LES SIGNES DE LA FIN DES TEMPS DANS LA SOURATE AL-KAHF
 
L'importance du souvenir d'Allah est citée dans le verset suivant :

Récite ce qui t'est révélé du Livre et accomplis la salât. En vérité la salât préserve de la turpitude et du blâmable. Le rappel d'Allah est certes ce qu'il y a de plus grand. Et Allah sait ce que vous faites. (Sourate al-Ankabut, 45)

Et à propos des croyants, Allah dit : "O vous qui avez cru ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d'Allah. Et quiconque fait cela... alors ceux-là seront les perdants." (Sourate al-Munafiqun, 9) En d'autres termes, le rappel est plus important que tout le reste. Il dit aussi : "Et rappelle-toi le nom de ton Seigneur et consacre-toi totalement à Lui" (Sourate al-Muzammil, 8). La détermination des musulmans au rappel est montrée dans le verset suivant :

Des hommes que ni le négoce, ni le troc ne distraient de l'invocation d'Allah, de l'accomplissement de la salât et de l'acquittement de la zakât, et qui redoutent un jour où les cœurs seront bouleversés ainsi que les regards. (Sourate an-Nur, 37)

Le verset 101 de la sourate al-Kahf soutient également que les incroyants ne supportent pas d'écouter le Coran lorsqu'il est récité. Ils voudraient que tout le monde lui tourne le dos parce que celui ou celle qui l'écoute pourrait suivre la voix de sa conscience, être avec les vertueux et commencer à adopter la vérité et à conseiller les autres à en faire de même. C'est la raison pour laquelle les incroyants développent divers moyens pour rejeter les appels à la foi, comme dans ces propos : "Les négateurs disent : 'Ne prêtez pas l'oreille à ce Coran, et faites du chahut (pendant sa récitation), afin d'avoir le dessus.'" (Sourate Fussilat, 26)

Comme ce verset le révèle, les incroyants essaient de faire taire la voix du Coran, de changer de sujet ou d'empêcher sa récitation. Si tout cela échoue, ils recourent à la violence et à l'intimidation, et à toutes sortes de pression pour réduire au silence les croyants. La seule raison pour eux d'agir ainsi est leur crainte de se retrouver sous l'influence de la vérité, que leur conscience en soit atteinte et ainsi leur fait réaliser combien ils sont dans l'erreur. La peur est visible dans l'expression de leur visage, dans leur comportement et leur panique lorsqu'ils entendent le Coran récité ou la vérité de la création mise en évidence. La sourate Ya Sin révèle que les incroyants n'écoutent pas la voix de la vérité alors que leur adhésion aux valeurs du Coran est leur seul chemin vers le salut :

Et quand on leur dit : "Craignez ce qu'il y a devant vous et ce qu'il y a derrière vous afin que vous ayez la miséricorde !" Or, pas une preuve ne leur vient, parmi les preuves de leur Seigneur sans qu'ils ne s'en détournent. (Sourate Ya Sin, 45-46)

Cependant, ceux qui se bouchent les oreilles au Coran doivent savoir qu'ils ressentiront beaucoup de remords au jour du jugement, un jour durant lequel ils ne chercheront que la mort pour les achever. Allah dit :

Quant à celui à qui on aura remis le Livre en sa main gauche, il dira : "Hélas pour moi ! J'aurai souhaité qu'on ne m'ait pas remis mon livre, et ne pas avoir connu mon compte... Hélas, comme j'aurai souhaité que [ma première mort] fût la définitive. Ma fortune ne m'a servi à rien. Mon autorité est anéantie et m'a quitté !" (Sourate al-Haqqa, 25-29)

Les incrédules s'imaginent-ils donc pouvoir prendre, pour alliés, Mes serviteurs en dehors de Moi ? Nous avons préparé l'enfer comme résidence pour les incroyants. (Sourate al-Kahf, 102)

En d'autres termes, certains oublient Allah et prennent d'autres que Lui comme amis et protecteurs. Ils croient, de façon erronée, que lorsqu'ils ont besoin d'aide leurs protecteurs les secourront et s'occuperont de leurs problèmes. C'est une grave erreur d'espérer que le salut et l'aide viennent des gens, car personne ne peut aider personne à moins qu'Allah ne le permette, en effet tout ce qui existe fait partie de Sa création.

Ils n'existent que parce qu'Allah l'a voulu et ne continuent à exister que par Sa volonté. Seul Allah soulage des épreuves et apporte le bien-être, procure la santé et la nourriture, et fait rire et pleurer. Bref, tout autre être est totalement impuissant, pauvre et dépendant. Ils n'ont ni pouvoir, ni moyens et n'ont même pas la capacité de se secourir eux-mêmes. De ce fait, les gens doivent avoir la foi, espérer de l'aide et ne la rechercher que d'Allah, car il n'y a aucune autre divinité, ni aucun être qui puisse faire quoi que ce soit pour eux.

Ceci étant, chercher l'aide des autres ou les prendre comme protecteurs, oublier Allah et ne pas avoir confiance en Lui mais aux causes, aux moyens et aux gens, et considérer les créations d'Allah comme des pouvoirs, des forces ou des influences indépendantes constituent de l'association (du chirk) flagrante. Allah révèle cette erreur importante dans les termes suivants :

Et ils adoptèrent des divinités en dehors d'Allah, dans l'espoir d'être secourus... Celles-ci ne pourront pas les secourir, elles formeront au contraire une armée dressée contre eux. (Sourate Ya Sin, 74-75)

En enfer, le lieu de châtiment ultime, les attributs d'Allah que sont Al-Qahhar (Celui Qui anéantit, Celui Qui soumet), Al-Jabbar (l'Irrésistible) et Al-Muntaqim (le Vengeur) seront reflétés durant l'éternité. Le verset 102 de la sourate al-Kahf indique que cette souffrance éternelle est prévue comme hospitalité pour les incroyants.

