LE FIQH DE L'IMAM AS–SADIQ (A.S) OU (LA JURISPRUDENCE ARGUMENTE'E DE L'E'COLE CHIITE) VOLUME 2
 
Le djihad contre les agresseurs musulmans

Dieu a dit dans le Coran: «Si deux groupes de croyants en viennent aux mains, réconciliez–les! Mais si l’un d’eux se montre intransigeant, combattez alors l’agresseur jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’ordre de Dieu. S’il s’y conforme, réconciliez–les avec justice et impartialité, car Dieu aime les gens équitables. Les croyants ne sont–ils pas des frères? Réconciliez donc vos frères et craignez Dieu, afin de mériter Sa miséricorde.»[693]

L’Imam as–Sadiq (a.s) a dit: «Le Commandeur des croyants Ali (a.s) a dit: «Il y a deux sortes de combats: le combat qu’on mène contre un agresseur [musulman] pour le contraindre à s’incliner devant l’ordre de Dieu, et celui qu’on mène contre les mécréants pour les contraindre à se convertir à l’islam.»[694]

A propos des Kharijites, l’Imam Ali (a.s) a dit: «S’ils se dressent contre un gouverneur juste ou contre un groupe [de musulmans], combattez–les. Et s’ils se dressent contre un gouverneur injuste, ne les combattez pas.»[695]

Toujours à propos des Kharijites, l’Imam Ali (a.s) a dit: «Nul ne devra les combattre après ma mort, sauf celui qui est plus digne du [gouvernement] qu’eux.»[696]

D’après les jurisconsultes, si un groupe de musulmans se dressent contre un gouverneur juste, les autres devront obligatoirement les combattre, et ils ne devront pas fuir devant eux. Toutefois, si un nombre de musulmans se portent volontaires pour les combattre, les autres seront exemptés du djihad.

Il convient de signaler que l’armée de Moawiya était le premier groupe musulman à avoir agressé un autre, et cela lors des affrontements qui ont eu lieu à Siffine entre cette armée et celle de l’Imam Ali (a.s).

Ce qui appuie cet avis, est le hadith où le Prophète (a.s.s) a dit: «O^ Ammar! Tu seras tué par le groupe agresseur.»[697]

Quelqu’un a dit à l’Imam as–Sadiq (a.s): «Que devront faire les hommes justes s’ils triomphent d’un groupe de musulmans agresseurs?» Et l’Imam (a.s) lui a dit: «Les hommes justes ne devront pas poursuivre un fuyard ni tuer un blessé.»[698]

Quelqu’un a dit à l’Imam ar–Rédha (a.s): «Pourquoi au lieu de tuer les fuyards et les blessés après la bataille du Chameau comme il l’a fait après la bataille de Siffine, ton grand père, le Commandeur des croyants (a.s) leur a dit: «Quiconque déposera son arme et rentrera chez–lui sera en sécurité.»?» Et l’Imam (a.s) lui a dit: «Après la mort des chefs [de l’armée qui a combattu l’Imam Ali (a.s)] lors de la bataille du Chameau (c’est–à–dire Talha et az–Zoubeyr), leurs partisans n’avaient aucun clan à qui ils pouvaient recourir. Alors, ils ont choisi de rendre les armes et de rentrer chez eux afin d’avoir la vie sauve. Quant à ceux qui l’ont combattu à Siffine, ils avaient un clan à qui ils pouvaient recourir. En outre, leur chef (c’est–à–dire Moawiya) leur fournissait les armes, les payait, leur préparait des camps, rendait visite à leurs malades, soignait leurs blessés et donnait des montures et des curasses à ceux qui n’en avaient pas, puis les envoyait de nouveau en guerre. Et c’est pour cela que le Commandeur des croyants a traité différemment les deux groupes.»[699]

Ces deux hadiths ont été pris en considération par tous les jurisconsultes.

Ce qui peut être pris comme butin

D’après les jurisconsultes, si un groupe de croyants entrent en guerre contre des agresseurs musulmans, ils ne devront pas faire prisonnier les femmes et les enfants, ni s’emparer des biens qui ne sont pas en la possession des combattants.

A propos de cet avis, l’auteur d’al–jawahir a dit: «A ma connaissance, cet avis n’est pas controversé.»[700]

Il convient de signaler que, après la bataille du Chameau, certains ont dit à l’Imam Ali (a.s): «Partage le butin entre nous.» Et l’Imam (a.s) leur a dit: «Qui parmi vous est prêt à prendre comme part de butin la mère des croyants (c’est–à–dire Aïcha)?»[701]

En ce qui concerne les biens qui étaient en la possession des agresseurs pendant les combats, certains jurisconsultes ont dit qu’ils doivent être rendus à leurs propriétaires, et d’autres ont dit qu’ils doivent être partagés entre ceux qui ont pris part aux combats.

