Aperçu des Grandes Ames de l’Humanité
 
Adorer Çááå-Dieu : Une entreprise miraculeuse continuelle

" Dis : ô gens du Livre ! Venez à une parole commune entre vous et nous : nous n'adorons que Çááå-Dieu ; nous ne Lui associons rien ; nul parmi nous ne se donne de Seigneur, en dehors de Çááå-Dieu. - S'ils se détournent, dites-leur : Attestez que nous sommes vraiment soumis - ".

Ce qui amène à dire que le Prophète Mohammed (pslf), formé à la connaissance de Çááå-Dieu, inspiré de Ses Livres révélés, rénovateur de la Religion Immuable nommée Islam, est apte à réorienter les enseignements religieux et sociaux issus du Monothéisme. C'est bien dans le giron du véritable Monothéisme pur, de cette grande " Religion Immuable d'Abraham" qui, d'Adam au Prophète Mohammed (pslf) a courbé sous la même discipline spirituelle et temporelle tant de fières résistances, et attiré à elle les grandes âmes, qu'il faut aller à la quête du savoir et de la connaissance. Car, s'il est permis de dire que le Monothéisme pur est un avenir réel, il l'est encore bien davantage de dire que le polythéisme est une confusion et une incohérence sans avenir durable.

" Les actions de ceux qui ne croient pas en leur Seigneur sont semblables à de la cendre sur laquelle le vent s'acharne un jour d'ouragan. Ils ne peuvent donc attendre aucune rétribution pour les œuvres qu'ils ont accomplies, c'est là le profond égarement ".

" Les actions des incrédules sont semblables à un mirage dans une plaine. Celui qui est altéré croit voir de l'eau ; mais quand il y arrive, il ne trouve rien ; il y trouve Dieu qui lui paiera son compte. Dieu est prompt dans ses comptes! ".

Le Saint Prophète Mohammed (pslf) va donc se donner la peine d'entreprendre pour que chacun retire de son entreprise miraculeuse la prospérité spirituelle, intellectuelle, morale et sociale durable. Le spectacle des bonnes références de vie mohammadienne associé aux désirs intérieurs de l'âme de la Croyance calme et tranquille ont, en effet, des clartés plus hautes que celles qui se répandent sur la destinée de l'homme soumise aux contradictions et confusions des principes nuisibles du polythéisme et de l'idolâtrie.

L'homme et le monde ont été expliqués à maintes reprises par les nombreux Prophètes du Cycle monothéiste de la Révélation : Prophétie. Explication consignée dans des Livres révélés qui en précisent les lois permanentes et immuables. Elles seront soutenues par la Tradition du Saint Prophète Mohammed (pslf) et remises dans un " tout " cohérent à la sauvegarde du Cycle de la Guidance : Imamat. Ultime Dessein de Çááå-Dieu, exalté soit IL, pour que l'humanité sache faire la part des choses entre ce qui est licite de ce qui ne l'est pas et qui ne le sera jamais : " Dans l'optique chî'ite, l'Imamat est une sorte de direction divine et une responsabilité confiée par Çááå-Dieu, comme la Prophétie, avec cette différence que le Prophète est le fondateur d'une Religion et l'Imam en est le Gardien. Il est du devoir du peuple de le prendre pour exemple et de s'inspirer de lui dans toutes les dimensions de la vie. La nécessité se fera sentir pour la communauté musulmane, dès la mort du Prophète, d'une personnalité forte, capable, de grande vertu et pure de tout péché, afin de poursuivre la voie du Fondateur de la Loi Islamique. En demeurant attentif aux événements, et conscient des dangers de la déviation, il sera en mesure de faire profiter tout le peuple de ses vastes connaissances de la Religion, dans tous les domaines, et de maintenir vivante la flamme du Monothéisme ".

Ainsi, il peut être reconnu, à la lumière du Dessein de Çááå-Dieu du Cycle de la Révélation : Prophétie et de son prolongement dans le Cycle de la Guidance : Imamat, que l'homme ne se suffit pas à se gouverner. Raison pour laquelle, l'?tat constitutionnel de Médine instauré par le Prophète Mohammed (pslf), est la préfiguration de l'?tat religieux et social. Le Gouvernement islamique de Médine est autre chose que l'ensemble des lois promulguées par les législateurs du droit coutumier ou impérial qui ont abandonné l'appui des Lois de Çááå-Dieu, exalté soit IL. C'est à dire, qu'au delà et au dessus de la justice de l'homme, limitée à la connaissance spéculative, il y a un Ordre bien plus élevé duquel la Justice dépend si l'homme la veut juste et équitable : "Le Gouvernement islamique est le Gouvernement de la Loi. Dans cette forme de Gouvernement, la souveraineté appartient à Çááå-Dieu et la Loi est constituée par les ordres et décrets divins. La Loi de l'Islam, c'est-à-dire l'Ordre de Çááå-Dieu, règne de façon absolue sur tous les individus et sur le Gouvernement".

Et dès que l'homme cesse de croire que cela est ainsi, c'est à-dire de croire à la Justice de Celui qui est le Juste et de vivre en harmonie avec Ses Livres révélés, Ses Prophètes et leurs vénérables successeurs, aussitôt le désordre, la confusion, l'incohérence entrent dans l'homme et par extension dans les sociétés, les Nations et les civilisations. Ce qui amène des destructions et des ruines, des dégradations de la nature humaine soumise au diktat de ceux qui imposent leur vision du pouvoir pour dominer le monde.

