Aperçu des Grandes Ames de l’Humanité
 
Sa Sainteté le Prophète (pslf) de la douceur en tout

D'ailleurs, en y regardant de près, il peut être constaté que par la douceur les plus belles facultés s'épanouissent réellement, et que toute bonne réussite vraiment supérieure a pour aide et pour base la douceur telle l'application qu'en fait le Prophète Mohammed (pslf). Il est donc raisonnable de s'attacher à un enseignement fait de douceur, de le choisir avec intelligence et raison : tel est le bon sens qui veut que la bonne éducation islamique pénètre en douceur les âmes, les cœurs et les esprits. Aucune contrainte immédiate chez le Prophète Mohammed (pslf) mais il y a beaucoup de présence de compassion et de patience. C'est par là que le Prophète (pslf) a commencé : douceur, affection, patience.

Par bonheur, la douceur a toujours été l'agent essentiel dans les rapports entre le Prophète (pslf) et les gens, elle était sa compagne de chaque instant. Ainsi, inscrite également dans l'écriture Sainte du Coran, la douceur légendaire mohammadienne n'a pas été oubliée pour donner la réponse aux questions. Comment savoir former l'homme en douceur, en le connaissant bien et comment le connaître autrement que par une approche en douceur ?

Faire preuve de douceur envers tout ce qui compose la vie est donc une tradition prophétique soulignée par Çááå-Dieu dans le Saint Coran. C'est une tradition utile et efficace sociologiquement parlant. Ce n'est que de l'être doux que l'âme peut recevoir une impulsion sage et continuelle. C'est la douceur prophétique de Mohammed (pslf) qui est le lien plus humain que toute contrainte imposée aux âmes. La douceur est donc le louable intermédiaire sur lequel il est préférable de compter si le désir est d'adoucir les aspérités de la vie qui meurtrissent âmes, cœurs et esprits.

Tout le monde convient de la sagesse et de l'utilité d'enseigner en douceur tel l'a fait le Prophète Mohammed (pslf). Certes, le grand nombre n'en fait pas encore une norme à appliquer de façon uniforme et soutenue, raison suffisante pour revenir constamment au principe mohammadien de la douceur avant tout, de le suivre dans tous ses détails, en apprécier sans cesse la bonté, et apprendre comment il peut être utilisé pour qu'il devienne chez chacun une habitude de bonne approche spirituelle et sociale. En éducation comme ailleurs, ce revêtir de cette habitude est à toutes les époques de la plus haute importance, c'est le seul moyen de ne pas laisser perdre une vérité constitutive de la sociologie islamique. C'est la garantie de la sauvegarde du savoir et de la connaissance de la science de l'Intelligence à opposer à l'absurdité des confusions de l'Ignorance. Pour agir spirituellement et extérieurement sur les hommes, il est nécessaire de donner à l'homme intérieur l'enseignement qui lui est propre. Afin que le comportement de l'homme extérieur soit conforme à la Grande Intelligence.

Le Prophète Mohammed (pslf) ainsi que les Douze Imams Infaillibles (s) ont enseigné que la douceur et l'amour sont les deux puissances efficaces sur l'âme, le cœur, et l'intelligence de l'homme. C'est aussi ce qui a été révélé dans l'écriture Sainte du Coran élevé : " Nous avons ensuite envoyé sur leurs traces nos autres Prophètes et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie. Nous lui avons donné l'Evangile. Nous avons établi dans les cœurs de ceux qui le suivent la mansuétude, la compassion ".

" Tu [Mohammed] as été doux à leur égard par une miséricorde de Çááå-Dieu. Si tu avais été rude et dur de cœur, ils se seraient séparés de toi. Pardonne leur !
Demande pardon pour eux ; consulte les sur toute chose ; mais, lorsque tu as pris une décision, place ta confiance en Çááå-Dieu. Çááå-Dieu aime ceux qui ont confiance en LUI ".

" Appelle les hommes dans le chemin de ton Seigneur, par la Sagesse et une belle exhortation ; discute avec eux de la meilleure façon ".
C'est parce qu'il y a nécessité de combler des besoins spirituels et temporels, pour ne pas être profondément troublé par les imperfections, Çááå-Dieu, exalté soit IL, a prévu la douceur et l'amour d'un enseignement qui porte à la Paix Salam. En effet, la douceur et l'amour, sentis et inspirés, sont les plus belles et nobles joies de celui qui enseigne à l'autre, désireux d'attention à son désir de protection. Exiger beaucoup de l'élève, faire preuve de sévérité, manquer de compassion et de patience à son égard n'est en rien prévu dans le programme éducatif du Collège des Douze Imams Infaillibles (s) élevés dans la douceur de l'âme musulmane de la Sainte Alliance : Prophète Mohammed (pslf) Imam Ali (s).

Le Corpus des Douze Imams, héritier de la Tradition géothéologique, géopolitique, économique, de Droit divin universel et à vocation internationale, géosociologique, a été imprégné du sentiment prophétique de l'affection à donner à l'Homme, aux hommes. Ils furent les seuls, avec les Croyants et les Croyantes, à conserver cette tradition prophétique de la douceur et de l'amour envers les créatures humaines car les envies de pouvoir de leurs censeurs avaient installé une atmosphère critique sous des formes de polémique brutale, cruelle, faisant disparaître le sentiment coranique : "Tu as été doux à leur égard par une miséricorde de Çááå-Dieu ".

