérailles : Médine la Sainte, Arabie.

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Un prénom venu du Très-Haut

A L'AGE de douze années, Fatima Az-Zahra (s) fut enceinte de l'Imam Al-Hassan (s). La lumière de l'Imamat détenue par l'Imam Ali (s) allait pouvoir étinceler après lui dans cet événement. Le jour de la naissance de l'enfant approchait ; le Prophète (pslf) devait s'absenter hors de la ville, mais avant de sortir de la demeure il émettra quelques recommandations à propos de la venue au monde de l'enfant. Notamment l'ordre de ne pas le langer dans un drap de couleur jaune. Le 15 du mois de Ramadhan, de l'an 3 de l'Hégire, Fatima (s) donna naissance à son premier fils. A ce grand jour béni, Asma bint Umaïs était aux côtés de Fatima (s). Celle-ci, sans avoir mauvaise intention, langea Al-Hassan (s) dans un drap de couleur jaune, malgré la recommandation du Messager de Çááå-Dieu (pslf). Lorsque le Prophète (pslf) s'apercevra que Al-Hassan était langé dans ce drap jaune, il dira : " Ne vous ai-je pas fait la recommandation de ne pas le langer dans un drap de couleur jaune ? ".
Il l'échangea contre un drap de couleur blanche. Lorsqu'il (pslf) se renseigna à propos du prénom de l'enfant, Ali (s) lui répondit : " Je ne peux le nommer avant que tu ne le fasses toi-même ! ".

" Le Prophète : " Il en est de même pour moi tant que Mon Seigneur ne l'aura pas nommé, à Lui la Gloire et la Louange ! ". - A cet instant, Çááå-Dieu révéla à l'Ange Gabriel : " Un fils est né auprès de Mohammed, va le voir et transmets-lui Mes condoléances et congratulations. Dis-lui ceci : " Certes Ali est pour toi ce que Aaron était pour Moïse, donne-lui donc le prénom du fils de Aaron ". - Lorsque Gabriel révéla le contenu du Message au Prophète, celui-ci demanda : " Quel nom du fils de Aaron ? ". Gabriel : " Shubbar". Alors le Prophète fit remarquer : " Ma langue est arabe ".- Gabriel : " Appelle-le Al-Hassan ".

" Puis le Prophète le nomma Al-Hassan. Il (pslf) lui récita l'appel à la prière-Adhan, dans l'oreille droite, puis l'iquamat dans l'oreille gauche. Au septième jour, il sacrifia deux béliers. Il en donna un gigot à la sage-femme plus un dinar. Puis il rasa la tête du bébé et donna en aumône le poids en argent des cheveux. Finalement, le Prophète (pslf) parfuma la tête du bébé d'un parfum spécial nommé khalou, fait de safran et d'autres essences. Rappelons qu'à cette époque la coutume était de recouvrir la tête du nouveau-né avec du sang animal.

" Le Prophète (pslf) s'adressant à Asma : Asma, utiliser du sang est une coutume appartenant aux ignorants. Puis, il embrassa Al-Hassan (s) et lui donna sa langue à sucer ".

Détenteur des glorieuses traditions

Il (s) sera élevé par un Imam, son père et par un Prophète, son grand-père. Ils développeront en lui ses qualités de second Imam et il (s) est reconnu par les historiens comme celui qui ressemblait le plus " à son grand-père qu'il (pslf) avait coutume d'appeler mon fils ".
Le Prophète Mohammed (pslf) a dit : " Si l'Intelligence était un homme, celui-ci serait Al-Hassan ".

L'Imam Hassan (s) est l'homme des traités, des accords, de la patience diplomatique pour sauvegarder l'unité islamique face à l'esprit belliciste qui se perpétue même après l'assassinat de son père. En effet, la paix civile étant menacée par son détracteur, il préfère la proposition d'un Traité de Réconciliation avec son ennemi Mu'awiyeh plutôt que de mettre en danger la jeune communauté musulmane soumise à la domination des Omayyades, parmi lesquels beaucoup d'entre eux n'avaient pas de réelle inclination les motivant sincèrement à la voie islamique de la Sainte Alliance : Prophète Mohammed (pslf)-Imam Ali (s) qu'ils avaient combattue dès les premières heures de la Révélation : " Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) qui n'agit pas et ne " parle pas sous l'empire de la passion " avait démontré clairement aux gens l'affection qu'ils devaient à Al-Hassan (s) même pendant la prière à la mosquée lorsque Al-Hassan, encore enfant, grimpait sur le dos du Prophète (pslf) en prosternation, demeurant ainsi longuement jusqu'à ce qu'Al-Hassan descende de lui-même. Cette attitude publique du Prophète avait un but particulier : affirmer le droit d'Al-Hassan et de la famille du Prophète-Ahlu Beyt Rassoul Allah à succéder au Messager de Çááå-Dieu (pslf), à commander et à guider la communauté après lui (pslf) ".

