Aperçu des Grandes Ames de l’Humanité
 
Confirmation faite par le moine chrétien Bahira

Nous en sommes arrivés à cette période de l'histoire mondiale où débute l'événement mohammadien et pénètre de sa glorieuse entrée dans une époque ou les idéologies-systèmes et les doctrines-systèmes sont avant tout marquées de l'empreinte du polythéisme et de l'idolâtrie. Cette grande évolution spirituelle et sociale va s'effectuer envers et contre toute opposition des systèmes dominants de l'époque. Depuis Jésus (s), la Civilisation de l'Homme n'avait plus subi la stimulation des principes de vie apportés par le Monothéisme, et les détracteurs des Prophètes (pslf) avaient peu à peu maintenu les populations sans contact véritable avec le grand mouvement monothéiste spirituel et social. Bref, les empires et les gens du désert s'étaient mis en retard d'eux-mêmes de plusieurs siècles. Il faut attendre l'événement mohammadien pour voir le monde entrer dans les temps modernes de la vraie spiritualité et de la belle et bonne sociabilité.

Très vite, l'événement mohammadien va couvrir un territoire plus grand que celui des idées impériales. L'événement mohammadien va être l'événement le plus grand ayant jamais existé sur le plan terrestre hormis, bien évidemment, la Création.

Au départ de cet événement sans précédent, il y a le pieux Abou Taleb. Il ne fait pas partie des riches mecquois, et son neveu Mohammed désire participer aux gains de la famille pour au moins assurer son nécessaire. A cette fin, Mohammed garde souvent des troupeaux d'ovins et de caprins, passant ainsi de belles journées dans la paix des montagnes qui surplombent La Sainte Mecque ou bien encore sur les versants de vallées un peu plus éloignées. Parfois, aussi, il accompagne son oncle sur les routes commerciales des caravanes qui le mènent à Sham (Damas).

Et c'est ainsi qu'une fois, le très jeune Mohammed fera partie d'une importante caravane de marchands, regorgeant de marchandises en provenance d'un commerce caravanier déjà international. Après avoir pénétré sur le territoire syrien, la caravane marchande fera une halte près d'un monastère situé à proximité de la ville de Basrâh. Ce monastère est occupé par un moine chrétien du nom de Bahira, savant en matière de Religion, possédant une richesse en livres anciens, ce qui en fait un homme très érudit dans le contenu géothéologique des Révélations.

Parmi les manuscrits en sa possession, il y en a un qui mentionne la venue d'un Prophète en Arabie, ce qui lui laisse espérer que sa venue aurait lieu de son vivant. Le moine viendra au-devant des caravaniers et leur fera la proposition de venir se reposer à l'intérieur du monastère. Abou Taleb et les autres marchands accepteront d'emblée l'invitation. Ils décideront, malgré tout, de laisser Mohammed pour surveiller la caravane. Tandis qu'ils s'approchent, Bahîra scrute leurs visages un à un dans l'espoir de découvrir le visage ou les signes du Prophète attendu.

Le moine apprend par la suite que tout le monde est présent au monastère sauf un jeune garçon laissé en arrière près des chameaux pour qu'il veille sur eux et sur les marchandises. Ayant appris l'absence du jeune Mohammed, le moine dira aux gens de la caravane de ne pas le laisser en arrière et de le faire participer au repas. Un homme ira chercher le fils d'Abd Allah, lui fit preuve de beaucoup d'affection, et l'amena dans l'enceinte du monastère pour qu'il s'assit avec le reste de la caravane.

Après avoir longuement scruté l'adolescent, le moine remarque sur le visage et sur le corps les signes qui correspondent à ceux mentionnés dans son livre. Dès le repas terminé, le moine Bahira alla vers son jeune hôte pour s'enquérir de sa façon de mener sa vie, comment il dort, ce qu'il aime à contempler, ce à quoi il aime penser et ce sur quoi il aime méditer. Mohammed répondra de bonne grâce aux questions du moine qui, après avoir acquis la certitude qu'il s'agit là de l'homme attendu, lui demandera de dégager ses épaules.

Ce que le moine y trouve vient conforter définitivement sa certitude car il y a entre les deux épaules le signe venant conclure sa recherche : le Sceau de la Prophétie tel qu'il est mentionné et décrit dans son ouvrage et à l'emplacement exact. Alors, le moine Bâhira, se tournant vers Abou Taleb lui demandera : Quel lien familial te lie à cet adolescent ? - Comme Abou Tâleb aime Mohammed comme son propre fils, il déclare : C'est mon fils - Ce n'est pas ton fils, rétorque le moine car le père de cet enfant est sûrement décédé. Alors Abu Tâleb se ravisant de l'importance de la réponse pour le moine Bâhira, dira : C'est le fils de mon frère. -

Qu'est-il donc arrivé à son père ? - Il est mort alors que l'enfant était encore dans le sein de sa mère. - Voilà donc la vérité, s'exclame Bâhira. Ecoute-moi bien, un avenir radieux et surprenant attend cet enfant. Si d'autres que moi apprennent à son sujet ce que je sais moi-même, ils le reconnaîtront et chercheront à lui nuire. De grandes choses se préparent pour le fils de ton frère, tu dois le mettre à l'abri et le protéger. Abou Tâleb demandera encore : Mais, qui est-il ? - Bahîra lui répondra : Ses yeux annoncent un grand Prophète et son dos indique clairement sa Prophétie.

Il y avait des gens, selon le texte ci-dessus, qui souffraient de maladies morales très diverses au point de mettre en péril le jeune Mohammed (pslf). Il y en avait aussi qui étaient surtout enthousiastes d'apprendre avec certitude que l'attente était déjà à sa fin. Le monde avait besoin d'une digue solide sur laquelle s'écrasent les tempêtes soulevées par les passions dominatrices, un grand besoin de la lumière qui ne vacille jamais, de la main d'un Prophète qui ne les laissera jamais chanceler.