Les censeurs des références mohammadiennes de vie vraie et bonne avaient, en quelque sorte, opté pour le pouvoir de type impérial où le droit est entre les mains des particuliers et pas autonome comme le suggère la Culture islamique mohammadienne. C'est un droit dépendant du bon vouloir de ceux qui dominent et bien souvent d'origine diverse : la loi n'étant que l'expression de la volonté humaine. L'une des conséquences les plus importantes de cette dépendance à la volonté humaine réside dans la réunion de Saqifa où, selon un ouvrage du savant Mohammed Hamidullah, le premier calife sera nommé malgré lui : " […] immédiatement après l'enterrement du Prophète (pslf), il [Abu Bakr] convoqua une assemblée générale des Musulmans de Médine dans le but de leur expliquer dans quelles conditions et comment, contre son gré, il avait été choisi […] ".

Pourtant, le sentiment mohammadien était là, présent dans la Famille purifiée nommée par le Prophète Mohammed (pslf) : " Mes Ahlul Beyt ". L'esprit de justice et d'humilité, de dignité et de liberté, d'humanité universelle, qui caractérise le Monothéisme pur, est la source de l'enseignement de la Demeure prophétique imprégnée de la constante Révélation de la Sainte écriture en langue arabe coranique. Mis à part les proches et les amis intimes du Prophète Mohammed (pslf), rares étaient les compagnons qui pouvaient bénéficier d'une telle proximité qui va faire de l'Imam Ali (s) le plus versé en sciences de la Pensée coranique et de la Tradition du Saint Prophète Mohammed (pslf) : " Selon les auteurs musulmans, Ali fut un conseiller très écouté des califes qui le précédèrent, mais, s'il est probable qu'il fut appelé à donner des avis juridiques grâce à son excellente connaissance du Coran et de la Sunna, il est d'autre part douteux que ses conseils aient été acceptés par Omar sur des questions politiques ; du moins pour ce qui concernait le fameux diwân, Ali eut une opinion tout à fait opposée à celle du calife, car lorsque celui ci le questionna à ce propos, il exprima l'avis de partager tous les revenus sans rien en garder ".

Mais à côté de cette vertu et qualités particulières des Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ, les censeurs de la Culture Islamique mohammadienne auront le grand tort de ne pas ressentir l'affection qui leur était due. D'abord parce qu'ils (s) étaient les "Gens de la Demeure Prophétique". Ceux (s) pour lesquels ont été révélé de nombreux versets. Puis parce qu'ils (s) étaient les détenteurs des règles de conduite, sur tel ou tel devoir, sur tel ou tel droit, sur le principe même de la justice. Malgré tout, les esprits des censeurs de ce temps tomberont en proie à l'avidité du pouvoir pour le pouvoir. Grande corruptrice des meilleurs sentiments qu'elle abaisse. Une telle avidité portera l'être humain à la confusion. Il finit par ne plus savoir où se trouve les limites du licite et de l'illicite, de l'Intelligence et de l'Ignorance.

Avec la disparition des points de repères de l'exégèse coranique et de l'imitation de la Tradition du Prophète Mohammed (pslf), la Famille purifiée fut délaissée, opprimée et avec elle ses partisans. La foi morale islamique chancelait chaque jour un peu plus au point où aujourd'hui encore des historiens musulmans doivent faire l'inventaire : " Depuis quarante ans je me suis concentré sur l'étude de la tradition prophétique et le hadith, afin d'éliminer du texte tout ce qui avait pu être altéré. Je suis actuellement occupé à en écarter les récits inventés, ce qui s'appelle la " purification de la tradition prophétique ". Jusqu'à présent, je n'ai fait que discuter d'une certaine partie".

Une nécessité évidente

Quel sont les mobiles qui déterminent les hommes à vouloir se lancer dans des activités d'altération de la Vérité ? Le besoin de polémique et de contradiction, l'intérêt personnel, le sentiment d'être libre d'agir dans l'erreur. Il pourrait être fait un classement des personnes selon qu'elles choisissent l'un ou l'autre de ces modèles, mais dans le cas des falsificateurs de la Vérité ils sont à classer dans le lot de tête, le lot des incompétents qui toujours n'agissent que pour ce qui est nuisible à l'ensemble, y compris pour eux. Ce sont ceux qui, sans réfléchir, font des plans et des calculs pour conclure selon ce qu'ils croient être de leur ressort. Peu vertueux, ils consultent avant tout la sphère de l'Ignorance, prennent cette dernière pour guide et la font parler dans toutes les occasions où elle devrait se taire. Difficile de calculer jusqu'où va son influence sur la conduite et le comportement. I1 semble facile à comprendre qu'en un tel état d'esprit des censeurs, le Cycle de la Guidance était absolument nécessaire à la sauvegarde de la Pensée coranique, de la Tradition prophétique, et de la Culture Islamique mohammadienne.

Quelle destinée que celle de retourner aux principes de la Jahiliyyah - Ignorance du vieil ordre préislamique ?
Quelle destinée que celle des créatures qui avaient eu dans leur siècle la présence d'un Prophète, puis celle des Imams, pour leur tourner le dos et ne plus savoir où poser sûrement le pied dans le monde d'ici bas, ni où porter le regard en dehors de l'envie dévorante de vouloir posséder le pouvoir et les richesses des vastes territoires musulmans ?

Quelle destinée que celle d'avoir à ses côtés le lieu Imam de l'élévation pour tomber si bas et passer si vite dans l'éphémère de la vie de ce monde?
Les détracteurs des Quatorze Immaculés s'étaient laissés dépasser par l'ambition et la vanité. Toutes imparfaites qu'elles sont l'une et l'autre. Dominés par la folle envie de paraître meilleurs qu'une descendance d'héritiers de la famille mohammadienne abrahamite. Que reste t il de grand et de beau de leur vision imparfaite de l'unité musulmane scellée au sein de la Sainte Alliance : Prophète Mohammed Ibn Abdullah (pslf) Imam Ali Ibn Abi Abu Tâleb (s)?

