FLORILEGE DE PAROLES DE Çááå-DIEU ET DE VERITES CHOISIES DES QUATORZE IMMACULES
 
NOTES

1- Ils (pse) sont l'Ensemble sacré formé par le Maître des Prophètes, Sa Seigneurie le Messager de Çááå-Dieu Mohammed Ibn Abdullah (pslf), par sa Très Sainte et Pure Fille Fatima (s), et les Douze Imams Infaillibles (pse). Ensemble Sacré appelé aussi " Les Quatorze Impeccables (pse) / Ma'sûm " ou " Les Quatorze Preuves (pse) / Hujja " par lesquels se manifestent la Vérité, rien que la Vérité.

2- Au total, les surnoms honorifique mis à part, les noms propres des Quatorze Imma-culés se réduisent à sept : Mohammed, Fatima, Ali, Hassan, Hossein, Ja'far, Musa.

3- " La Fitra de Çááå-Dieu selon laquelle IL a pétri les hommes, point de modification dans la Création de Çááå-Dieu. Voici la Religion Immuable, mais la plupart des hommes ne savent rien ". Coran 30/30.

4- Importante mise en garde des auteurs de l'adaptation à la langue française contre la latinisation de la Pure Langue arabe proposée systématiquement par certains traduc-teurs ou traductrices qui se rendent ainsi complices des intentions malveillantes des néo-conservateurs américains : La langue arabe en ligne de mire : Une étude en-treprise pour le compte des néo-conservateurs américains préconise des réformes de fond de la langue arabe susceptibles de " moderniser " les Arabes, leurs civilisations ainsi que leurs religions. - Le projet, qui s'intitule La modernisation de la culture arabe, s'inscrit dans le cadre du Nouveau Moyen-Orient préconisé par l'Administration Bush au lendemain du 11 septembre. Il suggère la suppression complète de l'alphabet arabe et son remplacement par les caractères latins. Les au-teurs de ce projet révèlent qu'"au lendemain du 11 septembre, plus de 600 études réalisées entre 2002 et 2003 ont conclu que l'Occident a du mal à comprendre les cultures et les religions des Arabes…". Le Projet préconise des démarches relatives à la modification des programmes linguistiques dans les pays arabes " dans le cadre des réformes et des efforts déployés en vue d'instaurer la liberté et la démocratie ". Passant sous silence le problème palestinien et la guerre en Irak, le texte souligne que " le projet ne vise pas seulement à libérer la langue arabe de sa forme classique qui est restée intacte depuis des milliers d'années, mais à libérer les mentalités ara-bes et islamiques… ". - Réinterpréter le Coran : Le projet comporte plusieurs éta-pes visant à supprimer les fondements de la langue arabe et à provoquer une rupture entre la langue et son histoire, notamment la rupture de ses liens avec le Coran afin de le dépouiller de son caractère sacré. Et ensuite, modifier la signification des mots afin de convaincre les nouvelles générations arabes et musulmanes que l'époque contemporaine implique la libération de la langue des complications inhérentes à l'arabe classique. Le projet conclut que la condition menant à ces réformes réside dans la modernisation de la langue.

Ainsi, la forme actuelle de la langue arabe com-mencera à décliner jusqu'à sa disparition graduelle, ce qui amènera sa fin. Le projet prévoit plusieurs étapes mises au point par des linguistes et des politiciens qui ont minutieusement prévu l'impact de ces mesures à long terme.