Le moine chrétien Bahira, fort de ses connaissances, vient de découvrir que l'appui est là, bien plus fort pour la faiblesse des esprits que l'aliment qui soutient la force du corps. Il vient de prendre conscience que le Cycle de la libération de la spiritualité est en marche à nouveau, que l'Intelligence va dominer l'Ignorance et l'hérésie, que les cœurs vont être soulagés des contraintes, des persécutions et d'un exil intérieur qui dure depuis trop de siècles déjà. Le Monothéisme vient encore au secours. Entre beaucoup de raisons, celui-ci est toujours décisif. C'est bien entre le Monothéisme qui porte les pas vers l'avant et le polythéisme qui fait aller à reculons qu'est en ce début du 7ème siècle la nécessité essentielle car l'impiété, l'immoralité sont devenues de puissants ennemis de la vie. Ranimer la vraie spiritualité et instaurer la vraie sociabilité, c'est l'œuvre grandiose portée par le jeune Mohammed (pslf).

Œuvre immense car le mal est planétaire. Pour peu qu'on y regarde de près et sérieusement, l'état religieux, intellectuel, moral et social du monde à la fin du 6ème siècle, dont l'esprit est si léger et le cœur cruel, désireux de tant de conquêtes, qui passe si rapidement de la passion à l'incertitude, on est saisi de tristesse et d'effroi par le fait de l'absence de discernement et de volonté d'un humanisme conciliant, tolérant et sage, car : " Le pouvoir de la volonté vient de nous-mêmes et nous rend capables de faire ou ne pas faire un acte donné, nous donnant ainsi la liberté de choix. Notre capacité de choisir librement de commettre de bons ou mauvais actes provient de notre capacité de discernement. Nous devons utiliser consciencieusement notre don du libre choix : nous devons d'abord réfléchir de façon mûre et posée, peser les choses avec précision, et ensuite faire un choix calculé. La volonté de Çááå-Dieu est que nous devrions faire usage de notre liberté dans le monde qu'Il a créé, d'un usage conscient et éveillé ".

Le moine Bahira, bien que chrétien, est avant tout un Croyant qui ne s'inquiète pas de l'origine arabe de Mohammed (pslf) mais bien du danger réel que représentent ceux qui ne croient pas. Là est la sagesse du moine, le champ de la tolérance des Prophètes (pse), là est la moisson de leur sagesse. Champ ouvert au Monothéisme où le travail de spiritualisation et de socialisation concerne tous les Croyants et toutes les Croyantes et où chacun possède une aptitude et des mérites particuliers pour restaurer le Bien et éradiquer le Mal.

Le Monothéisme a toujours apporté, par l'intermédiaire des Prophètes (pse), des satisfactions pour les attentes et les espérances et des remèdes pour les souffrances de l'âme. Il excelle à tranquilliser les âmes en leur faisant regarder vers le Haut, le Très-Haut.

Ceux que le moine Bahira montre du doigt en tant qu'ennemis réels de la Prophétie sont ceux qui n'éprouvent pas le besoin de retourner à Çááå-Dieu et à Ses Prophètes (pse) parce qu'ils ont coutume d'examiner eux-mêmes le cours de la vie, et de ne se satisfaire que de ce qu'ils acquièrent de l'exécution de leurs passions. Ils s'engouffrent chaque jour davantage dans l'incrédulité parce que l'avis de leur opinion personnelle leur est cher.

Auprès de ceux-là, tel le fait remarquer le moine Bahira, le Monothéisme pur peine à trouver accès, car en leur parlant de Croyance, de Foi, de Piété, de Vérité, de Justice, de Paix, la voix des Prophètes (pse) a toujours été détournée au profit de l'ego inventeur de doctrines-systèmes très éloignées du Monothéisme. Le Prophète Mohammed (pslf) sera bien l'attendu qui va redonner de la ferveur aux cœurs, de l'enthousiasme à la Croyance et à la Foi, parce que le Message dont il (pslf) est porteur n'a pas changé de nature et reprend infailliblement son double caractère de libération et d'émancipation : " L'homme s'élèvera alors vers Çááå-Dieu, et se plongera dans le véritable bonheur quand il évitera les pièges du besoin en se libérant de toutes les causes et en se tournant directement vers Çááå-Dieu. Il se verra alors directement relié et rattaché à l'essence de Çááå-Dieu et percevra tangiblement Sa grâce et Sa faveur infinies ".

A leur tour les Juifs annoncent la bonne nouvelle

A souligner aussi que certains Chrétiens et Juifs de l'époque concernée par l'événement mohammadien n'avaient jamais perdu de vue le renouveau du Monothéisme car c'est bien sur lui qu'ils devaient compter et par là qu'ils pouvaient agir. Toujours à l'écoute et à la recherche de ce qui soigne les plaies de l'âme et les besoins du cœur, les gens du Bien ont toujours accepté d'adhérer à la Mission des Prophètes (pse) et non de se regarder sans cesse les uns et les autres avec animosité en renouvelant entre eux la polémique.

En général, la polémique est bien peu utile à la vie religieuse et sociale. Sa part est bien petite, à toutes les époques, dans le triomphe des grandes vérités rappelées par les Prophètes (pse) et inscrites dans les pages glorieuses des Livres révélés. Certes, ni les Prophètes antérieurs à Mohammed (pslf) ni leurs successeurs antérieurs (s) aux Douze Imams Infaillibles (s) n'ont manqué d'être pris pour cible de la polémique et de la controverse malgré que l'on ne les rencontre ni l'une ni l'autre dans la Prédication de la Parole de Çááå-Dieu. Elles sont les atouts nuisibles du camp des détracteurs de la Prophétie et à la première occasion elles se révèlent au grand jour, elles altèrent la Vérité qu'elles divisent en fragments qui, plus tard, formeront des partis, des sectes, des doctrines-systèmes imaginées. Puis chacun s'attachera, avec l'aveuglement intraitable de l'avis de l'opinion personnelle et de ses conclusions, à la tendance qu'il aura choisie et dans laquelle il croit voir et veut faire croire à tous de son bon choix sans s'apercevoir que ce qu'il considère comme Vrai, c'est le Faux revêtu de l'apparence du Vrai.

