Aperçu des Grandes Ames de l’Humanité
 
Les scribes du Prophète Que la Paix et les Bénédictions soient avec lui et sur sa Famille

Malgré que nous ne possédions aucun écrit de la main du Prophète Mohammed (pslf), nous avons par contre les preuves qu'il (pslf) possédait l'art de la dictée, ce qui l'avait amené à s'entourer d'une multitude de scribes tel nous le révèle l'Histoire islamique : " On peut citer des récits historiques islamiques anciens et dignes de foi que l'Envoyé de Çááå-Dieu possédait un groupe de scribes à Médine et que certains enregistraient par écrit la Révélation et les paroles du Prophète, les contrats entre les gens et les promesses que faisait le Prophète aux polythéistes et aux Gens du Livre, les listes de dons, d'impôts, de butins de guerre et du " Khums "
(impôt annuel d'un cinquième de ce qu'on a épargné sur certains revenus) ainsi que les nombreuses lettres que le Prophète faisait parvenir à diverses personnes.

L'histoire nous rapporte en plus de la Révélation et des hadiths, de nombreux contrats et lettres du Prophète.

" Ainsi, Mohammed Ben Sa'd dans son livre " Al tabaqât al kabira " (les Grandes Générations), tome 2, pages 30 à 38 - fait mention de près d'une centaine de lettres et cite leur contenu. Certaines de ces lettres sont adressées aux empereurs du monde, aux gouverneurs, aux chefs de tribu, aux princes sous la dépendance des Romains et des Perses (dans le golfe Persique) et à toutes les personnalités. Soit elles les invitent à embrasser l'Islam, soit elles revêtent un caractère d'éducation générale contenant parfois un principe de jurisprudence. Elles contiennent encore bien d'autres choses. Dans plusieurs de ces lettres, le scribe a mentionné son nom à la fin du texte dicté par le Prophète. Il est dit que le premier initiateur de cet usage est Ubayy Ben Ka'ab, le Compagnon bien connu.

" Le Prophète n'écrivit de sa main aucune de ces lettres, contrats ou épîtres et à aucun endroit, on ne lit que l'Envoyé de Çááå-Dieu ait écrit quoi que ce soit lui-même. De plus, nous n'avons aucun verset coranique écrit de sa main, alors que ceux qui enregistrèrent la Révélation ont tous écrit entièrement le Coran. Est-il possible que le Prophète sachant écrire, n'ait écrit ni le Coran, ni une sourate, ni même un seul verset de sa main ?

" Les livres d'histoire nous ont légué les noms des scribes de la Révélation. Yaqubi écrit : " Les scribes qui enregistrèrent la Révélation par écrit, les lettres et contrats, furent : Ali Ben Abi Tâleb, Othman Ben Hassanah, Abdullah Ben Sa'd Ben Abi Sarah, Affan, Ben Chu'bah, Ma'adh Ben Djabal, Zaïd Ben Thâbet, Hanzalah Ben Ar Rabi', Ubayy Ben Ka'ab, Djahim Ben Salt et Haçin Al Hamiri ".

" Quant à Massoudi dans " Les Remarques et les Modifications ", il mentionne avec détails le rôle précis des scribes ce qui explicite les diverses fonctions et atteste qu'il existait une sorte d'organisation et de répartition des tâches.

" Khâlid Ben Sa'id Ben Aç Ben Umayya Ben Abd Chams Ben Abd Manaf écrivait en la présence du Prophète et s'occupait des affaires courantes. Al Mughayra Ben Chu'bah Al Thaqafi et Al Haçin Ben Numair notaient également les questions courantes. Abdullah Ben Al Arqam Ben Abd Yaghonth Az Zahari et Al Ala Ben Aqaba énuméraient les dettes et établissaient les contrats entre les gens. Zubayr Ben Awam et Djahim Ben ?alt comptabilisaient les sommes données en aumône. Hudhayfa Ben Al Yaman notait la valeur des terres du Hedjâz. Muayqib Ben Ali Fatimah Al Dawsi (qui était un allié des Bani Assad) inscrivait les butins de guerre de l'Envoyé de Çááå-Dieu. Auparavant, cette fonction était remplie par Sa'ïd Ben Thabet Al Ansari. Al Khazradji Ben Malek Ben Al Nadjdjar, de la tribu de Ben Atam, adressait les lettres aux rois et leur répondait en présence du Prophète. Il lui servait de traducteur pour le persan, le grec byzantin, le copte, l'éthiopien, langues qu'il avait apprises à Médine en fréquentant les étrangers.