Après avoir rendu compte de leurs actes devant Allah, les incroyants recevront leurs livres de la gauche. C'est à ce moment qu'ils se rendront vraiment compte qu'ils seront entraînés vers la souffrance éternelle de l'enfer. Il n'y a aucun moyen pour eux d'y échapper. Chacun de ceux qui sont destinés à l'enfer sera accompagné par deux anges : un conducteur et un témoin. Les versets suivants apportent plus d'information à ce sujet :

Et l'on soufflera dans la trompe : Voilà le jour de la menace. Alors chaque âme viendra accompagnée d'un conducteur et d'un témoin. Tu restais indifférent à cela. Et bien, Nous ôtons ton voile ; ta vue est perçante aujourd'hui. Et son compagnon dira : "Voilà ce qui est avec moi, tout prêt." "Vous deux, jetez dans l'enfer tout négateur rebelle, acharné à empêcher le bien, transgresseur, douteur, celui qui plaçait à côté d'Allah une autre divinité. Jetez-le donc dans le dur châtiment." (Sourate Qaf, 20-26)

C'est ainsi que les incroyants seront conduits à cet endroit terrifiant. Ils seront jetés en enfer par groupe et entendront de loin le terrifiant son haletant du feu de l'enfer. (Sourate al-Mulk, 7-8)

Les versets révèlent qu'au moment même de leur résurrection, ils sentiront ce qui les attend. Leurs têtes seront inclinées par l'humiliation et la honte. Ils seront seuls et impuissants, totalement déshonorés et perdront leur vanité. En raison de leur honte, ils regarderont du coin de l'œil sans lever la tête. Notre Seigneur dit dans un verset :

Et tu les verras exposés devant l'enfer, confondus dans l'avilissement, et regardant d'un œil furtif, tandis que ceux qui ont cru diront : "Les perdants sont certes, ceux qui au jour de la résurrection font leur propre perte et celle de leurs familles." Les injustes subiront certes un châtiment permanent. (Sourate ash-Shura, 45)

Ainsi, les négateurs seront reçus aux portes de l'enfer de cette façon :

Et les impies seront conduits par groupes à l'enfer. Puis, quand ils y parviendront, ses portes s'ouvriront et ses gardiens leur diront : "Des messagers [choisis] parmi vous ne vous sont-ils pas venus, vous récitant les versets de votre Seigneur et vous avertissant de la rencontre de votre jour que voici ?" Ils diront : si, mais le décret du châtiment s'est avéré juste contre les incroyants. "Entrez, [leur] dira-t-on, par les portes de l'enfer, pour y demeurer éternellement." Qu'il est mauvais le lieu de séjour des orgueilleux ! (Sourate az-Zumar, 71-72)

Les portes de l'enfer se refermeront sur eux. La souffrance à laquelle ils font face est décrite comme "… un dur châtiment !" (Sourate al-Imran, 4), "…un châtiment douloureux" (Sourate al-Imran, 21) et "…un énorme châtiment". (Sourate al-Imran, 176) Rien sur terre ne peut se comparer à cela, comme les versets suivants nous l'apprennent :

Ce jour-là donc, nul ne saura châtier comme Lui châtie, et nul ne saura garrotter comme Lui garrotte. (Sourate al-Fajr, 25-26)

Les gens destinés à l'enfer seront jetés dans son feu qui est "un brasier" (Sourate al-Maarij, 15), "un feu qui flambe" (Sourate al-Layl, 14), et "une flamme brûlante". (Sourate al-Furqan, 11) Un autre verset dit :

Et quant à celui dont la balance sera légère, sa mère [destination] est un abîme très profond. Et qui te dira ce que c'est ? C'est un feu ardent. (Sourate al-Qaria, 8-11)

Le feu n'est qu'un des aspects de la souffrance physique et psychologique qui attend les incroyants en enfer. Allah nous dit dans le Coran que la douleur vient de tout côté . En outre, ils n'ont pas le droit de se défendre et sont dévorés par toute cette souffrance. Ils ne peuvent pas trouver le moyen de se libérer du châtiment qu'ils reçoivent et continueront à subir éternellement.

Dis : "Voulez-vous que Nous vous apprenions lesquels sont les plus grands perdants, en œuvres ? Ceux dont l'effort, dans la vie présente, s'est égaré, alors qu'ils s'imaginent faire le bien. Ceux-là qui ont nié les signes de leur Seigneur, ainsi que Sa rencontre. Leurs actions sont donc vaines." Nous ne leur assignerons pas de poids au jour de la résurrection. (Sourate al-Kahf, 103-105)

Ces versets parlent de gens qui ont travaillé dur dans cette vie, ont obtenu des réussites financières, réussi une carrière et réalisé des travaux artistiques ou des découvertes scientifiques. Mais tout cela est perdu dans l'au-delà, parce qu'ils ont nié l'existence d'Allah et la révélation. Quelle que soit l'importance de leurs réussites ou de leurs inventions, s'ils nient la révélation du Coran ils seront désorientés dans l'au-delà. Leur situation est expliquée dans les versets suivants :

Et quiconque abjure la foi, alors vaine devient son action, et il sera dans l'au-delà, du nombre des perdants. (Sourate al-Maidah, 5)

Et ceux qui traitent de mensonges Nos preuves ainsi que la rencontre de l'au-delà, leurs oeuvres sont vaines. Seraient-ils rétribués autrement que selon leurs œuvres ? (Sourate al-Araf, 147)

[Il en fut] de même de ceux qui vous ont précédés : ils étaient plus forts que vous, plus riches et avaient plus d'enfants. Ils jouirent de leur lot [en ce monde] et vous avez joui de votre lot comme ont joui vos prédécesseurs de leur lot. Et vous avez discuté à tort et à travers comme ce qu'ils avaient discuté. Ceux-là verront leurs oeuvres anéanties dans ce monde et dans l'autre et ceux-là sont les perdants. (Sourate at-Tawbah, 69)

