Aperçu des Grandes Ames de l’Humanité
 
La Sublime Semence

Un jour, lorsque le Prophète (pslf) était hors de la Demeure conjugale, l'Archange Gabriel (s) descendra du Paradis pour lui communiquer : ô Mohammed ! Le Très-Haut t'envoie ses Bénédictions et t'ordonne de t'écarter de ton épouse Khadidja pour une période fixée de quarante jours consécutifs. Alors, le Messager de Çááå-Dieu (pslf) enverra à son épouse bien-aimée, pour l'informer, Amar Ben Yassir chargé de lui dire ceci : ô Khadidja ! Ne pense surtout pas que mon absence à tes côtés est voulue de façon volontaire de ma part ni qu'elle est un abandon, mais j'ai reçu l'Ordre de mon Seigneur et je dois exécuter son Commandement. Comprend que c'est là un bien et que Çááå-Dieu, exalté soit-Il, te glorifie et t'honore chaque jour auprès de Ses Anges les plus rapprochés. Aussi, dès la nuit venue, ferme ta porte et mets-toi au lit. Quant à moi, je suis dans la demeure de Fatima Bint Assad.

Les chroniqueurs rapportent que le Prophète (pslf) y séjournera durant quarante jours, jeûnant le jour et priant la nuit. Toutefois, Khadidja s'attristera chaque jour davantage du fait de l'absence au sein du foyer conjugal du Messager de Çááå-Dieu (pslf). A la fin du quarantième jour, l'Archange Gabriel (s) rendra à nouveau visite au Prophète pour lui transmettre ceci : ô Mohammed ! Le Très-Haut te salue et te bénis. Il te demande de te préparer à Sa Bénédiction et d'accepter son sublime présent.

Le Prophète (pslf) lui (s) demandera : ô Gabriel ! Quel est ce sublime présent que m'envoie le Seigneur des Mondes ? Gabriel (s) : Il ne m'en a pas informé.

Il a été rapporté que l'Archange Gabriel (s) était descendu du Paradis tenant un plateau recouvert d'un linge de soie fine, qu'il le présentera au Prophète (pslf) en déclarant : ô Mohammed ! Ton Seigneur t'invite ce soir à rompre le jeûne en absorbant la nourriture déposée sur ce plateau… Le Prophète (pslf) mangera jusqu'à se sentir rassasié et se désaltérera jusqu'à satiété.

Puis, il (pslf) se leva pour accomplir la prière. Là, l'Archange Gabriel (s) lui dira : La prière - surérogatoire - t'est défendue pour le moment, jusqu'à ton retour auprès de ton épouse Khadidja… Çááå-Dieu, exalté soit-Il, veut, en cette nuit, créer de toi une descendance bénie.

Puis, le Prophète (pslf) prendra le chemin du retour à la demeure de Khadidja.

Celle-ci, que la Satisfaction de Çááå-Dieu soit sur elle, raconte : Je m'étais peu à peu habituée au rythme de ma solitude. A la tombée de la nuit, je fermais ma porte, je faisais mes prières, j'éteignais ma lampe et je me mettais au lit. Cette nuit-là, j'étais à mi-chemin entre l'éveil et le sommeil, lorsque le Prophète (pslf) frappa à la porte. J'ai demandé : Qui frappe à ma porte ? Mais la façon de frapper ne pouvait être que celle de Mohammed !

Khadidja continue ainsi le récit : Le Prophète (pslf), avec la douceur de sa voix et la tendresse de ses propos me dira : Ouvre ! Khadidja ! Je suis Mohammed ! Je lui ouvris la porte et il entra dans la Demeure… Par Celui Qui a élevé les Cieux et a fait jaillir l'eau, avant même que le Prophète (pslf) ne se retire de moi, j'ai ressenti en mon corps le poids de Fatima.

Le sixième Imam As-Sadeq (s) a dit : Dès le jour où Khadidja (s) épousera le Messager de Çááå-Dieu (pslf), les femmes mecquoises la laisseront. Elles ne la visiteront plus ni la salueront, allant jusqu'à interdire aux autres femmes de la rencontrer. Elle (s) fut chagrinée de leur comportement à son égard. Aussi, dès que le Messager de Çááå-Dieu (pslf) s'absentait, elle se sentait très seule et s'attristait. Tout cela prit fin dès qu'elle fut enceinte, Fatima comblera sa solitude car elle lui parlait depuis son ventre et aussi lui tenait compagnie par la parole.

Un jour, de retour au foyer conjugal, le Messager de Çááå-Dieu (pslf) entendra Khadidja en conversation avec Fatima. Il (pslf) lui demandera : Avec qui converses-tu ? Elle lui répondra : L'enfant qui est en moi me parle et ainsi il me tient compagnie.

Alors, il (pslf) lui (s) dira : L'Archange Gabriel (s) m'a annoncé que c'est une fille, qu'elle est la créature pure et fortunée, que c'est d'elle que sera créé par Çááå-Dieu, exalté soit-Il, ma descendance et de sa descendance Il en fera des Imams pour guider ma Communauté. Ils seront ses lieutenants dès la fin de Sa Révélation. Certains savants sunnites ont également rapporté cet événement avec certaines variations mineures entre eux.

En complément, il y a aussi diverses traditions avec des variantes mineures mais selon un même fond de pensée, qui rapportent que Fatima Zahra (s) fut fécondée d'une semence produite par une nourriture en provenance du Paradis.

Le huitième Imam Ali Al-Redha (s) a déclaré : " Le Prophète (pslf) a dit : Dans la nuit de mon Ascension au Paradis, l'Archange Gabriel (s) m'a pris par la main et m'a fait entrer dans l'enceinte du Paradis, puis il me donna des dattes desquelles je me suis nourri ; ces dattes étaient composées de semence séminale. Lorsque je suis revenu sur Terre, je suis allé à mon épouse Khadidja, qui par la suite sera enceinte de Fatima, donc Fatima est une huri humaine dont je sens le parfum du Paradis. Le cinquième Imam Al-Bâqir (s), selon Jabir Ibn Abdallah, a dit : Il a été demandé au Messager de Çááå-Dieu : En vérité, embrasse, enlace et retiens Fatima dans tes bras… et traite-la avec plus d'égards que tes autres filles. Puis le Prophète (pslf) en fit le commentaire suivant : En vérité, lorsque Gabriel m'a apporté une pomme du Paradis, je m'en suis nourri et elle s'est transformée en semence séminale que j'ai placée dans Khadidja qui portera ensuite Fatima. Raison pour laquelle, je sens le parfum du Paradis en elle.

