Aperçu des Grandes Ames de l’Humanité
 
L'événement sublime

Les deux premières personnes ayant répondu spontanément et sans détours au Rappel, Khadidja (s) et Ali Ibn Abi Taleb (s), avaient entrevu, de manière convaincante, l'avenir grandiose pour l'humanité de la Religion véritable qui allait se re-déployer jusqu'à un temps sans limites connues des hommes, débordant les limites de l'Arabie glorieuse pour envelopper chaque endroit où il y a vie d'homme. Il s'agissait bien de la fin certaine du culte des idoles, un dépassement par le haut de toutes les doctrines polythéistes historiquement périmées. D'une métamorphose certaine de toute la façon de penser le monde, de l'agir cultuel et culturel, géothéologique et géopolitique, telle que Dame Khadidja (s) au moment même où le Prophète Mohammed (pslf) lui fait part de l'événement en avait décelé les grandes prémices.

L'événement et ses répercussions sur les systèmes tribaux, impériaux et autres, allaient faire fleurir la Croyance monothéiste et une politique cultuelle et culturelle bien différente de tous les schémas proposés antérieurement. Il s'agissait bien du changement attendu dans la conception polythéiste du fond de croyance et de sociabilité de l'être humain. L'appel à l'Islam clamé par le Prophète Mohammed (pslf) correspondant au ré-engagement monothéiste, dans le sens d'un ré-engagement toujours plus spirituel, intellectuel, moral et social, dépouillé des récurrences polythéistes et des relents de l'idolâtrie.

Un ré-engagement dans le pari d'imposer les incontournables références monothéistes de vie en société religieuse que sont : l'égalité foncière de tous les hommes, le droit de la liberté, le droit de la dignité, le droit aux Droits qui stipulent en faveur de l'épanouissement impliquant le droit de la Religion, de l'éducation, de la culture, de l'information, de la santé, du nécessaire pour satisfaire les besoins matériels et spirituels, de la liberté de mouvement des gens, des idées et des biens, surtout à une époque de caravaniers, parcourant de vastes étendues, donc habitués aux opinions différentes selon les peuples qu'ils rencontrent, qu'ils pénètrent, qu'ils traversent : " De même, le principe de la liberté de circulation est consacré, non d'après le principe général qui interdit toute restriction tant qu'elle ne figure pas dans la loi divine, mais d'après la parole de Çááå-Dieu qui ordonna aux gens de parcourir la terre à la recherche de la subsistance : " Parcourez-la en tous sens et nourrissez-vous de ce qu'IL vous y attribue ".

Le principe de la liberté intellectuelle est également assuré tant qu'il n'aboutit pas au retour du paganisme, et du polythéisme, parce que ce retour anéantit tout le régime des droits et des libertés, tout comme il anéantit la base de l'Unicité, attribuant au gouverneur des pouvoirs qui reviennent uniquement à Çááå-Dieu. Cependant, Çááå-Dieu a interdit que l'Islam soit imposé aux gens par la contrainte : " Point de contrainte en religion. La vérité se distingue de l'erreur ". Le principe de la liberté de réunion et d'opposition est assuré lui aussi. Voilà, l'Imam Ali qui laisse les kharijites en liberté sans les combattre, bien qu'ils s'organisaient et cherchaient à propager leurs idées au sein des populations. Ils ne les combattit que lorsqu'ils commirent des crimes contre les Musulmans ".

Ce n'est qu'au dix-huitième siècle qu'apparaît la Déclaration des droits de l'homme qui proclame, entre autre, à l'article 11 : " La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme… - En ce sens, la liberté d'informer se rattachait également à la liberté du commerce et de l'industrie et, de façon plus générale, au groupe des libertés économiques… ".

Sur ce point des Droits et des Devoirs des gens, l'Islam sera bien l'authenticité car le Prophète Mohammed (pslf) et après lui (pslf) les Ahlu Beyti Rassoul Allah (s) en feront la condition géothéologique et géopolitique pour éradiquer les doctrines polythéistes, les relents de l'idolâtrie.

