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Nouvelle politique religieuse de l'Empire romain

La nouvelle politique religieuse de l'Empire romain des années 320-319 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)-312-313 après le Prophète Jésus fils de Marie (pse), ne faisait qu'accorder aux disciples du Prophète Jésus (s) leur liberté religieuse, Droit inaliénable de chaque Croyant et chaque Croyante rattachés aux Dogmes et Principes du Monothéisme. Cet acte de clémence impériale, si bienfaisant au demeurant pour les disciples du Prophète Jésus (s), n'instituait pas pour autant en leur faveur un régime vraiment nouveau dans l'ensemble de l'Empire romain. La liberté religieuse ne sera pas accordée dans sa globalité monothéiste : le culte civil de l'empereur et sa puissance de décision feront que les disciples du Prophète Jésus (s) seront mis sous tutelle de la vision impériale de la Règle Universelle de la Reconnaissance de l'Unicité de Çááå-Dieu-Al-Tawhid rappelée par le Prophète Jésus (s) au maître de la loi qui dit alors à Jésus (s) : " Très bien, Maître ! Ce que tu as dit est vrai : Le Seigneur est Le Seul Çááå-Dieu, et il n'y a d'autre Çááå-Dieu que Lui ".

A l'automne des années 320 avant l'Hégire, nous dit l'histoire, et à la faveur des graves événements politiques et des guerres civiles, le nombre des maîtres de l'Empire romain sera ramené à deux. En Occident, l'empereur romain Maxence, Marcus Aurelius Valerius Maxentius, né vers 353 avant l'Hégire et décédé en 320 [280-312 après le Prophète Jésus (psl)], fils de Maximien, est vaincu par Constantin qui devient ainsi seul empereur de l'Empire romain d'Occident ; puis à l'été de 319 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf) [313 après le Prophète Jésus (psl)], Licinius Licinianus Flavius Valerius, né vers 384 avant l'Hégire, décédé en 308 avant l'Hégire [250-324 après le Prophète Jésus (psl)], empereur romain de 325 à 308 avant l'Hégire [308 à 324 après le Prophète Jésus], deviendra maître de tout l'Empire romain d'Orient après sa victoire sur l'empereur Maximin Daia.

Allègement de la persécution des disciples du Prophète Jésus fils de Marie Que la Paix soit avec lui et avec sa Mère Sainte Marie Les disciples du Prophète Jésus (s) vont voir diminuer leurs persécutions , l'Empire romain va se montrer à leur égard d'une générosité insigne. Les Chrétiens vont bénéficier des faveurs exceptionnelles impériales qui allaient bien au-delà des sentiments d'hostilité dont les empereurs avaient fait preuve à leur égard au cours des siècles antérieurs. La même politique de tolérance religieuse va momentanément triompher dans les Empires romains d'Orient et d'Occident. Les deux empereurs se rencontrent à Milan, Italie, et décident de ceci : " Pendant que nous étions heureusement réunis à Milan, moi Constantin-Auguste et moi Licinius-Auguste, et que nous traitions ensemble de tout ce qui a rapport à l'intérêt et à la sécurité de l'?tat, parmi les choses qui nous ont paru utiles au plus grand nombre, nous crûmes devoir assigner le premier rang à ce qui concerne le culte de la divinité, en accordant aux Chrétiens et à tout le monde la libre faculté de suivre la Religion qu'ils voudraient, afin que tout ce qu-il y a de divinité dans le séjour céleste nous pût être favorable et propice, à nous et à tous ceux qui sont placés sous notre autorité… En ce qui regarde les Chrétiens, nous avons décidé en outre, pour les locaux où ils avaient coutume de se rassembler, à propos desquels des lettres adressées à vos bureaux avaient précédemment donné des instructions, que ceux qui les auraient achetés à notre fisc, ou à qui que ce soit, devraient les rendre aux Chrétiens sans argent ni réclamation d'un prix, sans chercher des prétextes ou soulever des ambiguïtés ; ceux qui les auraient reçus en donation devront les rendre eux aussi aux Chrétiens dans le plus bref délai. Si ceux qui les détenaient par achat ou par donation désirent recevoir quelque chose de notre bienveillance, qu'ils s'adressent au vicaire (du diocèse), afin qu'ils soient pourvu à leurs demandes par les soins de notre clémence. Tout cela devra être remis à la communauté des Chrétiens par vos soins et sans retard… ".