A mon avis, les croyants ne devront rendre ces biens–là à leurs propriétaires que s’ils sont certains que ces derniers ne pourront pas mener d’autres attaques contre eux.

Il convient de signaler que, selon certains narrateurs[702], l’Imam Ali (a.s) a rendu aux gens de Bassora (c’est–à–dire ceux qui ont participé à la bataille du Chameau) leurs biens.

L’INCITATION AU BIEN ET L’INTERDICTION DU MAL

L’incitation au bien et l’interdiction du mal

L’incitation au bien et l’interdiction du mal est un acte obligatoire

Dans son ouvrage intitulé at–tadhkira, al–‘Allama al–Hilli a dit: «L’incitation à l’accomplissement des actes obligatoires est obligatoire, et l’incitation à l’accomplissement des actes recommandés est recommandé. Quant à l’interdiction des actes illicites, elle est obligatoire. En cela, les jurisconsultes sont tous d’un même avis.»[703]

Dieu a dit dans le Coran: «Que soit issue de vous une communauté qui prêche le bien, ordonne ce qui est convenable et interdise ce qui est répréhensible. Ce sont ceux qui agissent ainsi qui seront les bienheureux!»[704]

Dieu a dit aussi: «Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes. En effet, vous recommandez le Bien, vous interdisez le Mal et vous croyez en Dieu.»[705] Et il a dit aussi: «Ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la prière, acquittent la zakat, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. En définitive, c’est à Dieu qu’appartient l’issue de toute chose.»[706]

Le Prophète (a.s.s) a dit: «Tant que les gens continueront à inciter au bien et interdire le mal, ils vivront dans l’aisance. Et dès qu’ils cesseront de faire cela, Dieu les privera de Ses bénédictions, fera dominer les uns par les autres, et n’auront de défenseur ni sur la terre et ni au Ciel.»[707]

L’Imam al–Baqir (a.s) a dit: «A l’approche de la fin du monde, il y aura des gens orgueilleux et insensés qui aiment se montrer pieux. Ils courbent leurs dos [devant les impies]. Ils n’incitent au bien et n’interdisent le mal que s’ils sont certains qu’ils ne courent aucun danger. Ils cherchent toujours des prétextes [pour se justifier]. Ils emboitent le pas aux savants pervertis qui commettent des bévues. Ils accomplissent avec empressement les actes qui ne leur coûtent rien, comme la prière et le jeûne. Et s’ils savent qu’en accomplissant la prière ils mettront leurs biens et leurs enfants en danger, ils la délaisseront comme ils ont délaissé l’obligation la plus noble.

Certes, l’incitation au bien et l’interdiction du mal est une obligation très importante, car l’accomplissement des autres obligations dépend de son accomplissement. Et [c’est au moment où les gens la délaissent] que Dieu se met en colère et étend son châtiment à tous: Il fait périr les hommes pieux dans la demeure des impies, et les petits dans la demeure des grands.

L’incitation au bien et l’interdiction du mal est la voie des Prophètes et des gens pieux, et elle est une obligation très importante car, en l’accomplissant, les chemins deviendront sûrs, les moyens de l’acquisition des biens deviendront licites, les gens lésés pourront recouvrer leurs droits, le pays prospèrera, et toutes les choses s’arrangeront.

Condamnez avec vos cœurs et vos langues [les impies] et frappez–les durement sans crainte d’aucun reproche. Et si quelqu’un parmi eux [cesse de commettre les actions illicites] et revient au droit chemin, il ne devra pas être puni [pour les actions qu’il a commises]. Sont punissables ceux qui oppriment leurs semblables et qui, sans souci d’équité sèment le mal sur la terre. A ceux–là un châtiment douloureux est réservé.

Combattez–les avec vos corps et haïssez–les avec vos cœurs sans avoir pour but le pouvoir, la richesse ou la victoire… Dieu (gloire à Lui) a révélé au Prophète Chou‘ayb ceci: «Je vais certainement punir de ton peuple cent quarante mille malfaiteurs et soixante mille bienfaiteurs.» Alors, Chou‘ayb a dit: «Seigneur! [Je sais biens que] les malfaiteurs [méritent le châtiment], mais [je ne vois pas pourquoi] les bienfaiteurs [seront–ils punis]?» Et Dieu lui a révélé ceci: «Ils ont adulé les pécheurs tout en sachant que ceux–ci sont l’objet de ma colère.».»[708]

L’incitation au bien et l’interdiction du mal est un sujet auquel les jurisconsultes ont accordé une importance particulière et auquel ils ont consacré un chapitre dans leurs ouvrages.

