Aperçu des Grandes Ames
 
De l'Imam Al-Hossein (s) :

Lorsque Fatima rendît son âme à Son Créateur, Le Prince des Croyants (s) l'inhuma discrètement, dissimula sa tombe, puis il tourna son regard vers la tombe du Prophète et dit : " Reçois mes salutations ô Messager de Çááå-Dieu et les salutations de ta fille. Elle te rend visite et passera la nuit chez toi, sous terre, dans ton site. Elle est celle que Çááå-Dieu a décidé de te rapprocher au plus vite.

Trois lieux saints retenus pour accomplir la Ziyarat-adresser les prières en sa mémoire (s)
" Il existe trois versions concernant l'emplacement de la tombe de Fatima Az-Zahra (s). Certains disent qu'elle (s) est enterrée dans l'enceinte-Al-Raoudha, c'est-à-dire dans la partie qui se situe entre la tombe et le minbar-chaire du Prophète (pslf) au sein de la Sainte Mosquée du Messager de Çááå-Dieu (pslf)-Masdjid Al-Nabi, à Médine. Concernant cet endroit le Prophète (pslf) a dit : Entre ma tombe et ma chair, il existe l'une des enceintes du Paradis, et ma chair est l'une des Portes du Paradis. Un second groupe dit qu'elle (s) est enterrée à l'intérieur de sa demeure. Et un troisième groupe dit qu'elle (s) est enterrée dans Al-Baqi'i. Cependant, la majorité des partisans de Fatima Az-Zahra (s) admet qu'il faut faire la Ziyarat - adressée les prières à sa mémoire - dans l'enceinte-Al-Raoudha. Il est préférable, malgré tout, de lui adresser les prières en sa mémoire dans les trois endroits supposés ".

" Le troisième jour du mois Jamadi Al-Akhira, de l'an 11 de l'Hégire, est décédée Fatima Az-Zahra (s). Ses partisans sont tenus de commémorer le jour de son décès, de lui adresser les prières en sa mémoire, et de désavouer ses ennemis ainsi que ceux qui se sont accaparés de ses droits. Il est recommandé d'accomplir une prière de deux rakats en sa mémoire. Dans chaque rakat il faut réciter après la Fatiha - L'Ouverture, sourate 1 - soixante fois Al-Ikhlas - Le Culte Pur, sourate 112 -. En cas d'empêchement dans l'accomplissement de ces deux rakats, il faut en réaliser deux de la manière suivante : réciter lors de la première rakat, après la Fatiha,
Al-Ikhlas ; et dans la rakat suivante, après la Fatiha, la sourate Al-Kafiroun - Les Incrédules, sourate 109 -. Après les salutations venant clôturer les deux rakats, lire la Ziyarat suivante : Que la Paix soit sur vous, ô maîtresse des femmes des Mondes ! Que la Paix soit sur vous, ô mère des preuves de Çááå-Dieu pour la multitude humaine ! Que la Paix soit sur vous, ô l'opprimée, la déchue de ses droits ! Allahoumma-ô Mon Çááå-Dieu ! Prie sur Ta dévouée, la fille (s) de Ton Prophète (pslf), et l'épouse du Successeur (s) de Ton Prophète (pslf), d'une prière qui l'élève au-dessus des créatures de Ta proximité, celles des Cieux et celles des Terres ".

Bénédictions sur Fatima Az-Zahra (s)

" ô Mon Dieu : Bénis la véridique Fatima la Vertueuse ! La bien-aimée de Ton bien-aimé, Ton Prophète ; et la mère de Tes bien-aimés, Tes élus rapprochés ; la femme que Tu as fait naître d'une noble origine ; que Tu as préparée et que Tu as élue au-dessus des femmes des mondes ! ô Mon Dieu ! Sois Le Requérant pour elle contre celui qui l'a offensée et qui a méprisé ses droits ! Sois aussi, ô Mon Dieu ! Le Juge pour l'assassinat de ses enfants ! ô Mon Dieu ! Puisque Tu as fait d'elle la mère des Guides-Imams de la droiture, l'épouse de l'Héritier du Message et l'honorée auprès des habitants des Cieux, bénis-la et bénis sa mère d'une bénédiction qui glorifiera son père Mohammed, que la Paix et les Bénédictions de Dieu soient sur lui et sur sa Famille, et qui comblera ses enfants. En cet instant, transmets leur ma plus respectueuse révérence et mes meilleures salutations ".

" Grâce au Nom de Çááå-Dieu, Le Tout-Miséricordieux et Très-Miséricordieux ; Que la Paix soit avec toi, ô Messager de Çááå-Dieu ; Que la Paix soit avec toi, ? Mohammed bin Abdullah ; Que la Paix soit avec toi, ô le Dernier des Prophètes. Je témoigne qu'en vérité tu as transmis le Message ; que tu as pratiqué la prière ; que tu as payé la taxe des pauvres ; que tu as ordonné de commander le Bien et d'éradiquer le Mal ; que tu as adoré Çááå-Dieu avec sincérité jusqu'à ton ultime soupir. Que Çááå-Dieu te bénisse ainsi que ta descendance ".

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LES DOUZE IMAMS IMMACUL?S Que la Paix soit avec eux

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D ANS le Tafsir al-Borhân, al-Bahraynî rapporte qu'Ibn Babewayh a rapporté que Jâber ibn Abdullah al-Ansârî a dit : " Lorsque Çááå-Dieu, exalté soit-IL, a fait descendre sur Son Prophète le verset : " ô vous qui croyez, obéissez à Çááå-Dieu, et obéissez à l'Envoyé, et à ceux d'entre vous qui détiennent le pouvoir ", je lui ai demandé : " ô Envoyé de Çááå-Dieu, nous avons reconnu Çááå-Dieu et son Envoyé, mais qui sont ces hommes à qui l'obéissance est due au même plan que la tienne ? ".