Selon la version citée dans l'ouvrage Nouvelle encyclopédie catholique théo, l'entretien des deux empereurs romains de l'Orient et de l'Occident a donné lieu à la rédaction d'un édit dont voici le contenu : L'édit de Milan : " Nous, Constantin et Licinius, Augustes, nous étant rassemblés à Milan pour traiter des affaires qui concernent l'intérêt et la sécurité de l'Empire, nous avons pensé que parmi les sujets qui devaient nous occuper, rien ne serait plus utile à nos peuples que de régler d'abord la façon d'honorer la Divinité. Nous avons résolu d'accorder aux chrétiens et à tous les autres la liberté de pratiquer la religion qu'ils préfèrent, afin que la Divinité qui préside dans le ciel soit propice aussi bien à nous qu'à ceux qui vivent sous notre domination. Il nous a paru que c'était un système très bon et très raisonnable de ne refuser à aucun de nos sujets, qu'il soit chrétien ou qu'il appartienne à un autre culte, le droit de suivre la religion qui lui convient le mieux. De cette manière, la Divinité suprême que chacun de nous, désormais, honorera librement, pourra nous accorder sa faveur et sa bienveillance accoutumée ".

Donc, les années 320 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf) laissent espérer la disparition des dernières traces de la persécution des disciples du Prophète Jésus fils de Marie (pse). Selon le contenu des documents législatifs ci-dessus, le texte faisait cesser les moindres effets de l'esprit hostile à la Voie des Prophètes (pse). Les Chrétiens d'un bout à l'autre de l'Empire romain se verront restituer les édifices de culte que les princes persécuteurs leur avaient arrachés quelques dizaines d'années plus tôt. Malgré tout, c'était là une mesure irraisonnable, puisque, pour opérer cette restitution, il fallait déposséder certaines personnes de biens régulièrement acquis et de bonne foi. Toutefois, force est de reconnaître que pour la première fois, chaque école chrétienne, chaque communauté chrétienne, pouvaient espérer être officiellement reconnues, avec le droit d'organiser le culte chrétien selon leur dogme et principes respectifs et de posséder légalement des lieux de culte - églises et cimetières - ainsi que des propriétés, bâties ou non bâties, utiles à la subsistance des Chrétiens mais aussi des diverses écoles de pensée chrétienne.

Parité entre les Chrétiens catholiques et les païens au sein de l'Empire romain

L'on peut dire qu'à partir des années 320 avant l'Hégire, la Chrétienté selon la vision de l'église romaine catholique et latine est considérée comme religion d'?tat, si l'on entend par-là une des croyances reconnues, protégées et soutenues par les faveurs impériales, sans oublier que le paganisme impérial et la multiplicité des cultes païens qui s'y rattache, n'ont pas cessé d'être bien vus par l'autorité impériale. A dire vrai, aux environs de 320 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf), il semble exister une parité entre les Chrétiens et les païens. Les premiers n'auraient pu certes, dans les années antérieures, concevoir la possibilité d'une telle parité qui très vite se définira à l'avantage des Chrétiens. Au sortir de la terrible tourmente persécutrice, les Chrétiens n'en espéraient pas autant, ils se seraient sans doute accommoder d'une tolérance impériale, mais voici qu'une clémence inespérée leur faisait obtenir la garantie de la liberté religieuse, l'assurance des lois et les faveurs des empereurs ! C'est vraiment pour les Chrétiens une grande miséricorde divine mais le pire reste à venir : La Divinisation permanente du Prophète Jésus fils de Marie (pse).

L'empereur Constantin adhère aux dogmes de l'église romaine catholique

En 319 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)-313 après le Prophète Jésus (psl), les deux empereurs qui se partagent en Orient et en Occident l'Empire romain sont tombés d'accord pour protéger les Chrétiens , leurs églises, leurs lieux de cultes, leurs écoles de pensée chrétienne.

A cette date, Licinius, empereur romain d'Orient n'est pas Chrétien ; Constantin, empereur romain d'Occident n'a nullement bafoué le paganisme : " Constantin n'était pas chrétien alors. Mais c'est à partir de ce moment qu'il commença à manifester à l'égard du christianisme une sympathie agissante qui devait aller bien au-delà du retour à la liberté religieuse (chrisme sur les étendards et les monnaies, subventions et exemptions fiscales à l'église, construction de lieux de culte, etc.). " Désormais, sauf sous le règne de Julien l'Apostat (361-363 [270-268 avant l'Hégire]), la politique impériale ne cessera plus de favoriser la religion chrétienne (parfois sous des formes hérétiques) ; ce mouvement aboutira avant la fin du siècle à l'interdiction du paganisme et à la fermeture et la destruction des temples par l'empereur Théodose (391 [239 avant l'Hégire]). Le christianisme deviendra alors officiellement religion d'état ".

Nombreux sont ceux qui pensent que l'adhésion de Constantin à l'église fut avant tout une manœuvre politicienne, d'autres soutiennent que sa conversion fut sincère et inspirée par Le Très Haut. Parmi les historiens, certains vont jusqu'à nier la conversion de l'empereur Constantin tels les propos suivants extraits de l'ouvrage en 20 volumes Histoire de l'église, tome 3, De la paix constantinienne à la mort de Théodose : " Certains historiens l'ont résolu de façon catégorique en niant la réalité ou la sincérité de cette conversion. Parmi ces négateurs, un premier groupe est formé par ceux d'après qui Constantin, personnellement areligieux, aurait utilisé la religion dans l'intérêt de sa politique…

" [L'auteur Henri Grégoire écrit ceci au sujet des empereurs] : " Ce qui les détermine, écrit-il, ce n'est pas tant le souci de respecter la foi de leurs sujets immédiats que le désir d'attirer à eux la masse des militaires et des civils dans les parties de l'Empire sur lesquelles ils espèrent étendre leur domination ". En l'occurrence, Constantin aurait fait, en 312 [après le Prophète Jésus (s)-320 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)] des avances aux Chrétiens pour se concilier ceux qui peuplaient les états de Maxence, comme il fera un nouveau pas, en 324 [après le Prophète Jésus (s)-308 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)], à l'égard des sujets de Licinius ".