Les jurisconsultes (tant les chiites que les sunnites) sont unanimes à dire que l’incitation au bien et l’interdiction du mal fait partie des obligations de la loi islamique.

Cet avis s’appuie sur des versets coraniques et des hadiths authentiques et sur al–ijma‘. Mais d’après certains jurisconsultes, la principale preuve sur laquelle il s’appuie est le jugement de la raison. D’après eux, les textes islamiques qui disent que l’incitation au bien et l’interdiction du mal est acte obligatoire constituent un appuie pour ce jugement–là.

Certains jurisconsultes ont dit que tous les musulmans doivent obligatoirement inciter au bien et interdire le mal. Mais selon d’autres, si un nombre suffisant de musulmans se portent volontaires pour accomplir cette obligation, les autres en seront exemptés.

Quant à moi, j’ai opté pour cette dernière fetwa, car elle est conforme au verset coranique qui dit: «Que soit issue de vous une communauté qui prêche le bien, ordonne ce qui est convenable et interdise ce qui est répréhensible. Ce sont ceux qui agissent ainsi qui seront les bienheureux»[709], et qui laisse entendre qu’il n’est pas nécessaire que tous les musulmans accomplissent cette obligation pour que le mal soit extirpé.

Les conditions nécessaires

Pour qu’un musulman soit obligé de commander le bien et interdire le mal, il faut que les conditions suivantes soient réunies.

1- Il doit savoir quelles sont les bonnes et les mauvaises actions, car celui qui les ignore a lui–même besoin d’être guidé. L’Imam Ali (a.s) a dit: «Ne dis rien sur une chose que tu ne connais pas et ne dit pas tous ce que tu connais, car Dieu a prescrit à chacune des partis de ton corps des obligations dont il se servira d’arguments contre toi le jour du jugement dernier.»[710]

2- Il doit être convaincu de l’efficacité de son action.

Cette condition est raisonnable, mais malheureusement elle sert de prétexte aux paresseux.

Il convient de signaler que tout musulman est tenu d’ordonner aux membres de sa famille d’accomplir les bonnes actions et de s’abstenir de commettre des péchés, et cela même s’il est convaincu qu’ils ne vont pas exécuter ses ordres. La preuve pour cela est le hadith où l’Imam as–Sadiq (a.s) a dit: «Lorsque Dieu a révélé le verset: «O^ vous qui croyez! Préservez vos personnes et vos familles de l’Enfer qui se nourrit d’hommes et de Pierres, et dont la garde est assurée par des anges inflexibles et sévères.», un homme s’est mis à pleurer et à dire: «Moi qui suis incapable de prendre la bonne voie, comment pourrai–je guider les membres de ma familles?» Alors, le Prophète (a.s.s) lui a dit: «Il suffit que tu leur ordonnes ce que tu ordonnes à toi–même, et que tu leur interdises ce que tu interdis à toi–même.» La même personne a dit: «Comment pourrai–je les préserver de l’Enfer?» Et le Prophète (a.s.s) lui a dit: «En leur ordonnant ce que Dieu a ordonné, et en leur interdisant ce que Dieu a interdit. S’ils te suivent, tu les auras préservés [de l’Enfer]; et s’ils ne te suivent pas tu auras accompli ton devoir.».»[711]

3- Il doit être sûr que la personne qui a commis l’acte interdit ne s’est pas repentie.

4- Il doit être convaincu que son action (c’est–à–dire le fait de commander le bien ou d’interdire le mal) ne lui causera pas un préjudice et ne le causera pas à une personne innocente. La preuve pour cela est la règle «La dharar wa la dhirar.»[712]

Il convient de signaler que cette condition n’est pas requise lorsque l’islam est exposé au danger, car la défense de l’islam nécessite des sacrifices.