" Le Prophète répondit : " Ce sont mes successeurs, ô Jaber, et les Imams des Musulmans après moi. Le premier d'entre eux est Ali Ibn Abî Tâleb ; puis Hassan et Hossein ; puis Ali Ibn al-Hossein ; puis Mohammed Ibn Ali, connu sous le nom de Bâqir - celui qui fend les sciences. Tu le rencontreras de ton vivant, ô Jaber, et quand tu le rencontreras transmets-lui mes salutations ; puis le Véridique Ja'afar Ibn Mohammed ; puis Moussa Ibn Ja'afar ; puis Ali Ibn Moussa ; puis Mohammed Ibn Ali ; puis Ali Ibn Mohammed ; puis al-Hassan Ibn Ali ; puis celui qui portera mon nom, Mohammed, et mon surnom, la Preuve de Çááå-Dieu sur terre, et Son ombre dans Sa création, le fils de Hassan ibn Ali : il est celui à qui Çááå-Dieu accordera la conquête des orients et des occidents. Il disparaîtra de devant ses partisans et amis, pendant une occultation durant laquelle seuls continueront à affirmer son Imamat ceux qui auront été éprouvés par Çááå-Dieu dans leur foi ".

" ô Ali, déclare le Prophète, que Çááå-Dieu prie sur lui et sa Famille, n'eut été nous, Çááå-Dieu n'aurait créé ni Adam, que la Paix soit avec lui, ni Eve, ni le Paradis ni l'Enfer, ni le Ciel ni la Terre... Puis, lorsqu'ils contemplèrent l'immensité de notre modalité, nous proclamâmes l'inexistence d'autre divinité que Lui afin que les anges sachent qu'il n'est pas de divinité si ce n'est Çááå-Dieu et que nous sommes des serviteurs et non pas des divinités qu'il faudrait servir avec Lui ou en dessous de Lui ; ils dirent alors : " point de divinité si ce n'est Çááå-Dieu "...

" Puis, lorsqu'ils contemplèrent la toute-puissance et la force que Çááå-Dieu nous avait conférées, nous dîmes : " pas de puissance ni de force si ce n'est Çááå-Dieu " afin que les anges sachent que nous n'avions de puissance et de force que par Çááå-Dieu.

" Puis, lorsqu'ils contemplèrent l'obligation de nous obéir, dont Çááå-Dieu nous avait gratifiés et qu'Il avait imposée, nous dîmes : " louange à Çááå-Dieu " afin que les anges sachent la louange que nous devons à Çááå-Dieu, ta'âlâ dhikruhu, pour Ses grâces, et les anges dirent " louange à Çááå-Dieu ".

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Premier Imam Successeur ALI AL-MORTAZA BEN ABI TALEB Que la Paix soit avec lui

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Nom : Ali Ibn Abi Tâleb, que la Paix soit avec lui.
Position : Premier et seul humain à être né à l'intérieur de la Sainte Ka'ba ; Premier Homme à avoir embrassé l'Islam ; à avoir prié en compagnie du Messager ; à avoir été fait frère du Messager par la Volonté de Çááå-Dieu ; Premier Imam Successeur au Messager, que la Paix et les Bénédictions de Çááå-Dieu soient sur lui et sur sa Famille sanctifiée

époux de : Fatima Az-Zahra Bint Mohammed, que la Paix soit sur elle.
Nom du père : Abu Tâleb Ben Abdi Al-Mutâleb Ben Hachim.
Nom de la mère : Dame Fatima Bent Assad Ben Hachim Ben Abd Manaf.
Noms familiers : Abu 'l-Hassan ; Abu 'l-Hasanayn.
Noms honorifiques : Amir Al-Mu'minin ; Al-Wasi : Al-Murtadha ; Haydar ; Commandeur des Croyants ; l'Agréé.
Lieu et date de naissance : à l'intérieur de la Maison de Çááå-Dieu, la Sainte Kaaba, La Mecque, le 13 Rajab de la dixième année précédant le début de la Révélation descendue sur le Prophète Mohammed (pslf)-25.05.601 après le Prophète Jésus fils de Marie, que la Paix soit sur eux.
Date de décès : Par blessure d'un coup de sabre empoisonné sur la tête alors qu'il était en prière, le 21 Ramadan de l'an 40 de l'Hégire-28.01.661 après le Prophète Jésus fils de Marie (pse). Son assaillant s'appelait Abderrahmane ben Mouldjim.
Lieu des funérailles : Sainte an-Nadjaf, al-Ashraf, Irak.
Père : des Imams Al-Hassan et Al-Hossein, que la Paix soit avec eux.

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L 'IMAM Ali Ibn Abi Tâleb (s) a dix ans au début de la Révélation ; il est élevé par le Prophète, et il (s) est compté comme étant le premier homme né Musulman et à se joindre à la glorieuse et dernière Mission Divine confiée par Çááå-Dieu au Maître de Ses Prophètes, Sa Sainteté le Messager Mohammed Ibn Abdullah (pslf). Pendant une certaine période, seuls lui et la " Mère des Croyants ", la vénérée épouse du Prophète : Khadidjah (s), accompliront la prière avec le Prophète (pslf). Il (s) connaîtra l'embargo imposé pendant trois années aux Croyants et aux Croyantes par les polythéistes mecquois.