Ces étapes se résument comme suit : 1. - Réinterpréter différemment plusieurs Tex-tes et Versets coraniques, tout en restant fidèle au fond ; 2. - Modifier légèrement le sens d'un Verset ou d'un Texte, sans toutefois contredire l'idée originale ; 3. - Changer totalement l'idée principale du texte, sans entrer en contradiction avec l'idée originale ; 4. - Modifier l'idée fondamentale du texte en semant le doute sur la signification initiale ; 5. - Commencer à utiliser les termes qui augmentent le doute et commencent à discréditer l'idée initiale du Texte ; 6. - Donner une nouvelle in-terprétation qui contredit totalement l'idée initiale, ce qui aboutira en fin de comptes à la supprimer définitivement de la conception que se font les Arabes du Texte ou du Verset en question ; 7. - Une analyse minutieuse de la réaction des gens sera enta-mée parallèlement au lancement d'une campagne de critique frontale des opposants à cette évolution graduelle ; 8. - La dernière étape consiste à éradiquer l'idée initiale du Texte et l'instauration définitive du nouveau concept voulu et longuement plani-fié. A la faveur d'une campagne politico-médiatique et néo-académique - réformes des systèmes éducatifs dans les pays arabo-musulmans - les opposants à ce projet seront taxés " d'intégristes ", de " réactionnaires " et de " rétrogrades ". Plusieurs mots seraient abolis et remplacés par d'autres, comme " sémite " au lieu de " juif " car, selon l'étude, ce mot aurait une mauvaise image dans la mentalité collective des Arabes. Les auteurs de ce projet sont persuadés que la modification de la forme de l'écriture arabe et du contenu des textes socio-politiques ou religieux contribuera à modérer la haine ressentie par les Arabes contre l'Occident en général et tout parti-culièrement les Etats-Unis. Les auteurs du projet estiment que la civilisation arabe " est incompatible avec les normes modernes et constitue une entrave aux échanges intellectuels ". Ils estiment que c'est une civilisation renfermée sur elle-même et fa-natique et qu' " il est temps aujourd'hui d'en finir avec ce fanatisme ". Talal Al-Atrache, dans L'Hebdo-Magazine, 26 novembre 2004, page 30 - Beyrouth, Liban.

5- Citons, ici, un passage de l'ouvrage " En Islam iranien, aspects spirituels et philosophiques " d'Henry Corbin : " Sur ce point, il nous est précieux de re-cueillir le témoignage, entre autres, d'un éminent théosophe de l'époque sa-fawide, Qâzî Sa'îd Qommî - 1103-1691 -, dans son commentaire monumen-tal d'une œuvre de l'un des plus anciens docteurs shî'ites, Shaykh Sadûq Ibn Bâbûyeh. " C'est une chose bien établie par la Tradition, écrit-il, que l'Envoyé de Dieu, après qu'il lui eut été donné de choisir entre la condition de Serviteur et la condition royale, choisit d'être un serviteur Prophète / 'abd nabî, non pas d'être un Roi Prophète / malik nabî. Il ne saurait donc y avoir pour lui succéder quelque royauté exotérique / saltanat zâhira, c'est-à-dire temporelle, ni de souveraineté du genre de celle qu'exercent les puissants de ce monde / imârat al-jabâbira. Puisque cette royauté-là ne lui appartenait pas à lui-même, comment aurait-elle été le lot de quiconque lui succéda ? De toute nécessité donc, si le Prophète a un Successeur, il faut que cette Succes-sion consiste dans la Succession religieuse / khilafât dînîya, garantissant aux Fidèles les meilleures conditions du viatique et du Retour, et que cette Royauté spirituelle / saltanat ma'nawîya échoie à celui qui est d'une dévo-tion constante, celui dont on peut dire qu'il est l'âme même du Prophète, comme le Prophète l'a déclaré à l'égard de 'Ali, d'Al-Hassan, d'Al-Hossein ". Ce texte figure dans le grand commentaire de Qâzî Sa'îd Qommi sur le Kitab Al-Tawhid d'Ibn Babûyeh - 381-991 - chapitre 2, 35e hadith, 3e matlab, folio 136b, cité dans " en Islam iranien, aspects spirituels et philoso-phiques " d'Henry Corbin, éditions Gallimard, France, pages 79-80.

6- Voir d'autres formulations dans les ouvrages suivants : Sahih de Muslim ; Sunan d'Al-Darumi ; Sunan d'Abi Dawoud ; Sunan d'Al-Nassa'i ; Sunan d'Al-Tarmidhi ; Mouwata' de Malik ; Musnad d'Ahmad ; Tafseer d'Al-Qurtubi ; Tafseer al-dar al-Manthour ; Tafseer d'Ibn Kathir ; Tafseer d'Al-Khazan ; Mustadrak Al-Sahihayn ; Sunan d'Al-Bayhaqi, 2/378, etc. Revisi-tez l'ouvrage " Des Pratiques du Prophète Mohammed (pslf) ", aux éditions de la Fondation de l'Imam Al-Hossein, que la Paix soit sur lui, Beyrouth.

7- Selon la tradition imamite, le Prophète a eu de très nombreuses Ascensions, le nombre le plus souvent avancé étant de 120 ; voir Al-Majlisi, Bihar Al-Anwar, 18/387, citant surtout Al-Saffar al-Qummi et Ibn Bâbûyeh.