Ibn Abbas rapporte : Un jour, Aïcha entrera dans la Demeure alors que le Messager de Çááå-Dieu (pslf) embrassait Fatima. Elle le questionnera : ? Messager de Çááå-Dieu ! L'aimes-tu ? Il répondra : Bien sûr. Par Çááå-Dieu, si tu pouvais estimer l'ampleur de mon affection pour elle, ton amour à son égard augmenterait sans aucun doute. Lorsque j'étais dans l'enceinte du Paradis… (il continuera ainsi) j'ai trouvé ces dattes plus tendres que le beurre, plus agréables que le musc et plus douces que le miel. Aussi, lorsque je suis descendu du Paradis, je suis allé à mon épouse Khadidja et elle portera Fatima. Donc, Fatima est une huri humaine, et dès mon séjour au Paradis j'en ai ressenti le parfum.

Selon Aïcha : Je ne connais pas une personne autant semblable au Prophète, dans sa conduite, dans ses conseils et dans ses discours, qu'elle soit assise ou debout, que Fatima. Lorsqu'elle entrait dans la Demeure, le Messager de Çááå-Dieu se levait, lui souhaitait la bienvenue et l'embrassait, puis il lui prenait la main et la faisait s'asseoir à sa place.

Selon la mère de Anas Ibn Malik : Fatima était semblable à la splendeur d'une pleine lune et du soleil dans un ciel sans nuages. Elle était de couleur blanche légèrement rosée sur le visage, sa chevelure était de couleur noir intense, et elle possédait la finesse des traits du Messager de Çááå-Dieu (pslf).

Khadidja : Le Souverain Réceptacle

C'est bien avec un très profond dessein de Çááå-Dieu qu'il a été ordonné que ce serait Khadidja (s) qui hébergerait la semence sublime du Dernier des Prophètes, le Bien-aimé Mohammed (pslf) pour élever en son sein la Sainte des Mondes : Fatima Az-Zahra (s) pour mettre un terme à l'exil des âmes : " Khadidja, mère des Croyants, était une dame intelligente et douée, elle savait reconnaître la nature des hommes […]. Lorsqu'il (pslf) lui apprit ce qui était arrivé dans la grotte de hira', elle mesura le futur par rapport au passé, et jura qu'un homme comme lui (s) ne pouvait s'égarer et que Çááå-Dieu n'abandonnerait jamais un homme aussi honorable que noble. Elle (s) lui (pslf) dit alors : Par Çááå-Dieu, Çááå-Dieu ne t'abandonnera jamais, tu ne dis toujours que la vérité, tu es bienveillant avec tes proches, tu allèges le poids de tous, tu donnes à celui qui est dans le besoin, tu es généreux avec tes invités, tu assistes la vérité et tu es honnête ". […] Khadidja faisait partie de l'élite de la société arabe et de Qoreisch, et elle fut la première musulmane ".

Dans le miracle de la semence divine accordée par Çááå-Dieu au Prophète Mohammed (pslf) il y a la preuve dans cette semence purifiée et si élevée que la conception de Sainte Fatima Az-Zahra (s) surpasse infiniment tout ce que les entendements humains peuvent comprendre ; et jamais, auparavant, la pensée d'une telle et si admirable conception d'un être humain au sein d'une union conjugale n'est entrée dans un foyer autre que la Demeure prophétique du couple Prophète Mohammed (pslf)-Khadidja l'épouse choisie (s) ; d'autant que ces deux natures divines et humaines sont infiniment soudées l'une à l'autre qu'aucune thèse ne peut soutenir contre la nécessité absolue d'une naissance purifiée, mère de onze Imams Purs et Infaillibles (s) : l'Essence Divine étant la souveraine perfection et la Nature humaine du couple Mohammed (pslf)-Khadidja (s) étant la souveraine demeure du Dessein de Çááå-Dieu de faire naître Sainte Fatima Az-Zahra (s), mère des Successeurs, qu'on ne saurait y donner toute l'importance pour l'avenir de la Révélation de la Sainte ?criture du Coran très élevé : " Tant qu'il vécut à La Mecque, le Prophète (pslf) n'eut qu'une seule épouse : Khadidja, avec laquelle il (pslf) a été marié pendant environ vingt-cinq ans […]. La Sunna nous rapporte qu'il (pslf) a aimé Khadidja entre toutes ses épouses, à tel point que, bien plus tard, l'une d'elles, Aïcha, qui ne l'avait pourtant pas connue en raison de son jeune âge, a dit : Je n'ai jamais été jalouse d'aucune femme comme je l'ai été de Khadidja [rapporté par Bukhari]. Le Prophète (pslf) parlait en effet toujours de Khadidja avec la plus grande affection. Il (pslf) avait été chargé de lui annoncer qu'elle avait, au Paradis, une maison de perles et qu'elle n'y serait troublée par aucun bruit. Rappelons que Khadidja fut la première personne à laquelle le Prophète (pslf) fit part de la visite qu'il (pslf) eut de l'Ange Gabriel, qu'elle fut aussitôt convaincue qu'il s'agissait d'une révélation divine et qu'elle fut la toute première à prononcer la profession de foi (shahada). Khadidja était morte des suites des privations et persécutions dont les musulmans avaient été les victimes pendant les deux années précédant l'Hégire, alors qu'ils avaient été exilés dans le désert sans aucun moyen de subsistance ".

Les Cieux s'ouvrent pour la sublime naissance de la fille du dernier des Prophètes Que la Paix et les Bénédictions soient sur le Prophète et sur sa Famille Au moyen de cette lumière, le savoir et la connaissance inondent l'islamité originelle faite de croyance monothéiste et de belle et bonne sociabilité. Çááå-Dieu, exalté soit-Il, a montré le lieu de toute la joie des cœurs et du bonheur, Il dévoilera ce qui était caché : " Des signes heureux et prometteurs surgiront à l'horizon, annonciateurs de la fin prochaine de l'isolement imposé au couple Khadidja (s)-Mohammed. L'épouse ressentait en elle les mouvements de l'enfant qui attend sa sortie.

La veille de l'accouchement, les premiers signes de la délivrance se faisant ressentir, Khadidja (s) fera appeler des sages-femmes du clan des Quraïches. Elles refuseront de venir l'assister par simple preuve de méchanceté à son égard, ce qui les rendait aveugles et dures dans leur comportement qui devenait chaque jour encore plus déshumanisé. Face à cette situation éprouvante pour toute future mère, un miracle va se produire dont Khadidja (s) va en être l'heureuse destinataire. Comme tout ce qui est de la science du miracle, les gens simples, de peu d'élévation spirituelle, ne peuvent pas toujours comprendre et accepter ce qui n'est pas à la portée de leur entendement, oublieux que pour Çááå-Dieu, exalté soit-Il, tous les desseins sont possibles et faciles à réaliser.

Subitement une lumière viendra inonder la chambre, quatre rayons de cette ineffable lumière apparaîtront devant Khadidja (s). Quatre femmes éclatantes de lumière qui la saluèrent en prenant place à ses côtés. Avec beaucoup de douceur elles calmeront la stupeur et l'étonnement de la future maman par des paroles bonnes et agréables à entendre : " Ne craignez rien Khadidja (s), nous sommes envoyées à vos côtés par Çááå-Dieu, exalté soit-Il. - Apaisée, sereine, Khadidja (s) fut tranquillisée par leur présence. Puis, dans l'apaisement de son âme et dans une ambiance baignée de la Lumière continuelle elle accouchera de Fatima Az-Zahra (s) ".