Au Sublime Retour vers Son Créateur de l'âme du Prophète Mohammed (pslf), il est âgé de 33 ans et, conformément à la volonté de Çááå-Dieu, le Prophète le nomma Héritier du Message et Successeur aux affaires spirituelles et temporelles de l'Humanité.

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Pilier de la Pensée coranique et de la Tradition prophétique après le décès du Prophète Mohammed Que la Paix et les Bénédictions de Dieu soient sur eux L'Imam Successeur Ali Ibn Abi Tâleb (s) s'applique à noter dans l'ordre les versets, de les rattacher au Passé, au Présent, au Futur. Après la mort du Prophète, il (s) en fait une compilation ordonnée selon la cadence de la Révélation. C'est à dire dans l'Ordre que Çááå-Dieu s'est plu de transmettre la Sainte ?criture du Coran ?levé : " En vérité, il est arrivé ceci : lors du dernier pèlerinage du Prophète, celui que l'on appelle le pèlerinage de l'adieu, l'Ange Gabriel était de nouveau descendu près de lui, et lui avait fait réciter l'intégralité du Qorân, en lui rappelant les circonstances de sa révélation successive, lui expliquant les variantes, insistant sur les parties finales et terminales de chaque sourate. ?taient présents non seulement tout un groupe de Compagnons dont les noms sont connus, mais avec ses deux fils, Hassan et Hossein, le 1er Imam, Ali Ibn Abi Tâleb, l'?mir des Croyants, lequel transcrivait au fur et à mesure sur un rouleau de peau les explications de l'Ange de la Révélation. Mais alors, demande Alî Ibn Fâzel , pourquoi ce décousu du texte ? Pourquoi certains versets semblent-ils n'avoir aucun lien avec ce qui les précède ni avec ce qui les suit ?

" La réponse c'est qu'au lendemain de la mort du Prophète, lorsque le 1er Imam voulut présenter aux Qorayshites la totalité du Qorân qu'il avait lui-même transcrite, ceux-là qui s'étaient emparés du khalifat extérieur (car le khalifat intérieur et spirituel, réel et caché, était hors de leur portée), ceux-là donc, c'est-à-dire les deux premiers khalifes reconnus des sunnites (Abu Bakr et Omar) écartèrent avec mépris l'offre de l'Imam et engagèrent l'Islam dans la voie dans laquelle ils l'ont engagé. Ils préférèrent rassembler fragment par fragment tout ce qui pouvait se trouver en possession des Moslemin, mais naturellement ils éliminèrent tout ce qui concernait clairement l'Imamat et qui eût témoigné contre eux. D'où les lacunes et le " décousu ". Malgré eux cependant, ce Livre est bien la Parole de Çááå-Dieu mais la seule copie authentique de l'archétype qui est " dans le Ciel ", copie établie de la main du 1er Imam, se trouve en possession de celui qui est aujourd'hui l'Imam caché ".

Son Gouvernement islamique, installé à Kufa (Irak, en l'an 35 de l'Hégire-656 après le Prophète Jésus (s)), fidèle réplique théologique et politique du Gouvernement islamique de Médine, installé par le Prophète (pslf), dure quatre années et neuf mois, durant lesquelles il (s) a laissé, entre autre au monde, un modèle social dans lequel figure l'éthique et la justice en tant que fondements de la vie en société. Il (s) enrichit les institutions gouvernementales islamiques. Il (s) fait appliquer la Convention islamique des Droits et des Devoirs des gens fondée sur l'ensemble Coran-Sunna. Il (s) complète la Charte du dirigeant, énonce des décrets, des sermons, des doctrines politiques, économiques, juridiques et sociologiques.

Elles inspireront les institutions gouvernementales du monde, réalisant ainsi, peu à peu, le projet d'Islamisation de l'humanité même si les taghouts cachent l'origine islamique d'une multitude de leurs règles et lois : " Le chrétien Libanais George Jordac, dans son ouvrage " The Voice of Human Justice " fait l'apologie de la politique islamique et de la Convention islamique universelle des Droits et des Devoirs de chacun et du dirigeant en particulier : " Les règles appliquées par Ali (s) eu égard aux droits des gens apparaissent être meilleures et plus utiles que celles établies par la déclaration en la matière des Nations Unies... A mon avis, la différence des règlements entre les deux parties est due aux quatre raisons suivantes : primo, la Charte des Nations Unies sera établie par des milliers de penseurs en provenance de tous pays dans lesquels les règlements des Alides [partisans de l'Imam Ali (s)] seront énoncés par une seule personne : Ali (s), fils de Abu Talib ; secundo, Ali (s) est arrivé dans ce monde mille quatre cents années auparavant ; tertio, ceux qui brosseront la Charte des Nations Unies ou plutôt qui collecteront les éléments nécessaires à son élaboration, s'adonneront à trop de discours extravagants et à leur auto louange et se glorifieront de dire au Monde qu'il leur était redevable en la matière. Alors que Ali (s), au contraire d'eux, fera preuve d'humilité devant Çááå-Dieu et de modestie devant les gens. Il (s) n'avait jamais fait montre ni de gloire ni de mérite... La quatrième raison de cette différence, qui est la plus importante des trois énumérées ci-dessus, (...) là où Ali (s) posera son pied et quoi qu'il eût énoncé ou lorsqu'il devra faire usage de l'épée, il (s) le fera dans le but d'éliminer la tyrannie et l'oppression et préparer le terrain pour la voie qui mène à la vérité et à l'enseignement de la justice. Tant et si bien, que son martyre sera au nom de la défense des droits de l'homme de même que durant toute sa vie il (s) sera martyrisé des milliers de fois... ".