8- Liste des références de ce hadith : Muslim, Sahîh, K. fadâ'il as-sahâba, bâb fadâ'il Ali, hadith 36-37 ; Tirmidhî, Sunan, bâb manâqib ahli bayti n-nabî, hadith 31 ; Ibn Hanbal, Musnad, 3/14,17,26,59, 4/366-367,371, 5/181-182 (référence prises dans les Concordances de la tradition musulmane de Wen-sinck) ; Dârimî, Sunan, K. fadâ'ili l'Qur'ân, bâb fadli man qara'a l'Qur'ân, ha-dith 11 ; Hâkim Naysâbûrî, Mustadrak 'Alâ as-Sahîhayn, Halab, Maktab al-matbû'âti l-islâmiyya, sd., (avec en bas de page le Talkhîs al-mustadrak de Dhahabî), 3/109,110,148,533 ; Tabarânî, Mu'jam al-kabir, édition Hamdi 'AM Salafi, Beyrouth, Dâr Ihyâ'i t-turâthi l-'arabi (offset de l'édition du Caire, Maktaba Ibn Taymiyya sd), 3/62-63, hadiths 2678-2681, 5/182, hadith 5026, 5/186, hadith 50-40, etc. ; Ibn Kathîr, Tafsîr, en commentaire du Co-ran 42/23 ; etc. Outre le fait qu'il est cité par toutes ces sources sunnites im-portantes, il faut remarquer que ce hadith n'y est pas rapporté d'une même origine, mais d'après plusieurs compagnons, à tel point que Ibn Hadjar 'As-qalânî a pu écrire dans ses Sawâ'îq al-muhriqa - pourtant œuvre de polémi-que anti-shiite - qu'il "nous est parvenu par de nombreuses voies de trans-mission remontant à une vingtaine de compagnons", (édition AW. Abd al-Latif, Le Caire, Maktabat al-Qâhira, 1375/1956, pages 148 et 226).

De plus, en dehors de deux exceptions - à savoir Ibn Taymiyya et Ibn al-Djawzî, qui seront d'ailleurs critiqués pour leur méprise par les savants sunnites posté-rieurs -, ce hadith a été explicitement déclaré authentique (sahîh) par tous les grands savants sunnites, y compris de farouches hanbalites comme Dhahabî et son élève Ibn Kathir (voir Talkhîs al-mustadrak, en marge de Mustadrak as-Sahîhayn, 3/109,110,148 et 533 où le hadith est explicitement déclaré "authentique suivant les conditions de Bokhârî et de Muslim" (sahîh 'alâ sharti sh-Shaykhayn) ; voir aussi al-Bidâya wa n-nihâya, Beyrouth, Makta-bat al-ma'ârif, 1966, 5/209 et le Tafsîr d'Ibn Kathîr en commentaire du Coran 33/33, Beyrouth, Dâr al-ma'rifa, 3/485-486). Dans al-Bidâya wa n-nihâya, Ibn Kathir situe ce hadith lors du prône de ghadir khumm, ce qui en rend la signification encore plus explicite puisque, après avoir prononcé les phrases précédemment traduites, "le Prophète prit la main de Ali, que Çááå-Dieu soit satisfait de lui, et dit : "Celui dont je suis le maître (mawlâ), celui-ci est son maître. ? mon Çááå-Dieu, sois l'ami de son ami et l'ennemi de son ennemi" (Bidâya, 5/209 et aussi Mustadrak, 3/109).

Bref, ce hadith s'impose telle-ment comme hadith sahîh mutawâtîr aux savants sunnites eux-mêmes qu'ils n'échappent aux conclusions qui en découlent qu'en recourant à des discus-sions sur le sens de certains de ses termes ('itra, ahl al-bayt, mawlâ) ou sur l'étendue qu'il faut accorder à la parenté - et l'on trouve déjà cette attitude chez certains des compagnons qui transmettent ce hadith -. Par contre, nul ne s'interroge à propos du hadith, fameux parmi les sunnites, selon lequel les deux choses laissées par le Prophète seraient "Le Livre de Çááå-Dieu et ma pratique (sunnati)", alors que ce hadith n'est attesté dans aucune des six sources sunnites fondamentales (al-kutub as-sitta) et qu'il n'apparaît que dans le Muwatta'a de Mâlik et dans la Sira de Ibn Hishâm - sources anciennes, certes, mais où il apparaît à chaque fois sans la moindre chaîne de transmission (isnâd), ce qui ne devrait en aucun cas lui permettre de faire contrepoids à un hadith transmis par des chaînes détaillées, multiples et authentiques d'après plus de vingt compagnons, cela en ne prenant en compte que les transmissions sunnites. On se retrouve donc devant la situation paradoxale suivante : les populations sunnites ignorent totalement le hadith qui mentionne la Famille du Prophète comme étant l'un des deux "Trésors", alors même qu'il est considéré comme authentique et mutawâtîr par leurs "grands savants", et ils lui opposent, lorsqu'on le leur cite, le hadith "du Livre et de la Sunna", qu'ils considèrent comme des plus solidement établis, alors qu'il n'a pas de réel fondement dans les livres sunnites eux-

