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Le Grand malheur d'un Jeudi

Le Grand Malheur d'un Jeudi ? C'est un jour où le Prophète Mohammed (pslf) était alité, alors, au moment de faire l'appel à la prière du matin, Bilâl s'approcha du Prophète (pslf) et lui dit : Que Çááå-Dieu soit satisfait de toi ! Dois-je faire l'appel-Adhân ?

Le Prophète (pslf) lui en accordera la permission.

Alors, Aïcha dira à Bilâl : Dis à Abu Bakr d'aller à la Mosquée.
Hafsah interviendra aussi auprès de Bilâl : Dis à Omar d'aller à la Mosquée.

A entendre les propos de l'une et de l'autre, à se rendre compte comment chacune d'elles s'évertuait à honorer son propre père au point de se disputer, le Messager de Çááå-Dieu (pslf) leur dira : Abstenez-vous (de parler ainsi) ! Vous êtes toutes deux semblables aux femmes amoureuses de Joseph.

Après avoir entendu ce qu'avaient dit Aïcha et Hafsah, le Prophète (pslf) prit conscience qu'Abu Bakr et Omar avaient désobéi à ses ordres de se joindre à l'armée d'Usâmah, raison suffisante pour le Prophète (pslf), afin que ni l'un ni l'autre le devance, de prendre appui sur les épaules de Ali (s) et de Fadl Ibn Al-Abbas et de se diriger vers la Mosquée en portant avec peine les pieds au sol.

Arrivé à la Mosquée, le Prophète (pslf) mit Abu Bakr à son côté malgré qu'il eut déjà commencé à diriger la prière. Le Prophète (pslf) prit place dans le Mîrhrâb et recommença la prière dès son début. Après l'avoir terminée, le Prophète (pslf) s'en retourna à sa Demeure. Ici, le Prophète (pslf) réclama la présence de Abu Bakr, de Omar et d'un groupe parmi ceux qui étaient allés à la Mosquée, puis le Prophète (pslf) leur dit ceci : Ne vous avais-je pas ordonné de prendre le départ avec l'armée de Usâmah ?

Ils répondirent : Oui ! ô Prophète de Çááå-Dieu !
Alors, le Prophète (pslf) leur dit : Pourquoi, dès lors, avez-vous désobéi ?
Abu Bakr : Je suis parti mais j'ai fait demi-tour pour te rendre visite encore une fois.
Omar : ô Messager de Çááå-Dieu ! Quant à moi, je ne suis pas parti pour ne pas avoir à demander aux voyageurs rencontrés des nouvelles te concernant. Aussi, le Messager de Çááå-Dieu (pslf) dit par trois fois : Rejoignez d'urgence l'armée de Usâmah. A cet instant, la faiblesse du Prophète (pslf) s'intensifia au point qu'il (pslf) en perdit connaissance. Des gens présents s'élevèrent des soupirs de tristesse.

Puis, le Messager de Çááå-Dieu (pslf) revint à lui et les regarda, disant : Apportez de l'encre et un parchemin afin que j'édicte quelque chose pour qu'après vous ne vous égariez pas.

Encore une fois, le Prophète (pslf) perdit connaissance, et l'un de ceux qui étaient présents se leva pour chercher de l'encre et un parchemin lorsque Omar se manifesta par ces propos : Reviens ! Cet homme (pour le Messager de Çááå-Dieu) est délirant. L'homme en question fit demi-tour. Mais ceux qui se trouvaient rassemblés là s'attristèrent du fait d'avoir été négligents et se le reprochèrent l'un l'autre pour enfin dire plus tard : En vérité nous sommes à Çááå-Dieu et à Lui nous retournerons. Nous craignons de nous opposer au Messager de Çááå-Dieu. [Voir : Kitab-ul Irshaït, version anglaise, p. 129-131]

D'évidence, le Prophète Mohammed (pslf) voulait marquer sur le papier la succession de Ali (s) au califat de manière à ce que personne ne puisse ni le nier ni le changer. Sa volonté étant de compléter ainsi les propos stipulant l'événement qui se sont transmis à partir de lui (pslf) de manière mutawâtir, et qui avaient rempli les cœurs et les oreilles. Aussi, au vu de l'histoire, certains, présents, craignant cette confirmation écrite de la part du Prophète (pslf), tentèrent par tous les moyens d'empêcher la confirmation écrite du Droit de l'Imam Ali (s) au califat.

Les chroniqueurs s'accordent à reconnaître que le Prophète (pslf) réclama de l'encre et un parchemin pour enregistrer par écrit ce qui " ne devait jamais les égarer après lui (pslf) ".

Malgré tout, une personne se leva pour aller chercher ce que le Prophète (pslf) réclamait mais Ibn Al-Khattab lui demanda de faire demi-tour. Non content que l'homme s'en retourna à sa place, Ibn Al-Khattab ajouta : A vrai dire, cet homme est délirant. Selon ce que rapporte Al-Bukhari dans la section Le livre de la maladie et de la médecine, il y est fait mention que certaines personnes, parmi lesquelles il y avait Omar Ibn Al-Khattab, s'étant rassemblées auprès du Messager de Çááå-Dieu (pslf), celui-ci dit : Venez ! Je vais rédiger pour vous un document de telle manière que jamais après lui vous vous égarerez - alors Omar ajouta : La douleur a épuisé le Prophète, et nous autres nous possédons le Coran. Le Livre de Çááå-Dieu est suffisant.

La discorde s'installa parmi les présents au point de se disputer l'un l'autre ce qui amena le Prophète (pslf) à leur ordonner de quitter les lieux. Selon une autre chronique, il y est fait mention qu'après avoir ouvertement montré leur opposition à la rédaction de ce document, ils s'adressèrent au Prophète (pslf) dans ces termes : Désires-tu, malgré tout que nous t'apportions l'encre et le parchemin ? ô Messager de Çááå-Dieu !

Le Prophète (pslf) répondit : Comment ? Après ce que vous avez dit ! Je vous demande seulement que vous vous comportiez avec bonté envers les Gens de ma Demeure-Ahlul Beyt.

Les chroniques décrivant la maladie du Prophète (pslf) ainsi que les événements et les discussions qui eurent lieu venant appuyer son vif désir de porter sur le papier ce qui les réunirait autour de la Vérité et de la Guidance, s'accordent sur le fait que Omar Ibn Al-Khattab s'interposa entre le Prophète (pslf) et ce qu'il (pslf) désirait faire en l'accusant de délire ou bien de ce qui implique une telle accusation.