L'Imam Ali (s) enseigne aux gens ce que signifie le Droit à la vérité, le Droit à la liberté civile, civilisée et responsable, le Droit à la dignité, le Droit à la liberté religieuse, le Droit au développement, le Droit des sciences politiques, économiques, judiciaires, etc. : " Et c'est l'Imam Ali (s) qui, dès la mort du Prophète, a commencé la mise par écrit du Coran et de la Sunna. Ainsi, il a transcrit le texte du Coran et son explication telle que le Prophète les recevait de la part de Çááå-Dieu. On raconte par ailleurs que Ali était l'un des scribes du Prophète. Quant à la Sunna, l'Imam lui a consacré beaucoup d'efforts. Il a même rédigé plusieurs livres de hadith et de jurisprudence, le plus célèbre étant Al-Jâmia, où il traite de tous les statuts légaux, qu'ils soient cultuels ou relatifs aux transactions. Son livre Al-Jafr est aussi un livre de jurisprudence et enfin son livre Al-Farâ'id traite des statuts concernant l'héritage au sujet duquel il y avait tant de désaccord entre les compagnons. Ces livres passaient clandestinement d'un Imam à l'autre, ils y puisaient les statuts légaux. Ils ont été connus publiquement au temps des deux Imams, Mohammed Al-Bâqir et Ja'afar as-Sâdeq, qui affirmaient que ces livres ont constitué les principales références pour eux et pour les Imams précédents. Au temps de son Califat, l'Imam a écrit plusieurs ouvrages de jurisprudence. Le plus célèbre reste celui connu sous le nom de 'Ahd Al-Ashtar. Il y traite beaucoup de questions législatives concernant les affaires politiques, administratives, militaires et intérieures de l'état. Il est l'une des plus anciennes références connues jusqu'à nos jours ".

L'Imam Ali (s) forme avec le Prophète Mohammed (pslf) la Sainte Alliance qui fait de lui ce qu'était Aaron pour Moïse, Jésus pour ses disciples. Les gens frustres de son époque ne comprendront pas l'Ordre de Çááå-Dieu qui accorde à l'Imam Ali (s) le droit d'Héritage du Message de la Prophétie en tant qu'ouvreur incontournable du Cycle monothéiste de la Guidance, nommé en Islam : Imamat. Et certains d'entre eux iront jusqu'à détourner son Droit à leur avantage comme s'il n'avait jamais existé auparavant.

A cette étape d'une usurpation frauduleuse d'un Droit attribué par Çááå-Dieu, exalté soit IL, confirmé par un verset descendu dans la Révélation de la Sainte ?criture du Coran Inimitable, énoncé par le Prophète Mohammed (pslf) devant une assemblée de 120 à 140.000 témoins lors du Sermon de Ghadir Khumm, c'est aussi une volonté de liquidation de la succession de l'Imam Ali (s) ; une éradication par le haut de la Famille purifiée du Sceau des Prophètes. Il peut en être conclu que c'est un désir de pousser les Croyants et les Croyantes à un soulèvement général de la part des comploteurs.

Toutefois, il s'est trouvé ceci : tandis que l'espérance de parvenir à l'éviction de l'Imam Ali (s) du poste d'Imam Calife s'assurait dans les cœurs des détracteurs avec beaucoup de cruauté alimentant la contrainte et la force, l'inquiétude au sujet de savoir si le Salam Paix sera gagné et maintenu, y grandit en même temps. Car, comment partager l'optimisme des comploteurs qui foulent aux pieds le Commandement de Çááå-Dieu, exalté soit IL, la Parole de son Prophète Mohammed (pslf), le témoignage d'une multitude de plus de 120.000 témoins en provenance de plusieurs Nations ?

La Déclaraton de Ghadir Khumm

Au retour de son dernier Pèlerinage à la Maison de Dieu-Beyt Allah, à la croisée des routes convergeant vers Médine, l'égypte et la Syrie, endroit connu sous le nom de Ghadir Khumm, après avoir rendu Grâce à Çááå-Dieu, dont la Puissance sur les événements de l'Histoire est éternelle, le Prophète Mohammed (pslf) s'adressera à une assemblée de 120.000 à 140.000 témoins selon les sources. Elle reste jusqu'à nos jours et pour ceux à venir, le témoin à charge de l'authenticité du Droit établi par Çááå-Dieu pour que l'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) soit l'Héritier du Savoir et de la Science légués par le Messager de Çááå-Dieu (pslf). La Sagesse de Çááå-Dieu s'est manifestée dans les propos du Sceau des Prophètes Mohammed (pslf) le jour béni du Sermon de Ghadir Khumm, pour indiquer le lieu tenant de la Guidance : l'Imam Ali ibn Abi Tâleb (s) ! Ce jour-là tout était prêt à porter témoignage des ultimes paroles de la Révélation des Saints Versets du Coran Glorieux : la multitude d'Anges et la multitude de Croyants témoins ! Quiconque, suivant une prétendue interprétation personnelle du fond du Sermon de Ghadir met en doute l'authenticité de ses propos renie par le fait la Sagesse de Çááå-Dieu qui conduit toute entreprise prophétique à sa juste fin.