Raison suffisante pour que l'esprit qui veut intervenir de façon vraie dans l'exégèse coranique et la Tradition du Prophète Mohammed (pslf) soit soumis à des exigences, dont l'Imam Khomeyni donne un aperçu dans son ouvrage Le Gouvernement islamique : " Ainsi, celui qui veut diffuser les Traditions du Prophète de Çááå-Dieu doit connaître la totalité des lois divines, il doit savoir distinguer le "Vrai" du "Faux ", il doit connaître le sens d'"absolu" et "restreint", de "général" et "particulier", de "confrontation logique", il doit savoir distinguer les riwàyat qui ont été rapportés dans des périodes de "dissimulation" (taquiya) des autres et il doit connaître les principes d'évaluation qui ont été défini à leur propos. Les rapporteurs de hadiths qui n'ont pas atteint le niveau de l'ijtihàd et qui se contentent de rapporter les Traditions ne connaissent pas ces choses et ne peuvent reconnaître la véritable Sunna du Prophète de Çááå-Dieu et ceci, aux yeux de ce dernier, n'a pas de valeur ".

Exigences soulignées par l'Imam Khomeyni qui poussent l'esprit historien a toujours rechercher des sources fiables et forgées sur les connaissances de savants musulmans bien enracinés dans le savoir coranique, les sciences humaines et sociales islamiques.

A l'époque de la venue au monde d'ici-bas de l'homme attendu, certains Croyants et Croyantes avaient écarté d'eux la polémique et la controverse, ils s'occupaient peu d'elles et beaucoup de la Religion d'Abraham (psl), ce qui porte à constater qu'ils seront ceux qui vivront en Paix avec l'événement mohammadien auquel nombreux adhéreront en tant que continuité de la ligne de la Révélation de la Parole de Çááå-Dieu. Cette Paix sera la preuve de l'unité spirituelle du Monothéisme pur ; hors de l'Unicité de Çááå-Dieu l'unité spirituelle n'existe pas et ce qui la remplace n'est que chimère et tyrannie de l'âme.

Hors de la compréhension et de l'acceptation de l'Unicité de Çááå-Dieu l'être n'est ni fini ni libre c'est-à-dire qu'il demeure incomplet et instable, il échappe à l'unité et s'égare dans la division de ce qui est par essence indivisible. L'harmonie dans la vraie spiritualité, c'est-à-dire rattachée à l'Unicité, c'est la seule source de dignité et de liberté à laquelle ici-bas les hommes puissent prétendre pour atteindre à la prospérité spirituelle et temporelle. C'est pour eux le meilleur, le seul moyen d'élever le regard du bas vers Le Haut, Le Très-Haut, de se libérer des contraintes imposées par des doctrines-systèmes voulues par certains hommes et de la violence de l'hégémonie de l'ordre matériel sur l'ordre spirituel. L'harmonie dans la vraie spiritualité et la bonne sociabilité c'est ce que viendra rappeler le Prophète Mohammed (pslf), parce que : " Le savoir matériel est une lanterne qui peut éclairer une partie des inconnues, mais il ne peut pas percer toutes les obscurités. Car la connaissance de tout système, dépend de la façon dont son ensemble est connu, de façon que cette connaissance soit globale. Mais le fait que l'on cloître le savoir humain dans le cadre de la connaissance sensible, empêche de parvenir à une vision totale, et constitue un frein, une limitation de l'objet scientifique et une ignorance des profondeurs de l'être ".

Pas étonnant, dès lors, que certains Juifs et certains Chrétiens demeurés fidèles au Monothéisme purs aient compris le sens vrai de la présence de Mohammed (pslf). Nombre de tribus juives qui avaient lu dans leurs livres que bientôt viendrait un Prophète en Arabie, avaient quitté leur patrie pour se rendre en Arabie intérieure, au Hedjaz, où elles s'étaient installées en attendant l'arrivée du Prophète attendu. Il y avait été entendu des Juifs dire que les temps étaient proches où un Prophète allait venir, et lorsque l'on demandait à leurs dignitaires d'où viendrait le Prophète attendu, ils indiquaient du doigt la direction du Yémen qui est aussi celle de La Mecque. L'histoire rapporte qu'un Juif nommé Ibn Al-Hayyabân, originaire de Syrie, avait préparé les esprits concernant la prophétie attendue qui se faisait jour à La Mecque. Il avait déclaré aux Juifs : " ô Juifs, pour quelle raison pensez-vous que j'aie quitté un pays où le pain et le vin étaient en abondance pour un pays où règnent les épreuves de la faim ? - Tu le sais mieux que nous répondirent-ils.- Je suis venu dans ce pays, poursuivit-il, pour attendre la venue d'un Prophète dont l'avènement est proche. C'est vers ce pays [Médine] qu'il émigrera. J'avais espéré qu'il viendrait assez tôt pour que je puisse le suivre. Son heure est imminente pour vous. - Ces paroles firent une forte impression sur quelques jeunes Juifs qui se trouvaient là et qui, le moment venu, se montrèrent disposés à accepter le Prophète bien qu'il ne fut pas de leur peuple ".

Donc, Juifs et Chrétiens étaient au courant qu'il se trouvait à la Sainte Mecque un Messager de Çááå-Dieu, un homme qui allait recevoir de Çááå-Dieu, par l'intermédiaire de Son Ange Gabriel, l'ultime Révélation connue sous le nom de Coran Véridique et Inimitable.

Mohammed est l'Homme de confiance d'un commerce international Que la Paix et les Bénédictions soient avec lui et sur sa Famille Parce que le Prophète Mohammed (pslf) est déjà le Signe de la Grande intelligence, la marque de l'entente morale, l'homme des sciences humaines et sociales, son action sur l'homme est infiniment affectueuse et aimable au-delà de toute expression. Il (pslf) agit moralement sur les hommes parce qu'il (pslf) les aime et en même temps il (pslf) fait regarder vers Le Haut, Le Très-Haut. Il (pslf) leur inspire confiance. Ses qualités sont ses puissances efficaces sur les âmes, les cœurs et les esprits. Il (pslf) donne de la lumière là ou il (pslf) s'arrête. Les gens trouvent auprès de Mohammed (pslf) la satisfaction de leurs besoins en spiritualité et sociabilité. Son amour pour la Créature de Çááå-Dieu leur transmet la joie. Il (pslf) exige beaucoup de lui-même, il (pslf) donne beaucoup en tout, et là sont les signes de l'homme exceptionnel que les moines chrétiens et religieux juifs ont devant eux.