Les Imams héritiers du Dessein d'unité de cette Sainte Alliance, avant d'aimer le pouvoir aiment avant tout l'homme et la femme, les Croyants et les Croyantes. Ils ont à leur offrir, en ce monde, le savoir coranique et les connaissances islamiques héritées de la Demeure Prophétique, et au delà d'elle, à la mosquée, dans les réunions publiques, sur les champs de batailles imposées par les polythéistes, les idolâtres et les superstitieux de tous les temps. Les héritiers de la famille mohammadienne abrahamite ont reçu la charge supérieure d'enseigner le meilleur pour que l'homme soit paisiblement heureux, heureux ici bas, puisque c'est le lieu où se prépare la destinée. Ils ont été préparé à comprendre et à accepter la recherche de perfectibilité de l'être humain, d'y remédier en lui transmettant, comme le leur a appris le Prophète Mohammed (pslf), la science de l'Intelligence Islamique qui soulage des illusions de l'Ignorance. Aussi, les Douze Imams Supérieurs Infaillibles ne se résigneront jamais dans leur amour de l'humanité au sort que leur imposeront par la force les gens de la contestation de leur droit à la Succession en tant qu'Apôtres de la Miséricorde et de la Grâce du Savoir et des Connaissances. Et comme leurs esprits sont pénétrés du beau désir de Çááå-Dieu, exalté soit IL, et de celui de Son Prophète Mohammed (pslf) de faire triompher le Cycle de la Guidance : Imamat, les " Douze Solidaires " n'ont jamais douté une seule fois d'être dans l'impossibilité d'y parvenir, même après toutes les oppressions et condamnations auxquelles ils (s) furent soumis. Ils (s) assigneront aux souffrances et aux injustices qui leur seront imposées les effets pernicieux de la désunion, de la déviance, de l'orgueil, de la vanité. Face à ces effets de l'Ignorance, ils (s) proposeront sans cesse le Savoir et la Science des Prophètes dont ils (s) sont les dépositaires.

Donc, les Douze Imams Successeurs (s) ne pouvaient accepter l'imparfaite condition humaine soumise à l'égoïsme qui ne se soucie de rien. Ils (s) en ont reçu les remèdes pour élever l'homme vers le Haut. Pour que l'homme intérieur et son innéité de croyance monothéiste et de bonne et belle sociabilité deviennent humanisés. Car l'homme, tout naturellement, est prêt à l'enseignement du Bien, du Vrai, du Bon et du Beau. Pour cela, faut il encore qu'il puisse recevoir librement cet enseignement et ne pas en être privé par les censeurs de l'Intelligence Islamique. Cela étant, si le régime dynastique combattait l'Intelligence Islamique représentée par l'Imam de l'époque, le programme éducatif favorable à la lecture et à l'écriture était en pleine expansion, en honneur aussi aux deux premières sourates révélées appelant au savoir : " Lis " et le " Calame " [roseau coupé en biseau pour écrire] : " En grande majorité, l'éducation était gratuite, les professeurs et enseignants la divulguaient par pur plaisir. D'autres fois, ceux ci étaient payés par leurs disciples, habitude, au fil des temps, qui dominera. En conséquence de quoi, la lecture et l'écriture étaient tellement répandues que la grande majorité des Musulmans espagnols savaient lire et écrire, prenant ainsi l'avantage sur toutes les autres Nations européennes ".

A peine quatre siècles après le mouvement mohammadien de libération de la spiritualité et d'émancipation de la condition humaine : " On avait l'habitude de dire en Espagne maure que, " lorsqu'un musicien meurt à Cordoue et que ses instruments sont à vendre, on les envoie à Séville ; lorsqu'un riche meurt à Séville et que sa bibliothèque est à vendre, on l'envoie à Cordoue [Calvert, A. F., Cordova, 107]. Car, au 10e siècle [environ le 4e siècle de l'Hégire], Cordoue était le foyer et le sommet de la vie intellectuelle espagnole, quoique Tolède, Grenade et Séville contribuassent activement aux divertissements spirituels de l'époque. Les historiens musulmans décrivent les villes maures comme des ruches de poètes, d'érudits, de juristes, de médecins et de savants ; al-Makkari remplit soixante pages de leurs noms. Les écoles primaires étaient nombreuses, mais payantes ; Hakam 2 ajouta vingt-sept écoles pour l'instruction gratuite des pauvres. Filles et garçons allaient à l'école ; plusieurs dames maures se distinguèrent dans l'art ou la littérature. […] L'Espagne musulmane avait soixante-dix bibliothèques […]. Les érudits étaient forts respectés en Espagne musulmane […]. Théologiens et grammairiens se trouvaient par centaines ; les réthoriciens, les philologues, les lexicographes, les anthologistes, les historiens, les biographes étaient légion ".

Dès la Révélation des premiers versets du Coran en tant que premiers éléments de la règle générale et l'apparition des premières références décisionnelles de la Tradition de vie du Prophète Mohammed (pslf) en tant que modèle global à suivre, il se fait clairement comprendre qu'il s'agit bien de la rupture souhaitée entre un monde très vieux dans ses principes et le nouveau monde qui se met en place. Dès lors il n'est plus question d'imiter servilement les conclusions de l'Ignorance, tout va être différent entre elle et l'Intelligence islamique en train de s'installer à La Sainte Mecque pour se répandre au fil des siècles à la sphère planétaire. Il est apparu autre chose à apprendre, à connaître, à faire : les institutions islamiques sont les institutions de l'éveil à la Réalité où les vérités antérieures transmises par les Prophètes (pse) restent les mêmes, quels que soient les domaines auxquels elles s'appliquent. La règle générale - le Coran - et le modèle global - le Prophète Mohammed (pslf) vont enfin former des hommes à être des humains qui marchent droit pour aller loin, très loin.