Suivons, ici, l'ouvrage Chiisme dans l'Islam de Allamé Seyyed Mohammed Tabâtabâï : " … le shi'isme affirme qu'il y a assez de textes traditionnels laissés par le Prophète pour indiquer la procédure de désignation de l'Imam ou successeur du Prophète. Cette conclusion est appuyée par des versets coraniques et des hadiths que le shi'isme considère comme authentiques, tels que le verset sur la walâyat et les hadiths de Ghadir, Safinah, Thaqalayn, Haqq, Manzilah, Dawat-i-achîrah-i-aqrabin et d'autres. Mais bien sût, ces hadiths, dont beaucoup sont acceptés par le sunnisme, n'ont pas été compris de la même manière par le shi'isme et par le sunnisme. Sinon la question même de la succession n'aurait pas été soulevée. Alors que ces hadiths apparaisssent aux shi'ites comme une claire indication des intentions du Prophète concernant la question de la succession. Ils ont été interprrétés par les sunnites d'une tout autre manière, laissant la question ouverte et sans réponse. Pour prouver le califat d'Ali Ibn Abi Tâleb, les shi'ites ont eu recours à des versets coraniques, par mi lesquels, le suivant : " Vous n'avez pas de maître en dehors de Çááå-Dieu et de Son Prophète, et de ceux qui croient ; ceux qui s'acquittent de la prière, ceux qui font l'aumône tout en s'inclinant humblement ".

" Les commentateurs shi'ites et sunnites s'accordent à dire que ce verset fut révélé au sujet de Ali Ibn Abi Tâleb, et plusieurs hadiths shi'ites et sunnites confirment cette opinion. Abu Dharr Ghiffari a dit : " Un jour, nous faisions les prières de midi avec le Prophète, une personne indigente demanda de l'aide, mais personne ne lui fit l'aumône. La malheureuse personne leva les mains au ciel en disant : ? mon Dieu ! sois témoin que dans la Mosquée du Prophète personne ne me donne quelque chose. Ali Ibn Abi Tâleb était en prière, à genoux. Il pointa son doigt vers la femme qui prit sa bague et partit. Le Prophète, qui observait la scène, leva les yeux vers le ciel et dit : ? mon Dieu ! Mon frère Moïse t'a dit : Elargis ma poitrine, aplanis mes difficultés et rends ma langue éloquente afin qu'ils comprennent mes paroles et fais de mon frère Aaron mon aide et mon ministre : Mon frère Aaron parle mieux que moi ; envoie-le avec moi pour m'aider et me fortifier… ? mon Dieu : Je suis aussi Ton Prophète, élargis ma poitrine, facilite ma tâche et fais de Ali mon ministre et mon aide. - Abu Dharr dit : Le Prophète n'avait pas fini de parler que le verset cité ci-dessus fut révélé.

" Un autre verset que les shi'ites considèrent comme preuve du califat de Ali est le suivant : " Les incrédules désespèrent aujourd'hui de vous éloigner de votre Religion. Ne les craignez pas ! Craignez-moi ! Aujourd'hui, J'ai rendu votre Religion parfaite ; J'ai parachevé Ma grâce sur vous ; J'agrée l'Islam comme étant votre Religion ". Le sens évident de ce verset est qu'avant ce jour les infidèles nourrissaient l'espoir qu'un jour viendrait où l'Islam s'éteindrait. Mais Çááå-Dieu, par cet événement, leur fit perdre à jamais l'espoir de voir l'Islam détruit. Cet événement fut la cause de la force et de la perfection de l'Islam ; de toute évidence ce ne pouvait être une occasion mineure telle la promulgation d'un commandement de la Religion. Il s'agissait plutôt, d'une question d'une importance telle que la continuité de l'Islam en dépendait. Ce verset se rattache à un autre qui vient vers la fin de la même sourate : " ô Prophète ! Fais connaître ce qui t'a été révélé par ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n'auras pas fait connaître Son Message. Çááå-Dieu te protégera contre les hommes ".

" Ce verset indique que Çááå-Dieu a ordonné au Prophète une mission d'une importance telle que, si elle devait ne pas être accomplie, les fondements de l'Islam et de la Prophétie seraient mis en danger. Le sujet était si important que le Prophète craignit une opposition et l'intervention d'adversaires. Attendant des circonstances favorables, il temporisa jusqu'à ce que vînt un ordre définitif et urgent de Çááå-Dieu lui inspirant l'exécution immédiate de ce commandement sans qu'il ait à craindre personne. […] Ces indications ajoutent du poids aux traditions shî'ites qui affirment que ces versets furent révélés à Ghadir Khumm et concernent l'investiture d'Ali Ibn Abi Tâleb, à la succession. De plus, plusieurs commentateurs shî'ites et sunnites ont confirmé ce point. Abu Saïd Khidri dit : Le Prophète, à Ghadir Khumm, invita les gens à s'approcher d'Ali. Il prit le bras de ce dernier et le leva si haut que le blanc de l'aisselle du Prophète de Çááå-Dieu pouvait être vu. Alors ce verset fut révélé : " Aujourd'hui j'ai rendu votre Religion parfaite, J'ai parachevé ma grâce sur vous ; J'agrée l'Islam comme étant votre Religion ". " Puis le Prophète dit : Allahu Akbar, cette Religion est devenue parfaite, la Bonté de Çááå-Dieu a été parachevée, Sa Satisfaction atteinte et la walayat d'Ali réalisée. Alors il ajouta : Ceux pour qui je suis l'autorité et le guide, Ali également est leur guide et leur autorité. ô Çááå-Dieu ! Sois Ami des amis d'Ali et l'Ennemi de ses ennemis. Quiconque l'aide, aide-le et quiconque le quitte, quitte-le.