Le Prophète Mohammed (pslf) est bien le garant reconnu par tous, le législateur envoyé pour remettre en marche le mouvement Justice-A'dala et Paix-Salam. Parce que la Providence divine et la vérité scientifique étaient à nouveau présentes pour désormais fonder en certitude les références monothéistes de vie vraie et bonne. Le monde voulu par les polythéistes et les idolâtres, les empereurs et les chefs de tribus, n'étant pas celui voulu par Çááå-Dieu, il sera envoyé le Saint Prophète Mohammed (pslf) pour rappeler à ce monde l'utilité et l'opportunité de changer parce que l'ordre qu'il avait institué étant bien nuisible, il fallait bien s'efforcer de le ramener aux références de vie du Monothéisme pur. Seules garanties d'éliminer le fardeau de la médiocratie imposée à l'humanité dont les qualités premières sont le Bien, le Vrai, le Bon et le Beau. Le défi islamique sur la perfectibilité de l'être humain et la transformabilité de la vision polythéiste du monde, des philosophies nuisibles, est bien le défi de l'Intelligence et de la Raison qui mise sur des tendances innées de la nature humaine. L'Islam en tant que moteur de la mondialisation du sens humanité n'est pas une utopie car il propose le processus consensuel de l'unité, de la cohérence, dans une humanité humaine, universelle et solidaire par les références monothéistes de vie génératrices de dignité, de liberté, de justice et de paix : " Fraternité, égalité, entraide, solidarité sont les principes sur lesquels se fonde cette communauté. La justice n'est plus une affaire individuelle, mais elle relève de la collectivité. Le Prophète joue le rôle d'arbitre qui grandit avec le nombre des adhésions à l'Islam ".

L'humanité appelée à ouvrir les yeux sur sa finalité

Certes, le Bien et le Mal, le Vrai et le Faux directement opposés sont présents dans le monde d'ici-bas. L'un, le Mal, porte les âmes faibles à des résolutions les plus contradictoires. L'autre, le Bien, nourrit les âmes éveillées à leur finalité éternelle de sentiments louables qui font que le regard s'élève vers Le Haut, le Très-Haut. C'est une affaire qui touche chacun, à laquelle il est bien de pourvoir dans tous les siècles en se souvenant que la fin du 6ème siècle et le début du 7ème correspondent au début du mouvement mohammadien Vérité-Haqq, Justice-A'dala et Paix-Salam imprimé aux âmes et au monde pour un temps terrestre décidé sans limites par Çááå-Dieu.

Le réveil aux vérités et aux Lois immuables qui se fait jour dans les déserts de l'Arabie est pressenti par les uns et les autres comme le signe de l'éternelle Miséricorde de Çááå-Dieu. La fin de l'agitation, du doute répandu par des esprits déréglés ayant adhéré et soutenu des doctrines-systèmes imaginées par l'homme et incompatibles avec la certitude que Çááå-Dieu est Un rappelé par tous les Prophètes (pse) et notamment les Grands tels que Noé, Abraham, Moïse, Jésus puis Mohammed, que la Paix et les Bénédictions soient sur tous les Prophètes, sur la Famille d'Abraham, sur la Mère de Jésus la pure et Sainte Marie, sur la Famille sanctifiée de Mohammed.

La condition du grand nombre en cette fin de 6ème siècle et de début du 7ème est faite de souffrance spirituelle et temporelle. Les gens en général ont une vie chargée, rude, précaire, où il y a beaucoup de fatigue pour très peu d'effet, tant de risque pour un avenir incertain, tant d'indigence spirituelle qui fait que la vie est vide de sens. Il est très difficile pour Mohammed (pslf) de contempler ce monde à la dérive sans y apporter beaucoup de compassion face aux Créatures de Çááå-Dieu portant du berceau au tombeau un si pesant fardeau imposé par les polythéistes et les idolâtres à la spiritualité et à la sociabilité dont les besoins sont largement étouffés et soumis au diktat des conquêtes et des hérésies.