" Hanzalah Ben Ar Rabi' écrivait en présence du Prophète et réglait toutes ses affaires quand les autres scribes étaient absents. On le surnommait Hanzalah le Scribe. Il mourut pendant le califat d'Omar Ben Al Khattab après qu'Allah eut donné aux Musulmans la victoire et qu'ils se soient dispersés dans le pays. Il partit à Ar-Ruha, ville de Madhar et y mourut. Abdullah Ben Sa'd Ben Abi Sarh fut scribe avant qu'il rejoigne les polythéistes, reniant ainsi l'Islam. Charhabil Ben Hassana al Tabighi et Ala Ben Al Hadhrami ont parfois été scribes. Muawya l'a été quelques mois avant la mort du Prophète. Ici ne sont cités que les noms de ceux qui ont écrit plusieurs textes et dont la fonction a été prouvée ".

" Cependant Massoudi ne mentionne pas les scribes de la Révélation et ceux qui ont établi les contrats islamiques comme l'Imam Ali, Abdullah Ben Mas'ud et Ubayy Ben Ka'ab, comme s'il n'avait voulu citer que les gens qui remplissaient d'autres fonctions que celle de noter les versets révélés.

" Nous trouvons également dans l'histoire et la Tradition islamique de nombreux cas où d'innombrables Musulmans de lieux proches ou éloignés lui demandaient des conseils. Il leur répondait avec sagesse et éloquence. L'histoire affirme que ces paroles étaient inscrites soit directement pendant la réunion, soit par la suite. Mais nous remarquons que le Prophète n'a écrit aucune ligne en réponse à ces questions. S'il avait écrit, il est certain que les Musulmans auraient certainement conservé pieusement ces documents les considérant comme un honneur rendu à eux ou à leur tribu.

" C'est ce qui s'est passé d'ailleurs durant la vie de l'Imam Ali ainsi que celle de tous les Imams dont les écrits furent conservés durant des années et même des siècles par leurs adeptes et leurs disciples. De nos jours encore, nous pouvons contempler des parchemins attribués aux Imams. " L'histoire célèbre de Zaïd Ben Ali Ben Hussayn, celle de Yahyâ Ben Zaïd et la préservation de la " ?ahifah as Sadjadiyah " (recueil d'invocations), est un témoin de ce qui vient d'être dit.

" Ibn Nadim rapporte dans le " Premier art. du deuxième article d'Al Fihrist " un incident intéressant : " Mohammad Ben Ishaq a dit qu'il y avait dans la ville d'Al Haditha un homme nommé Mohammed Ben Al Hussayn et connu sous le nom Ibn Abi Bâ'ra. Cet homme possédait une bibliothèque dont jamais je n'en ai vu de semblable. Elle contenait beaucoup de livres de littérature, de grammaire arabe et des livres anciens. Ce qui était remarquable, c'était que chaque livre ou feuille contenait l'écriture de celui qui les avait écrits. Un groupe de savants à témoigné de l'écriture de chacun. Dans cette bibliothèque, il y avait des manuscrits des Imams Al Hassan et Al Hussayn, les dépôts et les contrats écrits de la main de l'Imam Ali et aussi des manuscrits des scribes du Prophète. C'est ainsi qu'il conservait ces documents anciens et bénis. Alors comment serait-il possible que le Prophète ait écrit une seule ligne et qu'elle n'ait pas été conservée, étant donné l'extraordinaire attention des Musulmans pour ces choses ? Donc, la question de la connaissance de l'écriture par le Prophète reçoit une réponse négative d'après les concordances contextuelles et les documents. Quant à la question de savoir s'il lisait à l'époque de sa mission, nous ne pouvons pas donner de réponse catégorique négative, même s'il n'existe aucune preuve démontrant qu'il savait lire et même si d'autres faits s'opposent à cette hypothèse ".

Ce Livre, le Saint Coran, sera le Rappel des références divines pour la prospérité spirituelle, intellectuelle, morale et sociale de l'humanité. S'y trouve aussi la chronologie prophétique, les récits sur les Prophètes antérieurs, autrement dit l'Histoire Sainte à ses débuts : Adam (s) jusqu'au dernier des Prophètes le Bien-aimé Mohammed (pslf) venu pour re-confirmer les dogmes universels de la Religion d'Abraham (psl) : " L'Esprit universel de l'Islam est la manifestation suprême de la Miséricorde d'Allâh, qui s'étend à tous les êtres : tout d'abord aux Prophètes et aux Envoyés, par le fait qu'ils ont uniquement la charge de la communication de l'Ordre et du Message divins, non celle d'inspirer la Foi dans les cœurs. Cette restriction constitue une excuse pour eux lorsque l'Ordre d'Allâh transmis par leur intermédiaire n'est pas suivi d'effet et obéi [Futûhât, chap. 295] ".