Omar Ibn Al-Khattab avait pressenti la relation directe entre le document et le destin des Musulmans après le décès du Prophète (pslf) ainsi qu'avec celui qui était destiné à lui (pslf) succéder, ce qui l'amenait à prendre cette position contraire.

A vrai dire, le Prophète (pslf), après avoir entendu l'accusation, de délire ou de quelque chose de semblable l'impliquant, portée contre lui (pslf) par Omar Ibn Al-Khattab, se refusa à établir le document, étant entendu que rien ne garantissait, après sa mort, qu'une telle accusation ne soit pas mise en avant par les mêmes personnes dans l'intention d'annuler purement et simplement le sens du document en question ou bien d'en interpréter son contenu en accord avec leurs intérêts particuliers ou bien encore aboutir à des mesures encore plus nuisibles.

Raison pour laquelle le Prophète (pslf) a répondu : " Comment ? Après ce que vous avez dit ! " à la requête formulée par ces gens désireux, en dernier ressort, que le Prophète (pslf) établisse enfin ce document. Le Prophète (pslf) se limita alors à leur formuler trois recommandations : L'expulsion des incrédules de la péninsule arabe ; le maintien de la rétribution des gens de sa proximité tel il (pslf) avait l'habitude de le faire… et les chroniqueurs ont oublié la troisième recommandation mais les Saints Imams de la Demeure du Prophète (pslf) la rattache à la succession après lui (pslf).

A propos du fait d'avoir dit Raziiat-u Iaum-ul Jamïs - Le Grand Malheur d'un Jeudi, il est rapporté de Sa'îd Ibn Yubair ceci : Continuellement, Ibn Abbas pleurait. Parfois, il pleurait tellement que la terre, à ses pieds, était mouillée, répétant sans cesse : Le Jour du Jeudi ! Le Jour du Jeudi ! - Il lui fut demandé : Que signifie Le Jour du Jeudi ? - Il répondit : Le Jour du Jeudi, le Jour où ils se disputèrent devant le Messager de Çááå-Dieu alors qu'il était inconvenant d'élever la voix en sa compagnie . Il est aussi rapporté l'habitude de Ibn Abbas de dire : Le Malheur ! Le Grand Malheur a débuté lorsqu'ils ont empêché le Prophète (pslf) de rédiger ce document.

Il est fait mention dans le tome 3 du Sahîh Al-Bukhari, au chapitre concernant la maladie du Prophète (pslf), selon une chaîne de transmetteurs qui amène à Sa'îd Ibn Yubair que Ibn Abbas disait : La douleur du Prophète (pslf) s'intensifia le Jour du Jeudi.

Le Prophète (pslf) dit ce jour-là : Venez ! Je vais établir un document de manière à ce que vous ne vous égariez plus jamais après lui.
Alors, ils se disputèrent entre eux malgré qu'il soit inconvenant d'élever la voix en présence du Prophète (pslf).

Ils dirent : Que lui arrive-t-il ? Il délire ! Ramenez-le à la raison !
Leur comportement inconvenant se prolongea, alors le Prophète (pslf) leur fit cette remarque : Laissez-moi seul ! En vérité, ce avec quoi je suis est bien meilleur que ce dont vous m'accusez !

Puis, le Prophète leur recommanda trois choses : L'expulsion des polythéistes de la péninsule arabe ; le maintien de la rétribution des gens de sa proximité tel il avait l'habitude de le faire, et le chroniqueur n'a pas fait mention de la troisième en disant : " Je l'ai oubliée " selon l'expression transmise par Al-Bukhari dans son Sahîh. Cette chronique a été transmise ainsi par Ibn Sa'd dans son At-Tabaqât ; par At-Tabarî dans son Ta'rij ; par Ibn Kathir dans son Bidâiah ; par Muslim dans son Sahîh, et selon d'autres expressions très proches par la majorité des traditionalistes dans leurs recueils de hadiths, sans mentionner plus de deux recommandations du Prophète (pslf), demeurant silencieux à propos de la troisième ou bien en s'alignant sur l'oubli en toute conformité avec les dirigeants qui s'étaient portés à la tête des affaires musulmanes après le décès du Prophète (pslf).

Phénomène sans précédent au sein des rapporteurs de hadiths fidèles à tout rapporter de ses dires et gestes, allant jusqu'à enregistrer sa façon de respirer. Ici se pose la question suivante : Comment ceux qui étaient présents, en grand nombre, ont-ils pu oublier la troisième recommandation formulée à l'instant même où il allait les quitter ? Si cette dernière recommandation n'avait pas été la confirmation des textes antérieurs en provenance du Prophète (pslf) et concernant la succession de Ali (s), il est certain que personne n'aurait fait preuve d'oubli à son égard !

Ce qui demeure surprenant c'est la répétition de cet événement de l'encre et du parchemin lors des derniers moments de vie du dirigeant Abu Bakr. En effet, celui-ci avait réclamé de l'encre et un parchemin pour établir le document de sa succession. Puis, lors d'une période de perte de connaissance, son secrétaire Othman écrivit à la place de Abu Bakr le nom du dirigeant suivant en la personne de Omar ! Ici, Omar ne dira pas que Abu Bakr se trouvait en état de délire !

Le Scheikh Al-Mufid rapporte que le Prophète (pslf) demande à Ali de s'approcher. Après avoir obéi, le Prophète (pslf) le prit dans ses bras, puis il (pslf) retira la bague de son doigt et dit à Ali (s) : Prends-la et passe-la à ton doigt.

Ensuite, le Prophète (pslf) demanda qu'il lui soit apporté son sabre, son bouclier et tout son équipement de guerrier pour les remettre à Ali. En complément, le Prophète (pslf) fit venir un tissu qu'il (pslf) avait l'habitude de porter en ceinture lors des batailles. Dès que le Prophète (pslf) fut en sa possession, il (pslf) le remit à Amir Al Mu'minin (s) en lui disant ceci : Grâce à Çááå-Dieu ! ? Ali ! Retourne à ta demeure !

L'éminent rapporteur de hadiths Ibn Shahr Ashûb rapporte de Tabarsi, de la même manière que l'ont fait Ad-Dâraqtanî, As-Sam'ânî et un groupe de célèbres rapporteurs chiites de hadiths, que Ibn Abbas, Abî Sa'îd Jidrî et d'autres encore ont raconté que Aïcha a dit : Lorsque arriva l'heure de son décès, le Messager de Çááå-Dieu (pslf) a demandé ceci : Appelle mon cher ami !