L'universalité des Deux Desseins de Çááå-Dieu

Il y a lieu de toujours insister sur les avantages spirituels et temporels produits par l'adhésion volontaire aux Deux Desseins de Çááå-Dieu, rivés l'un à l'autre et communément connus sous le nom de Prophétie pour l'un et d'Imamat pour l'autre. Deux Desseins faits par Çááå-Dieu pour rendre féconde l'islamité originelle faite de croyance et de sociabilité de Sa Créature jusqu'à une grande hauteur en fortifiant proportionnellement l'âme, le cœur, l'esprit et le corps. Parce que personne hormis les Prophètes (pse) et leurs successeurs (s) n'est à l'abri de la faiblesse qui porte à se laisser aller, à délaisser ce qui fait grandir, ce qui fait aller loin sans aller de travers tel le rapporte le texte suivant : " Des critiques musulmans se plaignirent que beaucoup de hadiths avaient été conçus comme une propagande pour les Omayyades, les Abassides, ou un autre clan ".

En parcourant d'un simple coup d'œil toute l'étendue depuis la Création et même avant des deux Cycles sur lesquels prend appui la Civilisation naturelle à l'homme, on ne peut en conclure que de leur universalité. En extraire de leur examen les préceptes les plus aptes à guider l'innéité de croyance et de sociabilité pour donner corps à la sublime tâche qui consiste en l'essor spirituel et temporel, à tirer parti de telle ou telle faculté, à fortifier la faiblesse et à fuir l'oisiveté pour pénétrer dans l'action : l'homme est né pour réfléchir et agir nous disent le Coran et la Sunna.

Ce qui a trompé la plupart des dissidents de la voie toute tracée des Deux Desseins de Çááå-Dieu c'est qu'ils ont cru devoir et pouvoir se satisfaire des conclusions de leur opinion personnelle pour s'instruire et instruire les autres sans y faire intervenir la totalité de l'œuvre du Prophète Mohammed (pslf) ni celle des Douze Imams Successeurs (s) qui prolonge et continue la précédente. Ils ont séparé les Gens de la Demeure du Prophète (pslf) de l'enseignement islamique, tandis qu'ils doivent rester intimement liés, et que l'enseignement doit tirer des Gens de la Demeure ses principes acquis du Prophète Mohammed (pslf) : " Le Prophète (pslf) était chargé de l'application des Lois et de la mise en place des structures islamiques ; Çááå-Dieu l'avait institué Chef et Gouvernant des Musulmans et avait rendu obligatoire le fait de lui (pslf) obéir […] ".

C'est de l'universalité des Deux Desseins que la spiritualité et la sociabilité reçoivent l'impulsion de vie raisonnable et durable. Lorsqu'il est donné à la vie le point d'appui de la Prophétie et de l'Imamat, que rien de plus haut ni de plus complet ne saurait remplacer, alors la route s'aplanit, la facilité porte à des méthodes simples et promptes que seule l'Intelligence islamique inspire et rend efficaces. Ils sont les Deux Desseins les plus actifs sur la pensée de l'humanité. I1 n'y a aujourd'hui aucune exagération à dire que les œuvres de la Culture Islamique mohammadienne ne s'adressent pas seulement aux Nations de tradition musulmane mais à l'humanité dans son ensemble. Ce qui est par ailleurs sa destinée et sa vocation. Il suffit pour s'en rendre compte de jeter un coup d'œil à l'intérieur des mosquées réparties dans le monde entier. Le constat merveilleux en est la ferveur et l'ardeur des Croyants et des Croyantes. De ceux qui adhèrent sans contrainte aux postulats de l'Unicité divine et de la Prophétie de Mohammed (pslf), tant en Europe qu'en Amérique, qu'en Asie et au Moyen Orient, qu'en Afrique et dans les pays du grand Nord. Cette mise en commun des valeurs spirituelles et temporelles du Monothéisme pur exerce chaque jour davantage, inexorablement, une action à la fois salutaire et pacifique sur les sociétés. Toutefois, ces vastes étendues d'échanges spirituels et intellectuels, moraux et sociaux, ouvertes à l'homme par la Révélation des Saints Versets coraniques, demeurent encore assombries par les influences de l'Ignorance. Ces nuisances, Grâce à Çááå-Dieu, reculent sans cesse devant l'effort islamique de la perfection dans la voie monothéiste de l'espérance. C'est l'ultime Révélation apparue dans l'Histoire moderne en vue d'organiser l'entente et l'unité de l'humanité dans l'ordre spirituel et temporel qui lui est propre : celui des principes humanisants du Monothéisme pur. "Celui dont Çááå-Dieu a ouvert le cœur à l'Islam, n'est il pas dans une lumière venue de son Seigneur ? Malheur à ceux dont les cœurs sont endurcis au Rappel de Çááå-Dieu! Voilà ceux qui se trouvent dans un égarement manifeste. Çááå-Dieu a fait descendre le plus beau des récits : un Livre dont les parties se ressemblent et se répètent. La peau de ceux qui redoutent leur Seigneur en frissonne, puis leur peau et leur cœur s'adoucissent à l'invocation du Nom de Çááå-Dieu. Voilà la direction de Dieu d'après laquelle IL dirige qui IL veut. Mais celui que Dieu égare ne trouvera personne pour le diriger ". C'est la Sublimité de Çááå-Dieu, exalté soit IL, que d'avoir prévu pour Ses Créatures humaines deux Desseins dans un même plan du Monothéisme pur : grandes preuves de la profondeur de Jugement de Celui qui est Juste, de Sa connaissance parfaite de Sa Créature humaine nécessiteuse de la Révélation et de la Guidance : Prophétie Imamat. Deux Cycles pour conforter au sein de l'humanité les principes du Monothéisme pur, glorificateur de l'Unicité divine. Grande Intelligence que l'ouverture du Cycle de la Guidance dont l'Imam Ali (s) sera le premier des Douze piliers infaillibles.
Disciples de l'excellente Tradition