Ainsi, le Croyant et la Croyante allaient pouvoir de nouveau s'enserrer dans le système des références islamiques monothéistes, dans un enseignement et un ordre dont les êtres humains ont besoin pour se grandir et se libérer " des liens et des carcans " imposés par les idéologies et que seule la Religion Immuable : Islam, peut briser.

C'est en croyant aux références islamiques monothéistes, en les pratiquant, que l'on a les seules chances de prospérité spirituelle, intellectuelle, morale et sociale. Sur les références coraniques suivies des références de vie vraie et bonne du Saint Prophète Mohammed (pslf) repose la Justice et la Paix nécessaires au bon ordre du monde et de l'humanité : une société solidement enracinée dans sa raison d'être parce que : " Le Musulman croit, et a l'obligation de croire, à tout ce que les Prophètes antérieurs ont communiqué aux hommes par voie d'inspiration divine, y compris dans le domaine de l'agir, tout en suivant exclusivement et scrupuleusement les prescriptions constitutives de la Loi mohammadienne : " Les Lois sacrées (sharâ'î) sont toutes des lumières. La Loi de Mohammed - qu'Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix ! - est parmi ces lumières comme le soleil : les lumières des planètes sont à la fois présentes et cachées, ce qui est comparable aux abrogations opérées par sa Loi - sur lui Sa Grâce et la Paix ! - en dépit de la présence des Lois antérieures. C'est pourquoi cette Loi universelle qui est nôtre implique nécessairement pour nous la Foi en l'ensemble des Prophètes ; nous devons croire que les Lois qu'ils ont communiquées sont l'expression d'un Droit sacré véritable (haqq). Leur abrogation ne signifie nullement qu'elles sont mensongères : cette dernière opinion est celle des ignorants ! [Futûhât, chap. 339] ".

Du pessimisme d'une époque trouble à l'optimisme de l'ère nouvelle du Culte pur

Oui, il est vrai que l'optimisme du Monothéisme a de quoi suffire au bonheur spirituel, intellectuel, moral et social des gens du monde d'ici-bas. Il est vrai que le bonheur et les vertus sont des composantes du Culte pur et que le malheur des événements douloureux est la cause directe du culte de l'ego dominateur et rebelle. C'est l'honneur du Rappel d'avoir ré-attaché la spiritualité et la sociabilité de la nature humaine au Culte pur, d'avoir renouvelé et complété les Droits et les Devoirs religieux et sociaux, pour en poursuivre l'accomplissement parce que le Culte pur produit un optimisme bien plus grand que les idéologies et les doctrines imposées par l'homme. Il y a en lui plus de bonheur et de satisfaction que le culte de l'ego n'en peut produire parce que le Culte pur prévient ou guérit des souffrances imposées à l'âme par des conclusions de mortels et des directives qui l'étouffent ou la rendent agitée.

Le postulat de l'Unicité : Il n'y a de Çááå-Dieu que Çááå-Dieu -La-illaha Illalah, va devenir le lieu de ralliement de l'humanité en tous lieux, en tous temps, sauf chez ceux qui préfèrent se maintenir dans des jours de crise continuelle et de déclin qui porte vers le bas, le toujours plus bas. Le postulat du Culte pur pour combler l'espérance, pour résister à l'adversité des hérésies, pour endiguer l'indigence spirituelle et sociale, sans La-illaha Illalah une telle œuvre de libération et d'émancipation ne peut s'accomplir parce qu'il faut à la vie d'ici-bas la Puissance plus puissante que les prétentions de l'ego, des perspectives bien plus éternelles que celles proposées par les conclusions de l'opinion personnelle. Il y faut Çááå-Dieu et le Rappel du postulat de son Unicité, Une et Indivisible, La-illaha Illalah. Le Prophète Mohammed (pslf) souligna qu'il y a un rapport intime entre la spiritualité et la sociabilité, entre le spirituel et le temporel, entre l'espoir de l'homme de vivre ici-bas une vie religieusement vraie et socialement bonne, et le Culte pur qui ouvre la voie à ses désirs d'éternité confortable hors des tourments. Il (pslf) rappellera que les espérances du monde d'ici-bas ne sont pas étrangères aux espérances de l'Autre monde, que la Religion Immuable est le pilier de la vie terrestre, de ses Droits et de ses Devoirs, de ses institutions et de ses mœurs, l'alliée incontournable de la bonne politique, de l'?tat de Droit, de tout ce qui se pense et se réalise au nom du Bien source sur la terre de Vérité, de Justice et de Paix. Le Message porté par le Prophète Mohammed (pslf) viendra résoudre les grands problèmes de son siècle et pour ceux qui savent en déchiffrer la lecture universelle, le Message dépasse le temps de sa Révélation et s'inscrit dans le temps sans limite connue de l'homme.