Oui, il en fut ainsi conformément à : " Les Anges descendent sur ceux qui disent : Notre Seigneur est Çááå-Dieu et qui persévèrent dans la rectitude ; ne craignez pas, ne vous affligez pas ; accueillez avec joie la bonne nouvelle du Paradis qui vous a été promis ".

En vérité, il n'y a pas une âme au monde qui, si elle est dirigée vers la preuve d'affection sincère et durable réclamée pour les Gens de la Demeure Prophétique / ÇááåÇááåÇááå Çááå? Çááå?, ne fut pas attirée et transformée par elle, par le miracle de la naissance de Fatima (s) au sein de la Lumière continuelle, entourée de quatre de ses rayons essentiels : " Certains s'étonneront en apprenant que les quatre femmes étaient Sarah, l'épouse du Prophète-Imam Abraham ; Asia, l'épouse pieuse et croyante du terrible Pharaon ; Marie, la pure et sainte mère de Jésus ; et Kelthoum, la sœur exemplaire et choisie du Prophète Moïse. Ce même étonnement fait que le Croyant et la Croyante restent surpris par l'ignorance de ceux démunis de la capacité à mesurer l'étendue des Mondes qui entourent l'être humain et de leur absence de vision universelle. Les éternels étonnés et soupçonneux ne peuvent percevoir ni la Grandeur ni la Puissance absolue de Çááå-Dieu, exalté soit-Il. Quel bonheur pour eux, s'ils pouvaient posséder la faculté de percevoir la Réalité divine ! ".

La Source de l'Abondance

Si le désir est celui de pénétrer dans la Demeure de la Naissance de la Radieuse (s) et regarder devant soi ce qui s'y trouve, la première condition est d'avoir les yeux du cœur ouverts au miracle. En effet, il faut avoir en soi la beauté du cœur pur pour contempler profondément la mère et la fille qui allait donner à l'humanité les onze Imams Infaillibles qui forment avec l'Imam Ali (s), l'époux, le Collège des " Douze Supérieurs ", donné par Çááå-Dieu à l'humanité pour qu'elle soit enseigné du vrai savoir et de la juste connaissance de la source de " l'abondance ". La joyeuse naissance de son enfant contentera à un tel point le Prophète (pslf), que sa langue redoublera des éloges et des louanges de Çááå-Dieu, tandis que la langue des malveillants qui l'avaient surnommé Abtar - sans descendance - fut paralysée pour toujours. Çááå-Dieu avait annoncé la nouvelle de cette grande naissance, riche en bienfaits, à Son Prophète, dans la Sourate :

L'Abondance

" Grâce au Nom de Çááå-Dieu, Le Tout-Miséricordieux et Très-Miséricordieux. Oui ! Nous t'avons accordé l'abondance. Prie donc ton Seigneur et sacrifie ! Celui qui te hait : voilà celui qui n'aura jamais de postérité ".

Zoubir Ben Bakar et Ibn Assakir rapportent de Ja'afar As-Sâdeq (s) que son père Mohammed al-Bâqer lui a dit que : Le fils du Messager de Çááå-Dieu (pslf), Al-Kacim est mort à La Mecque. En revenant de son enterrement, le Messager de Çááå-Dieu (pslf), passera devant Al-Assi Ben Waïl et de son fils Amrou, ce dernier interpellera le Messager de Çááå-Dieu (pslf), de cette façon : Je te déteste. Puis son père lui dira : Ne t'inquiète pas pour lui, il est aujourd'hui devenu sans postérité. Alors, Çááå-Dieu, exalté soit-Il, révélera à son Messager (pslf) : celui qui te hais sera, certes, sans postérité. Ceci sera confirmé dans Ihtijaj Tabroussi par les propos de Al-Hassan Ben Ali (s) s'adressant à Amrou Ben Al-Assi : Tu as été conçu dans un lit commun dont se réclamèrent de ta procréation des hommes de Quraïch tels que Abu Sofian Ben Harb, Al-Walid Ben Al-Maghira, Othman Ben Al-Harith, Al-Nadhr Ben Harith Ben Kalda et Al-Assi Ben Wail, tous ont prétendu être ton père. Le dernier l'emportera sur les autres. Tu es issu d'un lit dont seule ta mère peut te donner son nom. Après cela, tu t'es permis de dire à Mohammed : Je te déteste avec l'appui de ton père supposé Al-Assi Ben Waïl qui ajoutera : Mohammed est un homme sans postérité, sans fils pour lui succéder. Qu'il meure et que l'on n'entende plus parler de lui. Çááå-Dieu, exalté soit-Il, fera alors descendre ceci : " Celui qui te hais sera certes sans postérité ".

Il fut demandé au sixième Imam Sadegh (s) : " Pourquoi Fatima s'appelait-elle aussi Zahra ? ". Il répondit : " Parce que Zahra signifie brillance et que Fatima était telle que, lorsqu'elle se tenait dans le mihrab - lieu avancé dans la mosquée - la lumière qu'elle dégageait était visible par tous les habitants des Cieux, de la même façon que la lumière des étoiles est visible par les habitants de la Terre. C'est pour cette raison qu'elle fut aussi appelée Zahra ! ".

Loin de nous toute autre idée qui voudrait faire de Fatima (s) une femme commune parce qu'elle (s) est tellement radieuse qu'elle (s) a mérité d'être la femme aux neuf noms. La discipline de l'Histoire Sainte islamique bannit de son sein une telle idée de la (s) confondre avec d'autres femmes, elles-mêmes séduites par l'amour d'une vaine gloire, et soutenues par des discours qui omettent de comprendre la Vertu de Çááå-Dieu et la Sagesse de Çááå-Dieu dans Sa décision de révéler aux Mondes la personnalité féminine excellente. Il est donc salutaire de croire dans le miracle de la fécondation de Sainte Fatima Az-Zahra (s) surtout parce qu'elle (s) est l'amie des Grandes Dames qui assisteront sa mère à mettre au monde la lumière au-dessus des ténèbres ; parce que croire dans ce miracle c'est ne plus marcher dans l'ombre mais dans la lumière de la vie.

Dans la Demeure de la Servitude à Çááå-Dieu grandit Fatima Az-Zahra Que la Paix soit avec elle En pénétrant dans la Demeure de la naissance de la Radieuse, il s'y découvre en même temps et la profondeur de la Croyance et la certitude de la Foi. Il n'y sera jamais assez rendu la visite qui est due à cette Demeure. Elle est le lieu sacré où la marque permanente et indélébile de la présence de la Lumière et de la Splendeur a marqué le monde pour jusqu'à la fin des temps.