Aïcha, poursuivant son récit : J'ai amené devant lui (pslf) mon père Abu Bakr, mais le Messager de Çááå-Dieu en le regardant inclina sa tête vers le bas répétant : Appelle mon cher ami ! Omar fut amené, mais à peine le Prophète (pslf) le vit, il (pslf) répéta la même demande : Appelle mon cher ami ! Ici j'ai dit : Pauvres de vous ! Amenez Ali Ibn Abi Tâleb ! Par Çááå-Dieu, il ne désire voir aucun autre que lui ! Vint Ali. Lorsque, le Messager de Çááå-Dieu le vit, il souleva la couverture qu'il avait sur lui et fit en sorte que Ali s'introduise dessous. Il resta là, à son côté, jusqu'à son décès, alors que sa main était posée sur le corps de Ali. Dans les chroniques des Ahlul Beyt (s) est transmis le fait que Aïcha appela son père et qu'à la vue de celui-ci, le Prophète se détourna ; que Hafsah amena son père et que cette fois encore, le Prophète (pslf) à la vue de celui-ci se détourna. Aussi, Umm Salamah appela Ali et le Messager de Çááå-Dieu demeura un long moment à lui parler dans le creux de l'oreille jusqu'à l'instant d'une perte de connaissance.

Alors, quelqu'un demanda à Ali (s) : Quel secret t'a confié le Messager de Çááå-Dieu lorsque tu étais sous la couverture ? - Ali répondit ceci : Il m'a enseigné les mille portes de la connaissance, puis il ouvrit pour moi de chacune d'elles, mille autres portes, ensuite il m'a recommandé quelque chose que je m'engage à respecter, In Sha'Allâh-Si Çááå-Dieu le veut.

En cet instant, arrivèrent Hassan et Hossein (s), exprimant leur profond chagrin par des pleurs au point de se poser sur le corps du Messager de Çááå-Dieu. Ali voulût les éloigner du corps du Messager de Çááå-Dieu, mais le Noble Prophète reprit connaissance pour dire : Ali, laisses-les, pour que je sente leur parfum et qu'eux sentent le mien, pour qu'ils profitent de moi et que je profite d'eux. Puis, le Prophète (pslf) mit Ali sous sa couverture et s'approchant très près de lui, il commença à lui faire des confidences.

Lorsque approcha l'ultime soupir de sa vie, le Prophète (pslf) confia à Ali : ? Ali ! Pose ma tête sur ta poitrine, l'Ordre de Çááå-Dieu est arrivé. Lorsque mon âme sortira, prends-la dans tes mains et frotte-la sur ta poitrine. Puis, tourne-moi en direction de la Qiblah et assume ma responsabilité. Sois celui qui priera le premier pour moi et ne me quittes pas tant que tu ne m'auras pas mis en terre. Demande l'aide de Çááå-Dieu, l'Exalté, Le Majestueux et l'omnipotent… Ali posa sur lui la tête du Prophète (pslf) qui à nouveau perdit connaissance.

Alors, vint Fatima (s). Elle se posa sur son corps, le regardant en pleurant, se lamentant et récitant ceci : Un visage immaculé par qui sont envoyés les nuages chargés de leur pluie ; le soutien des orphelins et le refuge des veuves. Ici, le Messager de Çááå-Dieu (pslf) rouvrit ses paupières bénites et d'une voix très faible dit à Fatima : ? ma fille ! Ce que tu viens de dire était une habitude de ton oncle Abu Tâleb ! Ne le répète pas et en échange dit ceci : " Mohammed n'est qu'un Prophète ; des Prophètes ont vécu avant lui. Retourneriez-vous sur vos pas, s'il mourait, et s'il était tué ? "

Fatima Az-Zahra (s) pleura beaucoup, et le Prophète (pslf) lui fit signe de s'approcher. Az-Zahra s'approcha. Son père lui dit, alors, quelque chose à voix basse. Son visage s'illumina. Puis son âme abandonna son corps béni, la main droite de Amir Al Muminin (s) étant posée sur son menton. Les mains de Ali recueillirent l'âme du Prophète (pslf). Ali, selon la volonté du Prophète (pslf), la passa sur sa poitrine.

Ensuite, il tourna le Prophète (pslf) vers la Qiblah, lui ferma les paupières et le recouvrit entièrement de sa couverture. Il a été transmis qu'il fut demandé à Fatima (s) : Quelles sont les paroles que le Prophète t'a énumérées à voix basse et qui ont fait disparaître la tristesse et le désarroi créés par sa mort prochaine ? Elle répondit ceci : Il m'a informée du fait que je serai la première des Gens de sa Famille à le rejoindre et que cela se réalisera sans trop tarder, alors cela m'a soulagé.

Ali (s) fait ses adieux au Messager de Çááå-Dieu (pslf)

Ali découvrit le corps du Prophète (pslf), les larmes continuaient de couler. Il dit : Bi Abi anta va Ummî ! Par ma mère et par mon père ! Avec ton décès, la chaîne de la Prophétie, le Message divin et les chroniques célestes ont touché à leur fin. Si n'était sa recommandation à la patience face aux épreuves, je m'abandonnerais à tant de pleurs que la source de leur provenance s'assécherait. De toute façon, notre chagrin se continuera après toi.

Bi Abi anta va Ummî ! Souviens-toi de nous dans l'Autre vie, ne nous oublie pas.
Lorsque Amir Al Mu'minin entreprit de réaliser le Rhussul - Bain mortuaire du Prophète, il fit appeler Fadl Ibn Abbas et lui demanda de lui rapprocher l'eau. Puis, il ouvrit de la poitrine au nombril la chemise du Prophète. Aidé de Fadl Ibn Abbas qui lui versait de l'eau sur les mains, il débuta le bain mortuaire, à enduire de camphre les parties du corps qui se posent au sol durant la prière (Hunût) pour terminer en l'enveloppant dans son linceul (Kafan).

Après en avoir terminé avec le Rhussul, le Hunût et le Kafan, il se tint debout face au corps du Prophète et fit la prière du défunt, seul, sans que quiconque ne l'accompagne dans la prière-salat.