Les étapes de l’interdiction du mal

Si un musulman voit quelqu’un commettre un péché, il devra essayer de le ramener gentillement à la raison, car Dieu a dit à Moïse et Aaron: «Allez trouver Pharaon dont l’impiété ne connait plus de limites. Parlez–lui un langage conciliant! Peut–être sera–t–il amené à réfléchir ou à Me craindre.»[713] Et s’il ne l’écoute pas, il devra le menacer. Et si sa menace ne le dissuade pas, il devra recourir à la force. Et s’il est incapable d’employer la force contre lui, il devra au moins le condamner au fond de lui–même.

Il y a plusieurs hadiths qui permettent de dire que le croyant doit condamner le mal au fond de lui–même en toutes circonstances. Parmi ces hadiths, nous pourrons citer celui où l’Imam as–Sadiq (a.s) a dit: «Pour qu’un croyant soit considéré comme un homme d’honneur, il suffit que Dieu le voit condamner le mal avec son cœur à chaque fois qu’on le fait devant lui.»[714], celui où l’Imam ar–Rédha (a.s) a dit: «Si un homme se trouvant en Occident approuve un meurtre commis en Orient, Dieu le considérera comme étant le complice du meurtrier.»[715], celui où l’Imam Ali (a.s) a dit: «Quiconque approuvera une action sera considéré comme son auteur et quiconque la désapprouvera sera considéré comme celui qui s’est abstenu de la faire.»[716], et celui où il a dit: «Le Prophète (a.s.s) nous a ordonné de recevoir ceux qui commettent les péchés avec un visage austère.»[717]

Lexique

Ach–chahada: profession de foi en islam (prononcer la formule «achhadou anna la ilaha ill–Allah wa achhadou anna Mohammadan rasoul–Allah»).

Ad–dou‘a’: invocation de Dieu.

Adh–dhihar: est le fait de répudier sa femme en lui disant: «désormais, tu es pour moi illicite comme l’est ma mère.»

Adh–dhimmi: un juif ou un chrétien vivant en terre d’islam.

Aïd al–adhha: la fête du sacrifice.

Aïd al–fitr: la fête de la rupture du jeûne.

Al–adhan: l’appel à la prière.

Al–basmala: prononcer la formule «bismi–llah–ir–rahman–ir–rahim».

Al–bayyina: le témoignage de deux hommes dignes de confiance.

Al–faragh: (la règle al–faragh): d'après cette règle, si quelqu'un doute d'avoir fait correctement un acte après avoir fini de le faire, il ne devra pas tenir compte de son doute.

Al–ghosala: la lavure.

Al–ghosl: les ablutions majeures.

Al–hadath al–asghar: l’impureté mineure qui correspond à l’état d’une personne après l’excrétion de l’urine, ou après avoir lâché des vents,…

Al–hadath al–akbar: l’impureté majeure qui correspond à l’état d’une personne après avoir eu des rapports sexuels, ou à l’état d’une femme qui a eu ses règles,…

Al–haydh: les menstrues.

Al–‘ibada: tout acte dont l’accomplissement doit être accompagné de l’intention de se rapprocher de Dieu.

Al–ihram: l’état de consécration rituelle dans lequel doit être le pèlerin pendant l’accomplissement du pèlerinage.

Al–ihtiyat: le fait d'agir par précaution pour être sûr d'être libéré d'une obligation.

Al–ijma‘: la conformité des avis des jurisconsultes.

Al–imam: celui qui dirige la prière collective (à ne pas confondre avec Imam, successeur du Prophète (a.s.s)).

Al–imkan (la règle al–imkan): c'est une règle selon laquelle tout écoulement sanguin pouvant être des menstrues doit être considéré comme étant des menstrues.

Al–istihadha: la métrorragie.

Al–istihsan: juger comme convenable.

Al–istinja’: c’est le fait de se purifier après avoir fait ses besoins.

Al–istishab (le principe al–istishab): principe selon lequel on ne doit jamais enlever la certitude par le doute.

Al–i‘tikaf: est le fait de se retirer dans la mosquée pendant une certaine durée afin de se consacrer à la prière et l’invocation de Dieu.

.Al–jam‘ al–‘ourfi: la façon dont les gens du commun concilient les phrases ou les propos qui, de prime abord, paraissent contradictoires mais qui, en réalité, ne le sont pas.

Al–janaba: l'état d'une personne juste après avoir fait l'acte sexuel ou après avoir eu une pollution nocturne.

Al–jimar: les trois piliers qui symbolisent le diable.

Al–jizya: la capitation.

Al–kaffara: l'expiation.

Al–khabath: certaines impuretés (comme le sang, l’urine…).

Al–kor: ancienne mesure de capacité qui valait environ 384 litres.