L'Imam Hassan (s) a incontestablement le don de Çááå-Dieu de la courtoisie malgré la rudesse dans les rapports des opposants aux Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ. Sa courtoisie exemplaire apparaît évidente dans son comportement avec un cavalier syrien qui le maudissait. L'Imam (s) ne disait rien. Lorsque le cavalier finit par le maudire, il (s) s'approcha de lui, le salua, lui sourit et lui demanda : " ô Monsieur ! Je suppose que vous êtes étranger ici et ne m'avez pas reconnu. Si vous voulez résoudre vos problèmes, je le ferai volontiers à votre place, si vous cherchez quoi que ce soit, je vous le donnerai, si vous voulez aller n'importe où je vous y conduirai.

" Si vous avez faim, je vous nourrirai et si vous n'avez pas de vêtements, je vous habillerai. Si vous vous sentez seul, je vous offrirai de la compagnie, et si vous avez besoin de quoi que ce soit, je satisferai votre besoin ". Lorsque l'étranger entendit ces propos de l'Imam (s), il s'écria : " J'atteste que vous êtes le Calife de Çááå-Dieu sur Terre et que Çááå-Dieu sait pertinemment à qui confier Sa représentation ".

" Lorsque Al-Hassan (s) faisait son sermon sur la chaire, à la mosquée, après le martyre de son père (s) Amir Al-Mu'minin-Commandeur des Croyants (s), un homme de la tribu Al-Azd se leva et clama : J'ai vu le Messager de Çááå-Dieu (pslf) serrer Al-Hassan dans ses bras et dire : Celui qui m'aime doit l'aimer et que celui qui est témoin parmi vous l'annonce à ceux qui ne sont pas présents. - Si ce n'était la volonté du Messager de Çááå-Dieu (pslf), je ne vous aurais rien dit. - Puis il reprendra sa place ".

L'Imam Al-Hassan (s) s'engage dans les armées qui se préparent à libérer le Maghreb de la servitude polythéiste participant ainsi à l'islamisation de l'Afrique du Nord : "… il (s) ne manque pas de s'engager dans les armées islamiques qui s'apprêtaient - à traverser le Maghreb et la lointaine Afrique - pour le besoin de la cause islamique… "

Entouré des disciples de l'Alliance : Prophète Mohammed-Amir Al-Mu'minin Ali Ibn Abi Tâleb Que la Paix et les Bénédictions soient sur le Prophète et sur sa Famille La scission entre les Gens de la Maison du Prophète Mohammed (pslf), représentants de l'Unité avec l'esprit du " culte de la personnalité " du clan des omayyades était absolue. D'un côté se trouve l'Imam Hassan (s), groupé avec ses partisans autour du principe religieux, intellectuel, moral et social de la Sainte Alliance :

Prophète Mohammed (pslf)-Imam Ali (s) que l'on retrouve au sein de l'enseignement transmis par la Culture islamique mohammadienne, de l'autre se situe un clan, massivement désinvesti à l'égard de la Sainte Alliance. L'idéal islamique communautaire, émancipateur et libérateur, en tant que modernité pour l'humanité, devait le rester, ce qui est propre à faire comprendre la tendance à la diplomatie et à la courtoisie de l'Imam Al-Hassan (s) malgré les efforts de d'usurpation de l'esprit de la contestation de son Droit à être le Successeur de son père (s) et de son grand-père (pslf). En fait, il ne pouvait en être autrement en raison de l'impossibilité de diviser cette Sainte Alliance que les ennemis voulaient séparer en deux parties bien délimitées, l'une par rapport à l'autre, car en la maintenant unie, le "culte de la personnalité" du clan Omayyade s'y heurtait et ne pouvait se magnifier en une figure idéale unique de " leader clanique charismatique " : " La première chose que l'Islam a fait dans ce domaine fut d'avoir enterré l'esprit de clan sous toutes ses formes. Il a interdit aux Musulmans de faire renaître n'importe laquelle de ses tendances ou d'y appeler les autres. Le Prophète (pslf) a renié tout lien avec celui qui le fait. Il a dit : N'appartient pas à notre communauté celui qui appelle à un clan ou qui combat pour un clan et n'est pas des nôtres celui qui meurt en ayant l'esprit de clan [Abou Daoud]. D'après Wathila al-Asqa : J'ai demandé : ?
Messager de Çááå-Dieu (pslf) ! Qu'est-ce que l'esprit de clan ? Il (pslf) répondit : C'est quand tu aides ton peuple dans l'injustice [Abou Daoud] ".