Dans son ouvrage Le Gouvernement islamique, l'Ayatollah Khomeyni donne les raisons qui rendent indispensables un Gouvernement islamique, à savoir : " 1. - Le fait que le Prophète (pslf) ait instauré un Gouvernement. 2. - La permanence de l'application des Lois divines qui a un caractère obligatoire et qui ne se limite pas à l'époque du Prophète (pslf) mais qui est valable en tout temps. 3. - La substance et la qualité des Lois divines qui sont telles que leur application exige l'existence d'un Gouvernement islamique - c'est la cas par exemple des lois financières, de la défense du territoire, des décrets juridiques et pénaux… -. L'Imam Khomeyni, après avoir donné des arguments prouvant la nécessité du Gouvernement islamique, fait allusion aux antécédents historiques des déviations qui débutèrent lors de la période 'umeyyade et se poursuivirent à l'époque abbasside. Il explique que leur façon de gouverner était anti-islamique, qu'elle ressemblait au système impérial d'Iran et de Rome ou au système pharaonique d'?gypte et qu'elle se perpétua dans les époques ultérieures en conservant ce même défaut anti-islamique ".

C'est pourquoi Çááå-Dieu s'est plu après avoir clos le Cycle de la Révélation : Prophétie, d'ouvrir à l'humanité le Cycle de sa Guidance : Imamat. Il sera composé des " Douze Imams Supérieurs Infaillibles " (s) héritiers de la famille mohammadienne-abrahamite. Ce qui prouve encore une fois et toujours, que dans la sage Bonté de Çááå-Dieu, exalté soit IL, d'avoir envoyé Prophètes sur Prophètes tout au long du Cycle de la Révélation, d'avoir remis les âmes à la Guidance du Collège des " Douze ", d'avoir révélé des Livres, il y a toujours présence de la réelle capacité pour chacun et pour l'humanité de se nourrir de la Vérité et de l'?galité juridique divine.

Lorsque l'homme veut ignorer la Vérité et l'?galité juridique elles se rappellent à lui tôt ou tard. Tel fut le cas en France connue pour être le pays des Droits de l'homme : " Au 19e siècle même, l'égalité juridique entre citoyens n'est pas encore complète : le monde ouvrier, dans le domaine pénal et même civil, connaît des infériorités ; ce n'est que sous le Second Empire et à la fin du siècle qu'elles disparaîtront. L'esprit des institutions du droit privé reflète dans une très large mesure le milieu économique et social : les codifications napoléoniennes qui conservent certes nombre de " conquêtes " révolutionnaires, renouent par d'autres aspects avec l'Ancien droit ; surtout, le Code civil de 1804 convient à merveille à la société du 19e siècle, du moins aux traits dominants de cette société. Le 20e siècle, en même temps qu'il connaîtra des mutations économiques et sociales fondamentales, s'efforcera tant bien que mal d'adapter les règles de droit privé aux conséquences de ces mutations ".

Certainement : le Monothéisme pur nommé dans la Sainte écriture coranique : Islam, c'est le glorieux mouvement de l'état religieux et social, et l'apparition de l'égalité des conditions juridiques. Toutefois, ce n'est pas seulement que cela, c'est aussi tout ce qu'englobe la bi-unité Coran-Sunna et dans laquelle il y a l'universalité islamique de l'humanité : " Voici ce qu'en disait le général de Gaulle, en 1958 : Il y a, de l'autre côté de la Méditerranée [sous-entendu : les pays musulmans d'Afrique], dans les pays en voie de développement, une civilisation, une culture, un sens des rapports humains que nous avons tendance à perdre dans nos sociétés industrialisées [...] ".

Or, la destinée de l'être humain c'est l'obéissance à son homme intérieur spirituel qui réclame un enseignement apte à l'élever, à lui fournir les principes de l'humanisation de son homme extérieur. Ce qui fait revenir aux références de vie vraie et bonne du Saint Prophète Mohammed (pslf) ainsi qu'aux Douze Imams Infaillibles (s), à leur enseignement spirituel et temporel, à leur Guidance pour que les pas portent vers l'avant et non vers l'arrière.

Çááå-Dieu, exalté soit IL, a créé l'homme pour qu'il soit à Son Service. IL l'a créé libre pour qu'il Le serve sans contrainte. Car la liberté est d'institution divine pour que l'homme soit intelligemment responsable, juste et bon. Ce qui est l'œuvre humaine c'est la révolte et la tyrannie suscitées par l'Ignorance. Elle sera inscrite dans le livre de la responsabilité individuelle : " Le Saint Coran établit une distinction entre l'acte individuel et celui de la société, il distingue entre le registre des actes de l'individu et celui des actes de la Nation. L'acte qui s'inscrit dans deux dimensions fait partie du registre individuel alors que celui qui s'inscrit dans les trois dimensions fait partie du registre collectif et du registre individuel à la fois. Le verset suivant confirme notre propos : " Tu verras alors chaque communauté agenouillée. Chaque communauté sera appelée devant son livre. En ce jour, vous serez rétribués pour ce que vous aurez fait. Voilà votre livre ! En toute vérité, il se prononcera contre vous, car Nous avons enregistré tous vos actes ".

Le Saint Coran indique un livre pour la communauté, agenouillée entre les mains de son Seigneur où Il a inscrit ses activités et son comportement en tant que communauté. Dans un autre verset, le Très Haut rappelle : " Nous avons assigné à chaque homme son lot. Le Jour de la Résurrection, Nous exhiberons à son intention un écrit qu'il trouvera déroulé [et il lui sera ordonné] : Lis ton écrit ! Il te suffit d'être ton propre comptable, aujourd'hui ". Ici, la situation est différente. Tout individu est rattaché à son livre, dans lequel sont inscrits tous ses actes, petits ou grands, bons ou mauvais, même ceux qu'il cherche à oublier ou à cacher à son entourage ".

Le Saint Prophète Mohammed : Le Prophète-Législateur par excellence Que la Paix et les Bénédictions soient sur lui et sur sa Famille Ne pas se méprendre : ce n'est pas en adoptant ses conclusions personnelles ou bien celles d'un autre qu'on apprend à anticiper, à choisir puis à décider, et ce qu'on appelle couramment " c'est la vie " n'est pas la vraie. Une âme animée du plaisir de plaire à l'ego ne peut pas grandir ni gravir l'échelle des degrés qui font les différents âges de la vie d'un homme. L'homme qui tourne en rond autour de son ego ne peut être un modèle de conduite car l'envie d'être approuvé de son ego personnel et de celui des autres est une envie sans force, sans consistance et sans avenir.