Le discours des références de vie vraie et bonne du Prophète Mohammed (pslf) de son berceau à son tombeau, en se développant et en prenant de l'ampleur sur tous les continents, fait que l'humanité va s'enraciner, lentement certes, dans l'optimisme islamique monothéiste. Le pessimisme étant justement ce que viendra éteindre la vie menée à la Gloire de Çááå-Dieu du Prophète Mohammed (pslf), de sa famille purifiée et de ses chaleureux et sincères Compagnons. Il est porté à la connaissance, grâce aux nombreux ouvrages rapportant la période mecquoise et médinoise de l'unité de contexte et de rassemblement Coran-Sunna, la nature et les modalités historiques de tout ce qui fait la différence entre l'optimisme islamique et le pessimisme polythéiste.

Il se trouve même que l'optimisme islamique, qui est une constante anthropologique, un élément de vie naturel à l'être humain, a, au cours de l'Histoire été maintes fois rappelé à l'humanité par le va et vient d'une multitude de Prophètes. En parlant, encore aujourd'hui de l'optimisme islamique cultuel et culturel prouve que c'est un sujet inséparable de l'humanité.

" Je suis proche, en vérité. Quand mes serviteurs t'interrogent à Mon sujet, Je réponds à l'appel de celui qui M'invoque, quand il M'invoque. Qu'ils répondent donc à Mon appel ; qu'ils croient en Moi ? Peut-être seront-ils bien dirigés ".

L'optimisme islamique a toujours fait partie de l'Histoire dans laquelle l'état de perfection se rattache à l'infaillibilité des Prophètes, de leurs Douze Imams Successifs ; il ne s'est jamais perdu ni au temps ancien ni au temps présent et de surcroît ni au temps à venir. C'est le schéma monothéiste du Culte Pur que propose depuis Adam (s), l'Islam. L'optimisme islamique cultuel et culturel qui réapparaît à la Sainte Mecque en l'an 610 après Jésus (s) à travers le Messager de Çááå-Dieu (pslf) redemande aux gens d'abandonner le pessimisme du culte des idoles et surtout du culte du " moi je ". Le Prophète Mohammed (pslf) rappelle à l'humanité l'histoire du Patriarche Abraham (psl) venu également pour éradiquer le pessimisme du culte des idoles dont le Coran mentionne les péripéties rencontrées par le Patriarche.

" Il dit : Vous adorez donc, en dehors de Çááå-Dieu, ce qui ne peut ni vous être utile en quoi que ce soit, ni vous nuire ? Honte à vous et à ce que vous adorez en dehors de Çááå-Dieu ! Ne comprenez-vous pas ? - Ils dirent : Brûlez-le et secourez vos dieux si vous en êtes capables ! -Nous dîmes : ? Feu ! Sois pour Abraham, fraîcheur et paix ! ".

Le premier à avoir vraiment formulé à nouveau les références de vie vraie et bonne, de Justice et de Paix, a été, comme il est su depuis quinze siècles, le Prophète Mohammed (pslf). Dans les premiers instants des versets révélés au Prophète (pslf) s'oppose avec bienveillance la nature monothéiste, pure, non altérée, de l'homme Croyant et Elu qu'est le Prophète avec la nature de l'homme primitif demeuré au stade de l'idolâtrie rappelé à tout ce qui est nécessaire à son élévation au rang d'humain par le Culte Pur et la Culture islamique qui lui est naturelle.

L'œuvre du Prophète Mohammed (pslf) est lue comme le grand moment d'évolution de l'humanité, un puissant mouvement de libération de l'effet de déshumanisation qu'induit tout culte des idoles, toute doctrine polythéiste, toute soumission à l'hérésie de la superstition et aux symboles sataniques. C'est donc bien l'optimisme islamique cultuel et culturel que vient instaurer le Prophète Mohammed (pslf), au sens courant et ancien du terme : en effet, c'est bien l'état présent des coutumes, mœurs, principes païens qui est visé et l'absence de références de vie vraie et bonne qui est dénoncée par le Prophète Mohammed (pslf).