Le dernier des Prophètes (pse), le Bien-Aimé Mohammed (pslf), à l'image de ses prédécesseurs aime l'Homme, les hommes. Il (pslf) leur porte beaucoup d'affection, beaucoup de bien et vit avec eux avec douceur et compassion. Et comme c'était un 7ème siècle cruel et de déclin, l'humanisme mohammadien marquera définitivement les habitudes parce que le sentiment humain était là, sincère, continuel et ineffable. L'esprit de Vérité, de Justice et de Paix, l'esprit universel qui caractérise les Prophètes (pse) et dont la source est la Parole de Dieu.

Mais à côté de lui (pslf), il y aura des gens qui ont eu le grand tort de ne pas ressentir le mal du polythéisme, de l'idolâtrie et l'aversion qui est due à ce mal qui ronge la spiritualité et fait obstacle à la sociabilité de la nature humaine. Un mal qui se montre arrogant non seulement par telle ou telle contre-valeur, par telle ou telle doctrine-système, par tel ou tel comportement indigne de la condition d'humain, mais aussi par le principe même de la mauvaise vie qu'il génère, engloutissant avec lui les esprits dans l'incertitude et le doute, grand corrupteur de la spiritualité et de la sociabilité. Ne sachant plus où était le Bien, ni même s'il existait encore, la fin du 6ème siècle, quand elle l'a rencontré en la personne de Mohammed (pslf), l'a reconnu et aimé pour certains, nié et combattu pour d'autres.

Avec la disparition des principes essentiels et fondamentaux avaient disparu les perspectives du Bien. Par la Loi admirable de Çááå-Dieu, celle du Cycle de la Révélation, pour que l'homme retrouve sans cesse la Voie et l'Espérance, un homme du nom de Mohammed (pslf) sera reconnu par les grands religieux du moment comme l'homme attendu.

A une époque où tout chancelait, Çááå-Dieu a déposé l'amour et l'affection, la Vérité et la Sincérité, la Justice et la Paix, dans les déserts de l'Arabie, encerclés de toutes parts par les principes déshumanisants du polythéisme et de l'idolâtrie qui faisaient douter de l'avenir. Quelle destinée que celle des créatures de ce 7ème siècle cruel, toujours en conquêtes et ne sachant où poser avec certitude et tranquillité le pied, ni où porter les regards au-delà des sphères de l'Ignorance-Jahiliyyah. Siècle débutant pour les uns avec l'espérance de l'événement mohammadien et pour les autres avec les éternelles ambitions sans digne objet. Comme il est su, à l'époque concernée par l'événement mohammadien, les gens de l'Arabie élèvent des chameaux, ovins et des caprins, commercent avec les pays voisins, notamment la Syrie. Mohammed, descendant de l'Ancêtre Abraham (psl) par son premier fils Ismaël (s) a la précellence d'être connu dans les domaines de l'adoration, de l'abnégation, de la crainte de Çááå-Dieu, de la sincérité, de la vertu, des valeurs morales, de la consultation, de la modestie, de la confiance. Il n'adore aucune idole, il ne ment pas, il ne trahit aucun de ses engagements, il s'abstient de toutes mauvaises pensées et mauvaises actions, il est sage et compétent dans l'art d'anticiper, de choisir et de décider. Bref, il est l'homme de confiance auquel est confié sans crainte des biens, ce qui motivera l'un des plus riches négociants de La Mecque : Khadidja, fille de Khuwaylid, du clan d'Asad, de louer les services de Mohammed pour mener à bien la gestion et la direction de ses caravanes marchandes.

La renommée acquise par Mohammed au sein de la cité lui vaut le surnom d'al-Amîn : le fiable, l'honnête, le digne de confiance, cela grâce aux témoignages très anciens de ceux qui, les premiers, lui ont confié leurs biens et marchandises en diverses occasions. La riche commerçante Khadidja a bien souvent entendu dire du bien de Mohammed dans sa propre famille. Ce qui la décide à lui demander de devenir sa personne de confiance et d'acheminer une partie de ses marchandises en Syrie, Mohammed acceptera la proposition, il se mettra en route sur les routes des caravanes marchandes pour le compte de la noble négociante Khadidja.

L'anecdote du moine nestorien

Les routes des caravanes marchandes emporteront à nouveau Mohammed (pslf) en direction du Sham, mais cette fois en tant que l'homme de confiance d'un commerce international détenu par la plus riche commerçante de La Mecque. Un jour, il (pslf) fera halte dans les environs d'un couvent situé à Basrâh, et il (pslf) s'installera à l'ombre d'un arbre. Mohammed (pslf) est accompagné de Missarah, un fidèle serviteur de Khadidja et un habitué des caravanes.

Bien connu du moine Nestor, celui-ci viendra à sa rencontre et le questionnera sur l'homme installé sous l'arbre. Missarah répond que cet homme est un membre du clan des Quraïch. Alors, le moine Nestor déclare : Personne ne s'arrête sous cet arbre si ce n'est le Prophète de Çááå-Dieu. Le moine continuera son questionnaire : Est-ce que ses yeux sont teintés d'un reflet rosé ? - Oui, ses yeux ont continuellement ce reflet.- Puis le moine en conclura ceci : Oui, il s'agit bien de lui ; il est le dernier des Prophètes de Çááå-Dieu. Je souhaite pouvoir entendre son appel lorsqu'il entreprendra sa prophétie.