Enseigner où se trouve le But à atteindre voilà ce à quoi servent les Prophètes (pse) porteurs des meilleurs principes qu'ils (pse) ont révélés pour y parvenir. Le Dernier d'eux tous (pse), le Bien-aimé Mohammed (pslf), ré-enseignera la détermination libre et réfléchie, fournira les références décisionnelles à la faculté de prévoir les avantages ou les inconvénients attachés au parti qu'on a décidé de suivre. Voilà l'œuvre de Mohammed (pslf), le législateur qui légifère selon la Législation immuable de Çááå-Dieu, la Législation qui donne force à l'esprit et fermeté au caractère : elle est ce qui ne plie jamais et donc le bon appui pour établir les règles de la vie car : " Le Chef du gouvernement doit posséder la précellence dans les domaines de la croyance et de la morale, il doit être probe (àdel) et ne pas avoir commis de péché. Celui qui doit faire appliquer les peines, c'est-à-dire mettre en application les lois pénales de l'Islam, être le dépositaire du trésor public (beyt-àl màl) et être responsable des revenus et dépenses du pays, celui à qui Çááå-Dieu accorde le pouvoir de diriger Ses créatures ne doit pas être un pécheur : " Mon alliance (dit Çááå-Dieu) ne touche pas les prévaricateurs ". Çááå-Dieu, Qu'il soit loué et exalté, ne donne pas un tel pouvoir à un tyran. Si le chef du gouvernement n'est pas probe (àdel), il n'agira pas de façon équitable dans le respect des droits des Musulmans, dans la perception des impôts et leur utilisation, dans l'application des lois pénales ; et il est possible qu'il impose à la société sa famille, ses amis ou ses proches et qu'il dépense le trésor public des Musulmans pour satisfaire ses propres intérêts ou ses caprices ".

Nulle part dans la Sunna du Prophète Mohammed (pslf) il ne peut être rencontré l'empreinte de quelques décisions n'appartenant pas à la Législation immuable de Çááå-Dieu. Aucune trace d'envahissement de quelques doctrines-systèmes voulues et imposées par les hommes dont les conséquences, selon l'Histoire de l'humanité, ont grandement altéré et rétréci l'avenir de l'humanité. Si bien que la Sunna du Prophète Mohammed (pslf) en tant que modèle global issu de la règle générale, le Saint Coran, est la source sous le point de vue religieux et social, moral et juridique, scientifique et sociologique, de l'édification de la personne du berceau au tombeau et des activités de la société du début à la fin.

En exemple, les auteurs d'ouvrages d'exégèse scientifique du Coran sont, aujourd'hui encore, unanimes à en reconnaître le même esprit qui anime la science dans son essence : " Ce sont tous des hommes de science, souvent diplômés des meilleures universités d'Europe et d'Amérique : des physiciens, des chimistes, des médecins, etc. Des Occidentaux y participent, mais on se limitera ici exclusivement aux auteurs musulmans. Aucun parmi eux ne dit que le Coran est un ouvrage de géographie, de sciences naturelles, de physique ou d'informatique. Tous disent simplement leur étonnement d'hommes de science, à la lecture du Coran avec les yeux de leurs spécialités, d'y découvrir des allusions plus ou moins transparentes à des découvertes modernes ou récentes et totalement impensables jadis ".

Certes, le monde à connaître de l'unité de contexte Coran-Sunna est immense mais Çááå-Dieu a donné à Ses créatures les moyens d'y parvenir en prenant appui sur les références décisionnelles de vie de Ses Envoyés, et celles qui concernent la Sunna du Prophète Mohammed (pslf), le législateur par excellence, suffisent à guider dans ce vaste labyrinthe qu'est le monde d'ici-bas, pour s'y reconnaître et s'y retrouver. Une telle préoccupation d'être bien guidé exige de suivre la route tracée selon la règle immuable de la Législation continuelle élaborée par Çááå-Dieu et mise en pratique par Son dernier Prophète (pse). Heureusement qu'il en est ainsi : au-dessus des conclusions de l'opinion personnelle il y a d'installé la règle générale - le Saint Coran - et le modèle global - l'Immaculée Sunna - pour faire route ensemble et s'éloigner ainsi des détours qui mènent là où il n'y a qu'isolement dans la solitude, divergence et sûrement égarement.

Une âme sereine, un cœur sain, un esprit droit, une volonté spirituelle et temporelle, c'est là ce que la bonne éducation islamique propose de former selon le but invariable, universel de la Religion d'Abraham (psl). Dans tous les âges traversés par la vie de l'homme dans le monde d'ici-bas, dans toutes les époques et dans toutes les conditions, rester attaché au Lieu de l'unité de contexte et de rassemblement Coran-Sunna est la nécessité aussi bien pour le riche et le pauvre, le puissant et le faible, le paysan et le citadin. Ce qui explique en partie la continuelle expansion de l'Idéal islamique mohammadien, religieux et social, où la Vérité, la Justice et la Paix sont directement issues de la Grande Législation divine et des références de vie-modèle du législateur au plan terrestre, le Prophète Mohammed (pslf).