L'Histoire relate que les dynastes omayyades et abbassides, instruments de la volonté humaine, qui a un caractère avant tout porté aux intérêts de la vie d'ici-bas, exerceront un pouvoir politique personnel, qu'ils s'imposeront par la force et dont l'absolutisme ne sera soumis qu'à leur appréciation personnelle : on ne distinguera plus L'état constitutionnel mohammadien dans aucun des principes du pouvoir de fait dynastique. Ajoutons à cela, que le dynaste, qui se dit musulman, est toujours un très grand et très puissant propriétaire, allant jusqu'à considérer la vaste étendue du territoire musulman comme domaine privé qu'il fait hériter à sa progéniture. C'est là, sans doute, la conséquence extrême de l'abandon du Mouvement constitutionnel islamique instauré par le Saint Prophète Mohammed (pslf) à Médine et repris par l'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) lors de son Gouvernement de Kufa. L'Histoire démontrera que le règne de la force dynastique ne reposait, en définitive, que sur elle-même, et qu'elle était aussi précaire qu'elle était en mesure de maintenir l'ordre intérieur et de repousser les assauts des forces qui lui étaient opposées. Car, les dynastes avaient toujours tendance à aggraver leur emprise sur les populations dont ils craignaient la révolte, et à soumettre les peuples voisins dont ils redoutaient les attaques.

L'Histoire Sainte Islamique relate la vie des Quatorze Immaculés, de leurs disciples. Il s'y trouve bon nombre de similitudes avec la vie du Patriarche Abraham, le Prophète Imam du Monothéisme pur. C'est un spectacle touchant et instructif que l'état de leur âme entièrement orientée vers l'Unicité de Çááå-Dieu, que leur vie entièrement consacrée à l'instauration en douceur des principes de la Religion Immuable. Les disciples du Monothéisme pur sont en règle générale ni exagérément gais, ni exagérément tristes. Ils sont les gens du Juste milieu et du réalisme. Ils ne sont jamais découragés ni par le doute ni par l'incertitude. Dans l'Histoire Sainte Islamique il s'y retrouve également au sein du Corpus des Douze Imams Supérieurs Infaillibles la même étendue d'esprit monothéiste que celle du Prophète Mohammed (pslf). Un esprit qui porte tout naturellement à la même douceur et générosité de cœur, à la même ardeur de justice, de liberté et de respect de la dignité de la créature humaine, à la même recherche de progrès et d'essor de la vie spirituelle et temporelle. Cela, malgré l'effort continuel, depuis quinze siècles, de barrer la route à la Culture Islamique mohammadienne, celle qui est naturelle à l'homme, conforme à son innéité de croyance monothéiste et de belle et bonne sociabilité : " Le but des puissances colonialistes est de couper, par tous les moyens, les liens entre notre passé, notre présent et notre avenir, elles tentent d'effacer tout ce qui peut être rattaché à l'âme de notre passé, à la pensée, à la morale et aux coutumes de nos ancêtres. Elles prétendent tout d'abord nous inculquer une nouvelle lecture de l'histoire qui correspond avec leurs cadres, et surtout une nouvelle lecture de l'histoire de l'Islam étant donné qu'elle est une base essentielle pour la lutte entre les mécréants incroyants et les fidèles ".

Donc, le Cycle de la Guidance-Imamat mérite une mention particulière à cause des références de vie mohammadienne qu'ils véhiculent et des attaches islamiques qui en découlent grâce à la Sainte écriture du Coran véridique. Il est nécessaire de retenir deux grands principes parmi tant d'autres du Cycle de la Guidance : en premier lieu son caractère monothéiste qui fournit aux Croyants et aux Croyantes le modèle du disciple de la Religion d'Abraham ; et, en second lieu, la garantie du Pacte de l'unité de contexte et de rassemblement Coran-Sunna. Cette garantie constitue l'illustration de ce qu'est le Contrat mohammadien entre Çááå-Dieu et Ses serviteurs.

Comme si l'ego n'avait rien appris

Dans l'Histoire Sainte Islamique il y a également d'expliqué les raisons de la désobéissance à la Guidance par la cause de l'emportement des passions. L'empire des vieilles habitudes guerrières pour imposer par la force l'hégémonie de l'une ou de l'autre. Les gens retrouveront très vite le défaut de raisonnement de certains chefs de clans, le rappel des mauvais principes du vieil ordre de la Jahiliyyah. En même temps, l'Histoire Sainte Islamique témoigne de l'incompétence persévérante de l'ego. Elle fait entrevoir et sentir en lui, la persévérance des mêmes erreurs que celles qui avaient ruiné les deux fameux empires romain et perse ; la même absence de dogme moral et de foi monothéistes pures ; la même idolâtrie du " moi je " de l'homme avide de pouvoir et de richesses; la même mollesse et faiblesse envers ses conclusions ; la même brutalité et cruauté envers les autres ; les mêmes prétentions d'en savoir davantage que quiconque : " Au moment de la naissance de l'Islam, au 7e siècle, le monde était divisé en de grands empires : l'empire chinois, celui de l'Inde, celui des Sassanides en Iran, l'Empire byzantin, et, en Europe, les débris de l'Empire romain d'Occident morcelé par les Goths et les Francs. Or, en moins d'un siècle, tous ces empires vont s'écrouler, à l'exception de l'Empire chinois des T'ang (618 906) alors à son apogée, et d'une partie de l'Europe où, avant la désintégration de l'ancien Empire romain d'Occident, les papes, et notamment Grégoire le Grand (540 604), avaient pris en main tous les pouvoirs et couronnaient les rois vainqueurs. Partout ailleurs, et notamment dans les Empires sassanide et byzantin, c'était la décadence : décomposition politique d'?tats centralisés et bureaucratiques, mais incapables de maintenir leur autorité dans les provinces où se multipliaient les rébellions de chefs locaux ; désordre économique né de cette anarchie politique et aggravation des injustices sociales au profit de féodaux ; enfin prolifération de schismes et " d'hérésies religieuses " ".

