Aperçu des Grandes Ames
 
L'empereur Constantin méconnaît l'importance de la résistance monothéiste d'Arius

L'empereur Constantin, on le voit ici, méconnaît complètement l'importance de la résistance spirituelle monothéiste d'Arius. Il ne fait aucune différence entre l'enseignement monothéiste de ce dernier et l'enseignement trinitaire de l'évêque Alexandre : ce sont à ses yeux des pensées vaines sur des questions qui ne l'intéressent pas. L'essentiel demeure toujours pour lui la paix civile, l'entente cordiale fût-ce au prix de concessions concernant la Règle Universelle de la Reconnaissance de l'Unicité de Çááå-Dieu, autrement dit d'un compromis avec la vision trinitaire de l'église romaine au détriment du Monothéisme de la Voie des Prophètes (pse) rappelé par le Prophète Jésus (s) lorsqu'il dit, selon l'évangile de Jean, 5/30, ceci : " Je ne peux rien faire par moi-même. Je juge d'après ce que Çááå-Dieu me dit, et mon jugement est juste parce que je ne cherche pas à faire ce que je veux, mais ce que veut Celui Qui m'a envoyé ".

Arius soutient ceci : On ne peut adorer Jésus puisqu'il n'est pas Çááå-Dieu Que la Paix soit avec lui et avec sa Mère Sainte Marie La pensée d'Arius selon les textes chrétiens catholiques et trinitaires : " Puisque Çááå-Dieu le Père est inengendré, soutenait Arius, il faut lui reconnaître une existence antérieure à celle du Verbe (terme désignant le Fils de Dieu dans l'évangile de Jean), sinon il y aurait deux " inengendrées ", ce qui serait contradictoire avec l'Unicité de Çááå-Dieu : il y a donc eu un temps où le Verbe n'existait pas. En outre, si on le dit Fils de Çááå-Dieu, il ne peut s'agir que d'une filiation adoptive et non pas naturelle ; celui qui engendre perd en effet quelque chose de sa substance, ce qui est inconcevable pour Çááå-Dieu ; le Verbe est donc une créature tirée du néant, ce qui ne l'empêche pas d'avoir été exceptionnelle par la sainteté et par sa qualité d'intermédiaire entre Çááå-Dieu et l'humanité, qu'il a précédée dans l'existence. On ne peut en conséquence adorer le Christ, puisqu'il n'est pas Çááå-Dieu. Arius mettait ainsi en cause le fondement même de la foi chrétienne. Or il rencontra immédiatement un large succès dans l'ensemble de l'Orient, malgré les condamnations portées par l'église d'Alexandrie, tout de suite consciente de ce qui était en cause. L'agitation se développa. Constantin décida alors d'intervenir en convoquant un concile à Nicée en 325. Premier concile œcuménique de l'histoire chrétienne, il confirme la condamnation de la doctrine d'Arius et adopta une première formulation de la loi chrétienne, embryon de ce qui deviendra le Credo. Le concile affirma solennellement la divinité du Christ : celui-ci, " de même nature que le Père ", lui est " consubstantiel " ".

La volonté impériale et celle de l'église romaine catholique : mettre un terme à la pensée monothéiste d'Arius

Donc, l'Histoire fait état de la décision de l'empereur Constantin de convoquer une réunion conciliaire à Nicée [Aujourd'hui Iznik en Turquie] à des fins de mettre un terme à tout ce qui venait contredire la vision trinitaire de l'église romaine catholique y compris un terme à la pensée monothéiste d'Arius et à sa spiritualité portée à la notion raisonnable de Çááå-Dieu Un. La Règle Universelle de la Reconnaissance de l'Unicité de Çááå-Dieu va subir les assauts de l'esprit de division de L'Indivisible par Essence. Il est dit que ce concile réunira : " plus de deux cents évêques : le nombre exact n'en est pas connu ; le chiffre de 318, qui deviendra traditionnel plus tard pour sa valeur symbolique … [en référence au chiffre de la maison d'Abraham : Genèse 14/14.15 : Dès qu'Abraham eut appris que son frère avait été fait prisonnier, il arma trois cent dix-huit de ses plus braves serviteurs, nés dans sa maison, et il poursuivit les rois jusqu'à Dan. Il divisa sa troupe, pour les attaquer de nuit, lui et ses serviteurs ; il les battit, et les poursuivit jusqu'à Choba, qui est à gauche de Damas. ] ".