La date de naissance de Sainte Fatima Az-Zahra (s)

Selon les sources de la Famille sanctifiée du Prophète Mohammed (pslf) qui font état pour la première fois de la date de naissance de la fille (s) du Prophète (pslf) et partagées par certains savants sunnites, elle (s) est née de toute façon après les débuts de la Révélation. Elle est née cinq années après le début de la Prophétie et trois années après l'Ascension au Paradis. Lorsque le Prophète (pslf) mourra, elle avait dix-huit ans…etc. Elle est née cinq années après le début de la Prophétie et trois années après l'Ascension, le 20 de Jumada Second exactement. Elle vécut huit années à La Mecque avec son père, puis elle émigra… etc.

Le cinquième Imam (s) de la Famille du Prophète Mohammed (pslf) a dit : Fatima, fille de Mohammed, est née cinq années après le début de la Révélation au Messager de Çááå-Dieu. Elle décédera à l'âge de dix-huit ans et soixante-dix jours.

Fatima est née cinq années après le début de la Révélation descendue sur le Prophète … etc.
Scheik Mufid dans son ouvrage Hadaïq Ar-Ryad, rapporte : Le 20 de Jumada Second est l'anniversaire de la naissance de Fatima Zahra qui eut lieu durant la seconde année après le début de la Révélation.

Il a été dit également qu'elle était née cinq années après la première Révélation, (Fatima) est née le vendredi 20 Jumada Second.
Le vendredi 20 Jumada Second, deux années après la Révélation, a lieu l'anniversaire de la naissance de Fatima (s), tel le rapporte certaines chroniques. Il a été mentionné dans une autre chronique qu'elle était née cinq années après la Révélation. Les Sunnites disent qu'elle est née cinq années avant la Révélation. Selon le Sixième Imam As-Sâdeq (s) de la descendance de Fatima Az-Zahra (s) : Fatima est née le 20 Jamadi Second, quarante cinq années après la naissance du Prophète, etc.

" Souvenez-vous des Versets de Çááå-Dieu et de la Sagesse qui vous ont été récités dans vos maisons. Çááå-Dieu est, en vérité, subtil et bien informé. Oui, ceux qui sont soumis à Çááå-Dieu et celles qui Lui sont soumises, les Croyants et les Croyantes, les hommes pieux et les femmes qui redoutent Çááå-Dieu, les hommes et les femmes qui jeûnent, les hommes chastes et les femmes chastes, les hommes et les femmes qui invoquent souvent le Nom de Çááå-Dieu : voilà ceux pour lesquels Çááå-Dieu a préparé un pardon et une récompense sans limites ".

Le Miracle continuel

Entre les miracles de l'Histoire Sainte islamique, celui de la fécondation de Sainte Fatima Az-Zahra (s) n'est pas le moins important mais bien le principal pour la divine application de la Loi de la Succession aux Prophètes puisque c'est par elle (s) que sa sainte progéniture protégera, transmettra avec loyauté et sincérité le sens profond de l'unité de contexte et de rassemblement Coran-Sunna ; puisque c'est par cette sublime progéniture que tout sera consommé jusqu'aujourd'hui et pour les siècles à venir. C'est elle (s) qui a défendu les Droits de la Femme en Islam, qui a porté la personnalité féminine à sa grandeur, qui a apporté une infinité de grâces, de vérités, de réflexions. Voilà pourquoi le Prophète Mohammed (pslf) a dit : " Réjouis-toi, ô Khadidja ! C'est la raison pour laquelle Çááå-Dieu a fait de ta fille la mère de onze de mes successeurs qui viendront après moi et chacun après son père. Dahlawi dans Tajhiz Al-Jaish cite l'auteur de Madh Al-Khulafa Ar-Rashiden.

" Sainte Fatima Az-Zahra (s) est pour les Musulmans et les Musulmanes la racine et la source de toutes sortes de miséricordes.
Tout en croyant à la Religion Immuable, en obéissant à Çááå-Dieu et à Son Prophète (pslf), nous devons croire aussi au miracle de la fécondation de Fatima (s) qui s'est fait depuis le Paradis pour le salut du genre humain à travers sa glorieuse progéniture.

Effectivement, le désire de demeurer les fervents disciples du Prophète Mohammed (pslf), implique de croire d'une manière ferme et inébranlable dans le miracle de la fécondation de Sainte Fatima Az-Zahra (s), que le langage de l'homme a du mal à s'élever à la sublimité de ce miracle.

ô Sainte Fatima Az-Zahra ! Comment trouver des paroles assez hautes pour exprimer que le miracle de votre fécondation continue de vivre parmi les hommes en la personne du dernier Successeur de votre Père : l'Imam Al-Mahdi (s) ? Preuve que la Loi de la Succession aux Prophètes (pslf) n'a laissé de côté aucune partie des Mondes sans un lien avec Çááå-Dieu, exalté soit-Il, aucun doute sur ce point. Dans cette profession de foi sont évidemment renfermées toutes les croyances sur le Dessein de Çááå-Dieu instituant en fin de Cycle de la Prophétie, le Cycle de la Guidance des Douze Imams Infaillibles (s).

Deux Femmes Arabes du Groupe des Cinq Femmes du Paradis

Ainsi, Sainte Fatima Az-Zahra (s), entre dans ce monde par un couple divin et au sein d'une Demeure dans laquelle chaque instant est vécu au rythme de l'Ultime Révélation. Elle (s) apparaît avec toute la gloire de son père (pslf), elle (s) naît pour parachever par sa progéniture le Dernier Dessein de Çááå-Dieu : le Cycle de la Guidance Imamat. Elle (s) sera la mère de Onze Apôtres sur Douze, détenteurs des préceptes du Monothéisme pur : les Parfaits qui ont dépassé le haut de la vie ordinaire du monde d'ici bas par la Volonté du Très-Haut, aucun ne peut atteindre à leur hauteur. Car la spiritualité et la sociabilité de la nature humaine se nourrit de ces miséricordes, de ces preuves sur terre, dans la méditation et l'action, jusqu'au jour où, dans la joie non plus de l'espérance, mais de la réalité qui sera dévoilée au regard, il y aura le bonheur de reconnaître le dernier Imam de sa glorieuse progéniture.

Ce miracle de la semence sublime déposée au sein de la première Croyante Musulmane : Khadidja (s) apprend à avoir beaucoup de compassion et de complaisance pour la mère et la fille et de ne pas rechercher hors d'elles la douceur des propos du mari et du père : le Saint Prophète Mohammed (pslf), car s'il y a un endroit où tout était expliqué de l'Ultime Révélation et de l'Immaculée Tradition, c'est bien la Demeure prophétique.

Altruisme des Gens de la Demeure, Que la Paix soit avec eux

" Ils nourrissaient le pauvre, l'orphelin et le captif, pour l'Amour de Çááå-Dieu. " Nous vous nourrissions pour plaire à Çááå-Dieu seul ; nous n'attendons de vous ni récompense, ni gratitude " ".