Les versets montrent que les croyants seront récompensés de la façon la plus plaisante pour chaque bonne action qu'ils font alors que les efforts des incroyants sont pure perte. Comme les versets suivants l'établissent, aucun de leurs efforts ne sera perdu :

Leur Seigneur les a alors exaucés (disant) : "En vérité, Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme, car vous êtes les uns des autres. Ceux donc qui ont émigré, qui ont été expulsés de leurs demeures, qui ont été persécutés dans Mon chemin, qui ont combattu, qui ont été tués, Je tiendrai certes pour expiées leurs mauvaises actions, et les ferai entrer dans les jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, comme récompense de la part d'Allah." Quant à Allah, c'est auprès de Lui qu'est la plus belle récompense. (Sourate Al-Imran, 195)

Et c'est l'enfer qui sera leur rétribution, pour avoir rejeté la foi et tourné en dérision Mes signes et Mes prophètes. (Sourate al-Kahf, 106)

Ce verset révèle que les incroyants souffriront en enfer parce qu'ils ont raillé les signes d'Allah et Ses messagers. La moquerie est une méthode souvent employée pour éviter que le Coran ne soit écouté. Ce défaut de caractère que les incroyants se transmettent est mis en évidence dans les versets suivants :

Et il ne leur vient aucun des signes d'entre les signes de leur Seigneur, sans qu'ils ne s'en détournent. Ils traitent de mensonge la vérité quand celle-ci leur vient. Mais ils vont avoir des nouvelles de ce dont ils se moquent. (Sourate al-Anam, 4-5)

En outre, un autre verset dit :

Puis, lorsqu'il (Moïse) vint à eux avec Nos miracles, voilà qu'ils en rirent. (Sourate az-Zukhruf, 47)

La raison principale de cette attitude est que ces personnes ne veulent pas entendre ce qui est dit, de peur que leur conscience ne se réveille, qu'elles pourraient commencer à tenir compte de la réalité de l'au-delà ou de leurs responsabilités ayant rapport avec la vie et la mort. Pour se moquer de la religion d'Allah, qui nous est parvenue par Ses Messagers, ils dessinent des caricatures, écrivent des articles sarcastiques et espèrent s'amuser en agissant ainsi. (Allah est bien au-dessus de ce qu'ils Lui imputent) En usant de ces moyens, ils essaient d'oublier la réalité des faits révélés par le Coran.

La dérision est la stratégie ignorante des gens faibles qui essaient de dissimuler leurs complexes d'infériorité, car ils n'ont aucune preuve qui soutienne leurs arguments face à la vérité. Ces gens qui raillent ce qui est vrai ne seront capables de le faire que peu de temps, comme révélé dans le Coran : "C'est Allah Qui Se moque d'eux et les endurcira dans leur révolte et prolongera sans fin leur égarement." (Sourate al-Baqarah, 15) Ils feront face à ce qu'ils ont raillé et "…ce dont ils se moquaient les enveloppera." (Sourate az-Zumar, 48) Allah aussi donne des précisions sur ce qui arrivera à ceux qui raillent le Coran face au feu de l'enfer :

Mais tu t'étonnes, et ils se moquent ! Et quand on le leur rappelle (le Coran), ils ne se rappellent pas ; et quand ils voient un prodige, ils cherchent à s'en moquer, et disent : "Ceci n'est que magie évidente. Lorsque nous serons morts et que nous deviendrons poussière et ossements, serons-nous ressuscités ? Ainsi que nos premiers ancêtres ?" Dis : "Oui ! et vous vous humilierez." Il n'y aura qu'un seul cri, et voilà qu'ils regarderont, et ils diront : "Malheur à nous ! c'est le jour de la rétribution." "C'est le jour du jugement que vous traitiez de mensonge." (Sourate as-Saffat, 12-21)

Ceux qui croient et font de bonnes œuvres auront pour résidence les jardins du "firdaws," (paradis), où ils demeureront éternellement, sans désirer aucun changement. (Sourate al-Kahf, 107-108)

Le jour du jugement, les croyants sincères verront le compte rendu de tous leurs actes sur terre et le recevront sur leur droite. Allah utilise cette expression dans le Coran pour ceux qui sont destinés au paradis et auront un jugement facile. Dans d'autres versets Il dit également :

Celui qui recevra son livre en sa main droite, sera soumis à un jugement facile, et retournera réjoui auprès de sa famille. (Sourate al-Inshiqaq, 7-9)

Dès que leur épreuve s'achève, les croyants ressentent une grande joie car ils ont trouvé leur salut. Comme le verset suivant le dit :

Entrez-y en paix et en sécurité. (Sourate al-Hijr, 46)

Un croyant invité à entrer au paradis dira :

…Ah si seulement mon peuple pouvait savoir que mon Seigneur m'a pardonné et mis au nombre des honorés. (Sourate Ya Sin, 26-27)

Dans un autre verset, il est dit aux croyants :

… Voilà le jour où leur véracité va profiter aux véridiques : ils auront des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux… (Sourate al-Maidah, 119)

D'innombrables cadeaux attendent les croyants au paradis :

Les jardins d'Eden où ils entreront, parés de bracelets en or ainsi que de perles ; et là, leurs vêtements sont de soie. Et ils diront : "Louange à Allah Qui a écarté de nous l'affliction. Notre Seigneur est certes pardonneur et reconnaissant. C'est Lui Qui nous a installés, par Sa grâce, dans la demeure de la stabilité, où nulle fatigue, nulle lassitude ne nous touchent." (Sourate Fatir, 33-35)

Les bienfaits du paradis sont indescriptibles. Comme les versets le révèlent, au paradis nos cinq sens éprouveront les plus grands plaisirs et les plus grandes joies. Mais le plus beau de tous les cadeaux au paradis est la satisfaction d'Allah. Le vrai bonheur est la sérénité et la joie d'avoir obtenu l'agrément d'Allah, d'être satisfait de tout ce qu'Il a donné et d'en être entièrement reconnaissant. Allah dit des gens du paradis :

… Allah les a agréés et eux L'ont agréé. Voilà l'énorme succès. (Sourate al-Maidah, 119)

Dis : "Si la mer était une encre [pour écrire] les paroles de mon Seigneur, certes la mer s'épuiserait avant que ne soient épuisées les paroles de mon Seigneur, quand même Nous lui apporterions son équivalent comme renfort." (Sourate al-Kahf, 109)

Dans ce verset, la sagesse infinie d'Allah est décrite à travers un exemple. Allah a la connaissance des cieux et de la terre, de tout ce qui vit entre eux, de chaque loi de la nature et de la science et de tout ce qui se passe n'importe quand et n'importe où, parce qu'Il a tout créé.