Dans l'ouvrage Histoire de l'église, tome 3, De la paix constantinienne à la mort de Théodose, le nombre avancé concernant les évêques présents au concile de Nicée est de deux cent cinquante en provenance de diverses contrées tels le laissent entendre les propos suivants : " De toutes les églises qui remplissaient l'Europe entière, la Libye et l'Asie, s'assembla la fleur des ministres de Çááå-Dieu. Une seule maison de prière, comme dilatée par la puissance divine, réunit les Syriens et les Ciliciens , les Phéniciens et les Arabes, les Palestiniens et encore ceux d'égypte, de Thébaïde, de Libye et de Mésopotamie. L'évêque de Perse fut présent au synode ; la Scythie avait aussi son évêque ; le Pont, la Pamphylie, la Cappadoce, l'Asie, la Phrygie, avaient envoyé leur élite ; les Thraces et les Macédoniens, les Achéens et les ?pirotes, et parmi ceux-ci les plus distants étaient venus ; d'Espagne même, un évêque illustre entre tous vint siéger avec les autres ; l'évêque de la ville impériale fut retenu par son grand âge, mais il était représenté par des prêtres de son église ".

D'évidence, une telle concentration d'évêques favorables à la vision trinitaire de l'église romaine catholique, à la divinisation du Prophète Jésus fils de Marie (pse) ne pouvait que condamner Arius et sa pensée monothéiste conforme à la Voie des Prophètes (pse) et conforme aussi à ce que disait le Prophète Jésus (s) selon l'évangile de Jean, 17/3, 4 : " La vie éternelle consiste à Te connaître, Toi le Seul véritable Çááå-Dieu, et à connaître Jésus-Christ, que Tu as envoyé. J'ai manifesté Ta Gloire sur la terre ; j'ai achevé l'œuvre que Tu m'as donné à faire ".

Les évêques catholiques sont d'accord pour croire que ce qu'ils nomment le fils de Çááå-Dieu est vraiment Çááå-Dieu Donc, en condamnant le bon sens monothéiste d'Arius, les évêques de l'église romaine catholique et trinitaire soutenaient la divinisation du Prophète Jésus (s) : " La condamnation d'Arius et de ses erreurs alla sans difficultés : tous les évêques étaient d'accord pour croire que le Fils de Dieu était vraiment Dieu ". Histoire de l'église ; Tome 3 : De la paix constantinienne à la mort de Théodose, p. 85. Leur conviction allait à l'encontre de ce qu'avait dit le Prophète Jésus (s) selon l'évangile de Mathieu, 10/40, 41, 42 : " … quiconque m'accueille accueille Celui Qui m'a envoyé. Celui qui reçoit un Prophète de Çááå-Dieu parce qu'il est Prophète, recevra la récompense accordée à un Prophète ; et celui qui reçoit un homme fidèle à Çááå-Dieu parce qu'il est fidèle, recevra la récompense accordée à un fidèle. Je vous le déclare, c'est la vérité : celui qui donne même un simple verre d'eau fraîche à l'un de ces petits parmi mes disciples parce qu'il est mon disciple, recevra sa récompense ".

Après avoir condamné sans réserve le Monothéisme invoqué par Arius, sous la pression des Occidentaux, selon les pages de l'Histoire de l'église romaine catholique, et l'appui de l'empereur romain Constantin, une déclaration commune viendra confirmer la vision trinitaire ainsi que la divinisation de Son Envoyé Jésus fils de Marie (pse) par l'église romaine catholique : " Nous croyons en un seul Çááå-Dieu, Père tout-puissant, créateur de toutes choses, visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu ; engendré et non pas fait, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait, ce qui est au ciel et ce qui est sur la terre ; qui, pour nous hommes et pour notre salut, est descendu, s'est incarné, s'est fait homme, a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux et viendra juger les vivants et les morts ; et au Saint Esprit. Quant à ceux qui disent : Il fut un temps où il n'était pas ; et : Avant d'être engendré, il n'était pas ; et : Il a été fait de ce qui n'était pas ou d'une autre hypostase [Substance] ou ousie ; ou le Fils de Dieu est créé, changeable, mutable, ceux-là, l'église catholique les anathématise ".

Dans un autre ouvrage nous pouvons lire ceci au sujet du symbole du concile de Nicée [Aujourd'hui Iznik en Turquie] : " Nous croyons en un seul Çááå-Dieu, le Père tout puissant. Créateur de toutes choses visibles et invisibles, et en un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, né du Père comme Fils unique, c'est-à-dire né de la substance du Père, Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, engendré non pas créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait, ce qui est au ciel et ce qui est sur la terre, qui, pour nous les hommes, et pour notre salut, est descendu et a pris chair, s'est fait homme, a souffert et est ressuscité le troisième jour, est remonté aux cieux, d'où il viendra juger les vivants et les morts, et dans le Saint-Esprit ".