Donc, à la Sainte Mecque est né le Dernier des Prophètes : Mohammed (pslf) pour montrer la voie à suivre dans le monde d'ici-bas, pour ouvrir l'accès au Chemin du Retour ; pour rappeler de rester fermement attachés à la Religion originelle : Islam, pour parachever pleinement l'existence. Là, près du sanctuaire du Patriarche Abraham (pslf), la Sainte Kaaba, les Desseins de Çááå-Dieu allaient être dévoilés à l'humanité. Au pied de la Demeure de Çááå-Dieu allait jaillir la Source de la Prophétie et des Grâces célestes dont l'abondance allait se répandre sans limite dans tous les Mondes et sur tous les continents du monde terrestre : " Entre l'Europe occidentale, en pleine régression de civilisation, et un monde asiatique mal remis encore des coups que lui avaient portés les nomades, la naissance et l'essor de l'Islam ont l'apparence d'un prodige. Un peuple, jusqu'alors presque inconnu, s'était unifié dans l'élan d'une religion nouvelle. Il conquérait en quelques années tout l'Empire sassanide et, sauf l'Ouest de l'Asie mineure, toutes les provinces asiatiques et africaines de l'Empire byzantin, en attendant d'y ajouter la plus grande partie de l'Espagne, la Sicile et, temporairement, d'autres postes en terre d'Europe. Il frappait aux portes de l'Inde et de la Chine, de l'?thiopie et du Soudan occidental, de la Gaule et de Constantinople. Les ?tats les plus anciens s'écroulaient, et, du Syr-Daria au Sénégal, les religions établies s'inclinaient devant une nouvelle venue […]. La civilisation nouvelle issue de ces conquêtes allait compter parmi les plus brillantes et devait être à maints égards l'éducatrice de l'Occident […]. Pour toutes ces raisons, il est indispensable que l'histoire du monde musulman occupe dans la culture de l'homme moderne une place considérable ; indispensable que cet homme triomphe d'une conception de la civilisation qui serait attachée à des peuples, à des espaces privilégiés ; qu'il sache qu'avant saint Thomas, né en Italie, il y avait eu Avicenne [Ibn Sina, médecin et philosophe iranien ; Afchana, près de Boukhara, 980-Hamadhan 1037. Il fut l'un des savants les plus remarquables de l'Orient], et les mosquées de Damas et de Cordoue avant Notre-Dame de Paris ; qu'il oublie la mésestime où il peut tenir les peuples musulmans modernes, en raison d'un effacement d'ailleurs peut-être passager ; qu'il ne regarde pas non plus cette histoire à travers un mirage des Mille et Une Nuits, épisode exotique, extraordinaire, révolu, objet de nostalgie vague, mais comme un morceau de l'histoire humaine, diverse selon les lieux et les époques, au total largement une et solidaire ".

Dans ce territoire de la béatitude monothéiste, du Savoir et de la Connaissance d'Abraham (psl) était née la Patrie des âmes : le Dernier des Prophètes (pslf), pour que les ténèbres s'éclairent, pour que les polythéistes, les idolâtres et les diviseurs de l'Unité divine soient éclairés aux rayons mohammadiens du Monothéisme pur nommé par Çááå-Dieu : Islam.

Mohammed (pslf), l'homme attendu, va rappeler la Voie à suivre pour que les âmes, les cœurs, les esprits et les corps retrouvent ce qu'ils cherchent dans les décombres d'idéologies-systèmes soi-disant établies par l'homme pour durer, alors que lui-même est fait pour un temps limité sur le plan terrestre. Ceux qui vont le suivre s'apercevront qu'il (pslf) leur ré-enseigne à saisir le Lien dont le point d'ancrage est le Très-Haut et que ce qu'ils ont acquis aujourd'hui de prospérité spirituelle, intellectuelle, morale et sociale ils peuvent être sûrs de l'avoir demain, à condition de rester avec le Lien dans la main.

Tous, amis et ennemis, religieux et athées, riches et humbles, témoignent du fait que Mohammed (pslf) recommandait toujours la Vérité, la Justice et la Paix ; la fraternité, la solidarité, la charité ; l'intention et l'action dans le soulagement des malheureux que ce soit au plan spirituel ou matériel. Il (pslf) faisait toucher du doigt la destinée humaine, ce qu'elle a de sublime dans la compagnie de Çááå-Dieu et d'éternellement triste dans la compagnie du mauvais compagnon connu pour être l'ennemi commun, le maudit Satan.