" Ils les préfèrent à eux-mêmes, malgré leur pauvreté. Celui qui se garde contre sa propre avidité… Ceux-là sont les bienheureux ".
D'Ibn Abbas : " Al-Hassan (s) et Al-Hossein (s) étant tombés malades, Sa Sainteté le Messager (pslf), accompagné d'autres personnes, leur rendit visite ; s'adressant à Ali (s), ils lui firent remarquer ceci : " ? Abu Al-Hassan ! Tu y gagnerais beaucoup en faisant un vœu pour tes fils ! "

Donc, Ali (s), Fatima (s) et Fidda - leur servante - firent le vœu de jeûner durant trois jours en cas de guérison d'Al-Hassan (s) et d'Al-Hossein (s). Effectivement, ils finirent par guérir à un moment où la famille se trouvait démunie de tout produit alimentaire. Alors, Ali (s) emprunta trois sâ de blé auprès du Juif Sham'un Al-Khaybari ; Fatima (s) en préleva un tiers pour le moudre et en faire cinq galettes de pain correspondant au nombre des membres de sa famille ; chacun mit de côté sa galette en attendant le moment de la rupture du jeûne.

Mais, le moment venu, un nécessiteux frappa à leur porte et dit : " ô vous, les Gens de la Demeure du Prophète ! Que les Bénédictions de Çááå-Dieu soient sur vous ! Je suis un Musulman dans le besoin, donnez-moi un peu de nourriture et Çááå-Dieu vous en récompensera par la nourriture du Paradis ". Donnant la préférence au nécessiteux sur eux-mêmes, ils lui remirent leur repas et se contentèrent de boire de l'eau et de jeûner jusqu'au jour suivant.

Ce jour-là, l'appel à la Prière ayant été proclamé, chacun plaça sa galette devant lui en attendant le moment de la rupture du jeûne ; le moment venu, un orphelin apparut à leur porte, ils lui donnèrent la préférence sur eux-mêmes et lui remirent leur repas ; au troisième jour de jeûne, ce fut un prisonnier qui se présenta à leur porte, réclamant de la nourriture, ils lui remirent leur repas.

Le matin suivant, Ali (s) prit la main d'Al-Hassan (s) et celle d'Al-Hossein (s) et se rendit chez le Messager de Çááå-Dieu (pslf) qui, lorsqu'il (pslf) vit ses petits-enfants affamés tels des petits oiseaux, ne put s'empêcher de dire : " Quel grand chagrin m'envahit à la vue de votre état ! ". Sa Sainteté en leur compagnie rendit visite à Fatima (s) qu'il (pslf) trouva en son lieu de Prière, l'air affamé et les yeux gonflés.

Le spectacle que lui offrait l'état de sa Fille (s), bouleversa Sa Sainteté le Messager (pslf) mais, au même moment, l'Archange Gabriel (s) descendit et déclara : " ? Mohammed ! Reçois la Sourate Al-Insan-L'Homme (76) en signe de Félicitations de la Part de Çááå-Dieu pour posséder une telle Maisonnée ". Puis, il lui lut la Sourate Al-Insan.

Faire obstacle à l'accumulation des ténèbres

L'Histoire Sainte islamique démontre, en effet, qu'il n'y avait rien de plus nécessaire, pour maintenir l'espérance après le décès du Prophète Mohammed (pslf), pour relever les âmes abattues par le poids de son absence, de les empêcher de désespérer sous l'incompétence de l'Ignorance, que de s'inscrire dans l'Ultime Dessein de Çááå-Dieu qui consiste à suivre la Sainte et Pure progéniture de la Fille (s) qui disait à sa mère (s) depuis l'intérieur de son corps : " ô maman ! ne sois ni peinée ni inquiète, en toute certitude Çááå-Dieu est avec mon père ".

Selon ces saints propos de la fille (s) du Prophète Mohammed (pslf), il est certain que sa lumière est aussi venue dans ce monde pour faire obstacle au retour de l'obscurité des ténèbres de l'époque pré-islamique du vieil ordre de la Jahiliyyah.

Certes, pas tous les esprits sont réellement convaincus du miracle de la lumière de Fatima Az-Zahra (s) car l'esprit de la contestation des Droits des Ahlu Beyti Rassoul Allah à être les dépositaires de l'unité de contexte et de rassemblement Coran-Sunna s'éloignera d'eux (s) auxquels il est sage et raisonnable de demander qu'ils transmettent les propos de leur père pour l'une - Fatima (s) -, de leur beau-père pour l'autre - Alî ibn Abi Tâleb -, de leur grand-père pour les suivants - Al Hassan, Al-Hossein et les neuf Imams qui les suivent.

Sous ce rapport qu'il vaut mieux demander aux Gens de la Demeure des informations sur la vie du Prophète (pslf), ses dires, ses comportements plutôt que d'aller s'enquérir auprès de ses voisins on peut dire que la lumière de la Demeure de la Révélation est la plus profonde qui puisse éclairer la recherche du savoir coranique et des traditions islamiques. Par son extension aux Mondes, elle est la lumière qui couvre l'étendue de toute la surface. En ce sens, que la clarté de l'Ecole des Gens de la Demeure qui éclaire l'intelligence est plus pénétrante que toutes les doctrines-systèmes présentées comme religieuses ou politiques et suscitées par l'opinion personnelle. Pour cette raison, la sublime semence déposée par le Prophète Mohammed (pslf) au sein de sa première et bien-aimée épouse : Khadidja (s), lorsqu'elle apparaît au monde, illumine les Cieux. Il n'est plus utile de se demander la raison de la sublime semence qui a servi à la fécondation de sa fille (s) :
la Sainte Fatima Az-Zahra (s), le pourquoi de l'illumination des Cieux lorsqu'elle (s) se présente à ce monde.

Oter à la lumière du monde l'éclat de vie de Fatima Az-Zahra (s), et à quels signes se reconnaître dans l'obscurité des ténèbres de l'Ignorance ? Car c'est par les bienfaits reçus des Gens de la Demeure et non pas les dires des voisins, que sont éclairées les ombres de ce monde ; c'est en considérant la valeur suprême de tout ce que rapportent et transmettent les Gens de la Demeure que nous sommes réellement au cœur de l'unité de contexte et de rassemblement Coran-Sunna.