Les Musulmans s'étant réunis à la Mosquée pour décider de celui qui dirigerait la prière du défunt au nom du Prophète (pslf) ainsi que de l'endroit de sa sépulture. A cet instant est apparu Amir Al-Mu'minin pour leur dire : Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) durant sa vie et après sa mort demeure notre Imam et notre chef, donc, de groupe en groupe, sans l'intermédiaire d'un guide de prière, priez pour lui et sortez. Çááå-Dieu ne reprend l'âme d'aucun Prophète en aucun lieu qui ne soit le lieu de sa sépulture, et moi je mettrai en terre le Prophète au sein même de l'habitation où il est décédé.

Les gens, satisfaits de cette décision, obtempérèrent. Alors que les Musulmans se mirent à réaliser la prière du défunt au nom du Prophète, Abbas Ibn Abd-ul Muttalib envoya quelqu'un à la recherche d'Ubaidah Ibn Al-Yarrâh chargé de creuser les tombes pour les gens de La Mecque sans la niche (lahd) [excavation faite à l'endroit où repose la tête du défunt] ; puis, il envoya chercher Zaid Ibn Sahl chargé de creuser les tombes pour les gens de Médine dont l'habitude était de faire la niche d'une autre manière.

Il demanda à l'un et l'autre des fossoyeurs d'être présents lors du creusement de la tombe - à ne pas savoir de quelle manière creuser la tombe, à la manière mecquoise ou médinoise - Abbas dit : ? Mon Dieu ! Décide de ce qui convient le mieux pour Ton Prophète. Ici, apparaîtra Abû Talhah Zaïd Ibn Sahl - le fossoyeur de Médine - et il lui sera dit : Sois celui qui creusera la tombe du Messager de Çááå-Dieu. Alors il creusa une tombe avec une niche pour le Prophète (pslf).
Amir Al Mu'minin, Abbas Ibn Abd-ul Muttalib, Fadl Ibn Abbas et Usamah Ibn Zaïd - tous originaires de La Mecque - entrèrent dans la fosse pour y déposer le corps du Prophète (pslf).

A ce moment, les Ansars de Médine élèveront la voix depuis l'extérieur en s'adressant à Ali : Par Çááå-Dieu ! Nous t'exhortons afin que tu ne permettes pas que notre droit soit spolié. Fais entrer quelqu'un de parmi nous pour que nous soyons aussi parmi les bénéficiaires et les présents à l'enterrement du Prophète (pslf). Ali dit : Faites venir Aus Ibn Jaulî. Il était l'un de ceux présents à la bataille de Badr, un sage de la tribu des Bani Auf et des Khazraj. Lorsque Aus Ibn Jaulî entra dans la Demeure, Ali (s) lui dira : Entre dans la fosse.

Alors, il entra dans la tombe et Amir Al-Mu'minin lui déposa entre les mains le corps du Messager de Çááå-Dieu et celui-ci déposa en elle le corps béni du Prophète (pslf). Dès qu'il fut en terre, Ali dit à Aus Ibn Jaulî : Tu peux sortir de là. Il sortit et Ali entra dans la fosse pour soulever la toile du linceul qui recouvrait le corps du Messager de Çááå-Dieu et faire reposer sa joue droite directement en contact avec la terre, orientée vers la Qiblah.

Enfin, il déposa un bloc d'argile sur le corps et le recouvrit de terre. Cet événement douloureux a eu lieu le samedi 28 de Safar de l'an 11 de l'Hégire, le Prophète était âgé de 63 ans. Un grand nombre de personnes n'étaient pas présentes aux funérailles du Messager (pslf). La cause étant due à la dispute et aux discussions soulevées entre les ?migrants et les Accueillants à propos du califat et de la succession au Prophète. Raison, aussi, pour laquelle beaucoup d'entre eux n'accomplirent pas la prière du défunt au nom du Prophète.

La Dame la Plus Illustre des Mondes :

FATIMA AZ-ZAHRA Que la Paix soit avec elle

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Nom : Fatima Az-Zahra Bint Mohammed, que la Paix soit sur elle.
Position : Epouse de Ali Ibn Abi Tâleb ; mère des deuxième et troisième Imams.
Nom du père : Mohammed (pslf).
Nom de la mère : Dame Khadidja Bent Khouwayled.
Nom familier : Umm Abihâ.
Noms honorifiques : Az-Zahrâ ; As-Siddiqah ; Al-Batul ; Sayyidatu 'n-Nisâ ; La Radieuse ; La Véridique ; La Pure (La Vierge) ; La Maîtresse des femmes.
Lieu et date de naissance : La Sainte Mecque, lieu de Beyt Allah, 20 Jumada 2, dans la cinquième année faisant suite au début de la Révélation descendue sur le Prophète Mohammed (pslf)-02.01.615 après le Prophète Jésus, fils de Marie (pse).

Date de décès : Le 3 Jumada 2 de l'an 11 de l'Hégire-26.08.632 après le Prophète Jésus, fils de Marie (pse). Il a eu lieu à Médine ainsi que ses funérailles dont l'endroit sera tenu secret par son époux, l'Imam Ali (s) et leurs proches, en conformité avec la dernière volonté de Fatima Az-Zahara (s).

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Fatima dans le Coran, que la Paix soit avec elle

- Fatima dans le verset de la parenté, (Ayat Al-Qourba), que la Paix soit avec elle
" Donne ce qui est dû au proche-parent ainsi qu'au pauvre et au voyageur. C'est un bien pour ceux qui recherchent la Face (la Satisfaction) de Çááå-Dieu. Ceux-là sont heureux. "

Dans " Al-Musnad ", ouvrage de Ahmad Ben Hanbal, sur la question du lien de parenté, citée dans le chapitre : " L'éthique ", Abi Saïd Al-Khudhri rapporte : " lorsque le Verset : " Donne ce qui est dû au proche-parent… " a été révélé, le Prophète (pslf) a dit à Fatima (s) : " Je te donne Fadak " ou " Fadak est à toi. "
- Fatima (s) dans le Verset de la Purification, (Ayat At-Tathir), que la Paix soit avec elle " Çááå-Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure, ô ! Vous, les Gens de la Maison (du Prophète) et vous purifier pleinement. "

Anas Ben Malek rapporte que six mois durant, en allant à la Prière de l'aube (Fajr), le Messager de Çááå-Dieu (pslf) s'arrêtait devant la porte de Fatima (s) et déclamait ceci : " La Prière ! ? vous les gens de la Maison ! Çááå-Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure et vous purifier totalement".