Cette rénovation de la société ne sera pas facilitée car allaient s'opposer deux notions : la notion de Culte Pur, de culture, de prospérité spirituelle, intellectuelle, morale et sociale nécessaire pour mener l'homme idolâtre au rang d'humain, et la notion d'une anti-culture qui n'avait rien à voir avec les mots civilisation et éducation. Or, c'est ce qui va contribuer à relancer à nouveau la question du côté des polythéistes, des idolâtres, des diviseurs de l'Unicité, du Culte Pur et de la culture monothéiste contre laquelle bon nombre de dignitaires mecquois s'élèvent et que, politiquement, ils ne veulent pas accepter par crainte d'un éveil massif à la réalité de la vie de leurs populations maintenues dans un pessimisme angoissant du culte des idoles, des images et des pratiques de la superstition : " Poussés par Abû Sufiyân, les chef des différentes familles décidèrent de former une ligue pour couper tous contacts avec Mohammed (pslf), ses adeptes et les Hâchimites qui avaient refusé de se séparer de Mohammed (pslf). Ils prirent l'engagement solennel de n'avoir aucune sorte de relation commerciale avec eux - de ne rien leur acheter et de ne rien leur vendre - et de ne contracter aucune alliance matrimoniale avec eux. La septième année de la Mission (environ 616 après J. C.), cette convention fut rédigée, signée et scellée. Et pour lui conférer valeur solennelle, elle fut conservée dans la Kaabah [Al-Tabari ; Ibn Hicham] ".

Pourtant, le Prophète Mohammed (pslf) allait donner au terme " civilisation " une signification de prospérité spirituelle, intellectuelle, morale et sociale. Cette notion de civilisation dérangeait sans pour autant l'empêcher de s'étendre en quelques siècles à tous les continents. Faire évoluer la nature païenne à une nature humaine islamisée, optimiste, dont le regard se porte vers Le Haut, Le Très Haut, étant tout à fait dans l'ordre des choses, et malgré toutes les pressions imposées au Prophète Mohammed (pslf), aux les Gens de la Demeure Prophétique / ÇááåÇááåÇááå Çááå? Çááå?, à leurs disciples, l'optimisme cultuel et culturel de l'Islam enveloppera toute l'Arabie pour s'étendre partout où il y a vie d'homme.

Le Prophète Mohammed (pslf) est venu faire la distinction entre un pessimisme imposé par la société, qui consiste essentiellement à installer le doute, l'insatisfaction, l'envie et l'angoisse, et un enseignement cultuel et culturel qui s'appuie sur l'innéité de croyance monothéiste et de sociabilité de l'être humain perfectible par l'éducation islamique qui lui est naturelle, celle du Culte Pur, car elle est l'éducation qui ne contrarie pas la nature avant tout islamique de l'homme.

L'Islam regarde l'homme comme une plante toujours prête à fleurir si une bonne éducation lui permet de grandir le mieux possible et de produire des fruits doux sans aucune des rugosités qui caractérisent le pessimisme des polythéistes, des idolâtres et des superstitieux. En cela, la Culture islamique proposée par le Prophète Mohammed (pslf) est contraire à ce qui peut être observé en allant dans les milieux païens où dans des carcans imposés il y a des Créatures de Çááå-Dieu qui à chaque fois que l'une d'elles s'avise de se libérer des tares du pessimisme, de traverser le grillage de l'ignorance, elle est montrée du doigt parce que : " Un tel homme ne se voit jamais esseulé, perplexe et sans dignité. Il se sent attaché par un lien infini à l'éternité, à la majesté, et à la perfection. Il se sent un être qui ne peut jamais être annihilé et dont la mort même est le commencement d'une nouvelle ère de la vie ".

A partir du Prophète Mohammed (pslf), la critique du pessimisme engendré par le culte des idoles et du " moi je " est l'ouverture à l'optimisme cultuel et culturel de l'Islam, à savoir ouverture au monde de la civilisation humaine qui va conduire à l'exaltation de l'optimisme des références islamiques de vie vraie et bonne, de Justice-A'dala, de Paix-Salam. Civilisation humaine individuelle, communautaire, intérieure, essentielle, toujours liée à la notion d'optimisme cultuel et culturel épuré des influences polythéistes.

C'est dans la bi-unité Coran-Sunna qu'il existe les pages véridiques sur la perfectibilité de l'homme du berceau au tombeau, sur la réalité de l'éducabilité constante de chacun. Les censeurs du Prophète Mohammed (pslf) maintiendront leur discours régressif en critiquant et combattant la Civilisation qui fait devenir humain, notamment en obligeant le Prophète Mohammed (pslf) à l'émigration vers Médine la Généreuse. Mais, à partir de l'an 1 de l'Hégire, le Prophète Mohammed (pslf) va déclarer ouvertement l'état défensif face aux attaques des polythéistes. Il (pslf) va défendre la civilisation de la prospérité spirituelle, intellectuelle, morale et sociale, en un mot : Islam.

Et ce que le Prophète Mohammed (pslf) va mettre en avant comme culture naturelle à l'être humain, comme culture essentielle, c'est évidemment les références de vie vraie et bonne qui se retrouvent dans les lois islamiques issues de l'unité de contexte et de rassemblement Coran-Sunna, acceptées et obéies par les Musulmans : " Cette acceptation de la Loi facilite le travail du Gouvernement et lui vaut l'adhésion du peuple, alors que dans les Gouvernements républicains ou monarchiques parlementaires, la plupart de ceux qui se présentent comme les représentants de la majorité de la population font approuver sous le nom de " loi " tout ce qui leur convient et l'imposent au peuple tout entier ".