Les paroles de Mohammed (pslf) s'adressent aux hommes par-delà leurs différences, aux riches et aux pauvres, aux hommes libres et aux esclaves enchaînés dans des habitudes inhumaines de considérer l'autre comme une marchandise monnayable et corvéable. La voix de Mohammed (pslf) s'adresse déjà au grand nombre que dire alors lorsqu'elle sera la voix de la Révélation de la Parole de Çááå-Dieu, la voix islamisée.

" Non, mais quiconque soumet à Çááå-Dieu son être [s'islamise : Aslama wajhahu], tout en faisant le Bien, aura sa rétribution auprès de son Seigneur. Pour eux, nulle crainte, et ils ne seront point attristés ".

" Quand Son Seigneur lui avait dit : Soumets-toi - [Islamise-toi - Aslim], il dit : Je me soumets - [Je m'islamise - Aslamtou] au Seigneur de l'Univers ".
Le Prophète Mohammed (pslf) invita les gens à l'élévation, à la libération de la spiritualité, à l'émancipation de la condition humaine, à l'affranchissement des esclaves, au repos à l'ombre du Salam de l'Islam ; à se former dans son enseignement qui donne à la vie l'éveil et un sens ; à faire grandir l'islamité originelle faite de croyance monothéiste et de sociabilité ; à rechercher la vie vraie et bonne et sa sincérité sans collaboration d'un polythéisme récurrent, sans animosité face aux détracteurs de la pensée monothéiste islamique, ni crainte dans leur adversité, ni adhésion à leur ignorance, ni obéissance sans la certitude du choix de la juste voie islamique

En tant que Dessein faisant partie du plan de la Révélation monothéiste, l'Appel fait à l'humanité pour qu'elle s'éveille à sa réalité concernait : Juifs, Chrétiens, polythéistes, idolâtres, superstitieux, astrologues, devins, sorciers, incrédules, etc. Il est donc le Dessein monothéiste global, lié à la Religion originelle et universelle voulue par Çááå-Dieu dont l'ultime Rappel se fera au point unique de rencontre de tous les pèlerins de l'Unicité divine : la Sainte Kaaba.

Lieu dont le rapprochement profite ; dont la force de vie vraie et bonne élève le fond de croyance monothéiste et abaisse l'ennemi du salut qui s'efforce toujours de détourner de la saine entreprise consistant à s'éveiller à la réalité. C'est ainsi que plusieurs resteront en chemin parce qu'ils resteront figés dans l'irréel de l'imaginaire, parce qu'ils préféreront les lamentations inutiles et l'amertume de la désobéissance aux références islamiques de vie vraie et bonne à laquelle appelle depuis La Mecque le Dernier des Prophètes : le Bien aimé Mohammed (pslf) : " Respectueux de la Création et très touché par les peines et souffrances endurées par l'être humain, Mohammed faisait de fréquentes retraites sur le Mont Hira afin de méditations. Une nuit, appelé Laylat Al-Qadr - La Nuit de la Destinée, une voix s'adressera à lui et lui ordonnera : Récite grâce au Nom de Ton Seigneur. Profondément ému par le mystère de l'annonciation divine, Mohammed s'en retournera à sa demeure auprès de Khadidja.

" Elle écoutera avec respect et compassion le récit qu'il lui fera de l'événement. Alors, elle déclarera : Je témoigne que tu es le Messager de Çááå-Dieu. - Après un temps d'arrêt, la Voix en provenance du Paradis s'adressera de nouveau à lui : ô toi qui est revêtu d'un manteau ! Lève toi et avertis ! Glorifie ton Seigneur ! - Cela équivaudra à l'ordre de commencer la prédication en un Çááå-Dieu Unique.

" Au début, Mohammed invitera seulement ses proches à l'acceptation de la Foi. La première qui embrassera l'Islam parmi les femmes sera Khadidja et le premier parmi les hommes sera Ali. Tôt après ces conversions, Zayd ibn Al-Harithah se convertira à la Foi nouvelle. Durant trois longues années, il travaillera sagement à convaincre les gens d'abandonner leur vénération des idoles, sans autre succès que d'avoir avec lui une trentaine de disciples. Puis, Mohammed prendra la décision d'appeler ouvertement les Quraïch d'abandonner totalement l'adoration des idoles et d'embrasser l'Islam. La Vraie Foi est simple, épurée de toutes complications, logique et raisonnable pour une pratique quotidienne. Elle demande de croire et de faire le bien, de pratiquer les prières et de payer la taxe des pauvres ".