La vision trinitaire de l'église romaine catholique et la divinisation du Prophète Jésus continuent d'être contredites Que la Paix soit avec lui et avec sa Mère Sainte Marie La prise de position du concile de Nicée [Aujourd'hui Iznik en Turquie] en tournant délibérément le dos à la Règle de la Reconnaissance de l'Unicité de Çááå-Dieu pourtant annoncé par le Prophète Jésus fils de Marie (pse), la décision prise par l'empereur romain Constantin d'envoyer Arius en exil, les mesures prises contre ses partisans, n'empêchèrent pas pour autant l'arianisme de se propager dans tout l'Orient au point où l'unité de la vision trinitaire de l'église romaine catholique ainsi que la divinisation du Prophète Jésus (psl) continuaient sérieusement d'être remises en cause et contredites : " La crise ne se dénoua que près de soixante ans plus tard, en plein accord avec le pape Damase, au concile de Constantinople convoqué en 381 [249 avant l'Hégire] par l'empereur Théodose (2e concile œcuménique). La longue controverse qui, durant cette période, avait divisé l'église, se concluait sur un consensus théologique constituant une progression capitale dans la formulation de la foi chrétienne, fruit d'un approfondissement réalisé en commun par des théologiens de sensibilités différentes mais complémentaires : le concile de Constantinople achevait ce qui avait été ébauché par le concile de Nicée à propos de la Trinité des personnes en un Dieu unique : elles sont distinctes, égales, et " consubstantielles ", dans une seule et indivisible nature. Le concile condamna la thèse des " macédonianistes " selon laquelle l'Esprit n'est pas d'essence divine ".

Il va dans dire que ces additions trinitaires et la volonté de faire de Marie la mère de Çááå-Dieu ne font pas partie du Message du Prophète Jésus fils de Marie (pse), elles sont des déviations nécessaires à une doctrine pour la rendre crédible. Ces manipulations ne seront jamais oubliées ni ignorées : Le Saint Coran est formel dans son Rappel. Il confirme que ces innovations trinitaires ne font par partie du Message. Des voix se sont toujours élevées parmi les Chrétiens afin de dénoncer une situation conciliaire déviationniste qui s'avérait être incompatible avec la Règle Universelle de l'Unicité de Çááå-Dieu, au point où le prêtre catholique Michel Lelong et consulteur du Secrétariat du Vatican pour les relations avec les non catholiques, écrit dans son ouvrage L'Islam et l'Occident : " …Si le Christ revenait parmi nous aujourd'hui, peut-être dirait-il aux Chrétiens de parler moins de lui et plus de Celui qu'il appelait " Son Père " ". Dans la suite de son analyse, Michel Lelong ajoute " …l'on assiste dans certaines assemblées chrétiennes à une nette tendance à la désacralisation qui conduit à parler de l'homme plus que de Çááå-Dieu, et de " Jésus Christ " plutôt que de " Celui qui l'a envoyé ". Il y a là un vrai problème, car si l'on examine attentivement les publications catholiques, et plus encore peut-être protestantes, on y trouve cette tendance à parler de Jésus Christ beaucoup plus que de Çááå-Dieu et parfois même sans nommer Çááå-Dieu… ".

L'analyse du prêtre catholique Michel Lelong porte à rappeler que le Saint Coran dénonce spécifiquement la situation qui semble se révéler au prêtre en question qui en bon scrutateur de l'Histoire de la Vérité tente d'éveiller les Gens du Livre aux excès des conclusions et désirs d'Augustin et des Conciles de Nicée, Constantinople, etc.