Références islamiques de civilisation universelle ayant pour objectif premier d'élever et de faire grandir l'islamité originelle faite de croyance monothéiste et de sociabilité de la Créature de Çááå-Dieu, de refouler le pessimisme imposé du culte des idoles et en premier le culte du " Moi ". C'est ici que le Prophète Mohammed (pslf) va très loin dans son projet de société humanisée, puisqu'il (pslf) considère que l'optimisme cultuel et culturel du Culte Pur au sens de l'éducation universelle est la seule finalité de l'humanité. Pour lui (pslf), cette éducation optimiste universelle est essentiellement la culture historique, l'amie de la vie vraie et bonne, juste et pacifique, elle est l'immédiateté de l'existence. Il s'agit donc d'être éduqué par les références islamiques de l'unité de contexte et de rassemblement Coran-Sunna pour ne pas laisser pénétrer en soi le pessimisme et l'angoisse procurés par le culte des idoles, des images ou des doctrines, raison pour laquelle la Révélation eut lieu et que le Prophète (pslf) sera chargé : " d'alerter son peuple sur les conséquences de l'idolâtrie, de l'incrédulité et du mal. Il fut également invité à glorifier le Seigneur, à ne rien Lui associer […]. Dès lors le Prophète (pslf) commença à entrer en contact avec les gens susceptibles de répondre à son appel. La première parmi les femmes qui entra en Islam fut Khadidja Bent Khouweylid, mère des Croyants, qu'Allah-Çááå-Dieu soit satisfait d'elle. Le premier enfant fut Ali ben Abou Tâleb, âgé alors de 8 ans. Ali faisait la prière en cachette avec l'Envoyé (pslf) ".

La sage action du Prophète Mohammed (pslf) qui se retrouve dans le Coran et la Sunna, va laisser d'abord en Arabie puis dans le monde la trace indélébile de l'ouverture à l'idée d'humanité par delà les différences ethno-culturelles et socio-culturelles. Il peut être énuméré des centaines de livres, discours, conférences, thèses, qui sont célèbres parce qu'ils développent les chemins de la prospérité spirituelle, intellectuelle, morale et sociale qui mènent à un but unique : Islam. Ce que le Prophète Mohammed (pslf) propose c'est de sortir de l'auto-étranglement de toute vie soumise au pessimisme dégradant du culte des idoles. C'est contre cela qu'il (pslf) s'insurge, parce qu'il (pslf) est justement envoyé par Çááå-Dieu pour rappeler le Culte Pur en tant que nécessité première pour parachever l'islamité originelle faite de croyance monothéiste et de sociabilité de la nature humaine. C'est là le contrat optimiste cultuel et culturel que va développer le Prophète Mohammed (pslf). Il (pslf) va clamer le bonheur du Culte Pur et le principe de sa compétence universelle, il (pslf) va en fournir les règles et les références pour s'arracher à la tragédie du pessimisme imposé, pour enfin naître à l'innéité de croyance monothéiste et de sociabilité. Les gens engouffrés dans le pessimisme de l'idolâtrie étaient nombreux à l'époque du Prophète (pslf) - et il y en a encore beaucoup - et à chaque fois qu'ils seront informés des bienfaits du Culte Pur, ils le reconnaîtront en tant que destin inéluctable. Que peut-on espérer de mieux ? Que peut-on faire de plus grand que de donner vie à l'islamité originelle ? Quelle meilleure désobéissance à ce qui essaie d'enfermer dans le pessimisme du culte des idoles ? Cette tragédie, depuis la venue du libérateur Mohammed (pslf), est dorénavant surmontable en énonçant sincèrement le postulat de l'Unicité : Il n'y a de Çááå-Dieu que Çááå-Dieu ! Postulat libérateur de ce qui ne peut être utile : "
L'excellence de la Révélation mohammadienne, […] est essentiellement liée à la Lumière universelle du Prophète - qu'Allâh répande sur lui Sa Grâce unitive et Sa Paix ! Cette lumière ne s'est manifestée de manière complète, dans le monde extérieur et sensible, que par le fait de sa naissance corporelle. Durant toute la période cyclique antérieure, elle était demeurée voilée, purement spirituelle et intérieure, du moins en tant que telle ; elle n'apparaissait au dehors qu'en mode indirect, en tant que source de la science et de l'inspiration des Prophètes et des Envoyés, considérés alors comme les " représentants " (nuwwâb) ou les " chambellans "