Al–madhalim: les choses qui doivent être restituées à leurs propriétaires (lorsque cela est possible) ou qui doivent être données en aumône pour le compte de ceux–ci.

Al–madhiyy: sécrétion libérée avant l’éjaculation du sperme ou lorsqu’on pense aux rapports sexuels.

Al–ma’moum: celui qui prie derrière l'imam.

Al–mafhoum: le sens sous–entendu.

Al–maharim (pluriel de mahram): les proches d'une personne avec lesquels celle–ci ne peut pas se marier (comme le frère, l'oncle,…).

Al–mantouq: le sens littéral.

Al–miqat: l’endroit où doit se sacraliser le pèlerin avant d’enter à la Mecque.

Al–motahhir: le purificateur.

Al–moughali: celui qui exagère dans sa croyance.

Al–mouhdith: personne qui en état d’al–hadath.

Al–moujtahid: personne capable de déduire les préceptes de la loi islamique en s'appuyant sur les versets coraniques et les hadiths.

Al–moukallaf: celui qui est concerné par les obligations de la loi islamique.

Al–mouqallid: quelqu’un qui imite un moujtahid.

Al–moustahadha: la femme qui a la métrorragie.

Al–moutanajjis: chose pure devenue impure à la suite d'un contact avec une chose impure.

Al–qibla: le côté vers lequel les musulmans se tournent au moment de la prière

Al–qiyas: déduction par analogie.

Al–qounout: la prière qu’on adresse à Dieu juste après la récitation des deux sourates de la deuxième rak‘a.

Al–wadiyy: sécrétion qu'on libère parfois après l'urine.

Al–waqf: bien de mainmorte.

Al–wasaq: ancienne unité de mesure qui valait environ soixante boisseaux.

Al–watira: deux raka‘at qui se font en position assise juste après la prière d’al–‘icha’.

Al–woudho’: les ablutions.

An–nacibi: l’ennemi d’Ahl–ul–bayt (a.s).

An–najasa: l’impureté.

An–nifas: les lochies.

An–nisab: la quantité minimale d'un bien (concerné par la zakat ou le khoms) que doit avoir une personne pour qu'elle soit obligée d'acquitter la zakat ou le khoms.

An–niyya: l’intention de se rapprocher de Dieu et d’obéir à son ordre.

Arkan as–salat (pluriel de rokn): les piliers de la prière.

Ar–rak‘a: suite d'actes (qu'on fait pendant la prière) qui commence par la récitation de la Fatiha et qui se termine par as–soujoud.

Ar–roukou‘: l’inclination (pendant la prière).

Asalat as–sihha: principe selon lequel tout acte accompli par un musulman doit être considéré par les autres musulmans comme étant correct, et cela même s’ils croient qu’il est incorrect.

Asalat–ul–bara’a: principe selon lequel lorsque on n’est pas sûr qu’une chose est obligatoire, on ne sera pas obligéé de la faire.

As–soujoud: la prosternation (pendant la prière).

At–tahara (la règle at–tahara): c'est la règle qui dit qu'on ne doit considérer une chose comme étant impure que lorsqu'on est sûr qu'elle est impure.

At–tajawouz (la règle at–tajawouz): c'est la règle selon laquelle lorsque quelqu'un doute d'avoir fait correctement une action (par exemple,
ar–roukou‘) après entamé une autre (par exemple, as– soujoud), il ne devra pas tenir compte de son doute.

At–tawaf: les sept tours rituels qui se font au tour de la Kaâba.

At–tayammoum: l’ablution avec la terre.

Ayyam at–tachriq: l’ensemble des trois jours qui viennent juste après le jour de l’Aïd (c’est–à–dire le onzième, le douzième et le troisième jour du mois de Dhou–lhijja).

Farsakh: ancienne mesure de distance qui valait environ 5760 m.

Hadith ar–raf‘: le hadith qui dit que les musulmans ne seront pas jugés pour les actes commis par ignorance, par oubli, par contrainte,…

La dharar wa la dhirar: règle établie par les jurisconsultes et selon laquelle il est interdit de se nuire ou de nuire à autrui.

Mithqal: ancienne unité de mesure qui valait 3,6 grammes.

Moudd: est une ancienne mesure de capacité dont la valeur valait environ trois quarts d’un kg.

Niyyat–ul–ada’: l’intention de faire une ‘ibada en son temps.

Niyyat–ul–qadha’: l’intention de compenser une ‘ibada manquée.

Sa‘: ancienne unité de mesure qui valait environ trois kilogrammes.