Dans l'?tat idéal religieux et social, la Culture Islamique mohammadienne enseigne que l'autorité, la liberté, l'égalité des conditions juridiques, l'instauration du pouvoir de droit en tant que garant des conditions civiles de la Paix-Salam ont besoin de garanties et qu'elles ont droit à ces garanties. C'est pourquoi, le Saint Prophète Mohammed (pslf), lors de son Gouvernement islamique de Médine en l'an 1 de l'hégire (622) s'appuiera sur les textes de la Constitution écrite islamique de l'?tat constitutionnel de Médine. Ecrite par le Prophète Mohammed (pslf), il en élaborera minutieusement les cadres délimitant les prérogatives de ceux qui ont à gouverner et de ceux qui sont gouvernés. En cela, son influence de législateur domine largement son époque. Réalité qui ne semble reconnue ni à Platon ni à Aristote selon les propos suivants de deux éminents universitaires : " Sans doute Platon et Aristote n'ont-ils joué aucun rôle dans l'histoire de leur temps (quoiqu'Aristote ait pu influencer Alexandre le Grand) ; pour des raisons diverses, ils n'ont pu agir directement sur les institutions grecques […] ".

Le Prophète Mohammed (pslf) tiendra compte du fait incontournable que les uns et les autres sont avant tout des créatures de Çááå-Dieu, exalté soit IL, des frères en Religion ou de simples congénères. De là les institutions islamiques et les lois politiques, économiques, juridiques, sociologiques qui, tantôt soutiennent, tantôt limitent, le pouvoir des dirigeants. Pour ces derniers, il est déterminé les conditions et les moyens de l'autorité à exercer, de l'assurance de la liberté, de la garantie de la dignité, du rappel constant de la responsabilité devant Çááå-Dieu d'abord, puis devant les hommes : " La liberté islamique libère toute nation du joug de la colonisation, de l'esclavage et de l'hégémonie des autres nations. Elle libère les couches et les classes sociales de l'asservissement aux autres classes, rendant ainsi égaux les hommes, les sociétés fortes et faibles et les différentes races, les rendant à même de pouvoir jouir de la liberté dans l'égalité. Et c'est la plus grande liberté que l'Islam a octroyée à l'homme ".

C'est en cela que le Saint Prophète (pslf), le législateur par excellence, fera preuve d'impartialité constante, nécessaire à l'établissement du Mouvement islamique Justice-A'dala et Paix-Salam. Sa parfaite connaissance du milieu religieux, politique, économique, juridique, ainsi que des grands faits historiques du Monothéisme et de l'histoire des hommes - empire perse et empire romain, etc. - lui (pslf) permettra de parachever l'intelligence des institutions, car il (pslf) n'ignorait pas l'importance dans toutes les époques des faits religieux, sociaux et des activités des groupes humains.

Les références de vie vraie et bonne du Saint Prophète Mohammed (pslf) enseignent donc, en prenant appui sur la Pensée coranique, les mesures d'autorité nécessaires pour le Gouvernement. Ainsi que les mesures de liberté possible dans les sociétés humaines orientées vers la voie du Bien au delà de laquelle il y a tout le champ du Mal intentionné, et les méfaits du comportement illicite. Des références qui donnent tous les moyens de penser l'intention action pour qu'elle soit conforme à la nature humaine. Elles énoncent les garanties qui doivent être données au maintien de tous les Droits et les Devoirs des gens.

Il y a quinze siècles en arrière, ce fut une modernité politique que : la Constitution écrite islamique ; la Convention islamique des Droits et des Devoirs des gens ; le Contrat social islamique dans lequel sont inscrites l'éthique, l'égalité des conditions juridiques, la liberté et ses limites, la Paix et ses bienfaits : " Les Occidentaux tendent toujours à croire que les Musulmans confondent Religion et politique d'une manière peu souhaitable (bien que ceci ne soit pas réservé en propre aux Musulmans ; les Chrétiens orientaux et d'autres font de même). Il serait peut être plus vrai de dire que les Musulmans saisissent plus clairement que les Occidentaux le support religieux des questions politiques. Mohammed s'intéressait aux conditions sociales, politiques et religieuses à La Mecque, mais jugeait l'aspect religieux fondamental".

Et afin que tout cela ne fut pas en vain, Çááå-Dieu, exalté soit IL, en a confié, par l'intermédiaire de Son Prophète Mohammed (pslf), la bonne et juste intelligence au Corpus des Douze Imams Supérieurs Infaillibles (s). Ils seront dans les circonstances des siècles, de l'état social, des mœurs, des divers genres et des divers degrés de civilisation des peuples, la présence de l'enseignement des Prophètes et Messagers de Çááå-Dieu, porteurs des principes d'humanité du Monothéisme pur.

Principes qui ont toujours été en totale opposition avec les principes du consensus social du statut de " sujet esclave" bien connu des empires et de l'?tat grec : " Depuis quatre siècles, depuis la Renaissance [rénovation culturelle qui se produisit en Europe aux 15e et 16e siècles], l'on s'était enfermé dans un " humanisme "
exclusivement gréco latin, donnant la primauté à la résurgence des langues " classiques ", créant pour les jeunes nations l'illusion que les sociétés modernes pouvaient être pensées à travers les catégories de la " cité " grecque ou de la " république " romaine. C'était une manière commode de former, à travers Démosthène [homme politique et orateur athénien, 1005 944 avant l'Hégire/383-322 avant le Prophète Jésus (s)] ou Tite Live [historien latin, 681 631 avant l'Hégire/59 avant le Prophète Jésus (s) 17 après le Prophète Jésus (s)], des hommes d'ordre oubliant volontiers que la " démocratie " athénienne était une oligarchie esclavagiste où, au temps de l'apogée de Périclès [homme d'?tat athénien, 1117 1083 avant l'Hégire/495 461 avant Jésus (s)], 20.000 citoyens libres régnaient sur 140.000 esclaves privés de tout droit civique, ou que la " république " romaine était déjà un empire colonial où 200.000 citoyens vivaient de l'exploitation de 20 millions de sujets ".