" […] Barâ dit : J'étais en compagnie du Prophète lors du pèlerinage d'adieu. Quand nous arrivâmes à Ghadir Khumm, il ordonna que la place fût nettoyée. Ensuite il prit Ali par la main et le plaça à sa droite. Puis il s'exclama : Suis-je l'autorité à laquelle vous obéissez ? Ils répondirent : Nous obéissons à tes directives.
Alors il dit : De quiconque je suis le maître (mawla) et l'autorité à laquelle il obéit, Ali sera son maître. ô Çááå-Dieu ! Sois Ami des amis d'Ali et ennemi des ennemis d'Ali. Alors Omar Ibn el Khattab déclara à Ali : Puisse cette situation t'être agréable, car maintenant tu es mon maître et le maître de tous les Croyants.
A vrai dire, il est naïf de penser que l'usurpation d'un droit accordé par Çááå-Dieu, exalté soit IL, à l'un de Ses Amis Rapprochés et Intimes peut être le fruit immédiat de la victoire de la Jahiliyyah Ignorance sur l'Intelligence de la Révélation des Saints Versets coraniques et sur l'Immaculée Tradition théologique, politique, économique, juridique, sociologique du Bien-aimé Prophète Mohammed (pslf). La désobéissance s'est déchaînée parce que le cœur des censeurs était trop malade. Cette maladie du cœur ne se guérit pas d'un seul coup, même après avoir prononcé le postulat de l'Unicité de Çááå-Dieu et de la Prophétie de Mohammed (pslf) :
" Il n'y a de Çááå-Dieu que Çááå-Dieu ! Mohammed est Son Messager et Son Prophète! ".

Non violence active

L'Imam Ali (s) en bon Guide de tous les Croyants et de toutes les Croyantes apprécie l'effort des hommes de courage que sont ses partisans. Ils font preuve de raison éclairée et de foi indestructible, pas même sous la menace et la torture.

A vrai dire, beaucoup de ces événements à rattacher à l'idéologie du pouvoir de fait sont restés ignorés et même présentés comme étant légitimes.
L'Histoire Sainte Islamique effraie de tout ce qui fut infligé à la Famille purifiée du Prophète Mohammed (pslf), à ses fidèles et pieux compagnons, aux Croyants et aux Croyantes, sous la caution morale de la Religion : " Mouawiya exigeait de lui qu'il lui livrât les meurtriers de Uthman, en vertu d'un verset du Coran qui défend de tuer quiconque, sauf pour un juste motif (illa bi 1 hakk) ; dans le cas où quelqu'un est tué injustement (mazluman), il accorde le droit de la vengeance à son wali, c'est à dire à son proche parent. Mouawiya soutenait que Uthman avait été tué injustement ; par conséquent, il entendait se prévaloir du droit accordé par Çááå-Dieu. En attendant, il persévérait dans son refus de prêter hommage à Ali. Les sources glissent sur la thèse que Ali soutint pour repousser la requête de Mouawiya ; mais la Wak'at Siffin de Nasr b. Muzahim Al-Minkari (570) est explicite : Uthman ayant été tué par le peuple indigné de ses actes arbitraires, les meurtriers ne devaient pas être soumis à la loi du talion ".

Dans de telles conjonctures, l'espérance, la patience, la retenue, ne sont pas seulement plus raisonnables que tout parti pris absolu, elles sont aussi des forces et des armes spirituelles. Un remède dynamique de transformation effective des mentalités que les armes et les munitions des adversaires de l'Imam Ali (s) ne peuvent en aucun cas porter vers Le Haut, Le Très-Haut. Il (s) considère que son comportement tout à fait identique à celui de son maître le Prophète Mohammed (pslf), est un prolongement historique du devoir d'être un exemple envers ses congénères, envers les générations futures. Devoir ayant pour objectif d'inscrire dans la mémoire de la Croyance le ferment de l'espérance, de la patience, de la non violence active, de la certitude d'être du bon côté de la vérité, de la justice et de la Paix. L'espérance et la conviction postulent en la victoire du " Salam de l'Islam ". Car il a ouvert l'ère d'humanisation dédiée à l'affranchissement réel de la spiritualité et de la sociabilité.

La règle veut d'espérer avec le " Salam de l'Islam " malgré les difficultés et les épreuves trop réelles où la prudence, la patience, l'intelligence, la certitude, la douceur sont des armes favorites et silencieuses de la Civilisation islamique mohammadienne faite pour forger les esprits à la sagesse, à la retenue, à la patience, à la tolérance, à la dignité, à la liberté civilisée et responsable, à tout ce qui fait l'Homme et l'Humanité respectables.

Rester dans la certitude que malgré les fièvres auxquelles les diverses tendances politiques seront exposées, soit par les longues et indicibles mésententes et calomnies, soit par les menaces et les contraintes imposées par les ennemis au pouvoir de droit islamique, l'esprit d'unité dans l'union des Croyants et des Croyantes l'emportera sur l'esprit de la déviance et de la désunion.

Selon la Correspondance 19 de son éminence Mawlana Scheikh Salim Al-Bishrî, scheikh Al-Islam de la Mosquée Al-Azhar envoyée à Allamah Sayyed Abd Al-Hossein Sharafeddine Al-Amili : " Al-Salam alaykum. A vrai dire, il n'y a rien de juste à l'égard des disciples des Ahlul Beyt (pse) de dire qu'ils sont dans l'erreur ou à côté de la droite voie ; ni rien de juste en soutenant que les Imams de la Descendance des Ahlul Beyt n'étaient pas plus dignes à la Guidance que les quatre imams de Ahl Al-Sunnah.