9- Sur la durée de vie de quelques Prophètes de Çááå-Dieu (pse) et selon une tra-dition du Messager de Çááå-Dieu (pslf) rapportée par l'Imam As-Sâdeq (s) : Adam (psl) : 930 ans ; Noé (psl) : 2450 ans ; Abraham (psl) : 175 ans ; Moïse (psl) : 126 ans ; David (psl) : 100 ans ; Salomon (psl) : 712 ans… Kamal Al-Dîn, bâb 46, 2/523-525.

10- Coran 12/108.

11- Allusion au Coran 45/27 ; 6/67 ; 11/39.

12- Longueur, largeur, hauteur.

13- L'imagination reconnaît qu'elle est dans l'impossibilité de Le concevoir.

14- Nous avons là même, explique le philosophe Qâzî Sa'îd, le récit de la pro-gression de la Lumière mohammadienne avant sa manifestation sur terre dans le Cycle de la Prophétie, depuis Adam jusqu'au Sceau des Prophètes. Les douze Voiles de lumière sont les Douze Imams et les douze univers spi-rituels respectifs de chacun des Douze Imams. Ils sont " chiffrés " comme douze millénaires. Le mot " millénaire " ne connote pas ici une mesure chronométrique ; il est l'équivalent du terme gnostique Aiôn (Eon). […] La Lumière mohammadienne progresse d'Imam en Imam sans jamais quitter pourtant le voile de la lumière précédent, s'intégrant à elle-même l'ésotérique que typifie ce voile ; c'est pourquoi elle séjourne douze millé-naires (la totalité du cycle) dans le premier voile, onze millénaire dans le se-cond, dix millénaires dans le troisième, etc., progressant ainsi jusqu'au Qâ'im, le Douzième et dernier Imam. Il est impossible de saisir le fond de la pensée shî'ite en imamologie, si l'on ne valorise pas de tels hadith ; la per-ception est métaphysique ; transcendantale, elle précède et conditionne toute perception empirique, toute configuration donnée à l'histoire. En Islam ira-nien - Aspects spirituels et philosophiques - H. Corbin - éd. : Gallimard - Paris - Tome 4 - 1411-1991 - page 146.

15-Les Fondements de l'Islam.

16- Sous-entendu ceux qui spolièrent le Droit de l'Imam Ali (s).

17- Voir Coran 89/14

18-Voir Coran 5/54.

19- Djihad : mener la Lutte contre l'injustice.

20- Coran 78/1.2 : " Sur quoi s'interrogent-ils mutuellement ? Sur l'Annonce Solennelle au sujet de laquelle ils ne sont pas d'accord ".

21- Expression faisant partie de l'Adhan et de l'Iqamat.

22- Expression faisant partie de l'Adhan et de l'Iqamat.

23- Surnom donné au sabre de l'Imam Ali D.

24- Deux divinités de l'âge de la Djahiliyya.

25- Ici, l'Imam Ali (s) fait allusion au Savoir divin détenu pas ses Partisans.

26- Sur la route menant à Homs.

27- Il s'agit de l'épouse de l'Umayyade Abu Sufyan, mère de Mouawiyya, qui avait dévoré le foie d'Hamza.

28- Tuhaf Al-Ouqoul de Scheikh Abu Mohammed Al-Hassan Ibn Ali Ibn Al-Hussein Ibn Shu'ba Al-Harrani, préface du Scheikh Hossein Al-A'lam, 6e édition, 1996-1417.

29- Coran 53/9 : " Il était à une distance de deux portées d'arc - ou moins en-core - et IL révéla à Son Serviteur ce qu'IL lui révéla ".

30- Voir Coran 33/33.

31- Allusion au Coran 41/42.

32- Coran 48/26 : " IL les attacha à la Parole de la Crainte protectrice pieuse ".

33- Allusion à la Sourate 18, Versets 65 à 82.

34- Allusion au Coran 55/29 : " IL [Çááå-Dieu] crée chaque jour quelque chose de nouveau ".

35- Allusion au Coran 55/29 : " IL [Çááå-Dieu] crée chaque jour quelque chose de nouveau ".

36- Dhu'Noun.