(hajaba) de l'Esprit mohammadien (ar-Rûh al-muhammadî) : " Allâh manifesta Mohammed - sur lui la Grâce et la Paix ! - en tant que corps et en tant qu'esprit, en mode sensible en vertu du Nom " l'Extérieur ". Sa Loi sacrée (sharî'a) abrogea alors ce qu'Allâh voulut qu'elle abrogeât et maintint ce qu'Allâh voulut qu'elle maintînt [Futûhât, chap. 12] " ; et encore : " Lorsque vint le temps de la manifestation de son corps très pur - qu'Allâh répande sur lui Sa Grâce et Sa Paix ! - le pouvoir statutaire (hukm) de ses représentants ne subsista plus [Futûhât, chap. 42]. La souveraineté universelle de la Loi islamique implique, en effet, l'apparition d'un statut nouveau, définitif et irrévocable dans le domaine des formes extérieures et de l'agir, empêchant tout " mélange " avec les traditions antérieures et comportant le pouvoir d'abroger, de confirmer, ou de soumettre à un statut spécial ce qui en subsiste ".

" Qui donc est plus égaré que les gens qui invoquent, en dehors de Çááå-Dieu, ce qui ne leur répond pas ; ceux qui retourneront indifférents à leurs prières jusqu'au Jour de la Résurrection : ceux qui seront des ennemis pour les hommes, lorsque ceux-ci seront rassemblés ; ceux qui méconnaîtront leur adoration ? ".
" Si seulement ceux qu'ils avaient choisis comme objet de culte et comme divinités en dehors de Çááå-Dieu les avaient secourus ! Bien au contraire, ils les ont abandonnés ! Telle est l'imposture de ces gens-là ! Voilà ce qu'ils ont imaginé ! ".

La bi-unité Coran-Sunna démasque la tragédie du pessimisme du culte des idoles comme une supercherie intellectuelle ; exalte à réfléchir sur le devenir de l'islamité originelle et sur la chance de posséder les références de vie vraie et bonne du Dernier des Prophètes, le Bien-aimé Mohammed (pslf). Il (pslf) viendra rappeler à l'humanité que la civilisation monothéiste se caractérise par le fait que ce qui la compose, que ce qui y est cristallisé, que ce qui y est déposé depuis le premier homme Adam (s) au sens vital et essentiel, ne peut jamais mourir.

L'optimisme cultuel et culturel de l'Islam mohammadien c'est le condensé de l'islamité originelle de l'homme qui ne demande qu'à naître à sa réalité parce qu'elle en détient les capacités et les énergies : " Non seulement l'Islam a laissé l'homme libre de penser, mais aussi il l'a invité à penser puisqu'il considère une heure de réflexion mieux que des années de prières. L'Islam a ouvert le champ de la pensée et de la recherche partout et pour tout le monde. Il a établi la vaste étendue du monde en tant que domaine de la pensée de l'homme et il a envoyé pour l'aider l'aile et la plume de la science pour voler dans ce large espace… Cependant, l'Islam n'autorise pas la déviation dans la foi. Il dit : Libres de l'éducation, de l'environnement, libres de la méthode suivie par les ancêtres, libres des caprices,
réfléchissez et avancez vers la vérité et acceptez ce qui est juste… Vous êtes donc libres de penser, mais vous n'êtes pas libres de penser inconvenablement ou de suivre l'opinion injuste […]. L'Islam a envisagé plus les intérêts collectifs de la société que les intérêts individuels. Des lois fondamentales ont été établies de manière à ce que les intérêts publics soient sauvegardés et que la caravane de l'humanité arrive à ses objectifs. […] L'Islam a voulu que les gens se rapprochent les uns des autres, qu'ils se reconnaissent et qu'ils suivent le chemin du bonheur humain ".

Le concept central de la Mission du saint Prophète Mohammed (pslf) est celui du Rappel. Il (pslf) va le développer dans une Renaissance de l'islamité originelle rendue possible par les références de l'unité de contexte et de rassemblement Coran-Sunna, legs à la civilisation pour qu'il en soit fait un bon et judicieux usage, pour que la vie ne soit pas étouffée par l'usage dégradant de l'héritage polythéiste du passé.