Malgré les vingt trois années que dureront la Révélation des Saints Versets du Coran Inimitable, et l'Immaculée Tradition à imiter du Prophète Mohammed (pslf), malgré la présence de l'Imam de l'époque, l'ego n'avait rien perdu de son ambition d'être un chef temporel avant toute autre considération d'ordre spirituel. Comme si l'ego n'avait rien appris sur les lois intimes du Monothéisme pur d'idolâtrie du " moi je ", ni sur les vraies conditions nécessaires à la continuation de L'état Constitutionnel de Médine et au maintien d'un gouvernement islamique. Aussi, un secret sentiment d'inquiétude perçait à travers la constance des conclusions et des idées de l'époque pré islamique et du désespoir de l'ego à ne pas parvenir à être persuadé de conserver toute une vie durant l'hégémonie de son pouvoir acquis par la force. Les adversaires se faisaient chaque jour plus nombreux dans la misère humaine de la désunion et de la déviance.

Une lecture sincère

Il y a beaucoup à apprendre dans l'Histoire Sainte Islamique. Il s'y révèle la réalité de la face des événements historiques. Ceux qui parcourent des siècles de tribulations pour imposer les conclusions de l'interprétation personnelle des Saints Versets du Coran vraiment Très ?levé pour des esprits qui n'en reçurent aucun mandat d'interprétation.

" Ceux qui discutent au sujet des Signes de Çááå-Dieu sans en avoir reçu mandat, provoquent le courroux de Çááå-Dieu et des Croyants. Çááå-Dieu met un sceau sur le cœur de tout tyran orgueilleux ".

" C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre. On y trouve des versets clairs : La Mère du Livre et d'autres figuratifs. Ceux dont les cœurs penchent vers l'erreur s'attachent à ce qui est dit en figures car ils recherchent la discorde et ils sont avides d'interprétation ; mais nul autre que Çááå-Dieu ne connaît l'interprétation du Livre. Ceux qui sont enracinés dans la science disent : " Nous y croyons ! Tout vient de notre Seigneur ! ". Mais seuls, les hommes doués d'intelligence s'en souviennent".

Il apparaît que l'Ignorance a été du côté des censeurs de la Culture Islamique mohammadienne et de l'Intelligence Islamique installées par Çááå-Dieu, exalté soit IL, et Son Prophète Mohammed (pslf), durablement dans le Corpus des Douze Imams Supérieurs Infaillibles (s). Ils (s) enseignent les limites des puissants, des trop puissants de ce bas monde qui malgré tout, ne parviennent pas à imposer dans l'éphémère de leur vie leur volonté parce qu'elle est en désaccord avec les lois de la sagesse du Monothéisme universel. Raison pour laquelle les dynastes qui se fondaient sur la force matérielle, celle qu'ils devront aussi déléguer à leurs ministres et à leurs gouverneurs, en perdront le contrôle pour finalement être utilisée contre eux, surtout dans les vastes territoires musulmans où certains gouverneurs de province ou opposants se transformeront vite en potentats locaux, exerçant sur les populations une autorité irrésistible parce qu'immédiate par la proximité. Ainsi, les dynasties dites musulmanes, les empires et les royautés, périront morcelés de gré ou de force.

Comment s'étonner, dans ces conditions, de voir les dominations se succéder en territoire musulman à un rythme qui paraît particulièrement rapide avec le recul que donnent les faits historiques ?

Les dynasties et empires musulmans s'useront vite car ils étaient de toute façon, selon le processus historique des lois du déclin des pouvoirs de fait, irrémédiablement destinés à être submergés et engloutis par des vagues successives de prétendants au pouvoir, plus avides, plus jeunes, plus voraces et plus vigoureux. Leur précarité était d'autant plus grande que leur valeur d'éthique islamique était quasiment nulle car bon nombre de dynastes s'appuyait sur la caution morale de la Religion de l'Islam sans en être des adeptes sincères et convaincus. Ce qui fera, que peu à peu, les gens resteront indifférents aux problèmes politiques mis à part les disciples des Ahlu Beyti Rassoul Allah car ils étaient formés aux règles islamiques qui englobent le théologique et le politique selon la Tradition même du Saint Prophète Mohammed (pslf). Cette indifférence facilitera des attaques intérieures ou extérieures qui de toute façon ne pouvaient apporter aux populations ni leur enlever. Ces attaques n'ayant pour finalité que le changement du titulaire de la force dynastique ou impériale qui opprimait les gens et étouffait l'opinion publique.