Personnalité de l'empereur romain Constantin

L'Histoire trace le caractère de l'empereur Constantin. Elle le définit avant tout comme un personnage passionné, aventurier et téméraire ; meneur d'hommes, il possède une armée puissante qu'il dirige en bon stratège qu'il est. Dans son palais et parmi ses courtisans, il aime paraître et qu'on le regarde, il se veut bel homme et homme d'esprit, et toujours il se plaît à s'imposer par l'action et la nouveauté.

Sans aucun doute, il cherche toujours à éblouir, à s'attacher les sentiments des autres et surtout de ses sujets, comme à retenir l'attention de l'histoire. A des fins de satisfaire son ambition ou simplement sa prétention, il n'épargne pas les réformes ni les dépenses, mais en oublie d'en établir les conséquences et les déboires, le plus souvent ses décisions sont capricieuses et immédiates. C'est un impulsif, facilement influençable mais fidèle à sa détermination dominatrice. Sa passion est avant tout de dominer mais il possède la fragilité des gens confus et superstitieux chez qui sévit la mystique de l'ambition du " moi ". Il ne sépare pas de son intérêt personnel le service de l'Empire de celui de sa croyance ou de son dieu, se considérant la représentation visible et de l'Empire et de son dieu. Cette étude historique des traits de caractère de l'empereur Constantin prédispose à l'acceptation de la conclusion de l'auteur Henri Grégoire écrivant au sujet des empereurs : " Ce qui les détermine, écrit-il, ce n'est pas tant le souci de respecter la foi de leurs sujets immédiats que le désir d'attirer à eux la masse des militaires et des civils dans les parties de l'Empire sur lesquelles ils espèrent étendre leur domination ".

Citons ici l'origine des malheurs des hommes selon la pensée de l'Imam Khomeyni, que Çááå-Dieu soit satisfait de lui, dont il est fait mention dans l'ouvrage du philosophe français C. Bonaud, L'Imam Khomeyni, un gnostique méconnu du 20e siècle : " Tous les malheurs qui s'abattent sur l'homme viennent de l'amour de soi-hobbe nafs, du fait que l'homme s'aime lui-même. Pourtant, s'il se rendait compte et prenait conscience de ce qu'il en est en réalité, son propre " moi " n'est rien : cela fait partie de ce qui est " autre " [que la Réalité divine, qui est la véritable réalité de l'homme].

" [Cet amour du " moi "], c'est de l'amour pour ce qui est " autre ", seulement on l'a nommé par erreur " amour de soi " et cette erreur, cette méprise détruit l'homme. […] " Le principe de toute faute [Uçul Al-Kâfi, bâb hubbi d'dubya wa l-hirs 'alayhâ, hadith 1 (2/315) et 8 (2/317)] " est cet amour du prestige et de soi d'où proviennent toutes les fautes. L'homme, comme il se voit lui et qu'il est égoïste, veut tout pour lui-même et devient l'ennemi de toute personne qui s'oppose à cela, même si ce n'est que dans son illusion : il ne reconnaît donc pas de limites, il veut tout pour lui-même. C'est de la sorte que c'est le principe de tous les problèmes… ".

L'empereur Constantin pose un pied chez les Chrétiens tout en maintenant l'autre chez les païens De toute façon, Constantin, empereur d'un Empire encore en majorité peuplé de païens tient toujours un discours polythéiste et idolâtre pour les satisfaire car finalement on continuait d'honorer un dieu dans le soleil. Mal informé des exigences de la Voie des Prophètes (pse), l'empereur romain ménage les masses polythéistes et les élites cultivées, preuves s'il en faut de l'ambiguïté du comportement du " mal converti au Monothéisme " mais aussi de l'habileté politique hypocrite, seule attitude finalement dominante dans les choix de l'empereur.

En 322 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf), il existe bien des survivances païennes chez le converti Constantin, empereur romain. Il est rapporté également que son désir de sauvegarder sa position d'empereur souverain sur tout, en tout et partout l'a empêché aussi d'adhérer pleinement aux dogmes et principes de la Chrétienté et d'abdiquer l'autorité de la croyance païenne.