Tandis qu'ils se dirigent vers le centre de la Syrie, les conclusions du moine Nestor sont restées gravées dans la mémoire de Missarah. Elles viennent confirmer tout ce qu'il avait ressenti de Mohammed (pslf) et tout ce qui se confirmera par la suite dans le comportement religieux et social du dernier des Prophètes (pslf), le Bien-aimé Mohammed (pslf) : " On le voyait souvent raccommodant ses habits et ses souliers, allumant le feu, balayant le plancher, trayant la chèvre familiale dans la cour ou allant faire ses provisions au marché [Bukhsh, S. K., Studies, indian and islamic, 6]. Il mangeait avec ses doigts, qu'il léchait soigneusement après chaque repas [Muir, 511]. Figues et pain d'orge constituaient le fond de sa nourriture ; le lait et le miel étaient un luxe occasionnel [Lane-Poole, Speeches, 30]. […]

Courtois avec les grands, affable envers les humbles, solennel avec les présomptueux, indulgent pour ses serviteurs, bon pour tous sauf pour ses ennemis - ainsi le décrivent ses amis et disciples [Ameer Ali, Spirit of Islam, 110]. Il rendait visite aux malades et se joignait à tous les cortèges funèbres qu'il rencontrait. Il ne se donnait rien de la pompe du pouvoir, repoussait toute marque spéciale de révérence, acceptait l'invitation d'un esclave à dîner et ne demandait à un esclave aucun service qu'il avait le temps et la force de faire [Bukhsh, S. K., Studies, indian and islamic, 6]. Malgré tous les revenus et le butin qu'il recevait, il en dépensa peu pour sa famille, encore moins pour lui, beaucoup pour la charité [Irving, Life of Mohammed, 238]. Il mit fin à nombre de superstitions barbares, comme celles d'aveugler une partie d'un troupeau pour se concilier le mauvais œil, ou d'attacher le chameau du mort sur sa tombe [Margoliouth, 458]. Il menaçait de l'Enfer les marchands menteurs ou filous, dénonçait les monopolisateurs et les spéculateurs qui gardent le grain pour le vendre à haut prix [Coran, 17.35 ; Lane-Poole, 157] ; et priait l'employeur de payer le laboureur avant que sa sueur sèche [Lane-Poole, 158]. Il permettait aux femmes d'aller à la mosquée mais pensait que leur foyer vaut mieux pour elles [Lane-Poole] ; cependant, quand elles entraient pendant qu'il officiait, il les traitait avec bonté, même si elles avaient des enfants à la mamelle ; s'il entendait un enfant crier, dit une aimable tradition, il écourtait son sermon pour ne pas gêner la mère [Ali, Maulana, 390]. Il mit fin à la coutume arabe de l'infanticide (Coran 17/31]. Il plaçait la femme sur le même plan que l'homme dans les procès légaux et en matière financière ; elle pouvait exercer toute profession légitime, garder son gain, hériter en propriété et disposer de ses biens à son gré (Coran 4/4.32.]. Il abolit la coutume arabe de transmettre les femmes en propriété de père en fils. Les femmes devaient hériter, moitié autant que les héritiers mâles, et on ne devait pas disposer d'elles contre leur gré [Coran 55/10 ; 4/31.32].

Comme d'autres Musulmans, il se disputait de temps en temps avec ses femmes, mais il ne cessait pas de les aimer ou de parler des femmes avec bienséance. - La chose la plus précieuse au monde, passe-t-il pour avoir dit, c'est une femme vertueuse [Lane-Poole, 161]. - Le Paradis, disait-il, est aux pieds de la mère [Ameer Ali, 183] ".

Le fidèle serviteur de Khadidja avait ressenti que l'homme de confiance à qui Khadidja avait confié ses affaires commerciales portait avec lui le bonheur immédiat, spirituel, terrestre, moral et social. Aimant vraiment la Créature de Çááå-Dieu, et n'ayant à lui offrir, en ce monde, rien de supérieur à la Parole de Çááå-Dieu et rien de meilleur que des justes et louables références de vie pour préparer la vie éternelle, l'homme de confiance rendait heureux, heureux ici-bas, puisqu'il (pslf) représentait déjà le modèle global qu'il était bon de suivre et d'imiter. Le fidèle serviteur avait ressenti aussi que l'homme de confiance connaissait les hommes et pouvait ainsi leur donner promptement les réponses à leur attente, aux souffrances et aux injustices imposées par des idéologies-systèmes pensées par l'être humain et souvent broyeuses d'âmes et de corps.

De là l'envie de ceux qui s'approcheront de Mohammed (pslf) de s'enrichir de ses qualités spirituelles et sociales capables de régler la société au Bien et de mettre un terme à son dérèglement au profit de quelques-uns qui ont fait de leur intérêt personnel une priorité sur l'intérêt commun. Mohammed (pslf) fera montre de capacité à réformer l'homme et par lui la société. Mission grandiose qui devait enfanter la plus religieuse et sociale communauté qui va donner aux hommes, du moins à tous ceux qui feront l'effort de se libérer et de s'émanciper, la prospérité spirituelle, intellectuelle, morale et sociale.

Voilà en quel état de bonheur l'homme attendu mettait les âmes droites, honnêtes, sincères, sur lesquelles le fléau de l'égoïsme et de l'incrédulité n'a pas de prise, sur lesquelles les passions s'écrasent, qui pensent au Bien des autres, et ne veulent, pour elles-mêmes comme pour les autres, que la nourriture spirituelle et temporelle des références de vie des Prophètes (pse).

Mohammed (pslf) avait été perçu par les religieux bien enracinés dans la Religion d'Abraham (psl) comme l'homme qui allait modifier le cours des grandes erreurs, des grandes maladies de tous les siècles en commençant dès la fin du 6ème siècle après Jésus (s). Plein d'estime pour l'humanité, de confiance en elle, d'espérance d'un bon avenir pour elle, malgré tant de mésaventures et de détours entretenus par les mauvais choix de quelques décideurs, Mohammed (pslf) va expliquer les mauvais succès momentanés et y donner des remèdes de plus en plus efficaces, dès l'instant où vers la quarantaine il (pslf) sera favorisé et comblé de l'Ultime Révélation qui va durer vingt-trois années. Le temps d'une génération pour calmer les ardeurs des passions, pour faire plier l'empire des vieilles habitudes dominatrices toujours prêtes à écraser les bons principes et à soutenir les erreurs, pour réinstaller convenablement la lumière de la Vérité de l'Unicité de Çááå-Dieu, Un et Indivisible.