Un judicieux retour

Cependant, jamais le Culte Pur ne pourra être altéré ni compromis par l'Ignorance, car, par son origine et son essence, il est en dehors des luttes. Dans les civilisations peu évoluées, la source essentielle de la loi était la coutume, qui fonde le droit sur les précédents, transformant en règle obligatoire, révisable ou non, une solution pratique jugée favorable selon l'opinion close du pouvoir en place, l'arrivée des références mohammadiennes de vie vraie et bonne sera la véritable évolution religieuse, morale et sociale. Le Prophète Mohammed (pslf) apportera encore une fois la preuve que le Système divin du Monothéisme pur est inépuisable dans sa vertu pour guider l'humanité. Toujours prêt à porter son intelligence au secours du côté où le péril éclate et où le besoin de renouveau se fait sentir. C'est pourquoi, aussi, en cette fin de 20e siècle, que l'on peut nommer le siècle des " Matières et de l'Endettement généralisé ", il y a Renaissance de la Pensée coranique monothéiste et Retour sur la scène internationale de la Culture Islamique mohammadienne car : " Ce qui nous distingue en tant que communauté, mis à part la réalité religieuse, est la présence d'un lien civilisationnel entre notre passé et notre présent, c'est à dire que notre histoire s'étend depuis l'apparition du premier homme, depuis que la première civilisation fut érigée et que la première loi a été formulée sur cette terre, tous les Prophètes et les Messagers sont apparus dans ce monde. Ce qui tend à prouver l'authenticité de notre civilisation, de notre histoire et de notre humanité. C'est une réalité qui nous distingue de tous les autres car, tout en admettant que d'autres peuples ont joui d'un passé civilisationnel important, ils se sont coupés de leurs racines et ils vivent à présent une vie matérialiste pure ".

Dans l'état actuel des sociétés et des esprits, c'est encore le Monothéisme pur qui vient rappeler que la cause de l'autorité temporelle et la cause de prééminence de la spiritualité monothéiste sont évidemment communes. Que le spirituel et le temporel forment un " tout " indissociable l'un de l'autre pour que l'Intelligence soit entièrement vécue. C'est pour cela que Çááå-Dieu, exalté soit IL, a diligenté des Prophètes vers les hommes pour qu'ils soient comblés de Sa sagesse. Car, en même temps qu'ils aient été mandatés au rétablissement de la liberté de conscience religieuse contenue dans le Postulat de Son Unicité, ils ont aussi eu à résoudre les problèmes des sociétés. Les grandes structures administratives ont largement évolué avec l'arrivée sur la scène spirituelle, intellectuelle, morale et sociale du Saint Prophète (pslf), le législateur par excellence. Il (pslf) sera incontestablement le premier chef d'?tat qui remettra en cause la globalité des principes monarchiques, impériaux voire aussi claniques. En instituant la Justice islamique, le Prophète (pslf) affirmait que sans elle il ne peut y avoir de Paix-Salam. La fonction justicière " juste et bonne " sera pour lui (pslf) de première importance car il (pslf) sait que la Justice-A'dala doit être toujours considérée comme l'attribut essentiel de la Paix civile. Pendant ses vingt-trois années de présence en tant que Prophète parmi le monde d'ici-bas, il (pslf) arrachera la justice des mains des puissants. Il (pslf) obligera les seigneurs de son époque à s'en dessaisir. Il (pslf) réussira même à les contrôler et à faire reconnaître le principe que toute justice émane avant tout de Çááå-Dieu. Il (pslf) pourra, ainsi, établir sur des bases solides, rationnelles et durables l'administration moderne de la justice islamique publique.

La Renaissance de la Pensée monothéiste et l'instauration de la Culture Islamique mohammadienne, rattachées l'une et l'autre aux principes du Monothéisme pur, apparaissent à un moment où certains esprits en concluent que depuis plusieurs siècles, la pensée humaine a fait complètement fausse route. Parce qu'il y a, dans le caractère dominant et dans les tendances sociales et culturelles de ce début de septième siècle après le Prophète Jésus (s) beaucoup d'erreurs, de corruption, de décadence morale.

Il peut être compris et beaucoup mieux apprécié la nécessité du retour aux principes humanisants du Monothéisme pur pour que l'essor et le progrès issus du génie scientifique ne soient pas vains. Personne n'est plus convaincu que les Croyants et les Croyantes des immenses bienfaits pour cette époque et les temps à venir de cette Miséricorde du retour sur la scène publique du Monothéisme pur. Glorificateur du postulat de l'Unicité divine : " A la suite de cette rencontre avec la Foi musulmane, le Concile regarde la pratique du fidèle. L'attitude du Croyant est la Soumission à Çááå-Dieu, à ses décrets. Il s'agit d'une adhésion au mystère de Çááå-Dieu et de Sa Volonté. Le modèle de cette adhésion est Abraham, situé ici comme type de la foi à cause de sa soumission à la Volonté de Çááå-Dieu. Les Musulmans le considère comme un des Grands Prophètes. Le Concile mentionne leur vénération pour Jésus et pour Marie, " sa mère virginale ".

Sa Sainteté le Prophète Mohammed Ibn Abdullah (pslf) : L'Envoyé de Çááå-Dieu pour établir le Cycle des réformes nécessaires Et d'abord, qu'on s'élance à combattre l'Ignorance directement responsable de l'état d'indigence spirituelle, intellectuelle, morale et sociale de tous ceux qu'elle domine avec force, ruse et contrainte. Cette décision ne peut avoir pour effet que de rehausser la dignité humaine et d'instaurer la vigueur de la liberté. C'est le beau Don de Çááå-Dieu qu'une Religion dont l'objectif supérieur est de libérer et d'émanciper, qui élève et honore.

Supposons que l'Ignorance soit parvenue à dominer le monde et que celui-ci soit aujourd'hui plein d'hommes médiocres. Mais grâce à Çááå-Dieu, Sa Religion défie l'Ignorance dont le projet est si petit et tant éphémère. L'homme doit s'estimer heureux et comblé de pouvoir se grandir par la Religion Immuable et ses moyens de fortifier en lui ses facultés spirituelles, intellectuelles, morales et sociales. La route est ainsi tracée : défier l'Ignorance-Al-jhal, faire de cette volonté le point central du bon usage de l'Intelligence-Al-'aql.