Ce qui amène à dire, sans exagération ceci : l'empereur romain Constantin est un pur produit de l'opportunisme politique fondé sur l'hypocrisie qui lui fait poser un pied chez les Chrétiens tout en maintenant l'autre chez les païens, et jusqu'à son lit de mort il est resté, nous dit l'Histoire, très éloigné de la Règle Universelle de la Reconnaissance de l'Unicité de Çááå-Dieu-Al-Tawhid. Toutefois, l'empereur adoptera par la suite les symboles de la chrétienté sur les boucliers de ses troupes, sur son étendard ainsi que sur ses monnaies. Depuis 322 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf) l'empereur romain Constantin est de toute façon dévoué à la Chrétienté qu'il honore, protège et favorise.

En 319 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf), on peut dire que des liens officiels sont dorénavant noués entre l'autorité impériale et la Chrétienté selon la vision de l'église romaine. Certes, l'empereur est loin d'être un bon Chrétien mais il tente de faire élever ses enfants dans la Religion monothéiste de Jésus (s) qui, malheureusement, est déjà bien engagée sur les chemins de la déviation voulue par la pensée humaine fondatrice de la doctrine trinitaire ; il prend parmi ses hommes de confiance un évêque de Cordoue, Espagne, mais il a toujours des conseillers païens. Il n'en est pas moins significatif de constater la volonté de l'autorité impériale de ménager les Chrétiens et les païens.

" Inspiré et conseillé par la suite par des hommes de la Chrétienté, Constantin commença à s'imprégner des dogmes et principes chrétiens sans oublier que l'influence qui va s'exercer sur le Droit romain : l'esprit d'équité, le souci du respect de la personne humaine, qui animent plusieurs de ses lois en 317-316 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf), semblent bien découler de la morale monothéiste. Il faut y voir de toute façon les premiers jalons de la législation monothéiste qui, après une première floraison aux environs des années 312 avant l'Hégire, se prolongera après 308 avant l'Hégire car, Constantin sera seul empereur à la tête de l'Empire romain.

L'heure des compromissions église-Empereur romain. Sur le document de 319 avant l'Hégire-313 après Jésus (s), improprement appelé édit de Milan, confirmant sur le papier l'adhésion à l'église catholique de l'empereur Constantin, le professeur en science politique J.J. Chevallier écrit ceci dans son ouvrage Histoire de la pensée politique : " Par le document de 313, la religion chrétienne devient légale, licite, elle a enfin gagné le droit d'être, après un dur et long combat. Le culte chrétien est libre comme tous les autres. […] La vérité est que la situation nouvelle issue du document de 313 [319 avant l'Hégire] recelait toutes sortes de difficultés aisément prévisibles.

" C'était maintenant, c'était désormais - l'ancien antagonisme ayant fait place à la coexistence, en attendant mieux - que l'église devrait poser avec insistance la question de savoir ce qui était exactement à César et ce qui était exactement à Çááå-Dieu.

" Aussi inévitable que délicate serait une délimitation précise des deux sphères respectives : celle de la société politique, l'?tat-Empire, héritier des monarchies hellénistiques comme de l'ancienne polis, et celle de la société religieuse à vocation universelle - en grec catholicos -, dotée de ses traditions, de ses lois propres, de son organisation interne propre. Grand était le risque, pour commencer, et sous Constantin lui-même, que l'empereur cédât à la tentation de ce qu'on appellerait le césaro-papisme, dont l'envers serait - dans des contextes politiques différents - la tentation pour l'église de ce qu'on appellerait la théocratie.
" De fait, en dépit de sa gratitude pour le premier Empereur rallié, l'église doit prendre garde qu'il ne veuille empiéter indiscrètement sur le domaine ecclésiastique. Et c'est pour elle un premier souci. Elle en a un second : bien établir que l'empereur, en tant que chrétien et fils soumis de l'église, relèvera, exactement comme le dernier de ses sujets, de la juridiction ecclésiastique en matière morale et spirituelle. Son troisième souci, face aux développements des hérésies, sera de proclamer le devoir de l'Empereur chrétien de maintenir dans ses territoires, d'une façon ou d'une autre, la pureté de la doctrine du Christ.
" Enfin, dernière préoccupation, aux prolongements délicats, l'église devra prendre position - on devine en quel sens, mais plus ou moins discrètement selon les circonstances - sur la question de savoir lequel des deux pouvoirs, du Spirituel ou du Temporel, est, en son essence, supérieur à l'autre, et en tirer éventuellement toutes conséquences. Que de point de frictions possibles ! Que d'occasions ou de prétextes à excès et à imprudences dans la conduite de l'un ou de l'autre des deux pouvoirs, en quête d'un équilibre fragile et toujours menacé mais vital pour le bien, corps et âmes, des populations ".

L'empereur Constantin décide de tout et partout

Comme le laisse entendre clairement l'étude du professeur J.J. Chevallier, la situation religieuse et sociale à peine 3 siècles avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf) est pour le moins pleine de confusion et de compromis à venir entre l'église catholique et le culte de l'empereur qui désire demeurer sous une autre forme et pourquoi pas sous la forme de césaro-papisme ?