Cette volonté de vouloir diviser l'unité de la communauté, non seulement allait séparer à nouveau les clans et les tribus en deux parties bien distinctes, d'un côté les partisans de la Sainte Alliance, soudés, unis jusqu'à nos jours, de l'autre un bouleversement total du point de vue éthique, théologique, politique, juridique, économique, sociologique. Etant donné que depuis le Sublime retour de l'âme du Prophète Mohammed (pslf) à Son Créateur, les critères ne relevaient plus beaucoup de la réalité islamique comme dans la Tradition théologique et politique du Prophète mais dépendaient uniquement de l'investissement négatif des membres du fameux groupe de la contestation, l'Imam Hassan (s), satisfera par sa politique de la diplomatie à toutes les exigences islamiques et qualitatives du maintien du Lien Mohammed-Ali,
Paix et salutations sur le Prophète et sur sa Famille purifiée. Quant à l'Imam Al-Hassan (s), il est connu qu'il affichait une morale religieuse et sociale communautaire et qu'il (s) rejetait l'individualisme ennemi du processus islamique de libération de la spiritualité et de la condition humaine.

Donc l'Imam Al-Hassan (s) avait défini, dès le départ de son rôle d'Imam-Calife et au vu de la mauvaise foi des ennemis des Ahlu Beyti Rassoul Allah (s) et aux preuves qui sont apportées par l'Histoire Sainte islamique, le dialogue, la diplomatie, la courtoisie comme les méthodes et les buts de sa démarche théologique et politique. Alors que ses ennemis avaient instauré l'acte coupable et l'agression délibérée tels le rapportent Majma Az-Zawa'ïd et Tafseer de Ibn Kathir, les propos suivants étant du premier : " Lorsque Ali fut tué, Al-Hassan b. Ali hérita de sa charge. Alors qu'il dirigeait la prière, un homme s'approcha de lui et lui donna un coup de poignard dans la hanche. Il resta blessé pendant des mois - puis il s'adressa à la foule du haut de la chaire : ô gens de l'Iraq, craignez Allah en nous, nous sommes vos commandants et vos hôtes, nous sommes les Ahlul Beyt dont Allah, Gloire à Lui, a dit : " Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la Maison [du Prophète], et veut vous purifier pleinement ", et pendant qu'il parlait, personne à la mosquée n'est resté sans pleurer, ce jour-là ".

Maintenir la Paix et l'entente sociale était une priorité pour les Prophètes (pse) et leurs Successeurs (s), c'est pourquoi l'Imam Al-Hassan (s), fort de cette prérogative divine, proposera à son adversaire omayyade la grandeur d'un traité de réconciliation qu'il ne faut pas confondre avec un traité de capitulation : " [ ... ] l'Imam Al-Hassan finit donc par envisager avec un serrement de cœur l'idée de la Réconciliation, espérant que cet énorme sacrifice lui permettrait de sauvegarder l'essentiel de ce qu'il avait la charge de garder et le devoir de sauver : l'avenir du Message ".

A la rencontre des peuples

Aussi longtemps que ses forces le lui permettront, les entretiens, les voyages, seront pour lui (s) les instruments privilégiés pour faire connaître la Vérité aux parties du vaste territoire terrestre, aux autres religions, aux autres civilisations. En se rendant sur place, il (s) pouvait établir la rencontre, le dialogue et les échanges cultuels et culturels. Les voyages de l'Imam Al-Hassan (s), diplomate, courtois, instruit des sciences humaines religieuses et sociales, des sciences de l'Univers, porteront leur fruit, car il (s) a le sens de l'humanité et fait preuve d'une facilité de contact avec ses congénères, qu'ils soient gens de la Croyance ou gens de l'incroyance. Il (s) abordera de façon résolue et certaine des thèmes métaphysiques ayant pour finalité de normaliser les rapports et les relations entre peuples et civilisations, de reconnaître la validité de la Sainte Alliance : Prophétie-Imamat, dans les domaines géothéologiques, géopolitiques, économiques, juridiques et géosociologiques. Il (s) propageait la Vérité qui consiste à accepter en toute logique que les racines et les manifestations de la culture de l'humanité sont avant tout à rattacher à la Religion nommée par Çááå-Dieu : Islam : Soumission.

De l'Imam Al-Hassan (s) : " J'ai remarqué le désir de la majorité des gens à la réconciliation ainsi que leur refus de combattre, je n'ai donc pas voulu les contraindre à faire ce qu'ils ne voulaient pas ".

L'Imam Al-Hassan (s) a dit aussi : " Si je n'avais pas agi ainsi (c'est-à-dire d'éviter la guerre aux partisans de la Famille du Prophète (pslf)), il ne resterait pas sur terre un seul de nos partisans ".