L'Histoire Sainte Islamique révèle que tout ce qui sera tenté en dehors de la Route tracée par la Religion de Çááå-Dieu n'aboutira qu'à des efforts infructueux, à des résultats très médiocres et bien peu convenables.

Personne non plus ne redoute et ne déteste autant que les Croyants et les Croyantes l'emprise qu'exerce sur les hommes les principes déshumanisants de l'Ignorance et les dangers dont menace l'esprit de l'incroyance qu'elle soutient.

Les Prophètes et leurs successeurs auront à y faire face à cet esprit rebelle, sceptique, fanatique, désordonné, anarchique, oppresseur de la liberté raisonnable. Esprit passionné pour nier la valeur des Livres révélés et pour les détruire, condamné à ce que ses œuvres soient incapables de vivre dans les siècles des générations futures. Les Prophètes et leurs successeurs ont toujours appelé à vaincre l'esprit négatif et contraignant de l'Ignorance.

Le Monothéisme pur n'a cependant jamais été absent du sein de l'humanité qu'elle soit nommée antique ou moderne. S'il est vrai qu'il y a beaucoup trop de défauts dans ce début de septième siècle, il y a lieu de reconnaître que tout n'est pas corrompu ni décadent. Les Croyants et les Croyantes, ceux et celles qui adhèrent pleinement aux principes humanisants du Monothéisme pur, ne sont pas de ceux et de celles qui croient que le Mal est irrémédiable, que la décadence est inévitable. Car ils sont imprégnés du Commandement de Çááå-Dieu, exalté soit IL : " Instaurez le Bien ! Eradiquez le Mal ! ". Commandement sans cesse mis à mal par des tentatives continuelles de propagandes nuisibles à l'éclosion d'une humanité entièrement dévouée au patrimoine du Bien : " Elles [les puissances colonialistes] prétendent aussi que le fait de s'accrocher aux valeurs, concepts et coutumes, constitue une sorte d'arriération et de stagnation, d'où la nécessité pour elles de combattre ces valeurs. Elles affirment la nécessité de combattre les symboles religieux, ce dont se chargent les ennemis de l'Islam et cela, selon deux moyens. Le premier consiste à propager des doctrines qui luttent contre les symboles religieux de façon déclarée ou non, à partir de l'idée qu'il n'est pas nécessaire de se pencher sur le passé et le patrimoine pour pouvoir se consacrer uniquement au présent et à l'avenir. Elles avancent que les vivants sont aussi valables que les morts y compris le Prophète (pslf), les Saints et les martyrs. Mais celles là oublient que nous vivons aujourd'hui sur les fruits semés par ces premiers qui ont consacré leur vie à élever la civilisation de l'Islam. [ ... ] Le second consiste à propager les idées laïques pour éloigner les gens des valeurs de la Religion, en les jugeant arriérées et fermées. Pour les puissances colonialistes, il est nécessaire d'adopter une vie hors du cadre de la Religion et de la civilisation pour éviter les conflits doctrinaux et racistes, mais ces visions sont entièrement éloignées de l'Islam puisque l'Islam appelle à la complémentarité des civilisations et des doctrines ainsi qu'à l'unité pour faire face aux ennemis communs ".

Et c'est parce que les principes du Monothéisme pur n'ont pu être totalement évincés de la scène géothéologique et géopolitique qu'il y a, aussi, dans cette fin de vingtième siècle des " Matières et des dettes " beaucoup de bienfaits. Ils ne peuvent être reniés. Ils participent au génie scientifique des hommes que la Culture Islamique mohammadienne a toujours honoré et exalté. Si la liste des défauts est longue celle des bienfaits est conséquente et vaste dans les succès humains en tous genres et en toutes sciences. Preuves de la grandeur du bon usage de l'Intelligence qui donne à l'activité humaine sa fécondité licite, qui met en mouvement et en œuvre les bonnes et loyales intentions. Celles qui appartiennent aux patrimoines du Bien, du Vrai, du Bon et du Beau présents en l'homme par la volonté de Çááå-Dieu, exalté soit IL.

Le Monothéisme pur, avec l'aide de Çááå-Dieu, exalté soit IL, a toujours ramené l'homme au respect de l'Unicité divine. Malgré tous les rappels, le Monothéisme pur sera associé, dans certaines doctrines religieuses, à des rites du culte des images et des statues en bois et en pierre. Culte pénétré de certains gestes rattachés aux principes de la superstition. Alors, l'homme en perdra sa liberté de conscience religieuse, sa dignité, ses droits et ses devoirs. A la question qui se pose alors : Quelle part d'influence face à l'Ignorance ont les principes du Monothéisme pur dans les destinées spirituelles et temporelles des sociétés et dans celle des hommes ? La réponse a été donnée il y a quinze siècles en arrière dans l'ouverture à l'humanité du Cycle des réformes soutenu par la bi-unité Coran-Sunna. L'ancienne époque pré-islamique, nommée époque de l'Ignorance-Jahiliyyah, constituait un milieu fondamentalement injuste et païen ; la Religion Immuable, sera le système complet qui mène le fidèle monothéiste du berceau au tombeau, lui expliquant son origine divine, subordonnant le bon et judicieux déroulement de sa vie terrestre au souci du bonheur éternel, lui accordant des Droits et lui prescrivant des Devoirs dont l'accomplissement lui permet d'obtenir les plus hauts degrés de la vie éternelle.