En réalité, il se passera ceci : Constantin : seul empereur à décider des affaires de l'Empire romain mais seul aussi à décider de l'avenir de la Chrétienté tels le font remarquer les propos suivants extraits de Histoire de l'église : " … la disproportion est étonnante entre sa magnificence à l'égard de l'église chrétienne et le peu de place qu'il accorde à la papauté dans sa politique ecclésiastique ".

Toujours dans Histoire de l'église on peut lire ceci : " Par la volonté du prince et, peut-être par la mollesse du pontife, l'église romaine demeure à l'écart des grandes affaires de la Chrétienté ; ses légats siègent dans les grands conciles, à Arles [France] en 314 [après le Prophète Jésus (s)-318 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)], comme plus tard à Nicée, sans y jouer un rôle décisif ni même notable ".

Donc, il est clair que le pouvoir civil impérial a fait main basse sur les affaires de la Chrétienté, mais il est clair aussi que ce pouvoir civil impérial est loin d'être entièrement animé par les Dogmes et Principes monothéistes de la Voie des Prophètes (pse) : " Dès sa prise de pouvoir, Constantin se saisit des affaires de l'église ; en tant qu'empereur ayant fait l'option chrétienne, il se considère en effet comme chargé par Çááå-Dieu de la mission de chef du peuple chrétien. Personne d'ailleurs ne la lui conteste, tant l'expérience d'un pouvoir politique chrétien est inédite.

" On ne saurait au demeurant oublier la vénération dont était entourée dans l'Empire la personne de l'Empereur, placée au rang d'un dieu. Sans doute Constantin, tout en conservant le titre de chef de la religion romaine païenne, a-t-il renoncé à toute prétention divine ; il n'en reste pas moins marqué aux yeux du peuple d'un caractère sacré ".

Les réunions concernant la Chrétienté sont décidées par l'empereur ; c'est lui qui invite les représentants de la Chrétienté ; s'il y a un jugement de prononcé il est conforme aux vues romaines ; les décisions sont prises en tenant à l'écart de l'assemblée le pape de l'époque, certes on les lui notifie mais sans les soumettre à son agrément. A souligner, cependant, le manque d'unité au sein même de la Chrétienté. A Carthage, à Rome comme à Alexandrie, des voix s'élevaient contre l'église officielle " pour lui reprocher ses " trahisons " devant les exigences du pouvoir… ".

L'empereur Constantin unique juge des différends

La répression impériale contre l'opposition représentée par certaines écoles de pensée religieuse - donatisme par exemple - et en contradiction sur les principes imposés par l'empereur lui-même avec l'appui silencieux de l'église romaine. Mais il faut en convenir, il n'est déjà plus question de la Règle Universelle de la Reconnaissance de l'Unicité de Çááå-Dieu-Al-Tawhid ni de suivre la Voie des Prophètes (pse).

L'important demeure le pouvoir civil impérial, la mainmise de l'empereur sur les affaires de la Chrétienté et le désir de l'église romaine d'être considérée comme seule représentante de la Chrétienté. De son côté, l'empereur n'est pas intéressé par les principes et les dogmes des diverses écoles chrétiennes, il ne songe qu'à préserver son statut impérial et l'ordre civil qui s'y rattache. Malgré tout, fort de son autorité, l'empereur ne repousse pas les appels des opposants à la vision de l'église romaine catholique qu'il soutient, il prend la décision de juger lui-même les différends et en présence des parties.

Cette décision de juger lui-même les différends entre les différentes écoles de pensée a une conséquence : l'empereur n'admettra plus aucune contradiction ni aucune tergiversation. La porte du dialogue, de la conciliation, de la tolérance est définitivement fermée, sa fermeture va entraîner une nouvelle persécution de Chrétiens qui ne voient pas les choses sous le même angle que l'église romaine devenue au fil des temps la croyance de l'Empire romain.

Certains des disciples du Prophète Jésus fils de Marie subissent un autre type de persécution Que la Paix soit avec lui et avec sa Mère Sainte Marie A l'automne 318 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)-314 après le Prophète Jésus (s), Constantin, empereur de l'Empire romain de l'Occident part en guerre contre Licinius, son homologue de l'Empire romain de l'Orient. Lors d'un retour à Rome, il convoqua les détracteurs de la ligne trinitaire de l'église romaine, il les fit comparaître devant un tribunal impérial et ils furent emprisonnés. Ils retrouveront néanmoins leur liberté quelques temps après et l'interminable débat entre les uns et les autres reprenant, amena l'empereur Constantin à juger lui-même, espérant qu'une sentence impériale serait acceptée de tous et calmerait les ardeurs de chacun.