Les Grandes Dames de l'Histoire

" Nous constatons lorsque nous établissons une comparaison entre un homme et une femme vivant dans des conditions socioculturelles et politiques identiques, nous constatons donc qu'il est difficile de les distinguer l'un de l'autre. Il n'est aucunement nécessaire qu'une telle comparaison nous conduise à trouver que la conscience qu'a l'homme de la question socioculturelle et politique est plus développée que celle de la femme. Au contraire, il est possible - en observant certains éléments internes ou externes distinctifs de la femme particulièrement - de trouver des exemples multiples de sa supériorité, par rapport à l'homme, en matière de la fécondité des pensées, de la profondeur des connaissances et de la clarté des vues. Cela est manifesté dans certaines expériences historiques où certaines femmes ont vécu dans des conditions semblables à celles des hommes et favorables aux exigences de leur développement mental et socio-culturel. Ces femmes ont pu affirmer leurs rôles actifs et leurs attitudes stables et fondées sur les règles de la pensée et de la foi. Çááå-Dieu nous a signalé des cas semblables en la personne de Maryam (Marie, mère de Jésus) (que la paix soit sur eux) et de la femme de Pharaon, et l'Histoire nous en a signalé d'autres en la personne de la Grande Khadidja, la Mère des Croyants (que Çááå-Dieu soit satisfait d'elle), de Fatima az-Zahra' et de sayyida Zaynab Bint'Ali (que la paix soit sur elles) ".

Du temps de la Révélation des Saints Versets coraniques, la notion de l'" être femme " était depuis longtemps perdue. Fatima Az-Zahra (s) sera détentrice de la capacité à la faire exister car si la notion de l'" être femme " se fondait obligatoirement dans la vision mâle de la femme, les femmes, elles, existaient bel et bien.

C'est à cette existence contre vents et marées que la bi-unité Coran-Sunna viendra ré-affirmer des Droits pour que la femme occupe sa place de complémentarité dans la société.

Pratiquement, la condition concrète de la femme et de l'homme est, dès les premiers temps de l'Islam, liée d'une manière stable et juste à un statut de Droit au féminin et au masculin dans une optique de vivre harmonieusement la " différence " et de la considérer en tant que complémentarité à l'autre et non en tant qu'antagonisme et de rivalité.

D'où le comportement du Prophète Mohammed (pslf) vis-à-vis de sa fille Fatima (s). Il avait pour but d'instaurer une vision sociologique nouvelle à l'égard de la femme déshumanisée et opprimée dans bon nombre de sociétés pré-islamiques et post-islamiques ; de provoquer les sentiments du cœur chez la dureté des hommes qui ne voyaient dans la procréation que l'utilité d'avoir un garçon pour les seconder dans leurs activités civiles et militaires et la honte d'être père de la douceur d'une fille condamnée à être enterrée vivante.

Ce qui amena le Saint Prophète Mohammed (pslf) à déclarer : " La fille n'est pas un être qu'il faut enterrer vivant ! Voyez, moi, j'embrasse les mains de ma fille, je la fais s'asseoir à ma place et je lui rends les honneurs et le respect qui lui sont dus. La fille est un être humain comme n'importe quel autre don de Çááå-Dieu, elle est un don de Çááå-Dieu ! La fille doit, elle aussi, parcourir le chemin de la Perfection et en franchir les étapes, comme le garçon. Elle se doit aussi d'entrer dans les limites du rapprochement avec Çááå-Dieu ".

Là, dans la Demeure de la Connaissance, la Dame des Mondes et les premiers Imams allaient acquérir le Savoir en toute chose, comblés des bienfaits de leur Créateur, l'âme inondée de la Lumière et de la Grâce.

Là, dans les desseins de Çááå-Dieu, s'élevait, s'initiait leur postérité, héritière du Même Message que celui qui a été révélé tout au long du Cycle de la Révélation : Prophétie. Au pied de cette postérité jaillit la Source des grâces célestes dont les eaux sont les plus abondantes, les plus pures et les plus fraîches pour y accomplir les grandes et les petites ablutions rituelles ; des eaux qui s'épanchent à travers un jardin sans limite qui couvre tous les Mondes : le Jardin du " Salam de l'Islam ". Dans ce jardin de la béatitude, du Savoir et de la Connaissance, va naître et grandir la patrie des âmes, la Nation des Onze Imams Infaillibles (s) :

Fatima Az-Zahra (s), la fille du Dernier des Prophètes et la future épouse du Premier des Douze Supérieurs Infaillibles : l'Imam Ali (s), la future mère des deux maîtres de la jeunesse du Paradis, Al-Hassan, le second Imam, Al-Hossayn, le troisième Imam, Paix et salutations sur le Prophète Mohammed et sur sa Famille purifiée.
Là, Sainte Fatima Az-Zahra (s) allait se joindre par les liens du mariage avec la lumière de l'Imam Ali (s), pour la transmettre à la descendance purifiée des autres onze lumières pour que les ténèbres s'éclairent, pour que les doutes se dissipent, pour que l'obscurité disparaissent aux rayons du Collège des Douze Imams Supérieurs Infaillibles (s). A l'identique de tous les Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ , Fatima (s) possède la volonté droite, généreuse et soumise pleinement à Çááå-Dieu, exalté soit-Il, en honorable fille de Prophète et descendante du Prophète-Imam Abraham, Paix et salutations sur eux et sur leur famille. Elle (s) a à sa disposition, dans la proximité de son père, une grâce abondante dont elle (s) est le principe, le modèle, le terme de la Croyante. Elle (s) bénéficie constamment des communications divines faites à son père qui l'entourait d'affection et de tendresse, commencement de la vraie vie, de toute vie vraie. Le Prophète Mohammed (pslf) a dit à propos de sa fille : " Fatima est une partie de mon corps, elle est la lumière de mes yeux et le fruit de mon cœur et de mon esprit… elle est un ange à existence humaine ".

La profonde tristesse de Fatima Az-Zahra Que la Paix soit avec elle

Un jour, le Prophète Mohammed (pslf) dira devant une assemblée considérable de notables Musulmans : " Fatima est une partie de moi. Aussi, celui qui l'irrite m'irrite également ". Un autre jour, en s'adressant à sa fille, il (pslf) lui dira : " ô Fatima ! Çááå-Dieu s'irrite lorsque tu t'irrites. Il est satisfait lorsque tu es satisfaite ".