Le moine Nestor ne s'y était pas trompé, et l'histoire en donne la preuve. Il avait bien face à lui le plus grand des Prophètes (pse) qui allait rappeler aux hommes les Lois intimes de Çááå-Dieu et les vraies conditions à donner pour que la prospérité spirituelle, intellectuelle, morale et sociale s'instaure durablement dans l'humanité. Et le fidèle serviteur Missarah, emporté par un secret sentiment de béatitude heureuse, va goûter aux joies de l'espérance, aux réalités d'un jour nouveau porteur des belles faces de la vie vraie et bonne.

Tous ceux qui rencontreront Mohammed (pslf) avant que ne débute la Révélation feront le même constat d'intelligence humaine, de sincérité, de moralité, de force d'action et de résistance, de l'art d'anticiper, de choisir et de décider de la bonne direction. Ils ressentiront en eux au travers du modèle de vie de l'un des leurs la puissance de la volonté, dès l'instant qu'elle est en accord avec les lois immuables et essentielles de la Sagesse divine. Tous vont redécouvrir combien le Bien est profond dans la nature humaine, et prompt à envahir le monde dès lors qu'il est accepté de suivre la voie des Prophètes.

Rappeler, toujours rappeler…

Les âmes sont dans l'impossibilité de se passer du Rappel ou de s'en dispenser. Il est nécessaire à toute vie qui se veut pleine de spiritualité et de sociabilité, et qu'elles que soient les activités auxquelles l'homme s'est destiné, il aura toujours besoin du Rappel, source et appui de sa plénitude. C'est beaucoup que d'avoir eu le Rappel par la voix du Prophète Mohammed (pslf) pour rompre la routine de l'idéologie-système pré-islamique et empêcher qu'elle ne persiste. C'est ici que les conseils, les références décisionnelles de l'Islam font tendre vers le même but : le Bien ici-bas dans l'espérance d'un bon Retour auprès du Créateur. Pour y parvenir, le Rappel de la Grande Législation pour baliser la route unique que chacun peut affirmer comme la seule qui conduise là où il est impératif d'arriver.

Il y a unanimité pour dire que l'existence du Rappel du Bien est incontestable et que sa nécessité, à une époque d'hégémonie du Mal, est une Miséricorde de Çááå-Dieu. Mais ce qui reste prodigieux et miraculeux c'est la portée du Rappel et la sphère planétaire où il va agir. Là où le Rappel est encore faible par manque de certitude des hommes, la vie est trompée et sans élan, et là où le Rappel est soutenu par la certitude, il maintient la vraie spiritualisation et la bonne socialisation, agents de la vie comblée et pleine de sens.

Dans le cas où le Rappel est faiblement connu, voire encore méconnu, l'homme est faible, il n'avance pas, il recule ; il n'est pas droit sur ses jambes et plein dans sa tête, il rampe le ventre au sol avec lenteur et la tête vide, sans connaître où il va. C'est donc bien une Miséricorde de Çááå-Dieu d'avoir donné mandat à Son Bien-aimé Mohammed (pslf) pour Rappeler, toujours rappeler la Source si féconde en bienfaits et vérités.

Quand le Cycle de la Révélation a paru dans le monde, apportant avec lui, entre tous les Prophètes, les Grands : Noé, Abraham, Moïse, Jésus, Mohammed, c'était la liberté morale de l'homme qu'il a d'abord invoquée en demandant aux hommes de se souvenir du Culte Pur de la Religion Immuable : " IL a établi pour vous, en fait d'obligations religieuses, ce qu'IL avait prescrit à Noé ; ce que Nous te révélons et ce que Nous avions prescrit à Abraham, à Moïse et à Jésus : " Acquittez vous du Culte ! Ne vous divisez pas en sectes ! ". Combien paraît dur aux polythéistes ce vers quoi tu les appelles ! Çááå-Dieu choisit et appelle à cette Religion qui IL veut ; IL dirige vers elle celui qui revient repentant vers Lui". (Coran 42/13) Paix et salutations sur tous les Prophètes, sur la famille d'Abraham, sur la mère de Jésus, la pure et sainte Marie, sur la famille purifiée de Mohammed.

En effet, il a toujours été nécessaire de rappeler aux hommes que le Monothéisme pur reste la source de la Religion Immuable remise à Adam, rappelée par Noé, confirmée par Abraham, soutenue par Moïse, dévoilée à nouveau par Jésus, puis instaurée sous le nom d'Islam par le Prophète Mohammed. Le Monothéisme pur est avant tout défenseur et éducateur de la liberté, de la liberté de conscience religieuse et de mouvement de l'homme. Son incessant rappel est nécessaire puisqu'il vient abolir les croyances polythéistes anciennes et archaïques protégées par les pouvoirs de l'Ignorance.

Dans cette opposition de l'Intelligence à l'Ignorance, le Monothéisme pur présenté par tous les grands Prophètes cités ci dessus, a toujours contesté et renié le culte des idoles, des images, des statues. Il a mis sans cesse en question les pouvoirs des notables qui défendaient et imposaient le culte civil, privant ainsi de la liberté de conscience et d'opinion religieuse leurs subordonnés.

L'Imam Ali Ibn Abi Tâleb (s), dans ses nombreux écrits, révèle ceci : "Quand la majorité des hommes trahirent leur engagement envers Çááå-Dieu, dénièrent Son droit transcendant, Lui associant des partenaires, ils furent déviés, par les démons, de la connaissance de Çááå-Dieu. Ils renoncèrent alors à L'adorer. Le Seigneur leur envoya successivement Ses Messagers et Ses Prophètes, pour leur rappeler le pacte dont leur conscience était imprégnée et ses faveurs oubliées, leur renouveler le témoignage de la Révélation, les sommer de méditer en leur révélant les secrets les plus impénétrables et les prodiges de l'Omniprésence : tels la voûte céleste suspendue au dessus de leurs têtes, la terre qui leur sert de demeure, les ressources qui leur assurent la vie, les destins qui les exterminent, les maux qui les font vieillir, la succession des événements".