Mais en 316 avant l'Hégire, l'Afrique romaine est envahie par l'agitation des opposants à la vision trinitaire de la Chrétienté soutenue par l'église romaine catholique. Aussi, l'empereur communique au représentant de l'église romaine en Afrique sa sentence définitive et sans appel : " J'ai reconnu clairement que Cécilien est un homme d'une parfaite innocence, qui observe tous les devoirs de sa religion et la sert comme il convient. Il m'est apparu en toute évidence qu'on n'a pu relever dans sa conduite aucune faute, contrairement aux accusations portées contre lui en son absence par l'hypocrisie de ses adversaires ". L'empereur donnait raison aux représentants de l'église romaine et condamnait ses contradicteurs pour la plupart favorables au Monothéisme du Prophète Jésus fils de Marie (pse).

Alors, va commencer une ère de persécution des disciples du Prophète Jésus (s) se refusant à suivre la vision trinitaire de l'église romaine catholique. Une loi très sévère condamne ses détracteurs à l'exil avec confiscation de leurs biens ; les lieux de culte qui leur appartiennent leur seront enlevés et donnés aux catholiques. La répression impériale contre les Chrétiens " insoumis " à l'église trinitaire romaine devait se heurter à une légitime résistance d'autant que les détracteurs de l'église romaine s'étaient multipliés en nombre et en conviction : " Pour essayer d'en venir à bout, le vicaire Léonce et le comte militaire Ursace ne reculèrent pas devant une véritable persécution : à Carthage , le 12 mars 317 [11 Rabi' Al-Thani 315 avant l'Hégire] les trois basiliques donatistes ne furent occupées qu'au prix d'atroces massacres, et les soldats se livrèrent à toutes sortes de violences… La situation était sans issue. Les violences dont ils étaient victimes conféraient aux schismatiques l'auréole du martyre… ".

Selon l'ouvrage Nouvelle encyclopédie catholique théo : " L'affaire donatiste s'étend sur tout le 4e siècle et le premier quart du 5e siècle, plus longuement donc que la crise arienne qui lui sera en quelque sorte parallèle. Née en Afrique du Nord à propos des évêques qui, pendant la persécution de Dioclétien, avaient obéi aux ordres impériaux de livrer les livres saints, elle fait rebondir le débat de toujours au sein de l'église entre rigoristes et réalistes : les uns plus soucieux de fidélité aux principes, les autres plus sensibles aux aspects pastoraux et humains. C'était, sous une autre forme, la question déjà posée par les lapsi qui surgissait de nouveau.

" L'évêque Donat, un " pur et dur ", entraîne dans le schisme, malgré sa condamnation par divers conciles et les sanctions de Constantin, une large part de la vivante église d'Afrique du Nord, qui en sortira très affaiblie. Dans la dernière phase de l'affaire, c'est Saint Augustin, évêque d'Hippone, qui conduira avec succès la lutte contre le donatisme ".

En 311 avant l'Hégire, les détracteurs se tournèrent vers l'empereur pour demander sa clémence. Constantin fit droit à leur requête et leur accorda ce qu'ils réclamaient : la liberté de conscience et de culte. La crise n'est pas close pour autant. L'unité chrétienne n'existe toujours pas mais la paix est établie du moins en apparence.

De toute façon c'est ce que désirait l'empereur Constantin qui, ne l'oublions pas, entretenant une guerre contre son homologue d'Orient, Licinius, il ne voulait pas de troubles en Occident. Voulant ménager les détracteurs et les catholiques, l'empereur se mettait dans l'incapacité de régler la contestation. En tout cas, la pire des solutions choisies : la répression brutale ne fit pas aimer la cause de l'église romaine en Afrique dont le bienfaiteur n'était autre que l'empereur romain Constantin et aussi donneur d'ordre des persécutions à l'égard de ceux qui se refusaient à suivre la doctrine de la trinité.

L'empereur romain d'Orient menacé par les ambitions orientales de son homologue de l'Occident

Quant à Licinius, empereur romain d'Orient, à la différence de Constantin, il n'a pas rencontré autant de difficultés que son homologue occidental qui lui déclarera une autre guerre en 308 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf)-324 après le Prophète Jésus (s). Constantin se pose en net et intraitable défenseur de la vision de la Chrétienté par l'église romaine catholique et trinitaire. Aussi, l'ambition de Constantin de conquérant de l'Orient paraît-elle illégitime et tout à fait une entreprise guerrière au nom de l'église romaine, une véritable croisade contre les Orientaux qui ne partagent pas la vision occidentale de la Religion Immuable du Prophète Jésus (s) : " Dès la fin de 324 [308 avant l'Hégire], Constantin légifère et agit en faveur de l'église. […] … c'est, dès le lendemain de la victoire, la promesse de fournir aux évêques l'argent, les terrains, les matériaux nécessaires à la construction de nouvelles églises ; c'est, l'année suivante, l'institution d'un véritable budget du culte chrétien, pourvu d'importantes dotations foncières ; ce sera par la suite, l'édification, aux frais du Trésor, des sanctuaires de Terre Sainte et des basiliques de Constantinople . En Palestine, c'est la mère de Constantin, Hélène, et sa belle-mère, Eutropie, qui semblent s'être particulièrement intéressées aux fondations nouvelles… ".