Il a été rapporté par Oum Salma, Aïcha, Abi Saïd Al-Khoudhri, Zaïd Ben Arqam, Ibn Abbas, Addhahak Ben Mazahem, Abi Al-Hamra et Omar Ben Abi Salama, etc., que: "lorsque le verset : "Çááå-Dieu veut seulement éloigner...", a été révélé, le Messager de Çááå-Dieu (pslf) appela Fatima, Ali, Hassan, Hussein, que les Bénédictions soient sur eux, le Messager de Çááå-Dieu (pslf) les recouvrit d'une couverture et déclara : " Par Çááå-Dieu ! Ceux-là sont mes Ahlul-Beyt éloigne d'eux la souillure et purifie-les totalement. "

- Fatima dans le Verset de l'Affection, (Ayat Al-Mawada), que la Paix soit avec elle " ...Dis : " Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n'est votre affection envers les proches... "
Lorsque ce Verset a été révélé, il a été demandé : " ô Messager de Çááå-Dieu ! (pslf) Quels sont tes proches envers lesquels notre affection est obligatoire ? " Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) répondit : " Ali, Fatima et ses deux fils (Hassan et Hussein.)

0 Fatima dans le Verset du Repas offert, (Ayat At-Tatï'm), que la Paix soit avec elle " Ils nourrissaient le pauvre, l'orphelin et le captif, pour l'amour de Çááå-Dieu. Nous vous nourrissions pour plaire à Çááå-Dieu seul ; nous n'attendons de vous ni récompense ni gratitude. "

Ibn Abbas rapporte : " Hassan et Hussein avaient été malades. Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) leur rendit visite ; Ali, Fatima et sa servante Fidha avaient fait la promesse de jeûner pendant trois jours si Çááå-Dieu les guérissait. Hassan et Hussein s'étaient rétablis et la promesse de jeûner tenue. Le premier jour, au moment de rompre leur jeûne, le repas servi, un pauvre frappa à leur porte, ils lui offrirent leur repas. Le second jour, ce fut un orphelin qui frappa à leur porte, à la même heure, ils firent de même avec lui. Le troisième jour, ce fut un captif à qui ils offrirent leur repas. Alors L'Ange Gabriel (s) descendit et dit : " O Mohammed ! Sois heureux ! Çááå-Dieu te félicite pour le comportement des Gens de ta Demeure et lui révéla ce Verset. "

- Fatima dans le Verset Al-Moubahala ou Souhait de malédiction contre quelqu'un, que la Paix soit avec elle " Si quelqu'un te contredit après ce que tu as reçu en fait de science, dit : " Venez ! Appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nous-mêmes et vous-mêmes : nous ferons alors une exécration réciproque en appelant une malédiction de Çááå-Dieu sur les menteurs. "

Lorsque ce Verset a été révélé, le Messager de Çááå-Dieu (pslf) fit venir Ali, Fatima, Hassan et Hussein et convoqua les gens du Livre pour lancer l'anathème. Un jeune Juif dit alors aux siens : faîtes attention ! Rappelez-vous, dans un passé récent, vos frères ont été métamorphosés en singes et en porcs, renoncez à ce défit ! "

- Fatima dans la Sourate 108 : L'Abondance (Al-Kawthar), que la Paix soit avec elle " Grâce au Nom de Çááå-Dieu, le Tout Miséricordieux et Très Miséricordieux.

1. Nous t'avons certes, accordé l'Abondance.
2. Accomplis la prière pour ton Seigneur et sacrifie.
3. Celui qui te hait sera certes, sans postérité. "

Dans le Tafsir de Arrazi, L'Abondance signifie dans le Verset : la Véridique Fatima-Azzahra. Dans Majma' Al-Bayan Attabrussi interprète la Sourate : L'Abondance de cette manière : " L'Abondance signifie la Prospérité sans limite ; elle signifie aussi la Postérité en multiplication constante ; et cette Abondance dans la descendance du Messager de Çááå-Dieu (pslf) à travers sa fille Fatima (s) est très évidente car le nombre de ses descendants est incalculable. "

Fatima dans le Hadith, que la Paix soit avec elle

Mina Ben Abi Mina, l'intendant de Abderrahmane Ben Aouf rapporte : " J'ai entendu le Messager de Çááå-Dieu (pslf) dire : " Je suis l'Arbre, Fatima (s) en est la branche, Ali (s) en est la greffe, Al-Hassan et Al-Hussein en sont les fruits, nos partisans en sont les feuilles ; la racine de cet arbre est implantée au Paradis d'Eden et le reste de l'Arbre se répand partout dans le Paradis. "

Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) déclara : " Fatima est une partie de moi, celui qui la rend satisfaite m'aura satisfait et celui qui l'irrite m'aura contrarié. " Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) déclara : " Si Çááå-Dieu n'avait pas créé Ali, il n'aurait jamais existé pour Fatima un époux de même grandeur d'âme, (qui convienne à sa grande lignée, la plus ancienne, la plus illustre.) "

O Les Glorifications particulières à Fatima, que la Paix soit avec elle
L'Imam Ali (s) rapporte que le Messager de Çááå-Dieu (pslf) a dit : " - Fatima ! Je te recommande ce qui est supérieur à l'aide-ménagère, supérieur à la vie d'ici-bas et à tout ce qu'elle recèle : récites après chaque Prière : Trente quatre fois " ALLAH AKBAR ! Çááå-Dieu est Le plus Grand ! "; Trente trois fois " Al-Hamdoulillah ! La Louange est à Çááå-Dieu ! " ; Trente trois fois " Sub'an-Allah ! Gloire à Çááå-Dieu ! " " C'est pour cette raison, que ces Glorifications, qu'il est recommandé au musulman de réciter, à la fin de chaque Prière, sont appelées les Glorifications de Fatima-Azzahra (s).