Les événements ayant suivi le décès de son père (pslf) avaient bouleversé et réellement irrité Sainte Fatima Az-Zahra (s) au point où elle ira exprimer sa douleur auprès de la tombe de son père : " A propos de la tristesse ressentie par Fatima Az-Zahra (s) après le Sublime retour à Son Créateur de l'âme de son père, le Bien-Aimé Prophète Mohammed (pslf), sa servante Fidda a raconté ceci : " Au huitième jour faisant suite au décès de son père, Fatima (s) révélera l'ampleur de sa tristesse et de ses difficultés à vivre dans un monde hostile vidé de la présence de son père. Elle (s) se rendit à la mosquée, et couverte de larmes Fatima (s) déclara :

" ô mon père ! ô mon ami sincère ! ô Mohammed ! ô Abu Al-Qasim ! ô le protecteur des veuves et des orphelins ! Qui peut vous remplacer à la Kaaba et à la mosquée ! Qui peut vous remplacer auprès de votre fille plongée dans la tristesse, la mélancolie et la douleur !- Puis Fidda continue son récit : Ensuite, Fatima (s) se dirigea vers la tombe du Prophète (pslf), ses pleurs et ses sanglots l'obligeront à une marche chancelante. Arrivée au Mizaneh, elle s'effondrera inconsciente. Aussi, les femmes accourront à son secours, et après lui avoir rafraîchi le visage avec de l'eau de source, elle (s) manifestera de nouveau des signes de vie. " Fatima (s) dira alors : Mes forces se sont évanouies, ma résistance m'a fait défaut, mes ennemis se réjouissent de mon chagrin, et mon affliction me fait lentement mourir ! ô mon père ! Je suis dans la perplexité et la solitude, affaiblie par le chagrin et profondément mélancolique ! Ma voix s'est éteinte, mon dos s'est brisé ; ma vie est ballottée par les vicissitudes ; je ne trouve personne après vous, ô mon père, pour soulager ma peine ; personne pour m'aider en ces temps très difficiles, face auxquels je suis fragile et pleine d'impuissance ! Tel le précise les Révélations, le lieu de la présence de Gabriel (s) et de Michaël (s) a disparu avec votre départ, ô père !

" Les intentions [des gens] ont changé. Les portes se sont fermées devant moi. Raisons pour lesquelles ce monde devenu hostile m'est difficile à vivre. Mes larmes se déverseront sur vous aussi longtemps qu'un souffle de vie sera présent en moi. Mon désir de vous rejoindre ne pourra cesser, mon affliction créée par notre séparation ne trouvera jamais de fin dans le monde d'ici-bas ".

" Les sanglots de Fatima (s) allaient dès lors augmenter d'intensité.
" ô mon père ! Avec votre départ la lumière du monde a disparue. Les fleurs se sont fanées après s'être ouvertes à la vie tout le temps de votre présence parmi nous. ô mon père ! Ma mélancolie n'aura de fin tant que durera notre séparation. ô mon père ! Le sommeil m'a quitté depuis le jour de notre éloignement ! ô mon père ! Où est-il celui qui était proche de la veuve et des orphelins ? Celui qui fût donné à la Communauté pour jusqu'au Jour de la Résurrection ! ô mon père ! Après vous nous avons été placés dans le monde des opprimés !

" ô mon père ! Après vous les gens nous ont délaissés, oubliant la noblesse de notre lien glorieux qui nous unissait à votre présence parmi les gens. Quelle larme peut-elle être retenue suite à votre Sublime retour vers notre Créateur ô Quelle mélancolie peut-elle être éteinte après votre départ ? Quelles paupières peuvent-elles encore se refermer sur un sommeil paisible depuis votre absence ?

" ô mon père ! Vous êtes le printemps de la foi et la lumière des Prophètes ! Comment les montagnes vont-elles résister ? Et les mers ne pas s'assécher ? Et la Terre ne pas trembler ? ô mon père ! Je suis tant affligée de la peine la plus pesante à porter, et ma déroute est sans fin. ô mon père ! Je suis atteinte de la plus profonde infortune et de la plus vaste calamité qui puissent être vécues dans le monde d'ici-bas. Les Anges vous pleurent, et les étoiles se sont immobilisées ! Depuis votre envol vers le Très-Haut, même votre minbar a perdu de sa splendeur, vidé de votre ineffable conversation intime avec votre Seigneur ! Certes, votre tombeau est comblé de votre présence et le Paradis satisfait de votre retour, de vos invocations et de vos prières.

" ô mon père ! Quelle mélancolie enveloppe les lieux de vos sermons et discours ! Combien je vais souffrir de tout ce qui se prépare à l'horizon de la déviance et jusqu'au jour où je vous rejoindrai ! Combien est affligé Abul Al-Hassan [Imam Ali (s)] : celui qui fût désigné à votre succession ! Le père de vos deux enfants : Al Hassan et Al-Hossein, vos bien-aimés. Celui qui vous a été confié dès son enfance, et dont vous ferez votre frère ! Celui que vous avez le plus aimé de tous vos compagnons. Le père de Al-Hassan, le premier à vous accompagner et à vous soutenir. Vraiment, la mélancolie s'est emparée de nos cœurs. Nos pleurs nous font mourir lentement et notre détresse ne cesse de nous accompagner ! ". Puis, Dame Fatima (s) rejoindra sa demeure, toujours triste et en pleurs. Elle (s) vivra ainsi jusqu'au jour où elle (s) rejoindra son père bien-aimé, à peine quelques semaines après le Sublime retour à Son Créateur de l'âme du Prophète Mohammed (pslf) ".

La Lampe nous quitte, sa Lueur persiste

Plus fragile que son époux, profondément affectée par l'absence de son père, troublée par le comportement de l'esprit de la contestation des droits de la Famille du Prophète Mohammed (pslf), Fatima (s) sera chaque jour davantage envahie par la maladie : " Lorsque la maladie d'Az-Zahra s'aggrava, elle dira à son cher époux : " Mon cher cousin, je sens arriver la proximité de l'instant de mon Retour vers mon Créateur et de l'instant qui va me joindre à nouveau à mon père, et je voudrais te faire quelques confidences ".

" Ali lui dira : " Recommande et confie-moi tout ce que ton cœur nécessite, ô fille du Messager de Çááå-Dieu, exalté soit-Il […] Je suis déjà tellement affecté et malheureux à l'idée de notre proche et irréversible séparation dans le monde d'ici-bas, la peine de ton absence m'attriste déjà… Par Çááå-Dieu ! Je revis la même douleur continuelle qu'a créé en moi l'absence à nos côtés du Messager de Çááå-Dieu […] Demande et confie-moi ce que ton cœur nécessite, je te fais la promesse de m'acquitter de tes exigences avec dévouement ; j'accomplirai minutieusement et en toute sincérité tes ultimes volontés terrestres et je privilégierai tes exigences aux miennes ". Elle lui demandera alors ceci : " Enterre-moi de nuit, dissimule le lieu de ma tombe, qu'aucun de ceux qui m'ont opprimée et maltraitée n'assiste à mes funérailles […] ô ! Mon cousin ! Si tu épouses une autre femme après moi, je te demande de cohabiter une journée et une nuit avec elle, et de consacrer la journée et la nuit suivantes à mes enfants ; de ne pas élever la voix sur eux, ô père de Al-Hassan, Aba al-Hassan, car ils sont dans la tristesse des orphelins, de ceux qui deviendront des étrangers dans ce monde, de ceux qui sont affligés et abattus. Hier, ils ont assisté au Sublime Retour de leur bien- aimé grand père, et aujourd'hui est arrivé l'instant du Retour de leur mère. Malheur à une communauté qui les tourmente, qui les déteste et qui les assassine ".