Les Prophètes viendront rappeler à ces notables de l'obscurantisme que Çááå-Dieu, exalté soit IL, n'a fait preuve ni de partialité ni d'impartialité. IL n'a pas laissé de lacune dans son Dessein du Monothéisme pur. Dessein fait pour agir sur les hommes et embrasser la nature humaine dans sa globalité. Car les penchants, les besoins, les exigences spirituelles et temporelles Lui sont entièrement soumis en même temps qu'IL pourvoit absolument à tout ce qui est Bien, Vrai, Bon et Beau.
Patrimoines qu'IL a remis à Son Argile dans le " Souffle de vie". Ce qui lui donnera pensée et mouvement, autorité et liberté. C'est une grande grâce que de reconnaître le caractère complet et fini, harmonieux et beau, des œuvres divines, et notamment celle de son Premier Couple : Adam ?ve (s).

Le Monothéisme pur a été rappelé en ce début de 7e siècle après Jésus (s) parce qu'il est le salut de l'humanité et pour faire triompher la Cause du Parti de Çááå-Dieu, base de la formation de la règle du bon droit et de son application par les Prophètes et leurs successeurs, parce que leur juste pouvoir ne leur est pas contestable. Le Monothéisme pur a donc commencé à évoquer et mettre en avant la liberté, la dignité, l'égalité des conditions juridiques, et l'enseignement à la Paix-Salam. Ce que feront le Prophète Mohammed (pslf) et ses Douze descendants : les Imams Infaillibles (s). Çááå-Dieu en avait déjà déployé l'autorité et son accommodation aux diverses formes de vie des peuples et des civilisations. Toutefois, délaissée dans les destinées et les actes du genre humain, l'Intelligence du Monothéisme pur sera remplacée par l'absurdité de l'Ignorance maîtresse de la voie de l'erreur et de la confusion.

" Ils ont attribué à Çááå-Dieu les Djinns comme associés, mais c'est Lui qui a créé les Djinns. Ils ont imaginé, dans leur ignorance, que Çááå-Dieu a des fils et des filles. Gloire à Lui ! IL est très élevé au dessus de ce qu'ils imaginent. Créateur des Cieux et de la Terre, comment aurait IL un enfant, alors qu'IL n'a pas de compagne, qu'IL a créé toute chose et qu'IL connaît tout ? Tel est Çááå-Dieu votre Seigneur. Il n'y a de Çááå-Dieu que Lui, Le Créateur de toute chose. Adorez LE ! IL veille sur tout ".

Le mariage avec la femme comblée : Khadidja (s)

Donc, convictions de moines, espérance d'humbles, révélaient la force spirituelle et temporelle de l'homme attendu. Il y a, selon les témoignages de ceux qui rencontrent Mohammed (pslf), une vraie spiritualité et une belle sociabilité en lui (pslf) surtout ainsi déployées en grand dans la vie de tous les jours et mises face aux épreuves de l'adversité. Très frappé du Mal de son temps, Mohammed (pslf) y voit aussi la Miséricorde de Çááå-Dieu étendue à tous les Mondes et qu'il s'emploie à faire redécouvrir en tant que source de spiritualité féconde et de vie sociale fertile, en tant que moyen de la sagesse divine pour que le Mal que l'homme s'invente soit combattu et vaincu, Çááå-Dieu aidant, par le Bien qui vient de Lui. Et les gens qui le louent déjà, avant même qu'il (pslf) soit touché de la faveur de la Révélation, sont les foyers des idées saines, des bonnes dispositions des âmes portées à la Religion d'Abraham (psl) et à ses forces spirituelles, intellectuelles, morales et sociales. Or, il apparaît, à la lecture de l'Histoire, que la bonne disposition à la Religion Immuable à l'époque de l'événement mohammadien parmi les érudits et les humbles c'est le profond désir d'un Signe de Çááå-Dieu après tant de troubles, d'hérésie imposée par des doctrines et des combats pour des idées sans objet profond.

Au contact de Mohammed (pslf), les érudits et les humbles trouveront en lui l'homme laborieux, qui veille à la garde des marchandises qui lui sont confiées, qui fait preuve pour chacun de sentiments et d'affection les plus remarquables, qui respecte la règle de la bonne et vraie vie, qui défend le Droit et encourage à l'accomplissement du Devoir, de l'effort, du dévouement. A tout cela et à d'autres choses encore, qui refusera de lui (pslf) donner le surnom de l'homme de confiance ? La bonne et loyale raison juge de la réponse à donner à la question : il (pslf) est bien l'homme de confiance reconnu par ses amis comme par ses ennemis, par le parti des honnêtes gens comme par le parti des mauvaises.

C'est qu'après tant de bouleversements, aussi corrupteurs de la vraie spiritualité que douloureux pour la sociabilité, la nécessité de Vérité, de Justice et de Paix est la priorité parmi tant d'autres. Mohammed (pslf) est donc la réponse aux exigences de spiritualisation et de socialisation, de droiture, de justice simple mais bonne, de bienveillance active envers les hommes, de belle et touchante disposition à s'oublier soi-même, sans prétention, en silence et sans contrepartie terrestre espérée.

L'homme de confiance de la riche commerçante Dame Khadidja (s) est profondément honnête, respectueux des biens qui lui (pslf) sont confiés et du bien général, toujours porté vers le Bien qu'il (pslf) aime et met à l'honneur parce que Mohammed (pslf) sait que l'avenir appartient au Bien et qu'il est temps de marcher vers lui, de fuir l'héritage des siècles précédents faits de confusion extrême, d'hérésies entretenues et imposées, de les rejeter absolument et de vivre en prenant appui sur l'Unicité de Çááå-Dieu, Un et Indivisible.

Les moines, les humbles, les amis, les ennemis, tous reconnaissent que Mohammed (pslf) est bien l'homme de confiance et la place particulière de Dame Khadidja (s) aura été d'être destinée à être la première à confier à cet homme hors du commun l'ensemble de son patrimoine commercial et de son activité internationale, puis à être l'épouse du dernier des Prophètes (pslf) et à devenir la mère de ses enfants, notamment de la fille aux neufs noms sanctifiés : Fatima Az-Zahra (s).