" …Les hommes et les femmes qui invoquent souvent le Nom de Çááå-Dieu… ".
L'Imam As-Sadiq (s) a dit : " Toute personne qui récite, avant de dormir, les Glorifications récitées par Fatima (s), sera au même rang de ceux et celles qui invoquent quotidiennement Çááå-Dieu. "

Ibn Abbas rapporte que le Messager de Çááå-Dieu (pslf) a dit : " La nuit de mon Ascension au ciel, j'ai vu écrit sur la Porte du Paradis : " Il n'y a de Çááå-Dieu que Çááå-Dieu, Mohammed est le Messager de Çááå-Dieu, Ali est le bien-aimé de Çááå-Dieu, Hassan et Hussein sont les privilégiés de Çááå-Dieu, et Fatima est l'élue de Çááå-Dieu. Que la malédiction soit sur leurs ennemis! "

Selon A'cim Ben Dhamra, l'Imam Ali a dit: " Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) m'a informé que les premiers à pénétrer au Paradis seront : Moi avec Fatima, Hassan et Hussein ; j'ai demandé : ô Messager de Çááå-Dieu, et nos alliés ? Il m'a répondu : ils seront derrière vous. " Abdullah Ben Bourida rapporte que son père a dit : " Les personnes les plus aimées par le Messager de Çááå-Dieu (pslf) étaient Fatima, parmi toutes les femmes et Ali, parmi tous les hommes. "

Zayd Ben Arqam rapporte que le Messager de Çááå-Dieu (pslf) a dit à Ali, à Fatima, à Hassan et à Hussein : " Je suis l'adversaire de tous ceux qui vous déclarent la guerre et je suis en paix avec tous ceux qui sont en paix avec vous ". Aïcha a dit : " Je ne connais aucune personne ressemblant autant au Messager de Çááå-Dieu (pslf), dans l'éloquence et le discours, que Fatima. Lorsque Fatima rentrait chez lui, le Messager l'accueillait chaleureusement, il se levait, il allait vers elle, il lui prenait la main, il l'embrassait et lui faisait prendre place là où il s'asseyait. "

Selon Acha'bi, Abi Jouheifa rapporte que Ali (s) a dit : " J'ai entendu le Prophète (pslf) dire : " Le Jour de la Résurrection, un crieur annoncera derrière un voile : " ô ! Vous les gens rassemblés, baissez vos regards devant la fille de Mohammed, Fatima, car elle va passer. "

Aïcha a dit : " J'ai vu le Messager de Çááå-Dieu (pslf) étreindre longuement Fatima, je lui ai dit : ô ! Messager de Çááå-Dieu, je t'ai vu faire ce que tu ne faisais pas auparavant. Il m'a dit : " ô ! Rouquine, lors de la nuit de mon Ascension dans le ciel, je suis entré au Paradis, je me suis arrêté devant un arbre du Paradis, le plus bel arbre d'entre tous les arbres du Paradis, aux feuilles d'une lactescence exceptionnelle, aux fruits d'une espèce merveilleuse ; j'en ai cueilli un fruit et je l'ai mangé. Ce fruit s'est transformé en un liquide séminal dans mon corps. A mon retour sur terre j'ai cohabité avec Khadidja qui fut enceinte de Fatima. A chaque fois que je désire sentir l'odeur du Paradis, je sens l'odeur de Fatima. ô ! Rouquine, Fatima n'est, évidemment, pas semblables aux femmes de ce monde et ne subit pas le désagrément du cycle menstruel. "

Aïcha rapporte que le Prophète (pslf), durant sa maladie qui l'emporta, dit à Fatima : " ô ! Fatima, ne désires-tu pas être la Souveraine Dame des femmes de cette Communauté, la Souveraine Dame des femmes des mondes et la Souveraine Dame des femmes des Pieux ? ! "

L'Imam As-Sadiq (s) a dit : " Fatima (s) possède, auprès de Çááå-Dieu, neuf noms : Fatima - Az-Zahra - At-Tahira - As-Siddiqua - Al-Mubaraka - Az-Zakia - Ar-Radhia - Al-Mardhia - Al-Muhaddatha. "

O 1. Fatima, que la Paix soit avec elle Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) a dit : " ô ! Fatima, connais-tu la raison du fait d'être appelée Fatima ? Ali (s) demanda : pour quelle raison s'appelle-t-elle ainsi 0 Le Messager (pslf) répondit : " Elle est appelée Fatima car Çááå-Dieu l'a immunisée contre le Feu ainsi que ses partisans. "

Ce prénom était aimé chez les Gens de la Demeure Prophétique (Les Ahlul-Beyt) (s), ils le respectaient et respectaient la personne qui le portait. L'Imam As-Sadiq (s) a demandé à l'un de ses amis qui venait d'avoir une fille : " Quel prénom lui as-tu fait porter ? " L'homme répondit : "Fatima !" L'Imam As-Sadiq dit alors : " Fatima O Que les Bénédictions de Çááå-Dieu soient sur Fatima ! Puisque tu l'as appelée Fatima, tu ne dois ni la frapper ni l'offenser, tu dois être bienveillant à son égard. "

O 2. Az-Zahra ( la Resplendissante ), que la Paix soit avec elle Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) a dit : " Quant à ma fille Fatima, elle est la Souveraine Dame des femmes des Mondes, des débuts des temps à leur fin. Elle est une partie de moi. Elle est la lumière de mes yeux. Elle est un Ange dans un corps humain ; lorsqu'elle se met debout devant son Seigneur, Le Tout-Puissant, dans son lieu de Prière (Mihrab), sa lumière resplendit, pour les Anges dans les Cieux, telle la lumière des astres pour les habitants de la Terre. " A travers ce Hadith, nous comprenons la raison pour laquelle elle s'appelle Az-Zahra (la Resplendissante).

Elle rayonne ! Ni le soleil n'ose l'aborder ni la lune.
Elle rayonne et de sa lumière, toutes les couleurs resplendissent.

O 3. At-Tahira ( la Pure ), que la Paix soit avec elle
Dans son ouvrage d'histoire, au volume 10, Al-Khatib Al-Baghdadi rapporte, d'après Abi Saïd Al-Khoudhri, l'événement historique ayant illustré le moment de la Révélation du Verset : " Çááå-Dieu veut seulement éloigner de vous la souillure, ô ! Vous, les Gens de la Maison (du Prophète) et vous purifier pleinement. " Sourate 33, Les Coalisés (Al-Ahzab), Verset 33. Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) rassembla Ali, Fatima, Hassan et Hussein sous une couverture et déclara : " Ceux-là, sont mes Ahlul Beyt (les Gens de ma Demeure). Mon Çááå-Dieu ! Eloigne d'eux la souillure et purifie-les totalement. " Oum Salma, debout devant la porte, dit : " ô ! Messager de Çááå-Dieu, ne suis-je pas une partie d'eux ô " Le Messager (pslf) lui répondit : " Tu es dans le Bien ! " Dans un autre récit : " Tu chemines vers le Bien ! "

ô 4. As-Siddiqa ( La Véridique ), que la Paix soit avec elle
Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) l'a appelée As-Siddiqa. Dans le Hadith, le Messager de Çááå-Dieu (pslf) a dit à Ali (s) : " Et Çááå-Dieu t'a honoré d'une épouse Véridique qui est ma fille ! "

ètre véridique, c'est atteindre le plus haut degré de la perfection dans la sincérité, en matière de parole et d'acte car la parole se traduit dans l'action. Les gens sincères dans leurs paroles et dans leurs actes ont toujours été rares, à toutes les époques et en tous lieux.