" Oui, ceux qui disent : " Dieu est le Messie, fils de Marie " sont impies. Or le Messie a dit : " ô peuple d'Israël ! Adorez Çááå-Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur ". Çááå-Dieu interdit le Paradis à quiconque attribue des associés à Dieu. Sa demeure sera le Feu. Il n'existe pas de défenseurs pour les injustes. Oui, ceux qui disent : " Çááå-Dieu est, en vérité, le troisième de trois " sont impies. Il n'y a de Çááå-Dieu qu'un Çááå-Dieu unique. S'ils ne renoncent pas à ce qu'ils disent, un terrible châtiment atteindra ceux d'entre eux qui sont incrédules. Ne reviendront-ils pas à Çááå-Dieu ? Ne lui demanderont-ils pas pardon ? - Çááå-Dieu est Celui qui pardonne, IL est Miséricordieux -. Le Messie, fils de Marie, n'est qu'un Prophète ; les Prophètes sont passés avant lui. Sa mère était parfaitement juste. Tous deux se nourrissaient de mets. Vois comment Nous leur expliquons les Signes. Vois, ensuite, comment ils s'en détournent. Dis : Adorerez-vous, en dehors de Çááå-Dieu, ce qui ne peut ni vous nuire, ni vous être utile ? " - Çááå-Dieu, Lui, est Celui qui entend et qui sait tout -. Dis : " ô peuple du Livre ! Ne vous écartez pas de la Vérité dans votre religion. Ne vous conformez pas aux désirs des hommes qui se sont égarés autrefois et qui en ont égarés beaucoup d'autres hors du droit chemin ". Ceux qui, parmi les fils d'Israël, ont été incrédules, ont été maudits par la bouche de David et par celle de Jésus, fils de Marie ; parce qu'ils ont été rebelles, parce qu'ils ont été transgresseurs ". (Coran 5/72 à 78)

Le prêtre catholique Michel Lelong s'est donc rapproché de la Vérité coranique qui dénonce depuis 1422 années les modifications, additions, falsifications, nouveautés introduites par les hommes dans la Voie des Prophètes (pse) qui n'a jamais véhiculé l'idée de Messie fils de Çááå-Dieu, jamais aucun Prophète d'Adam (psl) à Mohammed Ibn Abdullah (pslf) en passant par Noé, Abraham, Moïse, Jésus, ne s'est lancé à déclarer quelque chose en ce sens. A vrai dire, si les Prophètes (pse) n'ont jamais eu le besoin de cacher la Vérité, les hommes, eux, ont avancé des doctrines telles celles de fils de Çááå-Dieu, trinité, Marie mère de Çááå-Dieu, afin de donner plus de corps à un enseignement pouvant satisfaire leur errance spirituelle, intellectuelle, morale et sociale et ainsi consolider leur volonté de s'accaparer de Çááå-Dieu et tenter d'éteindre la Voie de Ses Messagers (pse), leur but étant de se considérer eux-mêmes comme des prophètes. Que la Paix et les Bénédictions de Çááå-Dieu soient sur tous les Prophètes, sur la Famille d'Abraham, sur la Mère de Jésus, sur la Famille sanctifiée de Mohammed.

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La Voie des Prophètes du Monothéisme est officiellement délaissée

Nous sommes vers les années 307 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf), c'est-à-dire seulement 325 années après le Prophète Jésus fils de Marie (pse), la Voie des Prophètes (pse) est officiellement délaissée au profit d'une doctrine-système trinitaire et d'une divinisation d'un homme-Prophète. Ayant en apparence résolu l'affaire d'Arius, chacun pouvait penser en avoir fini avec la Règle Universelle de la Reconnaissance de l'Unicité de Çááå-Dieu et de la Prophétie de tous Ses Envoyés dont aucun parmi eux n'a été présenté aux hommes autrement que sous le statut d'Envoyé, de Prophète, de Messager, d'Ami de Çááå-Dieu. C'était là une espérance vaine car le Messager de Çááå-Dieu Mohammed Ibn Abdullah (pslf) viendra rappeler le postulat de l'Unicité mondialement connu depuis :

ÃÔåÏ Ãä áÇ Åáå ÅáÇ Çááå æÍÏå áÇ ÔÑíß áå

Je témoigne qu'il n'y a de Çááå-Dieu que Çááå-Dieu Seul et sans associé.