La Renaissance à l'islamité originelle faite de Croyance monothéiste et de belle et bonne sociabilité est observable à tous les niveaux de la vie du Messager de Çááå-Dieu (pslf), de son berceau au tombeau, et après lui (pslf) à tous les niveaux de la vie des Gens de la Demeure du Messager de Çááå-Dieu (pslf) - Ahlu Beyti Rassoul Allah (s). Et c'est parce que la Renaissance mohammadienne mérite bien son nom qu'elle connaît le grand honneur de sa présence partout où il y a vie d'homme.
C'est ainsi, pour qu'à travers les siècles l'humanité ait toujours des références de sa vie et de sa réalité. Certes, il peut être tenté d'imiter la vie exemplaire du Prophète Mohammed (pslf) et après lui (pslf) celles des Ahlu Beyti Rassoul Allah (s) mais elles ne peuvent pas être égalées : " Selon la foi musulmane, Mohammed occupe une place prééminente dans l'ensemble du Cycle prophétique. Le Coran lui accorde les titres les plus éminents, titres jamais accordés à une autre personne.
Afin de mieux saisir cette place, il faut reprendre la distinction devenue classique entre la Prophétie enseignante (Nubuwwat al-ta'rîfî), et la Prophétie législatrice (Nubuwwat al-tashrî'î). Des cent vingt quatre milles Prophètes, cinq (Noé, Abraham, Moïse, Jésus et Mohammed) ou six en ajoutant Adam, ou sept en comptant David, sont des Prophètes législateurs ; ceux qui sont titulaires de la Décision ou 'Ulu-l'Azm ".

Suivre les références décisionnelles de vie du Prophète Mohammed (pslf) et des Ahlu Beyti Rassoul Allah (s) constitue l'événement le plus grandiose de l'histoire de la spiritualité et de l'intellect. Les références islamiques mohammadiennes sont les fondements de l'essence humaine et les bases de l'évolution spirituelle, intellectuelle, morale, sociale, que cela plaise ou déplaise, parce que les références de l'unité de contexte et de rassemblement Coran-Sunna plongent leurs racines dans les terres profondes du Monothéisme pur : " […] du fait même que les Prophètes et les Envoyés antérieurs ont tous puisé leur inspiration et leur science à la lumière de l'Esprit Mohammadien, le passage à l'Islam de ceux qui suivaient précédemment d'autres formes traditionnelles ne constitue en aucune manière, selon Ibn Arabî, un changement de religion : " [Le Prophète] - sur lui la Grâce et la Paix ! n'a appelé les hommes à rien d'autre qu'à l'Islam. Les savants exotéristes ('ulama ar-rusûm) estiment qu'il leur a ordonné ainsi de changer de religion alors que, pour nous, ce n'est pas du tout de cela qu'il s'agit. En effet, les Chrétiens et (de manière générale) tous les " Gens des Livres " (révélés) ne changent aucunement de religion lorsqu'ils se font Musulmans ; et cela, parce que la religion qu'ils suivaient impliquait en réalité la Foi en Mohammed - qu'Allâh répande sur lui Sa Grâce et Sa Paix ! ainsi que l'entrée dans sa Loi à partir du moment où il a été lui-même envoyé aux hommes. Sa risâla est universelle, de telle sorte que personne d'entre les " gens de la Religion " (ahl ad-Dîn) n'a jamais changé la sienne en devenant Musulman. Comprends donc ! ".

Chaque fois qu'une Créature de Çááå-Dieu ou qu'une Nation est prête à s'oublier pour se fondre dans l'optimisme cultuel et culturel de l'Islam, elle se retrouve elle-même avec le sens de son islamité originelle et de sa réalité profonde.

En fait, le Rappel mohammadien c'est le plaidoyer attendu par le dialogue civilisationnel ; l'optimisme cultuel et culturel de l'Islam réussira ce que le pessimisme du culte des idoles ne parviendra pas à établir : la vie vraie et bonne dans une finalité de Justice-A'dala et de Paix-Salam. Le Prophète Mohammed (pslf) en laissant ses références islamiques de vie a résolu le sens à donner à l'islamité originelle faite de croyance monothéiste et de bonne et belle sociabilité libérée de l'enveloppe imposée du polythéisme. Voilà dans les références islamiques de vie vraie et bonne du Prophète Mohammed (pslf) et des Ahlu Beyti Rassoul Allah (s) ce qui peut être opposé de mieux au pessimisme du polythéisme, aux doctrines sans avenir parce que l'Islam est le but à atteindre pour que se réalise toute la richesse des réalités civilisationnelles de l'unité de contexte et de rassemblement Coran-Sunna faite de tolérance et de mesures non contraignantes : " Au cours du 7e siècle, un événement considérable bouleverse en l'espace de quelques décennies le monde méditerranéen : l'émergence de l'Islam. […] Les populations chrétiennes monophysites soumises à l'Empire byzantin avaient souffert de l'intransigeance religieuse de Constantinople. Par ailleurs, le grec faisait figure de langue imposée face à l'araméen en Syrie et au copte en ?gypte. La domination musulmane […] paraît avoir été acceptée sans grande difficulté. L'expansion musulmane se fait vers l'est :
Iran, Asie Centrale, marches de l'Inde, et vers l'ouest : Afrique du Nord, Espagne ".