- 5. Al-Moubaraka ( la Bénie ), que la Paix soit avec elle
Fatima Az-Zahra (s) est appelée la Bénie parce que Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, a décrété la multiplication continue de la descendance de Son Messager (pslf) à travers sa fille.

La Bénédiction est la prospérité, le bonheur et le progrès, telle qu'elle est définie dans : Taj Al-A'rous. L'auteur Ar-Raghib dit : " Dès lors que la Grâce Divine est infinie, incommensurable et immensurable, toute manifestation exprimant une faveur, est qualifiée de bénie ou couverte d'une bénédiction ".

- 6. Az-Zakia ( la Vertueuse ), que la Paix soit avec elle Az-Zakat signifie la vertu, la prospérité, et la perfection. Elle a été appelée la vertueuse (Az-Zakia) car elle ne cesse de s'élever en vertu.

- 7. Ar-Radhia (la Satisfaite), que la Paix soit avec elle
Dame Fatima-Az-Zahra (s) a été satisfaite de tout ce que Çááå-Dieu lui a accordée. Elle est concernée dans les Versets 27 et 28 de la Sourate 89 : Al-Fajr : " ? ! Toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite (Radhia) et agréée (Mardhia)... " Car elle a été satisfaite de la récompense de Çááå-Dieu, satisfaite de ce que Çááå-Dieu lui a réservée et elle a été satisfaite de ce que Çááå-Dieu a décrété pour elle, dans la vie d'ici-bas et dans celle de l'au-delà.

ètre satisfait en soi de la volonté de Çááå-Dieu, c'est atteindre un degré très élevé de Foi en Çááå-Dieu, Exalté Soit-IL.

- 8. Al-Mardhia ( l'Agréée ), que la Paix soit avec elle
Dame Fatima-Az-Zahra (s) a été appelée Al-Mardhia (l'Agréée), car Çááå-Dieu est Satisfait d'elle pour son obéissance envers Lui, pour son comportement spirituel. Çááå-Dieu a agréé ses actes de dévotion. Ainsi, elle est l'Agréée auprès de Çááå-Dieu, Exalté Soit-Il.

Rares sont les Créatures de Çááå-Dieu qui obtiennent l'Agrément de Çááå-Dieu pour leur droiture et leur intégrité spirituelle. Notre Maîtresse Fatima Az-Zahra (s) est parmi ceux et celles qui ont gagné cette position honorable auprès de Çááå-Dieu, Exalté Soit-Il.

- 9. Al-Mouhadatha ou Une personne, non Prophète, avec laquelle les Anges tiennent des conciliabules
Cheikh Assadouq, dans son ouvrage : ?lal Acharaî' rapporte que Zayd Ben Ali Achahid a dit : " J'ai entendu Aba Abdallah (L'Imam As-Sadiq) (s) déclarer : " Fatima (s) a été appelée : Al-Mouhadatha parce que les Anges descendaient du ciel et lui parlaient comme ils avaient parlé à Mariam fille de Imran (La Vierge Marie) en lui disant : " ô Fatima ! Certes, Çááå-Dieu t'a élue, Il t'a purifiée et Il t'a élue au-dessus des femmes des Mondes. "

Dans l'ouvrage : Al-Jama' Assaghir, volume 2, page 270 ; Al-Qourtoubi dit : " Mouhadathoun, pluriel de Mouhadith au masculin, signifie les inspirés ou l'inspiré (de Çááå-Dieu. ) Ressentir au fond de son cœur ou percevoir par la vue des phénomènes Célestes ou entretenir des dialogues avec les Anges, sans pour autant être Prophète, est une station supérieure octroyée par Çááå-Dieu à Ses créatures de bien qu'IL a élues, Exalté Soit-Il et une Grâce de Sa part envers Ses Amis de Sa Proche Proximité (Ses Awliya') ! L'Illustre Dame de l'Islam Fatima Az-Zahra (s) était Mouhadatha : n'est-elle pas la Souveraine Dame des femmes des Mondes et la fille du Maître des Prophètes et des Messagers, que les Bénédictions de Çááå-Dieu soient sur eux tous ! Fatima (s) est au même rang que Marie-Mariam, la fille d'Imran (s) ou Sarah l'épouse d'Abraham (s) ou la mère de Moïse (s), qui toutes, étaient des Mouhadathat.

F ATIMA AZ-ZAHRA (s) fit partie de l'émigration imposée par les censeurs mecquois, polythéistes, idolâtres et superstitieux qui refusaient d'accréditer la charge de Messager confiée par Çááå-Dieu, exalté soit-Il, à Son bien-aimé Prophète Mohammed (pslf).

" Fatima, fille de Mohammed et de Khadidja (s), femme de 'Ali b. Abî Tâlib, mère d'al-Hassan et d'Al-Hossein, fut la seule des filles du Prophète qui jouit d'une grande renommée. Soit parce qu'elle vécut plus près de son père, resta plus longuement en vie et lui donna une nombreuse descendance qui se répandit dans tout le monde musulman (les autres fils et filles de Mohammed moururent en bas âge ou leur postérité, quand ils en eurent une, s'éteignit rapidement), soit parce que sur elle se réfléchit, outre la grandeur de son père, l'importance qu'eurent dans l'histoire son mari et ses fils, soit parce que, avec le temps, les Musulmans lui découvrirent des qualités extraordinaires, Fatima fut entourée d'une grande vénération de la part de tous les Musulmans. D'un bout à l'autre du monde musulman, on a coutume d'ajouter à son nom l'appellatif honorifique al-Zahrâ' " la Resplendissante " et l'on parle toujours d'elle avec le plus grand respect ".