Certes, quiconque suit la Voie des Imams de la descendance des Ahlul Beyt (pse) peut être considéré comme quelqu'un qui réalise une obligation de Çááå-Dieu et ainsi espérer le Salut, mais cela s'applique également à la personne qui aurait suivi l'un des quatre imams. D'un autre côté, il peut être affirmé que les Imams de la Descendance des Ahlul Beyt (pse) étaient plus dignes d'être suivis que les autres quatre imams parce que la croyance et la foi des Douze Imams de la Descendance des Ahlul Beyt (pse) est constante et semblable chez chacun d'entre eux et dans tous les fondements et rituels ; effectivement il existe bien cette constante et cette similarité indissociables de l'un à l'autre ainsi qu'une perspective identique chez l'un comme chez l'autre, alors qu'il n'en va pas de même parmi les quatre imams dont les divergences nombreuses sont connues de tous. En effet, si douze personnes, en toute connaissance du sujet, parviennent à la même conclusion et porte un jugement identique, et qu'une seule personne, pour le même sujet, en déduit le contraire, d'évidence, l'opinion individuelle ne peut pas l'emporter sur le jugement collectif ; aucune personne douée de droite raison ne contredira cette démonstration. Cependant, vos opposants déniant le fait que vous suiviez la foi des Ahlul Beyt, je vous demande de m'accorder la faveur de m'éclairer sur ce sujet et m'apporter la preuve que la foi que vous professez est bien la même que celle suivie par les Ahlul Beyt, dans sa croyance et sa pratique et que vous l'avez hérité d'eux. Enfin, je vous demanderai de bien vouloir porter à ma connaissance les Versets du Saint Coran ou les hadiths du Saint Prophète (pslf) rapportés par les Sunnites selon votre remarque et stipulant clairement que le Califat revenait à l'Imam Ali Ibn Abu Tâleb. Que Çááå-Dieu soit satisfait de lui. Avec mes salutations, Votre dévoué, Mawlana Scheikh Salim Al-Bishrî, scheikh Al-Islam de la Mosquée Al-Azhar [Al-Muraja'at-Les Révisions - Correspondances 19.] ".

Enseigner et transmettre

L'Imam Ali (s) prend la mesure de l'affreuse division que l'emprise du pouvoir de fait avait lâchée sur les tribus, les clans, les familles. Un pouvoir qui rabaisse à nouveau les hommes. Il efface dans leurs consciences les traces d'humanisation portée par la glorieuse Civilisation Islamique mohammadienne dont l'Imam Ali (s) est le détenteur, le gardien et le transmetteur. Il (s) assiste à la trop rapide " liquidation " de la modernité politique des valeurs du pouvoir de droit islamique. Cela s'étale sur un quart de siècle, durant lequel il (s) s'efforce de freiner le retour à l'incompétence théologique, politique, juridique, économique, sociologique de l'époque du vieil ordre de la Jahiliyyah. Son effort dépend bien entendu de la force de ses arguments. De la volonté de ses détracteurs de les prendre en compte car il (s) sait que si les puissances de l'Ignorance peuvent envahir à nouveau le monde, alors la vérité, la dignité, l'émancipation et la liberté vont à nouveau disparaître pour des siècles ainsi que les droits des gens, leur honneur et la possibilité de vivre dans une vie ensemble humanisée.

Il faut donc pour l'Imam Ali (s) continuer d'enseigner, d'éduquer, de guider, de transmettre. Il (s) est convaincu que la force de l'Intelligence Islamique l'emportera sur la confusion de l'Ignorance. L'avènement de la Civilisation islamique mohammadienne sera vraiment atteint parce que le monde nouveau ébauché à La Sainte Mecque par le Prophète Mohammed (pslf) continue d'être présent parmi le monde de l'Ignorance. Il (s) lui faut donc le faire comprendre aux peuples et bien sûr à leurs dirigeants davantage enclins à imposer la vision du monde selon les conclusions restrictives de la vision du pouvoir temporel. Tâche difficile pour l'Imam Ali (s) que celle de faire comprendre la dignité, l'émancipation, la liberté civilisée et responsable. De faire accepter le sens du processus islamique de libération dans lequel il (s) veut que les gens s'engagent pour honorer leur intelligence, préserver leur dignité, élever leurs désirs à la hauteur de l'événement historique de la Révélation de la Sainte ?criture coranique et de son application au sein de l'état Constitutionnel et du Gouvernement islamique de Médine. La nouveauté politique de la Constitution écrite va apporter au monde les bases d'une nouvelle philosophie de la vie et les bases de la modernité de la philosophie politique islamique.

Dans l'abîme de détresse où sont plongés les âmes, la présence de l'Imam Ali (s) est la garantie de la prolongation de l'enseignement islamique. Il s'accomplit silencieusement partout où la foi héroïque islamique dit : " Non ! " à la tyrannie de l'Ignorance à laquelle le pouvoir de fait veut soumettre l'Intelligence Islamique des Prophètes et des Amis Rapprochés et Intimes : Les Douze Imams Supérieurs Infaillibles (s) : " Si les Prophètes et les Proches Amis de Çááå-Dieu (awliyâ) n'enseignent pas aux gens les subtilités de la doctrine de l'unité et des connaissances spirituelles, qui le fera ? La doctrine de l'unité et les autres connaissances spirituelles ne comporteraient elles pas de sublimités, et tous les gens seraient ils sur un pied d'égalité dans les connaissances ? Les connaissances du Commandeur des Fidèles [L'Imam Ali] que la Paix soit avec lui, sont elles au même plan que les nôtres et sont elles ces significations communes [auxquelles on veut les réduire], ou bien y a t il une différence ? Et l'enseigner ne serait pas nécessaire, pas même préférable ? ".