L'annonce des premiers versets est accueillie favorablement par un groupe parce qu'ils répondaient aux besoins d'éveil à la réalité omniprésents en cette époque d'hégémonie polythéiste aux structures archaïques, régressives, oppressives, injustes dans les conditions ethno-cultuelles, socio-culturelles, d'une société refusant de s'adapter aux références de vie du Message monothéiste sans cesse rappelé par les Grands Prophètes du Cycle de la Révélation.

Les Versets du Coran répondent aux besoins de voir intégrer à la prospérité spirituelle, intellectuelle, morale et sociale, les aspirations profondes à la reconnaissance de la valeur transcendante de l'Unicité dans une synthèse religieuse globale : Islam.

Certains cadres de la société à laquelle s'adressait le Rappel transmis par le Prophète Mohammed (pslf) accepteront de changer les démarches traditionnelles de leur pensée, de leur activité, de leur vision du monde, et d'autres, bien ancrés dans l'hérésie polythéiste, et malgré les bonnes dispositions du Prophète Mohammed (pslf) et de l'Islam préféreront camper sur leurs positions passéistes qui ne pouvaient admettre la réalité univerelle à vocation universelle des Saints versets du Coran très élevé : " Il [le Coran] donna à des âmes simples la plus simple, la moins mystique, la moins rituelle de toutes les croyances, exempte d'idolâtrie […]. Son message éleva le niveau moral et culturel de ses adeptes, favorisa l'ordre et l'unité sociale, inculqua l'hygiène, affaiblit la superstition et la cruauté, améliora la condition des esclaves, éleva l'humble à la dignité […] et engendra chez les Musulmans (sauf les orgies de quelques califes) un degré de sobriété et de tempérance qui n'a pas son pareil dans tout le monde blanc. Il permit aux hommes d'accepter sans se plaindre les difficultés et les restrictions de la vie, et il les poussa en même temps à la plus étonnante expansion de l'histoire ".

Il se renforcera donc au sein de la société mecquoise le noyau monothéiste qui, tout en continuant de participer aux relations sociales générales de la société, formera peu à peu une structure de vie vraie et bonne avec une organisation propre proposant tout un système grandiose de valeurs spirituelles et temporelles : " … l'un des plus étonnant avantage de l'Islam qui a fait pénétrer partout l'esprit du monothéisme et l'attention à la Suprême Origine, afin qu'au moyen de ce noyau central, tous les efforts trouvent un axe stable et que toutes les activités s'orientent vers une direction unique de la même façon pure et lumineuse ".

Tout en se conformant provisoirement à certaines obligations coutumières et sous certaines conditions, l'organisation islamique, en tant qu'instance suprême où dominait toujours La Parole de Çááå-Dieu révélée au Prophète Mohammed (pslf) a vocation à former, enseigner, éduquer l'humanité à son éveil spirituel, intellectuel, moral et social.

Toutefois, à l'image des épreuves rencontrées par les Prophètes antérieurs et leurs disciples, la vie de Mohammed (pslf) et de ses disciples sera soumise aux discriminations, aux vexations, aux brutalités jusqu'au jour où : " Le Saint Prophète (pslf) de l'Islam ordonnera à ses disciples de chercher refuge en Ethiopie, la nation voisine. Quatre-vingt-huit hommes et dix femmes prendront le chemin de l'hospitalité du Négus, sous la direction de Ja'afar At-Tayyar - le frère de Ali - et cousin du Saint Prophète. Maintes fois, les dignitaires mecquois viendront voir Abou Taleb pour lui dire : Nous respectons ton âge et ta position sociale, mais nous avons perdu patience à l'égard de ton neveu. Interdis-lui sa prédication ou bien alors nous te combattrons. Abou Taleb fera part des propos ci-dessus à Mohammed et lui demandera quelle décision il entendait prendre. Les larmes aux yeux, le Messager de Çááå-Dieu lui répondra ceci : ? mon oncle ! Même s'ils plaçaient dans ma main droite le soleil, et la lune dans ma main gauche pour me contraindre à renoncer à ma mission, je ne m'y soumettrai pas tant que la Cause de Çááå-Dieu ne sera pas installée, je préfère mourir plutôt que de leur obéir ".