La mère de Fatima Az-Zahra (s) : Khadidja (s)

" La mère de Fatima Az-Zahra (s) était l'une des femmes les plus comblées de son temps. Nombreux étaient parmi les grands notables de sa ville ceux qui souhaitaient l'épouser pour joindre sa fortune à la leur mais Khadidja (s) n'exprima que le désir d'épouser Mohammed - le loyal -, pour son intégrité et non pour un quelconque intérêt matériel ni de sa part ni de celle de son futur époux. Sa décision surprendra les habitants de la ville, mais elle n'en tiendra pas compte, allant jusqu'à réaliser sa décision de s'unir à celui qu'elle considérait le plus sincère de tous. En réalité, elle avait élu pour époux le meilleur des hommes, mais beaucoup de ses contemporains ne s'en étaient pas rendu compte. Son choix était le plus intelligent, le plus lucide, prouvant ainsi son haut degré d'entendement, de discernement et de maturité. Au vu de tant de qualités, il n'est pas étonnant que Khadidja (s) soit la mère de la pure noblesse radieuse : Fatima ".
Une très grande destinée
Donc, Dame Khadidja (s) est choisie par Çááå-Dieu pour donner naissance à Fatima Az-Zahra (s), la mère des Onze Imams Infaillibles de la descendance mohammadienne-abrahamite. Çááå-Dieu est Celui qui fonde et décide de l'avenir de Sa Religion Immuable. L'ordre de Çááå-Dieu, exalté soit-Il, s'exprime selon Sa volonté et dans ce cas Il décide de l'être qui va collaborer à Son dessein de donner à l'humanité la mère de Onze Imams du groupe des " Douze ". Il l'a fait exister pour qu'elle soit un signe de Sa Miséricorde à l'égard de chacun.

La place particulière de la Dame Khadidja (s) fut d'être destinée à être l'épouse du dernier des Prophètes et de devenir mère de la fille aux neuf noms sanctifiés. Elle dit " oui " à la décision de Çááå-Dieu, exalté soit-Il, de la marier avec Son Prophète (pslf), car elle exprime à cet instant où ses lèvres prononcent le mot de l'acceptation tant désirée et attendue, son être le plus profondément soumis à la Cause du Parti de Çááå-Dieu, exalté soit-Il. C'est elle (s) qui fera la demande en mariage par des intermédiaires.

En participant librement à la venue au monde de Fatima la Radieuse (s), la noble Dame Khadidja (s) vit aussi pleinement sa propre personnalité de fervente et pieuse Croyante ; la manifestation historique de son adhésion fidèle dès les premières lignes de la Révélation des Saints Versets coraniques au plan divin de la " Religion d'Abraham " nommée par Çááå-Dieu, exalté soit-Il : Islam. C'est le destin donné par Çááå-Dieu à la grande Dame Khadidja (s) qui constitue le lieu où découvrir le don de Çááå-Dieu à l'humanité de Sainte Fatima la Radieuse (s).

L'esprit n'est pas capable de concevoir le secret d'un si grand mystère. Il y va des desseins de Çááå-Dieu, exalté soit-Il, que la langue a du mal à exprimer et la raison de l'homme à y pénétrer. Pourtant, pour l'âme de ceux qui se sont approchés de la Famille purifiée de Mohammed (pslf), il n'y a que chants de joie de l'homme intérieur spiritualisé et civilisé ; que les soupirs de l'affection pour les Gens de la Demeure Prophétique /Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ , mêlés parmi les louanges destinées au Créateur ; car l'âme invitée à la Demeure de la Connaissance et de la naissance de Sainte Fatima la Radieuse (s), est consolée, ravie, apaisée, inondée des lumières de la Lumière continuelle. Elle est enfin parvenue au lieu de la Croyance et de la Foi, soutenue par l'espérance d'être bien accueillie au lieu du Retour : le Bassin de l'Abondance : Al-Kauçar. Lieu où les ennemis du couple Mohammed-Khadidja (s) n'ont pas accès : " Mohammed et Khadidja (s) vécurent dans la paix et la sérénité du lien conjugal tout au long de leur vie de couple dans le monde d'ici-bas. Dès la Révélation des premières paroles de la Sainte ?criture coranique qui fera, par la volonté de Çááå-Dieu, exalté soit-Il, de Mohammed (pslf), un Messager, son épouse sera la première informée, la première enseignée, la première à croire au Message, à le défendre, d'en pratiquer les obligations cultuelles et culturelles. A partir de ce moment, les notables de la ville dévoilèrent leur animosité à l'encontre du couple, pour finalement lui imposer un étouffant embargo et blocus. La sainte et pieuse épouse Khadidja (s), par son indéfectible amour de Çááå-Dieu et de Son Messager (pslf), dans une incommensurable patience, supportera le supplice de l'embargo que leur avaient imposé les ennemis de Çááå-Dieu. Elle partageait avec son époux et les gens qui avaient accepté la Religion, leur isolement et les peines, elle le soulageait par sa tendresse. Malgré les douloureux sacrifices elle savait que tout la rapprochait davantage de son Créateur. Elle a été, en vérité, l'épouse croyante, pieuse, de grande bonté, faisant preuve d'une parfaite connaissance de Çááå-Dieu, et vers Lui elle orientait toutes ses intentions ".

L'indéfectible fidélité de Dame Khadidja (s) à la mission prophétique de son mari, le Prophète Mohammed (pslf), sera ce qu'il y aura de plus bienfaisant pour lui (pslf), car son épouse sera toujours la preuve du détachement de soi pour la Cause du Parti de Çááå-Dieu, exalté soit-Il. Elle s'appuie sur cette Cause non pour s'y enfermer, ni pour s'y réfugier, mais bien pour y laisser advenir les lendemains de l'Islam dans toute leur nouveauté théologique, politique, économique, juridique et sociologique. C'est parce qu'elle est entièrement orientée vers Çááå-Dieu, exalté soit-Il, que Dame Khadidja (s) ne prétend pas avoir tout résolu dans l'alliance conjugale qu'elle forme avec le Prophète (pslf). Elle attend de demain une meilleure compréhension, de la part de l'esprit de la contestation, de l'importance de la Mission prophétique de son époux car elle sait aussi que ce n'est pas quelque chose de déjà fait, d'installé ; qu'il va falloir endurer les détours des interprétations de la " Religion d'Abraham " comme les avaient endurés avant le Prophète Mohammed : Noé, Abraham, Moïse et Jésus, Paix et salutations sur tous les Prophètes, sur la Famille d'Abraham, sur la mère de Jésus, la pure et sainte Marie, et sur la Famille purifiée de Mohammed.

C'est connu, parmi les âmes il y a les amies fidèles et les ennemies infidèles. Les premières sont calmes, sereines et apaisées, les secondes agitées, inquiètes et confrontées aux lamentations et à l'amertume de ne pouvoir posséder tous les bienfaits et les richesses de la terre. Pour les premières, la Famille purifiée : " Mes Ahlul Beyt " n'est que lumière et bienveillance ; pour les secondes, leur éloignement, dicté par le refus du " moi je " ne veux pas m'en approcher, les condamne à l'obscurité des Ténèbres.