La connaissance d'Allah n'a aucune frontière. Il sait, en même temps, l'identité de chaque personne qui vit et qui a vécu, toutes les fois qu'une simple feuille tombe d'un arbre, la situation de chaque étoile parmi des milliards d'étoiles dans des milliards de galaxies et toutes les choses dont nous ne pourrions jamais achever l'écriture dans ces pages. Il sait tout ce qui se produit sur terre, ainsi que tout ce qui se passe dans l'univers et dans le code génétique de chaque individu parmi des milliards de gens, d'animaux et de plantes, en même temps et indépendamment du moment où ils vécurent. Allah, Qui a la maîtrise du moindre endroit de l'espace, maîtrise aussi tout ce qui est intérieur et extérieur à chaque être humain. Allah a révélé cette science infinie dans plusieurs versets, dont ce qui suit :

N'as-tu pas vu qu'Allah est glorifié par tous ceux qui sont dans les cieux et la terre ; ainsi que par les oiseaux déployant leurs ailes ? Chacun, certes, a appris sa façon de L'adorer et de Le glorifier. Allah sait parfaitement ce qu'ils font. (Sourate an-Nur, 41)

Eh quoi ! Ils replient leurs poitrines afin de se cacher de Lui. Même lorsqu'ils se couvrent de leurs vêtements, Il sait ce qu'ils cachent et ce qu'ils divulguent, car Il connaît certes le contenu des poitrines. (Sourate Hud 5)

... Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son trône, déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le très Haut, le très Grand. (Sourate al-Baqarah, 255)

Et Lui, Il est Allah dans les cieux et sur la terre. Il connaît ce que vous cachez en vous et ce que vous divulguez et Il sait ce que vous acquérez. (Sourate al-Anam, 3)

Dis : "Je suis en fait un être humain comme vous. Il m'a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique ! Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur qu'il fasse de bonnes actions et qu'il n'associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur." (Sourate al-Kahf, 110)

Des messagers ont été envoyés à tous les peuples, passés et présents, pour les inviter au droit chemin d'Allah. Les messagers sont des personnes bénies qui expliquent l'existence d'Allah et Son unicité à leur peuple, les invitent à Sa religion, les informent de ce qu'Allah attend d'eux et ce qu'ils doivent et ne doivent pas faire, et ils les avertissent du châtiment de l'enfer tout en leur annonçant la bonne nouvelle du paradis.

La vie des messagers est faite de leçons inestimables pour les croyants qui comprennent et se souviennent. Les croyants ne doivent pas faire de différence entre les messagers, dont l'attitude noble, le comportement et le caractère éminent sont des exemples à suivre. Ils doivent sérieusement tenir compte de leurs conseils et avertissements.

Les appels à la foi des messagers d'Allah sont, comme le montre le Coran, identiques. Chacun d'eux invita son peuple à croire en Allah et à se conformer à la vraie révélation, pour ne pas transgresser et ne pas désobéir à Ses commandements. C'est pourquoi les croyants ne doivent pas préférer un messager à un autre, doivent croire à ce qui a été révélé à chaque messager et répondre à leurs appels en toute conscience. Le verset suivant atteste :

Dites : "Nous croyons en Allah et en ce qui nous a été révélé, et en ce qui a été révélé à Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, venant de leur Seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et à Lui nous sommes soumis." (Sourate al-Baqarah, 136)

Tous les prophètes ont appelé les gens à la vraie foi et au droit chemin. Leurs appels étaient autant valables pour leurs propres nations que pour nous. Les concepts fondamentaux de la foi et de la morale auxquels ils exhortaient, tout comme leurs caractères élevés, sont une source de direction pour toutes les générations ainsi que pour la nôtre. Le Coran montre, à partir de plusieurs perspectives, les vérités auxquelles ils ont appelé et leurs qualités morales exemplaires. Allah commande aux croyants de suivre le chemin vertueux des prophètes.

C'est à eux que Nous avons apporté le Livre, la sagesse et la prophétie. Si ces autres-là n'y croient pas, du moins Nous avons confié ces choses à des gens qui ne les nient pas. Voilà ceux qu'Allah a guidés : suis donc leur direction. Dis : "Je ne vous demande pas pour cela de salaire." Ce n'est qu'un rappel à l'intention de tout l'univers. (Sourate al-Anam, 89-90)

C'est pour cela que les croyants doivent lire avec attention les récits des messagers dans le Coran, accepter leurs conseils et suivre scrupuleusement le droit chemin.

LES SIGNES DE LA FIN DES TEMPS DANS LA SOURATE AL-KAHF

Dans ce livre sur la sourate al-Kahf, nous avons mis en évidence plusieurs de ses signes qui font référence à la Fin des temps. Les valeurs numériques (abjad) de certains des versets correspondent à notre propre ère, comme dans ces exemples :

Nous avons fortifié leurs cœurs… (Sourate al-Kahf, 14)

Ere islamique : 1400 ; Ere chrétienne : 1979

Il dit : "Ce que Mon Seigneur m'a conféré vaut mieux (que vos dons)... (Sourate al-Kahf, 95)

Ere islamique : 1409 ; Ere chrétienne : 1988 (sans shaddah)

… Nous avons affermi sa puissance sur terre, et Nous lui avons donné libre voie à toute chose. (Sourate al-Kahf, 84)

Ere islamique : 1440 ; Ere chrétienne : 2019 (avec shaddah)

Le signe désignant le commencement du quinzième siècle Islamique et la fin du vingtième et le début du vingt-et-unième siècle Chrétien est le nombre 1980, que l'on obtient en multipliant le total des versets de la sourate al-Kahf par le chiffre de son ordre numérique dans le Coran.