Obstacle au Contrat social islamique mohammadien

L'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) est témoin de ces instants difficiles où l'intimidation intellectuelle, le prestige pseudo islamique des dirigeants et des savants à leur solde, l'usage de la calomnie, de la menace, des condamnations sans procès, portent l'idéologie du pouvoir de fait à un maximum de brutalité et de cruautés à l'égard des Gens de la Demeure Prophétique /Ãåá ÇáÈíÊ ÇáäÈæÉ. L'espérance, la patience et la retenue de l'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) font que les âmes musulmanes sont, quinze siècles après, toujours avec des forces sans cesse renouvelées. Le premier effet étant de faire découvrir au monde qu'il existe toujours la Civilisation islamique mohammadienne. Celle la même qui se rattache par la voie directe de la Famille purifiée au vénéré Prophète Mohammed (pslf).

Une autre grande douleur pour l'Imam Ali (s) est le fait que l'Idéal islamique mohammadien ne peut pas se réaliser dans de telles conditions contradictoires. Car en compagnie du Prophète (pslf) il (s) a constaté que l'Idéal islamique mohammadien ne se réalise que dans une parfaite unité dans l'union du spirituel au temporel, afin que l'ordre religieux, politique, social englobe et respecte toutes les forces de l'islamité originelle faite de croyance et de sociabilité de l'être humain : " Il ne faut donc pas confondre le modèle idéal de l'état en Islam et l'image obscure fournie par les différents états connus dans l'histoire des Musulmans… Quant au troisième calife, l'allégeance lui fut faite en l'an 23 de l'Hégire. Son premier discours sera long et ne donnera aucune ligne politique à suivre. Il était constitué de recommandations religieuses et non politiques. Othman ne désirait pas se contraindre à une politique précise qui aurait rassurer les Musulmans et les non musulmans des territoires musulmans de son époque … Ceci sera le premier éloignement de l'Idéal.

" Durant son califat, Othman mettra en place ses proches parmi lesquels son oncle Al-Hakam Ben Abi Al'Aç, celui que le Messager de Çááå-Dieu (pslf) avait expulsé de Médine. Il désignera son demi-frère (par la mère) Al-Walid Ben Okba en tant que gouverneur de Kufa (Iraq). Il s'enivrait jusqu'à l'aube et guidait la prière en accomplissant quatre rakats au lieu de deux comme nous l'avons cité plus avant.

" Il désignera son frère de lait, Abdallah Ben Sâad Ben Ali Sarh en tant que gouverneur de l'égypte… Il désignera son cousin (fils de son oncle maternel), Abdallah Ben Ameur, en tant que gouverneur de Bassora (Iraq) ! Puis, il confirmera Mouawiya en tant que gouverneur de la Syrie… Ceci sera le second éloignement de l'Idéal. Cette exigence d'union du spirituel et du temporel, et d'autres encore, telles l'application de la Convention Islamique des Droits et des Devoirs des gens, des dirigeants, des administrés, la réalisation du commandement de Çááå-Dieu : " Instaurez le bien ! Eradiquez le mal ! " n'ont pas été satisfaites par les conclusions de l'ego rebelle à la ligne théologique, politique et sociale de l'état Constitutionnel et du Gouvernement de Médine dirigé par le Prophète Mohammed (pslf) : " Et c'est ainsi que l'Islam a posé les deux principes : le premier étant celui de la solidarité collective, le second celui de la sécurité sociale. Le principe de la solidarité signifie que tout musulman est responsable de garantir la vie des autres et de pourvoir à leur subsistance dans certaines limites et selon ses moyens; et les musulmans sont tenus d'appliquer ce principe même dans le cas où ils perdent l'état qui applique les arrêtés de la loi coranique [chari'ah].

Dans un Hadith il a été rapporté que : " Tout croyant venant à empêcher un autre croyant d'obtenir quelque chose dont il a besoin, alors qu'il peut le lui accorder, soit de chez lui, soit de chez un autre, le jour du jugement dernier, ce croyant sera condamné par Çááå-Dieu à avoir la face toute noircie, les yeux bleuis et les mains attachées au cou. Et il sera dit : " Voilà le traître qui a trahi Çááå-Dieu et Son Prophète. Il sera ensuite condamné à être jeté dans la Géhenne "... La sécurité sociale dans l'Islam, en tant que droit humain, n'est pas du ressort d'une catégorie plutôt que d'une autre. Il englobe même ceux qui sont incapables de participer à la production générale en quoi que ce soit, car ils sont garantis dans la société musulmane et l'état a le devoir de leur procurer les moyens de vivre".
Les antagonismes irréductibles inhérents à la volonté de mettre la main sur la puissance financière représentée par les vastes étendues économiques des territoires musulmans, d'utiliser cette puissance économique et féconde à d'autres buts que ceux de l'Idéal islamique, vont empêcher les affirmations du contrat social islamique de passer dans la vie religieuse et sociale de façon durable. L'impuissance face à la brutalité et à la cruauté des détracteurs fera que le mal de la pauvreté engloutira sans cesse un peu plus de gens.

Et la cause principale de toute cette déviance l'Imam Ali (s) la connaît parfaitement bien : l'éloignement de la crainte de Çááå-Dieu, exalté soit IL : " Vous avez été l'armée de la femme [Aïcha], à la remorque de son chameau. Il a rugi, vous avez répondu, il a été abattu, vous vous êtes enfuis. Vos mœurs sont déplorables, vos pactes fragiles, votre religion hypocrite, vos eaux saumâtres. Qui habite parmi vous se trouve engagé par ses propres péchés, et qui s'éloigne de vous trouve la Miséricorde de Çááå-Dieu sur son chemin. En regardant votre ville [Bassorah Iraq] dont émerge le minaret de la mosquée, j'ai l'impression de voir un navire submergé par les vagues, ou la poitrine d'un oiseau ballotté par les flots ".