37- Touhaf Al-Ouqoul de Scheikh Abu Mohammed Al-Hassan Ibn Ali Ibn Al-Hussein Ibn Shu'ba Al-Harrani, préface du Scheikh Hossein Al-A'lam, 6e édition, 1996-1417.

38- A propos des Amis de Çááå-Dieu expulsés, l'Imam Hossein (s) faisait allusion à l'expulsion par Mouawiyya de plus de cinquante mille personnes vers le Khorasan afin d'éloigner les Partisans de la Famille du Prophète (pslf) et de mettre fin à l'Alliance des Musulmans conclue avec la Famille du Prophète (pslf) ; mais le complot s'est retourné sur le comploteur car cette expulsion a contribué à faire, de la quasi-totalité des habitants en terre d'Iran, des Parti-sans de l'Imam Ali (s), des Alliés de la Famille du Prophète (pslf).

39- Allusion à des passages du Coran tel que celui-ci : " C'est Lui qui a envoyé Son Prophète avec la Direction de la Religion vraie pour la faire prévaloir sur toute autre religion, en dépit des polythéistes ". (Coran 9/33) - " C'est Lui qui a envoyé Son Prophète avec la Direction, la Religion vraie, pour la placer au-dessus de toute autre religion, en dépit des polythéistes ". (Coran 61/9)

40- Tel le fait remarquer Seyyed Alikhan, il y a, ici, une allusion au hadith de l'intercession-wassila et un accord avec une chronique dans laquelle le Pro-phète a dit : L'Intercession est une station auprès de Dieu dans le Jardin, il n'y a pas de station plus élevée. Donc, invoquez Dieu pour qu'IL m'accorde l'Intercession [Ahmad, 3,83]. En effet, ce qu'exprime la pensée de l'Imam est confirmé par la référence à " l'Intercession " du verset 35, sourate 5 : " ô vous, qui croyez ! Craignez Dieu ! Et recherchez l'Intercession pour se rap-procher de Lui ".

41- A propos de l'Intercession du Prophète, voir aussi Padwick, Muslim Devo-tions, p. 37 et suivantes, ainsi que Encyclopedia of Islam (édition ancienne), sfafa'a. Le commentateur, ici, fait valoir que l'Intercession du Prophète - dont l'allusion est faite dans le Coran sous la forme " un rang glorieux " (Coran 17/79) - peut être de différentes catégories, incluant aussi le rang de ceux qui sont déjà installés aux plus hauts degrés du Paradis. Donc, il n'y a aucune contradiction entre le fait que les Imams soient sans actes coupables d'une part et le fait du Prophète intercédant en leur faveur, d'autre part.

42- " Le Jour de la Résurrection… Tels sont ceux pour qui Dieu changera les mauvaises actions en œuvres bonnes car Dieu est Celui qui pardonne, Il est Miséricordieux ". (Coran 25/70)

43- Ubayd Allah Ibn Ziyad : Soutien inconditionnel et fidèle de la dynastie sé-paratiste des Omeyyades ; tenu pour l'un des grands responsables de l'assassinat à Karbala, Iraq, de l'Imam Al-Hossein (s). Il est connu pour être le fils de l'Administrateur de l'Irak, Ziyad Ibn Abihi, que le dynaste sépara-tiste Mouawiyya Ibn Abi Sufyan avait élevé au rang de son frère adoptif ; Ubayd Allah Ibn Ziyad avait reçu tout jeune l'administration du Khorassan d'où il mena des guerres sanglantes en Asie centrale afin d'augmenter les territoires de l'empire dynastique umayyade et d'augmenter les richesses personnelles de Mouawiyya Ibn Abi Sufyan et de ses courtisans. Par la suite, il verra son autorité étendue à la ville de Koufa, Iraq, par le calife séparatiste Yazid 1er ; de Koufa, Ubayd Allah Ibn Ziyad imposera le combat à l'Imam Al-Hossein (s) au cours duquel l'Imam (s) sera sauvagement assassiné par l'un de ses mercenaires à la solde du régime umayyade avec divers de ses partisans et membres de sa Famille. Un peu plus tard, dans la période d'anarchie et de grande confusion qui suivit le décès du calife séparatiste Yazid 1er et celui du dernier représentant de la branche des Sufyanides, Ubayd Allah Ibn Ziyad soutint les prétentions d'hégémonie du calife sépara-tiste Marwan 1er et participa à la bataille de Marj Râhit. Nommé à nouveau gouverneur de Koufa, Iraq, par le fils de Marwan, le nouveau calife Abd Al-Malik, il réprima durement et cruellement le soulèvement suscité par Al-Mukhtâr ; mais finalement il tomba sous les coups d'un Partisan de l'Imam Ali (s), Ibn Ashtar.