Avant tout plaire et obéir à l'empereur romain Constantin…

Mais l'Histoire de l'église catholique romaine rapporte qu'au concile de Nicée il fallait avant tout plaire à l'empereur Constantin partisan du symbole trinitaire et de la divinisation du Prophète Jésus (s) : " Le consubstantiel [qui est un par la substance] s'imposait en quelque sorte. D'ailleurs, cet argument avait sa valeur aux yeux de beaucoup, l'empereur lui-même tenait à ce terme dont il s'était fait le patron sous l'influence d'Ossius. Il fallait, pour lui plaire, et plus encore pour lui obéir, que l'on acceptât le symbole dont il se faisait le champion. … puisque son conseiller ecclésiastique lui déclarait que le terme consubstantiel était nécessaire, il l'exigea de tous ; et il finit par l'obtenir. On conçoit, en ces conditions, que les Pères de Nicée, une fois revenus chez eux et soustraits à l'influence de l'empereur, aient éprouvé des hésitations, parfois même des regrets, et qu'ils aient rallumé des controverses qui semblaient à tout jamais éteintes. Le concile était à peine dispersé que déjà trois de ses membres, Eusèbe de Nicomédie , Maris de Macédoine, Théognis de Nicée [Aujourd'hui Iznik en Turquie] déclarèrent publiquement qu'ils retiraient leur signature. Au dire de Philostorge, ils s'adressèrent à l'empereur en lui disant : " Nous avons, ô prince, commis une impiété en souscrivant à l'impiété par crainte de ta personne ". A ce moment Constantin n'était pas disposé à transiger ou à discuter : il fit aussitôt diriger vers la Gaule les trois opposants ; et, pour bien montrer qu'il s'agissait d'une mesure irrévocable, il obtint la déposition et le remplacement d'Eusèbe et Théognis : Amphion fut élu à Nicomédie et Chrestus à Nicée. […] Désormais l'empereur mettait sa puissance au service de l'orthodoxie ; il dénonçait les hérétiques comme des ennemis de l'?tat et il les envoyait en exil ".

Aucun règlement ni du fond ni du contenu des grandes controverses…

Donc, depuis les années 539 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf), c'est-à-dire à peine une centaine d'années après le rappel du Prophète Jésus (pslf) auprès de son Seigneur, le fond et le contenu des grandes controverses, des interrogations majeures, des divisions durables, ne semblent pas réglés définitivement au sein de la Chrétienté partagée entre la réalité de la Reconnaissance de l'Unicité de Çááå-Dieu soutenue pas certains évêques et penseurs et la doctrine-système de la trinité et de la divinisation du Prophète Jésus fils de Marie (pse). Pour nous être penchés sur la période allant du début des années 333 aux années 307 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf), c'est-à-dire seulement sur les années 300 à 325 après le Prophète Jésus fils de Marie (pse) dont nous achevons ici une partie de l'histoire par la réunion de Nicée sous l'autorité de l'empereur romain Constantin et des évêques favorables à la vision trinitaire de l'église romaine catholique, il nous apparaît judicieux de rapporter le texte suivant puisé dans l'Histoire de l'église et concernant l'église d'Orient au lendemain du concile en question : " Ce furent pour l'église d'Orient des années profondément troublées que celles qui suivirent le concile de Nicée. Sans doute les protagonistes de l'arianisme étaient en exil et l'empereur Constantin veillait avec un soin jaloux sur le symbole qu'il avait contribué à faire adopter par les Pères. Mais les évêques, une fois revenus chez eux, y avaient retrouvé une certaine liberté de parole et ils en profitèrent. Beaucoup d'entre eux n'avaient souscrit au consubstantiel que contraints et forcés ; ils ne se firent pas faute de le dire. Socrate nous assure qu'il a eu entre les mains des lettres épiscopales, datées précisément de ces années troubles, et dont les auteurs se montrent déconcertés et inquiets : parmi les évêques, les uns se déclarent en faveur du consubstantiel, d'autres sont disposés à le rejeter ; et toutes ces controverses ressemblent, au dire de l'historien, à des combats de nuit ".

Rien n'est donc tranché et le débat continu lors d'autres conciles réunis pour traiter toujours de la même chose : la légitimité de la Règle Universelle de la Reconnaissance de l'Unicité de Çááå-Dieu et de la prophétie de Jésus fils de Marie (pse) contre la vision trinitaire de l'église romaine catholique et la divinisation de Jésus (s) dont la déclaration du symbole avait été prononcée lors du concile de Nicée et sur lequel symbole : " l'empereur Constantin veillait avec un soin jaloux sur le symbole qu'il avait contribué à faire adopter par les Pères ".