La place particulière de Dame Khadidja (s) aura été d'être destinée à être l'épouse du dernier des Prophètes et de devenir mère de ses enfants, notamment de la fille aux neuf noms sanctifiés : Fatima Az-Zahra (s). La riche négociante dira " oui " à l'inspiration de Çááå-Dieu qui lui demande d'épouser Mohammed (pslf). Elle exprimera ainsi l'acceptation tant désirée et attendue. C'est elle qui fera la demande en mariage par des intermédiaires : " Un festin réunit tous les Béni Hachem et les Béni Asad. A la fin du repas, Abou Taleb fit un long discours, vantant les valeurs des deux clans et leur notoriété. Il chanta les mérites de son neveu qui, bien que démuni des richesses qui passent, possédait à profusion celles qui demeurent. Ce discours méritait une réponse de la part de la famille de Khadidja. Ce fut Waraqa abou Naufal, le cousin de Khadidja et le sage parmi les sages, qui prit la parole au nom de Beni Asâd. Il félicita les mariés et leur souhaita une vie douce et heureuse [Ibn Hicham] ".

Donc, Dame Khadidja (s) est choisie par Çááå-Dieu, exalté soit-IL, pour être le pilier de la famille purifiée du Saint Prophète Mohammed (pslf). Çááå-Dieu la fait exister pour qu'elle soit un signe de Sa Miséricorde auprès de Son Bien-aimé Messager (pslf). L'esprit n'est pas capable de concevoir le secret d'un si grand mystère. Il y va des Desseins de Çááå-Dieu, exalté soit-IL, que la langue et la plume ont du mal à exprimer et la simple raison de l'homme à y pénétrer : " Khadidja (s), la mère de Fatima Az-Zahra (s) était l'une des femmes les plus comblées de son temps. Nombreux étaient parmi les grands notables de sa ville ceux qui souhaitaient l'épouser pour joindre sa fortune à la leur mais Khadidja (s) n'exprima que le désir d'épouser Mohammed - le loyal -, pour son intégrité et non pour un quelconque intérêt matériel ni de sa part, ni de celle de son futur époux. Sa décision surprendra les habitants de la ville, mais elle n'en tiendra pas compte, allant jusqu'à réaliser sa décision de s'unir à celui qu'elle considérait le plus sincère de tous.

En réalité, elle avait élu pour époux le meilleur des hommes, mais beaucoup de ses contemporains ne s'en étaient pas rendu compte. Son choix était le plus intelligent, le plus lucide, prouvant ainsi son haut degré d'entendement, de discernement et de maturité. Au vu de tant de qualités, il n'est pas étonnant que Khadidja (s) soit la mère de la pure noblesse radieuse : Fatima ".

En disant librement " oui " à la décision de Çááå-Dieu, exalté soit-IL, de la marier avec Son Messager (pslf), la noble Dame Khadidja complète pleinement sa propre personnalité secrète de fervente et pieuse Croyante. Ce sera la première manifestation historique de l'adhésion d'une personne à la Prophétie de Mohammed (pslf) confirmée par les moines Bahîra et Nestor. C'est le meilleur destin donné par Çááå-Dieu à la grande Dame riche et comblée que celui d'être l'épouse du Dernier des Prophètes : " Mohammed et Khadidja (s) vécurent dans la paix et la sérénité du lien conjugal tout au long de leur vie de couple dans le monde d'ici-bas. Dès la Révélation des premiers versets coraniques qui feront au regard des hommes, par la volonté de Çááå-Dieu, exalté soit-IL, de Mohammed (pslf), un Messager, son épouse sera la première informée, la première enseignée, la première à croire au Message, à le défendre, d'en pratiquer les obligations cultuelles et culturelles. A partir de ce moment, les notables de la ville dévoilèrent leur animosité à l'encontre du couple, pour finalement lui imposer un étouffant embargo et blocus.

" La sainte et pieuse épouse Khadidja (s), par son indéfectible amour de Çááå-Dieu et de Son Messager (pslf), dans une incommensurable patience, supportera le supplice de l'embargo que leur avaient imposé les ennemis de Çááå-Dieu. Elle partageait avec son époux et les gens qui avaient accepté la Religion, leur isolement et les peines, elle le soulageait par sa tendresse. Malgré les douloureux sacrifices, elle savait que tout la rapprochait davantage de son Créateur. Elle a été, en vérité, une épouse croyante, pieuse, de grande bonté, faisant preuve d'une parfaite connaissance de Çááå-Dieu, et vers LUI elle orientait toutes ses intentions ".

L'indéfectible fidélité de Dame Khadidja (s) à la Mission prophétique de son mari, le Prophète Mohammed (pslf), sera ce qu'il y aura de plus bienfaisant pour lui (pslf), car son épouse sera toujours la preuve du détachement de soi pour la Cause du Parti de Çááå-Dieu, exalté soit-IL. Elle s'appuiera sur cette Cause non pour s'y enfermer, ni pour s'y réfugier, mais bien pour y laisser advenir les lendemains de l'Islam dans toute leur réalité géothéologique, géopolitique, économique, juridique et géosociologique. C'est parce qu'elle est entièrement orientée vers Çááå-Dieu, exalté soit-IL, que Dame Khadidja (s) ne prétendra pas avoir tout résolu des difficultés qui l'attendent de la part des détracteurs de son mari (pslf) dans l'alliance conjugale qu'elle formera avec le Prophète (pslf).

Elle attendra de demain une meilleure compréhension, de la part de l'esprit de la contestation, de l'importance de la Mission prophétique de son époux, car elle sait aussi que ce n'est pas quelque chose de déjà fait, d'installé, qu'il va falloir endurer les détours des interprétations de la " Religion d'Abraham " comme les avaient endurées avant le Prophète Mohammed : Noé, Abraham, Moïse et Jésus, Paix et salutations sur tous les Prophètes, sur la Famille d'Abraham, sur la mère de Jésus, la pure et sainte Marie, et sur la Famille purifiée de Mohammed.