Bediuzzaman Said Nursi indiquait souvent, lui aussi, que cette période était le début de la Fin des temps. Il dit, par exemple :

Ainsi, les gens injustes qui n'ont pas connaissance de cette vérité disent : "Pourquoi les compagnons du Prophète, avec leur cœur vigilant et leur vision pénétrante, et à qui ont été enseignés tous les détails de l'au-delà, peuvent-ils supposer qu'un fait se produisant mille quatre cents années plus tard, puisse être proche de leur siècle, comme si leur esprit s'était écarté d'un millier d'années de la vérité ?" (7)

En disant "1400 ans après les compagnons du Prophète", Bediuzzaman indiquait que la Fin des temps aurait lieu aux environs des années 1980. Il est extrêmement important de noter qu'il a parlé de 1400, pas de 1373, 1378 ou 1398. En d'autres termes, le quinzième siècle Islamique.

Conclusion

Dans ce livre, nous avons examiné la révélation de la sagesse, du rappel et des leçons contenues dans la sourate al-Kahf. Nous avons expliqué la sagesse contenue dans ses versets, comme nous le commande notre Seigneur : "Et rappelez-vous le bienfait d'Allah envers vous, ainsi que le Livre et la sagesse qu'Il vous a fait descendre ; par lesquels Il vous exhorte." (Sourate al-Baqarah, 231)

Chaque Musulman est responsable de comprendre et à vivre selon la sagesse révélée dans les versets et à les enseigner aux gens, comme Allah nous le dit :

Dans leurs récits il y a certes une leçon pour les gens doués d'intelligence. Ce n'est point là un récit fabriqué. C'est au contraire la confirmation de ce qui existait déjà avant lui, un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour des gens qui croient. (Sourate Yusuf, 111)

Pour toute personne qui recherche direction et sagesse, le livre que vous tenez entre vos mains renferme des idées très importantes sur le dévouement, l'obéissance, la soumission au destin, sur cette vie matérielle et temporaire, sur Allah Qui est au-delà du temps et de l'espace, sur Ses serviteurs qui sont bénis par un savoir particulier, sur la fin qui attend ceux qui deviennent arrogants envers la révélation d'Allah et sur l'avenir radieux qui attend les croyants.

La sourate al-Kahf contient également de très bonnes nouvelles pour les croyants, l'imminence de la période glorieuse de la Fin des temps. Selon cette perspective, la sourate al-Kahf fait référence aux différentes phases (le commencement, l'évolution et la fin) de l'Islam pendant la Fin des temps, qui culminent avec la prépondérance de l'Islam et se terminent avec l'arrivée du Prophète Jésus (psl).

Ce que nous saisissons de plusieurs versets, c'est que la victoire et la souveraineté sont promises aux croyants dotés de profondeur et de sagesse.

Il s'agit de la dernière phase et d'une ère durant laquelle les révélations de la sourate an-Nur se réaliseront ainsi, si Allah le permet :

Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu'Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu'Il a agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité.

Qu'ils M'adorent donc sans rien M'associer et ceux qui, après cela renieront leur foi seront de véritables scélérats ! (Sourate an-Nur, 55)

La tromperie de l'évolution

Chaque détail dans cet univers est le signe d'une création supérieure. A l'inverse du matérialisme, qui cherche à nier la réalité de la création dans l'univers, et qui n'est en fait qu'une tromperie qui n'a rien de scientifique.

Une fois le matérialisme infirmé, toutes les autres théories fondées sur cette philosophie deviennent caduques. La principale parmi ces dernières n'est autre que le darwinisme, autrement dit, la théorie de l'évolution. Cette théorie, qui soutient que la vie est née de la matière inanimée par pure coïncidence a été démolie par la reconnaissance que l'univers a été créé par Allah. C'est Allah Qui a créé l'univers et qui l'a conçu dans le moindre détail. De ce fait, il est impossible que la théorie de l'évolution, qui soutient que les êtres vivants n'ont pas été créés par Allah mais sont le produit de coïncidences, soit vraie.

La théorie de l'évolution ne résiste ni à l'analyse ni aux dernières découvertes scientifiques. La conception de la vie est extrêmement complexe et étonnante. Dans le monde inanimé, par exemple, nous pouvons explorer la fragilité des équilibres sur lesquels reposent les atomes et plus loin, dans le monde animé, nous pouvons observer la complexité de la conception qui a pu unir ces atomes et comment sont extraordinaires les mécanismes et les structures telles que les protéines, les enzymes et les cellules, qui en sont issues.

Cette conception extraordinaire de la vie a réfuté le darwinisme à la fin du 20ème siècle.

Nous avons traité ce sujet, en plein détail, dans certaines de nos autres études et nous continuons toujours à le faire. Cependant, nous pensons qu'en raison de son importance, il serait utile de résumer ce qui a été avancé.

L'effondrement scientifique du darwinisme

Bien que cette doctrine remonte à la Grèce antique, la théorie de l'évolution n'a été largement promue qu'au 19ème siècle. Le développement le plus important qui a irrésistiblement propulsé cette théorie comme sujet majeur dans le monde scientifique est la publication en 1859 du livre de Charles Darwin intitulé L'origine des espèces. Dans ce livre, Darwin a nié que les différentes espèces vivantes sur terre aient été créées séparément par Allah. Selon Darwin, tous les êtres vivants auraient un ascendant commun et se seraient diversifiés à travers le temps suite à de petits changements.