En définitive, les formes dynastiques ou impériales issues du rejet du Mouvement constitutionnel islamique donneront fort peu aux institutions du modèle d'?tat constitutionnel instauré par le Saint Prophète Mohammed (pslf) et repris par l'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s) lors de son Gouvernement de Kufa ( Irak - 35 de l'Hégire-656 après le Prophète Jésus (s)). Les dynastes poursuivaient un rêve impossible : l'empire universel bâtit sur la volonté humaine. L'Histoire Sainte Islamique fait remarquer en revanche que le Cycle de la Guidance, parce qu'il prend appui sur la bi-unité Coran-Sunna, fournit, grâce à Çááå-Dieu et à la fidélité aux références de vie du Saint Prophète Mohammed (pslf), une capacité continuelle à Guider et à Gouverner de premier ordre. Au prix d'une lecture véridique et loyale de l'Histoire Sainte Islamique, sans esprit partisan, il peut être acquis une connaissance plus juste et plus profonde de la Religion Immuable. Ne plus se payer du désir de son interprétation selon les caprices de l'opinion personnelle. Ainsi il est appris à la lumière du savoir et de la science des Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ les arguments et les propos véridiques. Il s'y voit clairement ce qu'il en est de la réalité et il s'y vit bien plus qu'ailleurs dans la vérité du Monothéisme pur : " L'argumentation musulmane contre la Trinité peut se résumer ainsi : la Trinité n'est pas plus fondée sur l'écriture que sur la raison.

Suivant la thèse de Cardaillac, il convient de replacer cette polémique dans le contexte de l'époque : dans le christianisme, un courant philosophique d'un intellectualisme exclusif, prétendant, de Saint Anselme à Ramon Lulle (1233 1316), justifier les dogmes par la raison. A cette conception rationaliste du dogme chrétien correspondent les attaques rationalistes des polémistes musulmans. Cette manière de présenter le christianisme à partir de prétendues " preuves " rationnelles de l'existence de Çááå-Dieu, contredit, à l'intérieur du christianisme lui même le sens de la Révélation, celui de la transcendance, et ce qu'il y a de transrationnel dans l'amour ".

Dans les pages de 1'Histoire Sainte Islamique il y a de mentionné le flot ininterrompu des erreurs à la solde du Parti de la déviance. Elles s'étalent tout au long des siècles de la désunion et de la désobéissance, progressant, non à la façon des vagues successives de la mer, mais à la cadence du fleuve de l'Ignorance, large et rapide à se répandre. Or, toutes les leçons de vingt trois années de l'expérience de la Révélation de la Sainte écriture coranique et de celle de l'Immaculée Tradition théologique, politique, économique, juridique, sociologique du Bien-aimé Prophète Mohammed (pslf) qu'il est reçu des Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ ne peuvent être comprises que par l'intermédiaire des Savants, érudits et théologiens bien enracinés dans la Science et le Savoir. Condition pour qu'elles prennent en chacun, dans l'homme intérieur, le rang qui leur appartient. Ce sont des leçons inévitables, belles et justes, sources de prospérité spirituelle, intellectuelle, morale et sociale. Elles éclairent et dirigent en y conformant les intentions actions, la façon de penser et de se comporter. Elles libèrent bien plus qu'elles ne domptent.

Les moyens de la perfectibilité

" Ceux qui reviennent à Çááå-Dieu, ceux qui L'adorent, ceux qui LE louent, ceux qui se livrent à des exercices de piété, ceux qui s'inclinent, ceux qui se prosternent, ceux qui ordonnent ce qui est convenable, ceux qui interdisent ce qui est blâmable, ceux qui observent les lois de Çááå-Dieu... Annonce la bonne nouvelle aux Croyants ".

L'ordre de la " Religion Immuable d'Abraham " possède des lois inviolables, et se venge de qui s'en détourne car ces lois sont les lois du Commandement de Çááå-Dieu, exalté soit IL : " Instaurez le Bien ! Eradiquez le mal ! ".

" Instaurez le Bien ! Eradiquez le mal ! " : C'est le Commandement des progrès, des vérités, des espérances, des droits et des devoirs auxquels la Culture Islamique mohammadienne appelle en douceur depuis quinze siècles déjà. Commandement qui fait obstacle à l'ambition de vouloir s'ériger au dessus de Sa force et de Son droit, qui enseigne à l'homme qu'au lieu de donner la prédominance à son " moi je " et de l'adorer en souverain, qu'il accepte de laisser pénétrer en lui les éléments de la perfectibilité de son insuffisance spirituelle, intellectuelle, morale et sociale ; que dans son âme comme dans sa vie d'ici bas il accepte que des Prophètes et leurs Successeurs sont venus lui apporter pour les uns et lui enseigner pour les autres les valeurs et les principes de son humanisation au sein du Monothéisme pur, glorificateur du postulat de l'Unicité de Çááå-Dieu, exalté soit IL : " Il n'y a de Çááå-Dieu que Lui ! Gloire à Lui à l'exclusion de ce qu'ils Lui associent ".

" Voici une communication adressée aux hommes afin qu'ils soient avertis ; qu'ils sachent seulement que Lui, IL est un Çááå-Dieu Unique et que réfléchissent ceux qui sont doués d'intelligence ".

Postulat de la salutaire transformation des mentalités, des idées, des préjugés qui entravent, qui gouvernent et installent le doute sur les vérités des Desseins de Çááå-Dieu, exalté soit IL, concernant la clôture du Cycle de la Révélation : Prophétie par le Sceau des Prophètes, le Bien aimé Mohammed (pslf) et l'ouverture du Cycle de la Guidance. Parce que les censeurs du Cycle de la Guidance l'ont délaissé, l'orgueil s'est emparé d'eux. Il les enveloppera dans les sentiments de l'ambition effrénée de posséder le pouvoir temporel sans plus se préoccuper ni de l'affection due aux Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ ni de savoir aimer en douceur les hommes, ni de respecter les justes règles de vie : " Durant le califat de Uthman, Ali, avec d'autres Compagnons, en première ligne Talha et Al-Zubayr, accusa maintes fois le calife de négliger le Coran et la sunna de Mohammed, en particulier dans l'application des hudud (v. Al- Hurmuzan). Ali était obsédé par le devoir d'appliquer la Loi divine : nous le trouvons parmi ceux qui insistèrent auprès du calife pour qu'il infligeât la " punition des buveurs " à Al-Walid b. Ukba, gouverneur de Kufa et, selon plusieurs sources, il aurait donné lui même les coups de fouet. Avec Abd Al-Rahman b. Awi, il reprocha publiquement au calife d'avoir introduit des bid'as en accomplissant quatre rakas au lieu de deux à Arafat et à Mina (v. Wensinck, Handbook, s.v. Ali) ".