En dépit des chantages et des menaces des polythéistes et des idolâtres, des disciples des croyances fondées sur des doctrines-systèmes issues de la pensée de l'homme et présentées comme religieuses, la Grande Révélation ne pouvait être freinée par une idéologie-système usée et bien malade, profondément ébranlée de la base au sommet par l'événement mohammadien, ce qui explique l'agitation et l'angoisse des tenants du pouvoir mecquois de l'époque.

La déification des idoles ne montrait plus de considération des plus hautes pour les gens. La Grande et Ultime Révélation coranique va mettre en pièces l'idolâtrie qui ne va plus patronner les Lieux saints de La Mecque.

Les gens du désert qui allaient chercher leur croyance dans les idoles vont de plus en plus s'apercevoir qu'il ne s'y trouve rien de fécond face aux promesses du Rappel transmis par la voix de l'homme de confiance qu'ils connaissent bien, le Prophète Mohammed (pslf). Ils vont constater aussi que les idoles-dieux n'ont rien de réel, que la crainte qu'ils en ont ne repose sur aucun fondement autre que celui de l'Ignorance.

Le Rappel transmis par la voix de l'homme attendu si sincère et si honnête, va à la longue libérer la spiritualité de l'influence des idoles. La vieille croyance et le vieil ordre qu'elle implique avaient fait leur temps et échoué dans leur désir d'emprise inconditionnelle et contraignante sur les âmes.

Les hommes voulaient être libérés, la Révélation du Coran Inimitable va y pourvoir, elle va leur donner la règle générale la meilleure et la plus complète pour mener à bien la vie dans le monde d'ici-bas, et le modèle global le plus haut dans ses références décisionnelles, le Prophète Mohammed (pslf).

Encouragés par la détermination du Prophète Mohammed (pslf) face à ses détracteurs, les gens du désert leur tourneront le dos et viendront se joindre à l'homme attendu, porteur des règles et principes de la Religion immuable, somme toute beaucoup plus adaptées à la nature humaine que le fait d'adorer des idoles-dieux sans existence réelle.

L'avenir grandiose du grand élan libérateur

Puis, plus tard, cette réalité grandissante du retour aux sources du Monothéisme authentique se retirera en bloc de la Cité de la Renaissance spirituelle, intellectuelle, morale et sociale pour aller s'établir dans la ville accueillante de Médine la Généreuse. Là, se formera l'?tat Constitutionnel de Médine d'une nature politique moderne et scientifique très différente de tout ce qui avait pu exister auparavant. La conjoncture historique fera que ce Mouvement islamique constitutionnel mis en marche par un infime noyau de Croyants et de Croyantes aux confins de l'univers impérial de deux systèmes romain et persan aura une énorme importance universelle et mondiale.

Le Prophète Mohammed (pslf) apparaîtra à une époque où il était nécess aire de rappeler aux gens l'existence d'Un Dieu, Unique et Indivisible : Source de toutes énergies, de tous les savoirs, de toutes les perfections, de toutes les recommandations spirituelles, intellectuelles, morales et sociales. Tout vient de Lui, y compris la Juste Politique de l'?tat Constitutionnel de Médine soumis à Sa volonté. IL exerce une domination victorieuse sur tous les événements.

Le Prophète Mohammed (pslf) rappelle aux Juifs, aux Chrétiens, aux polythéistes, aux idolâtres, aux superstitieux, aux astrologues, aux devins, aux sorciers, que tous les phénomènes du monde de l'existence dépendent de Çááå-Dieu, que rien, ni aux Cieux ni sur Terre n'échappe à Sa Science.

Le Prophète Mohammed (pslf) informera les uns et les autres du devoir d'homme de croire et d'adorer ce Çááå-Dieu sans associé, sans être le père d'aucun de Ses Envoyés, de Le connaître, de Lui témoigner une Foi sincère pour se diriger, ensuite, vers Sa Toute Puissance. C'est parce que le devoir de l'être humain c'est justement de connaître son éveil au vaste champ monothéiste du savoir et de la perfection, de pénétrer cette immense source d'intelligence et de raison, que le Prophète Mohammed (pslf) a été chargé de rappeler les convictions de la Religion Immuable : Islam, comme point le plus haut de la Civilisation de l'Homme.