La théorie de Darwin n'est basée sur aucune découverte scientifique concrète ; comme il l'a lui-même admis, il ne s'agit en fait que d'une "hypothèse". De plus, comme il le reconnaît dans le long chapitre de son livre intitulé "Les difficultés de la théorie", cette théorie a échoué à donner des réponses aux plusieurs questions cruciales qui l'entourent.

Darwin a donc investi tous ses espoirs dans les nouvelles découvertes scientifiques, qu'il espérait voir résoudre "les difficultés de la théorie".

Cependant, contrairement à ses espérances, les découvertes scientifiques ont étendu les dimensions de ces difficultés.

La défaite du darwinisme face à la science peut être résumée en trois points essentiels :

1) Cette théorie ne peut en aucun cas expliquer comment la vie a été produite sur terre ;

2) Il n'existe aucune découverte scientifique démontrant que les "mécanismes évolutionnistes" proposés par cette théorie aient quelque pouvoir pour se développer.

3) Les fossiles à notre disposition révèlent, tout à fait, le contraire de ce que suggère la théorie de l'évolution.

Dans cette section, nous examinerons sommairement ces trois points essentiels.

La première étape insurmontable: l'origine de la vie

La théorie de l'évolution se base, en principe, sur le fait que toutes les espèces vivantes se sont développées à partir d'une cellule vivante unique qui est apparue sur terre il y a 3,8 milliards d'années. Mais la théorie de l'évolution ne peut répondre au fait de savoir comment une seule cellule a pu produire des millions d'espèces vivantes aussi complexes. Et si une telle évolution s'est vraiment produite, pourquoi les traces de cette évolution ne peuvent-elles être observées dans les archives fossiles ? Mais, tout d'abord, nous devons analyser le premier stade du processus évolutionniste présumé. Comment est apparue cette "première cellule" ?

Comme la théorie de l'évolution nie la création et n'accepte aucune sorte d'intervention surnaturelle, elle entretient l'idée que "la première cellule" était accidentellement née suivant les lois de la nature, mais sans aucune conception préalable, ni plan, ni arrangement d'aucune sorte.

Selon cette théorie, la matière inanimée doit avoir produit accidentellement une cellule vivante. C'est, hélas, une revendication incompatible avec les règles élémentaires des sciences biologiques.

"La vie vient de la vie"

Dans son livre, Darwin n'a jamais mentionné l'origine de la vie. Les connaissances scientifiques primitives de son époque étaient fondées sur la supposition que les êtres vivants avaient une structure très simple. Depuis les temps médiévaux, la génération spontanée est une théorie largement partagée. Elle affirme que des matières non vivantes s'associent pour former des organismes vivants. On croyait ainsi que les insectes naissaient des restes de nourriture et que les souris provenaient du blé. Des expériences intéressantes ont été conduites pour tenter de démontrer, en vain, la véracité de cette théorie. Du blé a été placé sur un chiffon sale dans l'espoir que des souris en sortent au bout d'un moment, mais sans succès.

L'apparition de vers sur de la viande a, par contre, été considérée à tort comme une preuve de génération spontanée. Or, quelque temps plus tard, il est devenu manifeste que les vers n'apparaissaient pas sur la viande spontanément, mais y étaient transportés par des mouches sous forme de larves, invisibles à l'œil nu.

D'autre part, durant la période où Darwin a écrit L'origine des espèces, l'idée que les bactéries pouvaient apparaître de la matière inanimée était largement partagée dans le milieu scientifique.

Mais, cinq ans après la publication du livre de Darwin, la découverte de Louis Pasteur a réfuté cette croyance qui constituait la base de la théorie de l'évolution. Après une longue période consacrée à la recherche et l'expérimentation, Pasteur conclut de façon définitive : "La revendication que la matière inanimée peut produire la vie est enterrée dans l'histoire pour toujours."8

Les avocats de la théorie de l'évolution se sont longtemps opposés aux découvertes de Pasteur. Depuis lors, le développement de la science a révélé comment était complexe la structure de la cellule d'un être vivant, et l'idée que la vie puisse naître accidentellement se trouve dans une impasse plus grande encore.

Les efforts peu concluants du 20ème siècle

Le premier évolutionniste qui s'est intéressé à la question de l'origine de la vie au 20ème siècle fut le célèbre biologiste russe, Alexandre Oparin. Il proposa diverses thèses dans les années trente pour tenter de prouver que la cellule d'un être vivant serait le fruit du hasard. Ces études, cependant, furent condamnées à l'échec et Oparin a dû faire la confession suivante :

Malheureusement, l'origine de la cellule reste, en réalité, une question qui représente le point le plus sombre de toute la théorie de l'évolution.9 Les disciples évolutionnistes d'Oparin ont essayé de continuer les expériences pour résoudre l'énigme de l'origine de la vie. L'expérience la plus célèbre est celle du chimiste américain Stanley Miller en 1953. Lors de son expérience, il associa les gazes qui étaient censés exister dans l'atmosphère initiale de la terre, puis y ajouta de l'énergie. Miller réussit à synthétiser plusieurs molécules organiques (des acides aminés) présentes dans la structure des protéines.

Mais il ne fallut que quelques années pour apprendre que cette expérience, qui avait alors été présentée comme un pas important achevé au nom de la théorie de l'évolution, devait être invalidée car l'atmosphère utilisée dans l'expérience différait largement de celle des conditions réelles de la terre.10

Après un long silence, Miller reconnut que les conditions atmosphériques mises en place n'étaient pas réalistes.11

Tous les efforts des évolutionnistes tout au long du 20ème siècle pour expliquer l'origine de la vie se sont soldés par des échecs. Jeffrey Bada, géochimiste de l'Institut Scripps de San Diego, le reconnaît dans un article qu'il publie dans le magazine Earth en 1998 :

Aujourd'hui, alors que le 20ème siècle touche à sa fin, nous nous trouvons toujours face au plus grand problème non résolu et que nous avions toujours eu depuis le début du 20ème siècle : quelle est l'origine de la vie sur terre ?12

La structure complexe de la vie

La cause principale de l'impasse majeure dans laquelle se trouve la théorie de l'origine évolutionniste de la vie réside dans le fait que même les organismes vivants considérés comme les plus simples ont des structures incroyablement complexes. La cellule d'un être vivant est plus complexe que tous les produits technologiques développés par l'homme. Aujourd'hui, même dans les laboratoires les plus développés du monde, une cellule vivante ne peut pas être produite, en associant uniquement des matières inorganiques.