44- Ne pas être stupide au point de croire qu'il suffit d'aimer la Famille du Prophète (pslf) pour mériter le salut sans Obéir ni Craindre Çááå-Dieu ; ne pas accuser à tort ni propager que les Gens de la Famille du Messager (pslf) au-raient une soi-disant autorité sur l'Autorité de Çááå-Dieu. Que Çááå-Dieu nous en préserve !

45- Allusion au fait qu'il a été dit abusivement du Prophète Jésus fils de Marie (pse) qu'il a été tué alors que Çááå-Dieu l'a élevé à Lui.

46- Allusion au fait que le Prophète Joseph (s) fut jeté en prison par le Pharaon et conséquemment absent de son Peuple.

47- Cette nuit de la naissance de l'Imam Al-Mahdi (s) en l'an 255 de l'Hégire / 869, correspond à la nuit du 14 au 15 du mois de Sha'bân, celle qui le par-tage en deux moitiés ; traditions et rituels indiquent des prières spéciales et des exercices spirituels à pratiquer en cette nuit - voir Bihar Al-Anwar, tome 20, page 123 et suivantes. Il (s) est l'Imam occulté, celui dont la Connais-sance parfaite du Saint Coran et de la Sunna du Messager (pslf) importe pour sa Parousie salvatrice qui éradiquera du Monde le Faux et l'Injustice qui l'auront envahi.

48- Allusion au Verset coranique : " Sur l'A'raf se tiennent des hommes qui reconnaissent chacun à sa physionomie " (Coran 7/46).

49- Cinq des Disciples de l'Imam As-Sâdeq (s) se nommaient Mohammed Ben Muslim ; le plus connu est Mohammed Ben Muslim Ben Rabâh Al-Thaqafi Abu Ja'far Al-A'war qui selon Al-Tusi avait près de 70 ans en 150 de l'Hégire/767.

50- Le Vivant par excellence est " Celui qui est par essence ", " Celui qui existe et subsiste par Lui-même " ; quant au Nom divin traduit par " Le Sus-tentateur ", il désigne " Celui qui fait exister et subsister toutes choses " : Çááå-Dieu est donc seul et unique Çááå-Dieu parce qu'IL est " Celui qui est par Lui-même et qui fait être autre que Lui ". Note 64 de bas de page 121 de l'ouvrage " Le Coran, voilà le Livre ", traduction annotée, accompagnée d'études de concordances et de lexiques, par Yahya 'Alawi et Javad Hadidi.

51- Dans les Cieux, ce Jour Béni porte le Nom de : Jour Béni du Pacte Scellé, et sur Terre, il porte le Nom de : Jour Béni du Pacte d'Alliance conclu face à l'Assemblée Générale Témoin. Dans Mafatih Al-Jinan-Les Clés des Paradis.

52- Jour correspondant à la commémoration du Jour de Ghadir Khumm.

53- Les imaginations ne peuvent T'imaginer.

54- Selon une autre traduction du Verset : " Mais vous ne serez pas les amis des Croyants qui n'ont pas encore émigré, tant qu'ils n'auront pas émigré ". (Coran 8/72) - C'eut été une Injustice historique que d'oublier les noms de ceux qui émigrèrent et qui combattirent pour la Cause de Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, pour le Succès de la Mission prophétique de Son Messager (pslf), pour la Protection de sa Communauté et pour la Conservation de ses valeurs spirituelles, morales et sociales comme l'Imam Ali (s) et d'autres l'ont fait aux côtés du Prophète (pslf) au nom du Pur Islam originel qui considère les Droits, Devoirs et Libertés tels les entend Çááå-Dieu pour Ses Créatures comme sacrés.

55- Rappelons que Fatima (s) est l'origine de la Descendance du Messager de Çááå-Dieu (pslf) ayant déclaré : " L'Archange Gabriel (s) m'a annoncé que c'est une fille, qu'elle est la créature pure et fortunée, que c'est d'elle que sera créé par Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, ma descendance et de sa descendance IL en fera des Imams pour guider ma Communauté. Ils seront Ses lieutenants dès la fin de Sa Révélation ". Bihar Al-Anwar - Volume 16 - page 80 ; voir également Fatima Zara : La femme modèle en Islam - Al-Alama Ibrahim Al-Amini - version arabe - éditions Ansanriyan Publications - Qom - République Islamique d'Iran, pages 21-22.