Dans l'ouvrage de Mas'ûdi, Mourouj Al-Dhahab-Les Prairies d'or, nous pouvons lire ceci : " L'an 19 du règne de Constantin, fils d'Hélène, fut signalé par une assemblée de 318 évêques qui se réunirent à Nicée-Niqiya dans le pays des Rûm, pour y statuer sur les doctrines chrétiennes. C'est la première des six grandes assemblées dont les Rûm font mention dans leurs prières et qu'ils nomment canons-qawânîn ; le mot qui, en grec, désigne ces assemblées est sunûdus, pluriel sunûdusât. La première, celle de Nicée formée du nombre d'évêques que nous venons d'indiquer, fut dirigée contre Arius-Ariyûs ; [ses décisions] sont unanimement acceptées par les Chrétiens, tant Melkites qu'Orientaux-Mashâriqa, c'est-à-dire les 'Ibad, que les Melkites et le peuple nomment Nestoriens-Nasturiyya ; les Jacobites-Ya'âqiba admettent également ce premier synode. Le deuxième, où fut condamné Macédonius-Maqadûnus, eut lieu à Constantinople, et 150 évêques y assistèrent. Le troisième, composé de 200 personnes, fut tenu à ?phèse-Afsîs ; le quatrième, composé de 600 personnes, à Chalcédoine-Khalqadûniya. Le cinquième synode, au nombre de 160 assistants, eut lieu à Constantinople, et le sixième, au nombre de 289 participants, dans la même ville ".

Donc, les pages de l'histoire de la doctrine de la trinité laissent clairement apparaître un demi siècle de controverse - 325-381 après le Prophète Jésus (psl) - envoyé pour rappeler au monde la Règle universelle de l'Unicité de Çááå-Dieu et que les hommes transformeront en règle de la divinité du Christ. Un demi siècle de controverse pour préparer la définition du dogme trinitaire qui sera définitivement adopté lors du concile de Constantinople.

Toutefois, le premier concile de Nicée n'avait mis fin ni à la controverse entre partisans de la vision monothéiste d'Arius et ses contradicteurs trinitaires, ni à l'agitation et à la mésentente sociale qui sévissaient dans l'empire romain. Dans un dernier sursaut de vouloir protéger son autorité impériale, Constantin tenta de rétablir l'unité de son empire voire de son autorité en se laissant convaincre d'adopter un moyen terme présenté comme un compromis par des partisans du moine Arius : " le Fils était dit " de nature semblable " à celle du Père formule qui, en grec, ne différait que par un iota de la formule " de même nature " ".

Mais en fait, rien n'avait changer dans le fond car cela revenait toujours à dire qu'il n'était pas de même nature. Constantin, fort de sa position impériale et d'arbitre, nécessitant impérieusement l'entente sociale et la paix civile dans les territoires impériaux, finit par faire imposer la formule-compromis, ce qui eut pour conséquence de faire, momentanément, rentrer en grâce populaire les Ariens et réhabiliter le moine Arius afin de tenter de calmer les ardeurs des uns contre les autres. Mais ces derniers, les demeurés fidèles au symbole trinitaire du concile de Nicée protestèrent, ce qui amena Constantin à user de la force contre ceux-là mêmes dont il avait soutenu la vision trinitaire.

Tant de péripéties et de manipulations pour faire taire la Vérité de la Règle universelle de l'Unicité de Çááå-Dieu rappelée par Son Prophète Jésus fils de Marie (pse) pour finalement constater qu'à la mort de Constantin, le fond de croyance monothéiste bien enraciné chez les Orientaux se traduisait par l'un de ses fils héritiers, lui-même disciple du moine Arius et régnant sur l'Orient, alors que l'autre fils était disciple du symbole de Nicée et régnait sur l'Occident. Lorsque le premier, réunifia l'empire en 280 avant l'Hégire [351 après le Prophète Jésus (pslf)], il imposa la vision monothéiste arienne à l'Occident : " …ceux qui résistèrent, tel le pape Libère à Rome ou saint Hilaire évêque de Poitiers " furent envoyés en exil.

Tout cela aboutit à une re-formulation de l'arianisme : le Fils n'est ni consubstantiel, ni semblable au Père, il est totalement différent : " La confusion ne fit que croître. Selon les empereurs successifs, l'un ou l'autre camp triomphait et les évêques étaient déposés ou rétablis. L'anarchie devint telle qu'on vit un moment cinq évêques rivaux siéger à Antioche et s'excommunier mutuellement. " Mais, comme nous l'avons signalé auparavant, en 249 avant l'Hégire [381 après le Prophète Jésus (psl)], fut convoqué le concile de Constantinople et le Symbole trinitaire de Nicée fut réaffirmé, et s'y ajouta la divinité de l'Esprit saint. Après quoi, l'arianisme disparut peu à peu, mais le Monothéisme allait être rappelé quelques siècles plus tard au monde par l'arrivée du Maître des Prophètes (pse), le Bien-aimé Prophète Mohammed Ibn Abdullah (pslf), descendant de l'Ancêtre Abraham (psl) par son premier fils, le Prophète Ismaël (psl).