Dans l'ouvrage de Mas'ûdi, Mourouj Al-Dhahab-Les Prairies d'or, nous pouvons lire ceci au sujet de la mère de l'empereur romain Constantin : " La septième année de son règne, Hélène, sa mère, visita la Syrie, y fonda plusieurs églises, puis se rendit à Jérusalem, et rechercha la poutre sur laquelle, selon la croyance des Chrétiens, le Messie avait été crucifié. Lorsqu'elle l'eut en sa possession, elle la couvrit d'ornements d'or et d'argent et consacra [l'anniversaire de] cette découverte par une fête nommée Fête de la Croix-A'ïd As-Salïb, qui tombe le 14 septembre. La même reine bâtit à émèse l'église sur quatre piliers qui est une des plus merveilleuses constructions du monde ; elle exhuma les richesses et les trésors cachés en égypte et en Syrie pour fonder des églises et fortifier la religion chrétienne. Ainsi, toutes les églises de Syrie, d'égypte et du pays de Rûm doivent leur origine à cette reine Hélène, mère de Constantin, et l'on trouve son nom tracé sur la croix dans chaque église bâtie par elle ".

Dégradation des relations entre les Chrétiens de l'Orient et les Chrétiens de l'Occident

Mais, Constantinople, faite pour être le siège de la politique de domination impériale sur l'Orient et l'Occident de l'empereur romain et de l'hégémonie de la vision trinitaire de l'église romaine catholique, sera aussi la source de la dégradation des relations entre les Chrétiens de l'Orient majoritairement fidèles au Monothéisme et les Chrétiens de l'Occident auxquels il est imposée la doctrine de la trinité : " Avec l'empire chrétien instauré par Constantin commence une longue phase historique, marquée par l'interférence du pouvoir temporel dans le domaine spirituel. Cette interférence profitera à coup sûr au pouvoir politique. A bien des égards elle servira aussi le développement du christianisme. Elle n'en comportera pas moins pour celui-ci un lourd passif, dont l'élément le plus visible sera la dégradation, au cours des siècles, des relations entre l'église d'Orient et celle d'Occident ".

Affaires, crises, malentendus, convictions…

En 302 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf), avec L'affaire donatiste il en existe une autre nommée La crise arienne. En effet, à cette époque se signala un prêtre du nom de Arius, à Alexandrie, égypte, par un enseignement qui contestait la divinisation du Prophète Jésus (s) soutenue par l'église romaine catholique : " Pour Arius, prêtre d'Alexandrie (v. 280 [353 avant l'Hégire] - v. 336 [296 avant l'Hégire]), le Verbe n'était qu'une créature, de caractère exceptionnel… En un mot, le Christ n'était pas Çááå-Dieu ".

Dans une perspective digne de la Règle Universelle de la Reconnaissance de l'Unicité de Çááå-Dieu, ce prêtre considérait que le Père seul [Çááå-Dieu] est éternel et Seul Lui, mérite le Nom de Çááå-Dieu. Arius partageait sur bien des points la doctrine de Lucien d'Antioche, en turc Antakya, ville de Turquie. Celui-ci insistait avant tout sur l'Unicité de Çááå-Dieu, éternel et inengendré. A vrai dire, cette doctrine n'était pas absolument nouvelle parmi les disciples du Prophète Jésus (s) fils de Marie (s). Elle se rattachait, nous dit l'Histoire de la Chrétienté, par des liens plus ou moins étroits, à l'enseignement des docteurs chrétiens des années 539 à 436 avant l'Hégire du Prophète Mohammed (pslf), c'est-à-dire aux années 100 à 200 après le Prophète Jésus (s). Citons le docteur Origène, célèbre exégète et théologien, dignitaire de l'église grecque, né vers 451, décédé vers 382 avant l'Hégire [185-252 après le Prophète Jésus (psl)], il fit de l'?cole d'Alexandrie une école de théologie célèbre, mais ses pensées monothéistes consacrant l'Unicité de Çááå-Dieu suscitèrent de vives controverses de la part des dignitaires de l'église romaine catholique et furent finalement condamnées.