Et pourtant, les institutions islamiques mises en place par le Saint Prophète Mohammed (pslf) présentaient un intérêt particulier du fait de l'influence directe qu'elles ont exercée sur celles des empires romain et perse, et par l'intermédiaire de celles-ci sur celles des autres nations occidentales et orientales. La notion essentielle, du point de vue des références mohammadiennes de vie vraie et bonne, juste et pacifique, réside dans la conception vitale pour l'humanité de la prospérité continuelle spirituelle, intellectuelle, morale et sociale. Face aux populations qui dans les empires persan et romain sont soumises à un empereur, le Prophète Mohammed (pslf) proclame L'état constitutionnel et la supériorité de l'obéissance du citoyen à la Loi divine : le citoyen doit obéir à la Loi de Çááå-Dieu qui est l'œuvre la plus parfaite, et délaisser la loi humaine trop imparfaite : " […] les décrets religieux contiennent des lois et réglementations diverses qui forment un système social global. Cet ensemble législatif a pourvu à tout ce dont l'homme peut avoir besoin : depuis la façon de se comporter avec ses voisins, ses enfants, ses parents proches, sa famille, ses concitoyens ; depuis les problèmes personnels, les relations entre conjoints jusqu'aux règlements concernant la guerre et la paix et les rapports avec les autres nations ; depuis les lois pénales jusqu'au droit commercial, industriel ou agricole. Il existe des lois pour le mariage, la façon dont il doit s'accomplir et l'alimentation préconisée à cette occasion ; pour la conception ; pour la période de l'allaitement et les devoirs du père et de la mère en ces circonstances ; pour l'éducation des enfants ; pour les relations entre époux ou entre ceux-ci et leurs enfants. Dans tous ces domaines il existe des décrets et des lois afin de construire l'homme, un homme à qui rien ne manque, un homme complet, un homme qui soit la loi en mouvement et incarnée, qui en soit l'exécutant volontaire et spontané ".

La cause de la vie

A la lecture de l'Histoire Sainte Islamique il y a de quoi être frappé, très frappé, du Mal intentionné de l'ego rebelle. Il y est de mentionné aussi beaucoup de bien, un bien profond et fécond dans l'ouverture à l'humanité du Cycle de sa Guidance, dans lequel résident les valeurs spirituelles et temporelles des pensées et des idées saines de tous les siècles, de tous les gens de bien. Or, la bonne disposition générale, aujourd'hui, en cette fin de siècles des " Matières et des dettes " parmi les gens de bien, c'est la volonté d'un retour aux principes purs de tout amalgame. Ceux du Monothéisme, venant expliquer ainsi la Renaissance de la Pensée coranique et le Retour sur la scène internationale de la Culture Islamique mohammadienne. C'est qu'en effet, à l'idée de Monothéisme pur se lient intimement les idées d'honnêteté, de dignité, de moralité, de vertu, d'égalité des conditions juridiques et de Paix dans le " Salam de l'Islam " : " L'Islam apportait l'âme d'une nouvelle vie collective. C'est sans doute pourquoi, aujourd'hui encore, la foi musulmane, la seule qui continue à progresser, notamment en Afrique noire, constitue une sorte de ceinture du monde, entre le Nord et le Sud : du Maroc à l'?gypte, à travers tout le Maghreb, et jusqu'à son berceau arabique, elle se déploie jusqu'en Asie Centrale à travers l'Ouzbekistan, à Samarkand et jusqu'au Sud Est asiatique avec l'Indonésie ".

" Nous avons fait de vous une Communauté éloignée des extrêmes pour que vous soyez des témoins contre les hommes et que le Prophète soit témoin contre vous ".
C'est que, dans la conscience de l'humanité, la Cause du Monothéisme pur est la cause de la vie elle même. C'est qu'après tant de tribulations, le goût de la douceur et de l'amour se retrouve dans les principes de la Religion nommée par Çááå-Dieu : Islam.

Par un phénomène singulier et très significatif, c'est vers le Commandement de Çááå-Dieu, exalté soit IL, propre à la Culture Islamique mohammadienne suivant : "
Instaurez le Bien ! Eradiquez le Mal ! " que se portent aujourd'hui les premières exigences de l'humanité qui veut un Bien simple, vrai, sincère et durable. C'est uniquement parce que la Religion Immuable en a reçu l'ordre de l'instaurer, que le Bien enseigné par la Culture Islamique mohammadienne reçoit sans cesse davantage l'estime des gens et des peuples : " Quel est donc cet Islam qui se présente ainsi, tout à la fois comme idéologie et comme Religion ? Le fruit est là : les Musulmans ont un certain projet de civilisation, en vue de construire la cité idéale dont ils rêvent depuis les origines, et ils vivent en même temps un projet religieux, où la quête de la Face de Çááå-Dieu et la proclamation de l'honneur dû à l'unique développement des vertus personnelles et communautaires dont il faut reconnaître la grandeur ".