" Quelques heures plus tard, Fatima (s) se lèvera pour accomplir le bain rituel de la purification ; s'allongera à nouveau, face à la quibla - orientation vers laquelle se trouve la Sainte Kaaba - et elle laissera s'échapper son âme vers son Seigneur, satisfaite et apaisée à l'idée de rejoindre son bien-aimé père, le Messager de Çááå-Dieu. L'Imam ressentira encore plus profondément l'absence d'une épouse modèle, d'une mère sainte et pleine d'affection à l'égard de ses enfants, d'une alliée exceptionnelle, jeune, vaillante, courageuse et dynamique dans le chemin de Çááå-Dieu, exalté soit-Il. Ce furent les dernières recommandations de Fatima la Radieuse (s). Elles seront méditées par ceux qui méditent et réfléchissent.

" Fatima (s) avait préféré être inhumée durant l'obscurité de la nuit, dans un lieu inconnu. Son attitude allait inscrire son nom sur les pages du registre des opprimés afin que ce soit un symbole indélébile à opposer à l'injustice et à l'oppression subie par les Saints et les fidèles à la Religion Immuable, nommée par Çááå-Dieu : Islam, pour tous les siècles de l'Histoire Sainte islamique.

" Les gens de Médine apprendront le décès de la fille du Messager de Çááå-Dieu. Ils accourront chez elle pour accomplir la prière du défunt et participer à ses funérailles, mais tout avait déjà été réalisé. Ils en furent bouleversés, profondément attristés lorsqu'ils apprirent les dernières volontés de la fille du Prophète qui avait exigé d'être inhumée dans un absolu secret, dans l'obscurité de la nuit après qu'Ali et un groupe de ses fidèles compagnons eurent accompli pour elle la prière ".

Rien ne saurait démontrer de manière plus touchante comment Fatima la Radieuse (s) est tout pour la venue, au Monde des hommes, d'Imams Supérieurs Infaillibles mandatés à la Guidance de l'humanité. Longtemps avant que l'heure fut venue, elle (s) avait arrêté ses regards avec bonheur sur sa descendance, qui allait se transmettre d'Imam à Imam le Message de son père, le vénéré Prophète Mohammed (pslf).

Ayant aimé les siens, proches et disciples, Fatima la Radieuse (s) les aima jusqu'à la fin, et elle (s) tînt en réserve la plus belle preuve de son amour maternel lorsqu'elle recommanda ses enfants à son époux. Lui (s) qui avait été si complètement dévoué à son épouse, qui avait pratiqué une si admirable patience, que le départ de son cousin, le Prophète Mohammed (pslf) avait tant ému, allait à nouveau ressentir la peine du cœur privé des sentiments de l'épouse.

L'Imam Abu Abdi Allah (s) [Imam As-Sadiq] a dit : " Lorsque Çááå-Dieu rappela Son Messager à Ses côtés, Fatima fut pénétrée d'une grande douleur accompagnée d'une incessante tristesse dont seul Çááå-Dieu pouvait en connaître l'épaisseur et la profondeur dans son cœur. Pour la distraire et apaiser son affliction, Çááå-Dieu lui enverra un Ange charger de lui conter les événements qui allaient se dérouler dans l'Avenir. Elle s'en remit à son époux, l'Imam Ali à qui elle racontera la présence de l'ange à ses côtés. Il lui demandera de bien vouloir lui signaler l'instant durant lequel elle entendra de nouveau la voix de l'ange. Dès lors, Fatima fera appel à son époux. A chaque fois que la voix angélique commençait à lui parler, l'Imam Ali (s) prenait note de tout ce que disait l'Ange à son épouse Fatima. Il en fit une compilation sous la forme d'un livre connu sous le nom de : Livre de Fatima ".

Ce même Imam (s) a dit aussi : " [...] Le Livre de Fatima contient son testament et l'arme du Messager de Çááå-Dieu. Çááå-Dieu, Gloire et Louange à Lui a dit : " Apportez-moi un Livre plus ancien que celui-ci, ou quelque trace de science si vous êtes véridiques ".

Au lieu de vous (s) accorder l'affection comme Çááå-Dieu, exalté soit-Il, l'impose dans la Sainte ?criture coranique et selon la Tradition de votre père : que d'infidélités, que de désobéissances, que de négligences dans la promesse, l'allégeance et le témoignage que certains s'étaient engagés à rendre aux propos de la succession contenus dans le texte du Sermon de Ghadir Khumm.

Dans son ouvrage Les croyances du Chiisme, Mohammed Redhâ Al-Modhaffar écrit ceci : " Allah, Le Très-Haut dit dans le Saint Coran : " ô Prophète ! Dis aux gens : Je ne vous demande rien en retour (de ma Guidance pour vous), sauf votre affection pour (mes) proches ". Nous croyons qu'outre son devoir de suivre la voie des Ahl-ul-Beyt, chaque Musulman a l'obligation de les aimer, car dans le Verset ci-dessus, Allah ordonne au Prophète de demander aux Musulmans d'aimer ses proches. Selon de nombreux hadiths concordants du Saint Prophète (pslf), il apparaît que l'amour des Ahl-ul-Beyt est un signe de Foi et de piété, et que le sentiment d'inimitié envers eux est un signe d'hypocrisie. Le Saint Prophète a dit aussi à ce propos : Celui qui aime les Ahl-ul-Beyt est aimé par Allah et Son Prophète, et celui qui est inamical envers eux, Allah et Son Prophète le considèrent comme étant leur ennemi.

" L'amour des Ahl-ul-Beyt est un devoir obligatoire en Islam. C'est un fait incontestable que personne ne peut nier. Toutes les écoles Juridiques Musulmanes sont d'accord sur ce point, mis à part les Nawâçeb, un petit groupe qui a déclaré la guerre à la Famille du Prophète, et dont le nom - Nawâçeb - tire son origine de leur hostilité aux Ahl-ul-Beyt. De ce fait, les Nawâçeb se sont rendus coupables de négation d'une obligation religieuse absolument établie. Or nier une obligation islamique, telle que la Prière ou la Zakat, cela équivaut à nier le Message islamique lui-même ; et celui qui se permet de commettre un tel péché est certainement négateur de l'Islam, même s'il fait semblant de reconnaître les chahâdatayn - La Profession de Foi Islamique -. C'est pour cela que la haine envers les Ahl-ul-Beyt est un signe d'hypocrisie, et leur amour un signe de Foi. C'est pourquoi aussi, détester les Ahl-ul-Beyt, c'est détester Allah et Son Prophète ".

Par bonheur pour elles, les âmes en se désaltérant aux fontaines de votre progéniture, sont comblées du bonheur auquel elles sont destinées mais bien souvent les âmes éprises de l'esprit de la contestation le cherchent là où il n'est pas. Quelle est donc généreuse votre progéniture à laquelle Çááå-Dieu, exalté soit-Il, a donné les moyens de nourrir les âmes durant le voyage dans ce monde inférieur en leur procurant l'accès à la voie du Retour vers le Bassin de l'Abondance : Al-Kauçar.