Un interdit frappe la ligne monothéiste d'Arius consistant à soutenir que le Prophète Jésus Fils de Marie (pse) n'est pas Çááå-Dieu Que la Paix soit avec lui et avec sa Mère Sainte Marie Un évêque du nom d'Alexandre, patriarche d'Alexandrie, ne resta pas indifférent à l'enseignement monothéiste d'Arius : " estimant que, dans les controverses, le mieux est de donner la parole aux deux parties, pour éviter de mettre un terme à leur feu par la force et non par la persuasion " Histoire de l'église ; Tome 3 : De la paix constantinienne à la mort de Théodose, p. 73., le patriarche d'Alexandrie organisa un débat contradictoire où les deux parties purent exprimer leur point de vue. Arius exposa avec sagesse et certitude ses pensées monothéistes mais le patriarche Alexandre s'opposa à la doctrine de l'Unicité de Çááå-Dieu et prit parti contre son défenseur le prêtre Arius, allant jusqu'à lui ordonner de penser comme lui l'entendait et lui interdire de propager la doctrine consistant à reconnaître que le Père seul [Çááå-Dieu] est éternel et inengendré et, seul Lui, mérite le Nom de Çááå-Dieu. Les interdits du patriarche d'Alexandrie tournaient le dos à la pensée monothéiste de tous les Prophètes (pse) antérieurs au Prophète Jésus (s). Bien évidemment, Arius refusa de lui obéir d'autant qu'il était soutenu par de nombreux partisans de la Reconnaissance de l'Unicité de Çááå-Dieu ; il savait aussi que la pensée monothéiste à laquelle appartenait le Prophète Jésus (s) était enseignée en dehors d'égypte par tous les évêques qui se rattachaient comme lui à l'école de pensée monothéiste de Lucien d'Antioche : " Il pouvait citer, au nombre de ses défenseurs, non seulement l'évêque de Nicomédie [Ville d'Asie mineure, aujourd'hui Izmit en Turquie], mais ceux de Césarée [Ancienne ville du nord de la Palestine], de Lydda, de Tyr [Aujourd'hui Sour, ville du Liban, au sud de Beyrouth], de Béryte, de Laodicée [ville de Syrie à l'époque concernée], d'Anazarbe, et, ajoutait-il fièrement, tous les Orientaux. Ainsi appuyé, il était capable de résister à Alexandre ".

Mais l'évêque du nom d'Alexandre, patriarche d'Alexandrie, fort de posséder l'allégeance des évêques catholiques et trinitaires d'égypte, les rassembla à Alexandrie où ils se trouvèrent au nombre d'une centaine. Il leur fit connaître les pensées monothéistes d'Arius consistant à reconnaître l'Unicité de Çááå-Dieu et présentées par l'évêque comme des blasphèmes : " …tous, à l'exception de deux, furent d'accord pour les condamner ". Les deux réfractaires furent déposés de leur charge d'évêque catholique. Arius partit d'Alexandrie pour se réfugier en Palestine où il comptait de nombreux disciples : " …il partit d'Alexandrie et vint demander asile à l'évêque de Césarée, Eusèbe… Il était surtout un disciple et un admirateur d'Origène dont il avait naguère composé une apologie… ses tendances l'orientaient dans le même sens que le prêtre alexandrin qu'il reçut avec joie ".

Quoi qu'il en fut, la certitude monothéiste d'Arius attira de plus en plus de disciples. Le prêtre put retourner à Alexandrie accompagné de bon nombre de ses disciples, et reprit ses activités. La cause d'Arius intéressa très vite tout le peuple : " Il composa des chansons que les marins, les meuniers, les voyageurs, les marchands répétèrent à satiété dans les rues et dans le port. Dans les théâtres les spectateurs se querellaient à propos de théologie ; sur les places publiques, on échangeait des horions [des coups], et les païens faisaient des gorges chaudes de toutes ces discussions qui affaiblissaient terriblement la cause du christianisme ". Soulignons ici que l'empereur Constantin ne comprend pas la raison de se disputer sur des mots ou des points de vue, chacun se devant d'accepter les siens et d'en finir avec une réflexion aboutissant à ne pas être d'accord avec l'empereur. Il avait en matière de dogmes et principes monothéistes des idées pour le moins simplistes. Sa volonté première consistait avant tout dans l'établissement et le maintien de l'unité impériale, de la paix civile. Il fit parvenir une lettre adressée à la fois à l'évêque du nom d'Alexandre, patriarche d'Alexandrie, et au prêtre Arius dont le contenu nous est fourni par l'ouvrage Histoire de l'église ; Tome 3 : De la paix constantinienne à la mort de Théodose, p. 78 : " J'apprends que telle fut l'origine de ce différend. Vous, Alexandre, demandiez à vos prêtres ce que chacun d'eux pensait sur un certain texte de la Loi, ou plutôt sur un point de détail insignifiant. Vous, Arius, avez émis imprudemment une réflexion qu'il ne fallait pas concevoir, ou, l'ayant conçue, ne pas communiquer. De là, entre vous la discorde amenant le refus de communion, la scission du peuple saint, au détriment de l'harmonie du même corps. Eh bien ! que chacun de vous, montrant une égale indulgence, accueille la juste suggestion de votre co-serviteur. Qu'est-ce donc ? qu'il eût fallu commencer par ne pas poser de telles questions et par n'y point répondre. Car de telles recherches, qui ne sont prescrites par aucune loi, mais suggérées par l'oisiveté, mère des vaines querelles, peuvent bien servir d'exercice à l'esprit, mais doivent être renfermées en nous-mêmes et non lancées à la légère dans les réunions publiques, ou confiées inconsidérément aux oreilles du peuple… Vous savez bien que les philosophes, en se rattachant à une doctrine, sont souvent en désaccord sur tel ou tel point particulier de leur système, et que ces dissentiments ne les empêchent pas de conserver entre eux l'unité de doctrine ".