Puis, ce Cycle des réformes, voulu par Çááå-Dieu, exalté soit IL, se prolongera après le décès du Saint Prophète Mohammed (pslf) dans l'énoncé des propos consacrant la Succession de l'Imam Ali (s) et prononcés par le Prophète Mohammed (s) devant une assemblée de 90 à 120.000 témoins dans le fameux sermon connu sous le nom de Sermon de Ghadir Khumm. Ce dernier fut un Ordre de Çááå-Dieu, exalté soit IL, transmis à Son Prophète Mohammed (pslf) lui réclamant de faire connaître Son Successeur Ali (s), selon la " loi de la succession " qui se retrouve dans le Cycle de la Révélation : Prophétie.

" Selon la tradition de la Succession nous pouvons constater ceci : Adam a eu comme successeur Seth ; Abraham a eu comme successeur Ismaël ; Jacob a eu comme successeur Joseph ; Moïse a eu [comme légataire Aaron et ] comme successeur Josué, fils de Nun, fils de Joseph ; Jésus a eu comme successeur Simon Pierre ; Mohammed a eu comme successeur Ali et les onze descendants de celui ci ".

Du testament de Moïse avant sa mort : " A la fin du chapitre 27 relatif à la loi de l'Héritage mentionné dans la Bible, à l'approche de son décès, Çááå-Dieu ordonna à Moïse de désigner Josué, fils de Nun pour lui succéder afin que la communauté de Moïse " ne soit pas comme des brebis qui n'ont pas de berger " ".

Josué désigné comme successeur de Moïse : " L'éternel dit à Moïse : Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l'esprit, et tu poseras ta main sur lui. Tu le placeras devant le sacrificateur Eléazar et devant toute l'assemblée, et tu lui donneras des ordres sous leurs yeux. Tu le rendras participant de ta dignité afin que toute l'assemblée des enfants d'Israël l'écoute [...] Moïse fit ce que l'Eternel lui avait ordonné. Il prit Josué, et il le plaça devant le sacrificateur Eléazar et devant toute l'assemblée. Il posa ses mains sur lui, et lui donna des ordres, comme l'éternel l'avait dit à Moïse ".

La Désignation de Simon Pierre par Jésus : " Avant de quitter ce monde, Jésus désigna " Simon Pierre pour guider ses brebis [disciples] ".

?vangile de Jean : "Après qu'ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m'aimes tu plus que ne m'aimaient ceux ci? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Jésus dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m'aimes tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m'aimes tu? Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois : M'aimes tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis "".

Le Prophète Mohammed (pslf) lors du sermon de Ghadir Khumm poursuivra avec ces paroles : " Celui dont je suis le maître, voici Ali qui sera son maître. 0 Çááå-Dieu sois l'Ami de celui qui lui vouera son amitié et soi l'ennemi de celui qui lui déclarera son animosité. Donne la victoire à celui qui le défendra et avilis celui qui cherchera à lui nuire et fais que la Vérité le suive partout où il sera ". Il demande à la multitude de musulmans témoins de transmettre les propos du Sermon de Ghadir Khumm aux absents. Le compagnon Omar el Khattab s'approchera de l'Imam Ali (s) et lui adressera la parole : " Bravo à toi, ô ! Ali, te voici devenu mon maître et le maître de tout croyant et croyante ".

Puis, alors que la multitude de 90.000 à 120.000 musulmans-témoins n'était pas encore dispersée, l'Ange de la Révélation, Gabriel (s) apportera au Prophète Mohammed (pslf) le verset : " Aujourd'hui j'ai rendu votre Religion parfaite, J'ai parachevé ma grâce sur vous ; J'agrée l'Islam comme étant votre Religion ".

L'Intelligence Islamique sauvegardée pour l'éternité

Donc, les propos du Sermon de Ghadir Khumm consacreront l'ouverture par l'Imam Ali (s) du Cycle de la Guidance, nommé en Islam Imamat. Il sera chargé de protéger, d'enseigner, de transmettre, les principes du Monothéisme pur et les recommandations concernant la grandeur de son autorité morale comme essentielle au sort de l'humanité, à celui de sa dignité, de sa liberté, de ses Droits et Devoirs. Et afin qu'il soit maintenu pleinement sur Terre les principes fondamentaux de vie du Monothéisme pur, ainsi que leur inspiration permanente, leur impeccabilité doctrinale, leur unité dans l'Unicité divine, leurs lois d'inspiration divine qui autorisent ce qui est licite et interdisent ce qui est illicite, Çááå-Dieu s'est plu d'en confier la charge au Corpus des " Douze Imams Supérieurs Infaillibles " selon les principes de " la loi de la succession aux Prophètes ".

Le Cycle de la Guidance : Imamat peut donc tenir cet engagement de sauvegarder l'Intelligence islamique. Car tout ce qui le constitue religieusement et socialement, tout son ordre spirituel et temporel, est demeuré intact d'Adam au Prophète Mohammed (pslf). De celui ci à l'Imam Ali (s) et de ce dernier à l'Imam du Temps (s), le douzième des Douze Imams Supérieurs (s) : l'Imam Mahdi (s), que Çááå-Dieu, exalté soit IL, le rende reconnaissable au regard.

Se souvenir sans cesse que le Cycle de la Guidance : Imamat, est conduit selon le Principe de l'Unicité divine qui donne tout son sens à l'Intelligence islamique. Il a maintenu fermement dans tous les siècles et pour les siècles à venir les principes humanisants du Monothéisme pur comme droits accordés aux créatures par Çááå-Dieu, exalté soit-IL. Les " Douze Solidaires " qui le composent en ont accepté sincèrement et loyalement sa Mission de transmettre les propos, faits et gestes de la Tradition de vie spirituelle et temporelle à imiter dans celle du Prophète Mohammed (pslf). Ils (s) ont propagé sur Terre le Droit de la dignité, le Droit de la liberté, le Droit de la justice, le Droit à la Paix, et tous les autres Droits. Ils (s) guident l'humanité vers le Salam Paix. Tout cela est propre au Cycle de la Guidance, et rendu vivant parce qu'il est une Institution voulue par Çááå-Dieu, exalté soit IL, et non une doctrine inventée et soutenue par des artifices pseudo spirituels : " Il y eut d'abord un passage massif à l'Islam des Ariens combattus par une ?glise romaine mettant au premier plan de sa polémique la conception hellénisante de la Trinité. Il y eut aussi un ralliement des nestoriens qui voyaient en Jésus un homme inspiré par Çááå-Dieu : dès le 10e siècle, Al-Taharî, un médecin nestorien converti à l'Islam, utilise les textes bibliques pour défendre le point de vue musulman. Il invoque notamment l'?vangile selon Saint Jean pour trouver une annonciation du message de Mohammed dans les paroles de Jésus disant : " J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas à présent les entendre, mais quand il viendra, lui, l'esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière. (Jean 16 12 13) ".