L'arianisme est écarté. Or, l'arianisme n'était pas seulement la résistance de la Règle universelle de l'Unicité de Çááå-Dieu face à la divinisation du Prophète Jésus (psl), mais aussi l'impossibilité d'accepter la doctrine de la trinité. Face à cette doctrine trinitaire, un dernier Rappel va avoir lieu au tout début des années 13 avant l'Hégire [610 après le Prophète Jésus fils de Marie (pse)] avec une extraordinaire puissance conceptuelle monothéiste et pédagogique : le processus Islamisation-Libération-Emancipation, c'est-à-dire Spiritualisation vraie et Socialisation harmonieuse. Ce dernier va s'affirmer progressivement par la puissance de l'ensemble Coran-Sunna auquel les historiens accordent encore aujourd'hui une importance incomparable car, cet ensemble unique dans son genre, élabore le système concret de spiritualisation, de socialisation, d'organisation politique, économique, juridique et sociale. Il oppose réalisme monothéiste contre doctrine-système érigée en croyance, foi dans la Règle universelle de l'Unicité de Çááå-Dieu contre errance spirituelle. Ainsi s'enracinait, il y a 1435 années, le grand débat de société spirituelle, intellectuelle, morale et sociale de l'Islam historique parmi des bouleversements impériaux, polythéistes, idolâtres, diviseurs de l'Unicité de Çááå-Dieu, tels que rarement, dans l'histoire des Prophètes (pse), il s'est passé. Le Grand Débat islamique mohammadien porte dans ses mains l'ensemble Coran-Sunna, c'est-à-dire l'espoir de réconciliation entre tous les disciples des Prophètes (pse) antérieurs au Prophète Mohammed (pslf) et notamment des grands tels Noé, Abraham, Moïse, Jésus, que la Paix et les Bénédictions de Çááå-Dieu soient sur tous les Prophètes, sur la Famille d'Abraham, sur la mère de Jésus Sainte Marie, sur la Famille sanctifiée de Mohammed.

Comment expliquer : le symbole trinitaire, la divinisation de Jésus, l'abandon de la Règle Universelle de l'Unicité de Çááå-Dieu ?

Alors, le grand débat des années 230 avant l'Hégire à 61 après l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf), c'est-à-dire des années 400 à 681 après le Prophète Jésus fils de Marie (pse), va concerner les questions épineuses suivantes : Comment commettre l'impossible : tourner le dos à la réalité éternelle de la Règle Universelle de la Reconnaissance de l'Unicité de Çááå-Dieu ? Comment démontrer, dans le Prophète Jésus fils de Marie (pse), que divinité et humanité peuvent coexister ? Comment sortir de l'état crisique qui enveloppe les disciples du Prophète Jésus fils de Marie (pse) ? Laissons la réponse apportée par la vision de l'église romaine catholique et mentionnée dans les textes des historiens chrétiens catholiques parus dans l'ouvrage Nouvelle encyclopédie catholique théo : " La controverse sur la doctrine d'Arius niant la divinité du Christ avait conduit les conciles de Nicée et de Constantinople à formuler le dogme de l'Unité-Trinité de Dieu. Au 5e siècle le débat allait cette fois se centrer sur la personne du Christ. Après le mystère de la Trinité, c'était logiquement celui de l'incarnation qui suscitait les interrogations.

Successivement la crise nestorienne, puis la crise monophysite, en quelque sorte symétriques, en seront l'illustration " La crise nestorienne doit son nom à Nestorius, évêque de Constantinople. Il avait été formé dans l'esprit de la théologie de l'école d'Antioche, laquelle mettait l'accent, on l'a vu, sur la dualité des deux aspects, divin et humain, de la personne du Christ. Mais il poussa si loin la distinction que, pour lui, Marie était seulement la mère de l'homme Jésus et ne pouvait donc être dite mère de Dieu (en grec Theotokos). L'émotion provoquée aussi bien dans la hiérarchie que dans le peuple, déjà attaché au culte marial , fut vive. Le chef de file de l'opposition à Nestorius fut, cette fois encore, un grand évêque d'Alexandrie, saint Cyrille, en plein accord avec le pape Célestin 1er.