Les conditions requises pour la formation d'une cellule sont trop importantes en terme de quantité pour pouvoir avancer l'idée de coïncidences et la retenir comme explication convaincante. La probabilité que les protéines, composantes de la cellule, soient synthétisées par hasard est de l'ordre de 1 pour 10950 pour une protéine moyenne composée de 500 acides aminés. En mathématiques, une probabilité de l'ordre de 1 sur 1050 est considérée comme relevant quasiment du domaine de l'impossible.

La molécule d'ADN, qui se trouve dans le noyau de la cellule et qui stocke l'information génétique, est une banque de données incroyable. Selon les calculs établis, si l'information codée de l'ADN était retranscrite, on obtiendrait l'équivalent d'une bibliothèque géante composée de 900 volumes d'encyclopédies de 500 pages chacun. A ce stade, nous sommes confrontés à un dilemme très intéressant : l'ADN ne peut se reproduire qu'à l'aide de quelques protéines spécialisées (les enzymes). Et la synthèse de ces enzymes ne peut être obtenue qu'en utilisant l'information codée de l'ADN. Mais comme les uns dépendent des autres, ils doivent exister en même temps pour que la reproduction se fasse, et ce qui plonge dans une impasse totale le scénario de la vie produite par elle-même. Le célèbre évolutionniste, le professeur Leslie Orgel, de l'Université de San Diego en Californie, le reconnaît dans la publication du numéro de septembre 1994 du magazine Scientific American :

Il est extrêmement improbable que des protéines et des acides nucléiques, tous les deux reconnus comme étant structurellement complexes, aient surgi spontanément au même endroit, et ce en même temps. Tout comme il semble impossible d'avoir l'un sans l'autre. Et donc, à priori, il est possible de conclure que la vie n'a jamais pu être le résultat de réactions chimiques.13

S'il est impossible que la vie soit apparue à la suite de causes naturelles, alors l'idée qu'elle a été "créée" de façon surnaturelle doit être admise. Ce fait contredit clairement la théorie de l'évolution dont le but principal est de nier l'idée de création.

Les mécanismes imaginaires de l'évolution

Le deuxième élément important qui remet en question la théorie de Darwin est que les deux concepts clefs de la théorie, considérés comme "les mécanismes évolutionnistes", n'avaient en fait aucune réalité évolutionniste.

Darwin a entièrement fondé sa théorie de l'évolution sur le mécanisme de la "sélection naturelle". L'importance accordée à ce mécanisme ressort clairement de l'intitulé même de son livre : L'origine des espèces, au moyen de la sélection naturelle…

Pour la sélection naturelle, les êtres vivants qui sont les plus forts et les mieux adaptés aux conditions naturelles de leur environnement sont les seuls à pouvoir survivre, et ce dans le cadre de ce qu'on appelle la lutte pour la vie. Ainsi, dans un troupeau de cerfs sous la menace d'animaux sauvages, seuls les plus rapides survivent. De ce fait, le troupeau de cerfs sera composé uniquement des individus les plus rapides et les plus forts. Mais il est incontestable que ce mécanisme n'entraîne aucune évolution du cerf et ne le transforme pas non plus en une autre espèce vivante telle que le cheval.

Le mécanisme de sélection naturelle n'a donc aucun pouvoir évolutionniste. Darwin en était totalement conscient et a dû l'exposer dans son livre L'origine des espèces en disant : "La sélection naturelle ne peut rien faire jusqu'à ce que des variations favorables aient la chance de se produire."14

L'influence de Lamarck

Comment ces "variations favorables" pourraient-elles ainsi se produire ? Darwin a essayé de répondre à cette question en se fondant sur la connaissance scientifique limitée de son époque. Selon le biologiste français Lamarck, qui vécut avant Darwin, les créatures vivantes transmettraient les caractéristiques acquises pendant leur vie à la génération suivante. Ces caractéristiques, qui s'accumulent d'une génération à une autre, entraîneraient la formation d'une nouvelle espèce. Selon Lamarck, les girafes, à titre d'exemple, auraient évolué à partir des antilopes ; ayant lutté pour manger les feuilles des grands arbres, leurs cous se seraient allongés de génération en génération.

Darwin a aussi proposé des exemples similaires, et dans son livre L'origine des espèces, a affirmé, par exemple, que certains ours qui se rendaient dans l'eau pour trouver de la nourriture se seraient transformés en baleines avec le temps.15

Cependant, les lois de l'hérédité découvertes par Mendel et vérifiées ensuite par la science de la génétique, et qui se sont développées au 20ème siècle, ont complètement démoli la légende selon laquelle des caractéristiques seraient transmises aux générations suivantes. Ainsi, la théorie de la sélection naturelle est tombée en éclipse en tant qu'élément dans l'histoire de l'évolution.

Le néodarwinisme et les mutations

Pour trouver une solution, les darwinistes ont avancé l'idée de "la théorie synthétique moderne", plus communément connue sous le terme de "néodarwinisme", et ce à la fin des années 1930. A la sélection naturelle, le néodarwinisme a ajouté les mutations qui sont des altérations formées dans les gènes des créatures vivantes en raison de facteurs externes comme la radiation ou des erreurs de reproduction comme étant "la cause de variations favorables".