56- Malgré la présentation au public de son Successeur après son décès en la personne de son fils Imam Ali Al-Redha (s), certains affirmèrent que l'Imam Moussa Al-Kadhem (s) n'était pas mort et formèrent la secte des Wâqifiyah affirmant que le 7e Imam était entré en Occultation et qu'il réapparaîtrait plus tard, l'assimilant ainsi au statut du Retour du Prophète Jésus fils de Ma-rie (pse). Ces dissidents renièrent et s'opposèrent à l'Imamat d'Ali Al-Redha (s), fils Successeur du 7e Imam Moussa Al-Kadhem (s), s'emparant des fonds qui lui revenaient et qui avaient été accumulés entre leurs mains durant la captivité de son Père-Imam (s), d'où leur surnom " wâqif ". Bien évi-demment, cette dissidence eut des effets négatifs incalculables sur l'unité des Partisans des Imams Immaculés (pse), sans empêcher pour autant le cours du Cycle de l'Imamat duodécimain établi par Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, en fin de Cycle de la Prophétie. A citer également les prétentions à la prophétie de Mohammed Ibn Bashir, de Kufa, Iraq, à sa divinisation de l'Imam Moussa Al-Kadhem (s) qu'il soutenait encore vivant, qu'il présentait comme étant l'Imam Al-Mahdi (s) qui répandrait la Justice sur Terre et que lui-même le rencontrait. Sa chute dans l'idolâtrie, l'avait amené à déclarer aussi que ce n'était pas le 7e Imam (s) qui avait été emprisonné par le calife abbasside et qu'il fallait rapprocher cet événement avec l'événement de l'?lévation au Ciel du Prophète Jésus fils de Marie (pse) par la Toute-Puissance divine qui lui avait épargné la crucifixion, étant entendu que le crucifié fut Juda.

57- Al-Aftâh sera l'origine du nom porté par la secte des Fat'hiyah qui soute-naient que le Septième Imam Remplaçant était Abdallah Al-Aftah, fils aîné de l'Imam Ja'far As-Sâdeq (s), dont le décès surviendra à peine 70 jours après la mort de son père.

58- Note des auteurs A.&H. Benabderrahmane : Alors qu'aux débuts des Révé-lations, des athées devenaient Croyants, plus tard, des Croyants redevenaient athées, le paradoxe étant que le Croyant et le Non-Croyant parlent toujours de Religion : le premier parle de l'Existence de Çááå-Dieu, de Ses Prophètes et Successeurs (pse), et l'autre dément cette Existence de la même manière qu'il dément l'idolâtrie et les idolâtres. Ainsi, on peut en conclure que le Croyant en Çááå-Dieu Un, en Ses Prophètes et Successeurs (pse) a pour lui une foule de Vérités et d'Enseignements divins dans les Livres révélés qui équi-valent à la Certitude, et le Non-Croyant n'a que des hésitations, incertitudes, indéterminations et irrésolutions, sa vie n'est qu'une effrayante obscurité remplie de contradictions, d'hérésies, de perplexités et de vacillations, obs-curité accompagnée d'une violente haine aveugle des Croyants.

59- " Çááå-Dieu dit : " Qu'est-ce qui t'empêche de te prosterner, lorsque JE te l'ordonne ? " - Il dit : " Je suis meilleur que lui. TU m'as créé de feu et TU l'as créé d'argile ". (Coran 7/12)

60- Pour permettre aux lecteurs de faire la distinction entre les termes Al-Dîn et La Religion, nous proposons leurs définitions ci-après par lesquelles les lecteurs pourront constater les importantes différences de sens entre Dîn et religion :

Al-Dîn selon Kitab Al-Ta'rifat d'Ali b. Mohammed Al-Jurjani : La Loi / Shari'a, en tant que requérant l'obéissance [des Fidèles] est appelée religion [dîn = le fait de devoir quelque chose à Çááå-Dieu]. Kitab Al-Ta'rifat d'Ali b. Mo-hammed Al-Jurjani, traduction, introduction et annotations par Maurice Gloton, préface Pierre Lory, Presses Universitaires d'Iran.