" Le concile d'Ephèse, 3e concile œcuménique, convoqué en 431 [198 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)] par l'empereur Théodose 2, n'aboutit qu'à la condamnation de la doctrine de Nestorius et à la déposition de celui-ci. Mais deux ans plus tard, en 433 [196 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)], les chefs de file des deux tendances opposées, Cyrille d'Alexandrie et Jean d'Antioche parviennent à s'entendre sur les termes d'une même profession de foi, souvent appelée " symbole d'?phèse " : les deux natures (humaine et divine) du Christ sont unies sans confusion, et dès lors, Marie peut vraiment être dite " Theotokos " [Mère de Dieu]. Malgré cette claire prise de position, et malgré la condamnation de Nestorius, sa doctrine continua à faire des adeptes ; l'église perse s'y rallia, pour des raisons à la fois politiques et religieuses, et par elle le mouvement devait se transmettre jusqu'en Inde et en Chine.

" La crise monophysite fut un contrecoup de la crise nestorienne : réagissant en sens opposé à la théorie de Nestorius qui voyait deux personnes dans le Christ, Eutychès, moine de Constantinople, soutint que les deux natures dans la personne du Christ étaient au contraire si unies que sa nature humaine s'était fondue dans sa nature divine : d'où le nom de monophysisme donné à cette théorie (du grec monos, unique, et phusos, nature). Condamnée par le patriarche de Constantinople, la thèse monophysite reçut cependant la caution du patriarche d'Alexandrie, Dioscore, et l'appui de l'empereur Théodose 2. Après diverses péripéties (Brigandage d'éphèse 449 [179 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)]), le pape Léon 1er obtint de l'empereur la convocation d'un concile régulier, qui se tint à Chalcédoine en 451 (4e concile œcuménique) [177 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)] ; à l'encontre de la thèse monophysite, le concile adopta la définition formulée par le pape : il y a bien deux natures dans le Christ et leur union n'a pas supprimé leur différence. La doctrine d'Eutychès était condamnée et Dioscore, patriarche d'Alexandrie, déposé.

" L'intervention du pape Léon 1er fut doublement importante sur le fond, d'abord, par sa contribution décisive à la formulation du contenu de la foi catholique concernant la personne du Christ : sur le principe, ensuite, en ce qu'elle manifesta avec éclat le rôle de l'évêque de Rome en tant que garant de l'unité et de la fidélité de la foi de l'église. Or les papes, jusque là, n'avaient pas joué le rôle majeur dans les grands conciles œcuméniques, tous convoqués par l'empereur (Nicée 325 [307 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)], Constantinople 381 [249 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)], éphèse 431 [198 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)] et 449 [179 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)]). Sans doute l'autorité de l'évêque de Rome s'y était-elle manifestée d'une façon ou d'une autre : par la présence de ses légats (leur absence au concile de Constantinople retarda longtemps la reconnaissance de sa valeur œcuménique, et donc de ses décisions, par Rome), et par la reconnaissance, accordée ou refusée, de la validité des décisions conciliaires (refusée précisément par Léon 1er à celles du concile bâclé tenu à ?phèse en 449 [179 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)]). C'est pourquoi l'intervention active de Léon 1er le Grand dans la convocation et les décisions du concile de Chalcédoine représente une innovation de grande importance.

" A noter que le même concile de Chalcédoine, mais cette fois sans l'accord des légats du pape, cette fois-ci, accorda au siège épiscopal de Constantinople une situation équivalente à celui de Rome, en tant que la " nouvelle Rome " était la capitale impériale ; le patriarcat d'Antioche se vit amputé d'une partie de ses diocèses, attribués à Constantinople et à un nouveau patriarcat érigé à Jérusalem ; le patriarcat d'Alexandrie était enfin humilié par la déposition et la déportation de son patriarche Dioscore. Ces dispositions maladroites allaient contribuer à donner un caractère durable, pour ne pas dire définitif, à la crise monophysite : l'église d'Alexandrie, solidaire de son patriarche humilié, fit sécession et resta fidèle à sa conception monophysite ; c'est l'origine de l'église copte contemporaine. L'église de Syrie, elle aussi, fit partiellement sécession pour devenir l'église bientôt appelée jacobite. L'une et l'autre seront imitées plus tard par l'église d'Arménie. Toutes ces sécessions sous le signe du monophysisme ont perduré jusqu'à nos jours.

" Les empereurs de Byzance chercheront désespérément à reconstituer l'unité religieuse ainsi brisée de l'Empire. Ils en viendront pour cela à deux reprises à des compromis théologiques, simples faux-fuyants ; il en résultera chaque fois une rupture entre l'église d'Orient et le siège romain qui, pour temporaire qu'elle soit, n'en aggravera pas moins des relations difficiles (schisme acacien 484-519 [143-107 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)] ; crise monothéliste 638-681 [17-61 après l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)] ".