Une humanité qui n'utilise pas pleinement le potentiel de penser et d'agir, qui gère mal à propos les immenses ressources et les grandes énergies, cette humanité sommeille et va à reculons. Le Prophète Mohammed (pslf) sera donc le Rappel au secret divin de la vie vraie et bonne, au sens réel de l'existence, à la connaissance de l'immense océan de puissance et de faveur divines pour donner au concept vie sa dimension universelle au sein de l'Islam.

Universalité du Message du Prophète Mohammed, Que la Paix et les Bénédictions soient sur lui et sur sa Famille " Les hommes formaient une seule communauté. Çááå-Dieu a envoyé les Prophètes pour leur apporter la bonne nouvelle et pour les avertir. IL fit ainsi descendre le Livre avec la Vérité pour juger entre les hommes et trancher leurs différends mais seuls ceux qui avaient reçu le Livre furent en désaccord à son sujet, alors que des preuves irréfutables leur étaient parvenues. Çááå-Dieu a dirigé ceux qui ont cru à cette part de Vérité au sujet de laquelle d'autres se sont disputés, avec sa permission. Çááå-Dieu dirige qui IL veut, sur le chemin droit ".

" Le Seigneur dit : Mon châtiment atteindra qui Je veux ; Ma miséricorde s'étend à toute chose ; Je l'inscris pour ceux qui Me craignent, pour ceux qui font l'aumône, pour ceux qui croient en nos Signes, pour ceux qui suivent l'Envoyé : le Prophète qui ne sait ni lire ni écrire que ces gens-là trouvent mentionné chez eux dans la Tora et l'Evangile. Il leur ordonne ce qui est convenable ; il leur interdit ce qui est blâmable ; il déclare licites, pour eux, les excellentes nourritures ; il déclare illicite, pour eux, ce qui est détestable ; il ôte les liens et les carcans qui pesaient sur eux. Ceux qui auront cru en lui, ceux qui l'auront soutenu ; ceux qui l'auront secouru ; ceux qui auront suivi la lumière descendue avec lui : voilà ceux qui seront heureux ! - Dis : ? Vous les hommes ! Je suis en vérité, envoyé vers vous tous comme le Prophète de Celui à qui appartient la Royauté des Cieux et de la Terre. Il n'y a de Çááå-Dieu que Lui. C'est Lui qui fait vivre et qui fait mourir. Croyez en Çááå-Dieu et en Son Envoyé, le Prophète qui ne sait ni lire ni écrire, qui croit en Çááå-Dieu et en Ses Paroles ; suivez-le ! Peut-être, alors, serez-vous dirigés ".

Le Rappel mohammadien a, dans les versets ci-dessus, son universalité suprême, Mohammed (pslf), le Prophète, qui légifère sur le Vrai et le Faux, sur le licite et l'illicite, transmettant avec fidélité, sincérité et en toute vérité la Parole de Çááå-Dieu, Son Message irréfutable. Les Croyants et les Croyantes allaient mémoriser le Coran élevé, s'y référer, le citer, en tirer les références de vie et de sagesse pour établir la vérité face aux opinions contradictoires de ceux qui ont délaissé le Message.

Comme la Torah et l'évangile, le Message transmis par le Dernier des Prophètes allait être objectivé par l'écriture pour en faire sur le plan terrestre le Livre consultable et véridique. Des Croyants de la première heure écrivaient les propos prophétiques au fur et à mesure de la Révélation, d'autres les avaient appris par cœur, et le Prophète Mohammed (pslf) en faisait une révision minutieuse : " C'est pourquoi le Prophète conseillait à ses Compagnons : Enregistrez la science - Lorsque ces derniers lui demandaient par quel moyen, il répondait : par l'écriture. Le Prophète a dit : Çááå-Dieu rend prospère un serviteur qui a entendu ma parole, l'a comprise et la transmet à celui qui ne l'a pas entendue . Par ce hadith, le Prophète bénit ses représentants-Khalifah. Lorsque les Musulmans demandent qui sont ses représentants, il leur répond que ce sont ceux qui après lui, suivent sa sunnah et qui l'enseignent aux autres ".