Aujourd'hui, le modèle qui représente la théorie de l'évolution dans le monde est le néodarwinisme. La théorie maintient que des millions de créatures vivantes sur la terre se sont formées suite à un processus par lequel de nombreux organes complexes de ces organismes comme les oreilles, les yeux, les poumons et les ailes, ont subi "des mutations", c'est-à-dire des désordres génétiques. Pourtant, une évidence scientifique contredit cette théorie : les mutations n'aident pas les créatures vivantes à se développer, bien au contraire, elles leur toujours été nuisibles.

La raison en est très simple : l'ADN a une structure très complexe et des changements aléatoires ne peuvent qu'avoir des effets destructeurs. C'est ce que nous explique le généticien américain, B. G. Ranganathan :

Tout d'abord, les mutations sont infimes dans la nature, et secundo, elles sont à la plupart nuisibles vu leur caractère aléatoire., plutôt que des changements ordonnés de la structure de gènes ; n'importe quel changement aléatoire dans un système fortement ordonné ne sera que pour le plus mauvais, et pas pour le mieux bien sûr. Par exemple, si un tremblement de terre devait secouer une structure fortement ordonnée, comme le cas d'un bâtiment, il y aurait un changement aléatoire dans la structure de ce bâtiment, qui ne serait pas du tout une amélioration dans tous les cas.16 C'est sans surprise qu'aucun exemple de mutation utile, c'est-à-dire qui est censé développer le code génétique, n'a été observé jusqu'ici. Toutes les mutations se sont avérées nuisibles. Il a été observé que la mutation, qui est présentée comme "un mécanisme évolutif", n'est en réalité qu'une modification génétique qui nuît aux êtres vivantes et les handicape. (La mutation la plus célèbre chez l'être humain est le cancer). Un mécanisme destructif ne peut en aucun cas être "un mécanisme évolutif". Par ailleurs, la sélection naturelle "ne peut rien faire par elle-même" comme Darwin l'a aussi admis. Ceci nous montre qu'il n'existe aucun "mécanisme évolutif" dans la nature. Et puisque c'est le cas notamment, le processus imaginaire de "l'évolution" ne saurait se produire.

Le relevé des fossiles : aucune trace de formes intermédiaires

La preuve la plus évidente que le scénario suggéré par la théorie de l'évolution ne s'est pas produit, n'est autre que les archives fossiles qui nous la fournissent.

Selon la théorie de l'évolution, chaque espèce vivante est issue d'une espèce qui l'a précédée. Une espèce existante précédemment se métamorphose en quelque chose d'autre au cours du temps, et toutes les espèces sont venues en vie de cette façon. Selon cette théorie, cette transformation se met en place graduellement sur des millions d'années.

Si cela avait été le cas, alors de nombreuses espèces intermédiaires auraient dû exister et vivre durant cette longue période de transformation.

Par exemple, certaines espèces mi-poisson/mi-reptiles auraient dû exister dans le passé et acquérir des caractéristiques de reptiles en plus de celles de poissons qu'elles avaient déjà. Ou il aurait dû exister des oiseaux reptiles ayant acquis quelques caractéristiques d'oiseaux en plus des celles des reptiles qu'ils avaient déjà. Comme ils étaient dans une phase de transition, il devait alors s'agir de créatures vivantes déformées, déficientes et infirmes. Les évolutionnistes, qui se réfèrent à ces créatures imaginaires, pensent qu'elles ont vécu dans le passé en tant que "formes intermédiaires".

Si de tels animaux avaient réellement existé, il devrait y en avoir des millions, voire des milliards en nombre et en variété. Plus important encore, il devrait exister des traces de ces étranges créatures dans le relevé des fossiles. Dans son livre, L'origine des espèces, Darwin l'explique :

Si ma théorie est correcte, des variétés intermédiaires innombrables, liant intimement toutes les espèces du même groupe, devraient certainement avoir existé… Par conséquent, la preuve de leur existence précédente ne pourrait être retrouvée que parmi les restes de fossiles.17

Les espoirs de Darwin volent en éclats

Cependant, malgré une recherche acharnée de fossiles dans le monde entier, depuis le milieu du 19ème siècle, les évolutionnistes n'ont pas retrouvé la moindre forme intermédiaire. Tous les fossiles retrouvés pendant la période des fouilles ont montré que, contrairement à ce qu'espéraient les évolutionnistes, la vie sur terre est bien apparue de manière soudaine et entièrement formée.

Un célèbre paléontologue britannique, Derek V. Ager, l'admet bien qu'il soit lui-même un évolutionniste :

Ce qui apparaît à l'examen minutieux des fossiles, que ce soit au niveau des ordres ou des espèces, n'est pas, à maintes reprises, l'évolution progressive mais l'explosion soudaine d'un groupe aux dépens d'un autre.18

Cela signifie que, selon les archives fossiles, toutes les espèces vivantes sont apparues de façon soudaine et entièrement formées, sans aucune forme intermédiaire. C'est exactement le contraire des suppositions de Darwin. Ce qui est la preuve déterminante que les créatures vivantes ont bien été créées. La seule explication à ce qu'une espèce vivante apparaisse de façon aussi soudaine et entièrement formée sans aucun ancêtre intermédiaire est que cette espèce a été créée. C'est également ce qu'admet le célèbre biologiste évolutionniste Douglas Futuyama :

La création et l'évolution épuisent à elles seules les explications possibles sur l'origine des êtres vivants. Ou que les organismes sont apparus sur terre entièrement développés ou ils ne le sont pas. S'ils ne sont pas apparus entièrement développés, alors ils doivent s'être développés à partir d'espèces préexistantes grâce à un processus de modification. S'ils sont vraiment apparus entièrement développés, ils doivent en effet avoir été créés par une intelligence toute puissante.19

Les fossiles montrent que les créatures vivantes sont apparues sur terre dans un état complet et parfait. Cela signifie que "l'origine des espèces" est à l'opposé des suppositions de Darwin. Il s'agit non pas d'évolution, mais de création.