" Au début du 4e siècle, un prêtre d'Alexandrie, Arius, remet en cause la divinité du Christ : il affirme que seul le Père est vraiment Dieu, son fils Jésus, créé par Lui, lui étant subordonné et inférieur. L'arianisme est condamné en 325 par le concile de Nicée qui rédige un credo (du latin credo, je crois) affirmant la divinité une en trois personnes : " Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, créateur de toutes choses, visibles et invisibles ; en un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, unique, engendré du Père, c'est-à-dire de l'essence du Père, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non point créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été créé, ce qui est au ciel et ce qui est sur la terre, qui, pour nous les hommes, et pour notre salut, est descendu et s'est incarné et s'est fait homme, a souffert et est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux et viendra juger les vivants et les morts. Et au Saint-Esprit ". Les données de ce credo étant indémontrables, les accepter est un acte de foi qui ne peut être qu'un don de la grâce de Dieu ".

Sa Sainteté le Prophète Mohammed Ibn Abdullah (pslf) aura donc à rétablir le "tout" spirituel temporel parce qu'il s'impose de lui même à la raison et au bon sens de l'homme, à son islamité originelle faite de croyance monothéiste et de belle et bonne sociabilité. A quelque tendance religieuse qu'il appartient, il y a toujours de présent chez l'homme la Croyance monothéiste pure car elle est une cause commune, innée à tous, gens de la Croyance et gens de l'incroyance.

Le rétablissement de l'unité au sein du Monothéisme pur, par la réunion de tous les Croyants et de toutes les Croyantes, a toujours été le vœu et le travail de tous les honorables Prophètes et de leurs dévoués Successeurs. Aujourd'hui encore cette idée préoccupe de belles âmes et notamment celles qui ont découvert l'incontournable Cycle de la Guidance : Imamat. Il est le Gardien des principes de l'Intelligence du Monothéisme pur de toute allégeance au polythéisme et à la division de ce qui par définition est indivisible. C'est donc pour ceux et celles qui adhérent au Monothéisme pur, un intérêt évident et un beau devoir de s'accepter par delà même des différences socio-ethniques, de statut social, de possession, de se soutenir mutuellement, comme des frères et selon la tradition prophétique de Médine du " Pacte de fraternisation " institué par le Prophète Mohammed (pslf). Ce ne sera pas trop de toutes leurs forces et de tous leurs efforts réunis pour ouvrir les hommes à la connaissance de leur Religion Immuable, celle donnée par Çááå-Dieu au " Souffle de Vie ".

" Çááå-Dieu témoigne et avec Lui les Anges et ceux qui sont doué d'intelligence : " Il n'y a de Çááå-Dieu que Lui ; Lui qui maintient la justice... Il n'y a de Çááå-Dieu que Lui, le Puissant, le Sage ! ". La Religion Véritable, aux yeux de Çááå-Dieu, c'est l'Islam. Ceux auxquels le Livre a été donné ne se sont opposés les uns aux autres, et par jalousie, qu'après avoir reçu la Science. Quant à celui qui ne croit pas aux Signes de Çááå-Dieu. Qu'il sache que Çááå-Dieu est prompt dans ses comptes ".

" Désirent ils une autre religion que celle de Çááå-Dieu, alors que tout ce qui est dans les Cieux et sur la Terre se soumet à Lui, de gré ou de force et qu'ils seront ramenés vers Lui ? Dis : " Nous croyons en Çááå-Dieu ; à ce qui nous a été révélé; à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux tribus ; à ce qui a été donné à Moïse, à Jésus, aux Prophètes de la part de leur Seigneur. Nous n'avons pas de préférence pour l'un d'entre eux : Nous sommes soumis à Çááå-Dieu ". Le culte de celui qui recherche une religion en dehors de l'Islam n'est pas accepté. Cet homme sera, dans la vie future, au nombre de ceux qui ont tout perdu ".

Louange à Çááå-Dieu ! Quand toute lutte matérielle cesse et que l'Intelligence islamique soutient l'égalité des conditions juridiques ainsi que la liberté religieuse selon la Sainte ?criture coranique, dans les mœurs comme dans les lois. Lorsque, en fait et en droit, les bonnes et honorables croyances sont obligées de vivre dans la Justice-A'dala et le Salam Paix les unes à côté des autres. Alors, le désir de se débarrasser des résidus du polythéisme encore présents dans certaines doctrines religieuses se fait certain et le regard se tourne vers les postulats de l'Intelligence islamique énonçant l'Unicité et la Prophétie.

Spectacle admirable que celui de voir dans un régime de liberté religieuse bien établie et bien acceptée, des âmes abandonner des doctrines religieuses imprégnées de l'Ignorance du polythéisme récurrent pour se tourner vers leur Religion Immuable, celle d'Adam, de Noé, d'Abraham, de Moïse, de Jésus et de Mohammed, nommée par Çááå-Dieu : Islam. Paix et salutations sur tous les Prophètes, sur la Famille d'Abraham, sur la mère de Jésus, la pure et Sainte Marie et sur la famille purifiée de Mohammed.