Dîn selon le Dictionnaire historique de l'Islam de Dominique et Janine Sourdel, Presses Universitaires de France : Terme arabe correspondant à re-ligion, mais lié à la racine DYN connotant les idées de " jugement ", de " dette " et de " soumission ". Ce terme ne désigne pas les liens unissant l'homme à Dieu, selon le sens étymologique de religion en Occident, mais l'ensemble des obligations que Dieu impose à " Sa Créature ", selon le statut même du Croyant impliqué par le principe de soumission que réclame le mot arabe islâm ou islam. Le mot dîn recouvre donc à lui seul la totalité des Prescriptions qu'Allah [Dieu] prit soin de promulguer par la bouche de Son Prophète Mohammed (pslf), grâce à une Révélation ayant abouti à l'établissement d'une Loi marquée d'une valeur absolue [il s'agit de la Sha-ri'a du Prophète Mohammed (pslf) qui vient parachever les Shara'i antérieu-res de Jésus fils de Marie (pse), de Moïse (psl), etc. Note des auteurs A.&H. Benabderrahmane]. Dans l'usage courant, Dîn est souvent rapproché de Haqq ou " Vérité " comme il apparaît dans l'expression Dîn Al-Haqq ou " Religion de Vérité ". Dîn est par ailleurs souvent opposé aux termes dunyâ désignant le " monde profane " et dawla désignant le " pouvoir politique " dont il se différenciait nettement, au 10e siècle, dans les titres composés déli-vrés par la chancellerie califienne : l'usage prévalut toutefois, dans les titula-tures islamiques ultérieures, d'accorder des titres en dîn aux détenteurs du Pouvoir temporel et non plus seulement aux juristes et hommes de Religion. Enfin le sens de " jugement " que connaissait aussi le terme dîn se retrouva très tôt dans le terme madîna, le " lieu de la juridiction " devenu le " centre du pouvoir " ou " la ville ", qui fut utilisé dès l'époque de Mohammed (pslf) pour désigner la localité où il s'était installé, dans l'oasis de Yathrib, pour di-riger la Communauté qu'il (pslf) avait fondée et qui a conservé le nom de Médine.

Religion d'après l'Encyclopédie Universalis : L'étymologie du terme reli-gion reste incertaine ; elle est controversée depuis l'Antiquité. Les auteurs chrétiens se plaisent à expliquer le latin religio par les verbes ligare, reli-gare, lier, relier. La religion serait un lien de piété, elle aurait pour objet les relations qu'on entretient avec la divinité, elle signifierait attache ou dépen-dance, elle profiterait même des nuances et des variations de sens que nous obtenons, en français comme en latin, lorsque nous changeons un rattache-ment en attachement, un lien effectif en lien affectif.

Une autre origine est plus probable, signalée par Cicéron [homme politique, orateur latin et avocat, de 106 à 43 avant le Prophète Jésus (psl)], appuyée de son autorité. Religio se tire de legere, cueillir, ramasser, ou de religere, re-cueillir, recollecter. Toutefois ce dernier verbe, attesté seulement par un par-ticipe, est une restitution. D'après ?mile Benveniste [linguiste français, Alep 1902, Paris 1976], il voulait dire : revenir sur ce qu'on fait, ressaisir par la pensée ou la réflexion, redoubler d'attention et d'application. En consé-quence, religion est synonyme de scrupule, de soin méticuleux, de ferveur inquiète. Dans ce sens, le mot convient éminemment à l'exercice du culte, à l'observance rituelle, qui exigent que la pratique soit littérale, le zèle sou-cieux et vigilant. Si religion équivaut à délicatesse de conscience, à recueillement intense, à circonspection craintive et minutieuse, on comprend que le terme se soit fixé rapidement, presque exclusivement, sur l'expérience ou la manipulation du sacré. Il ne la signifiait pas d'abord. Mais en signifiant l'attitude qu'elle requiert, il était destiné à glisser de la disposition subjective qu'il souligne aux réalités objectives que cette disposition concerne.

De cette double étymologie il n'y a rien à conclure, si ce n'est que les langues occidentales (à la différence d'autres idiomes, même indo-européens) ont ap-pris à spécialiser un vocable pour distinguer des autres institutions sociales l'appareil des croyances et des rites. Or c'est là une initiative de rupture, qui tend à penser séparément ce qui ne l'avait jamais été. Les sociétés archaïques sont tellement pénétrées de surnaturel qu'il n'est pas question d'isoler la sa-cralité de la socialité elle-même. Elles n'ont pas une religion. C'est leur cons-titution du social qui est intrinsèquement religieuse.

Aussi bien les civilisations de la religion spécifiée, de la religion instituée hors des autres institutions sont-elles responsables de la marginalisation progressive des religions. En délimitant le sacré, elles l'ont limité. Elles ont d'ailleurs bien fait de laïciser la plupart des activités de l'homme, car l'auto-nomie va de pair avec la maîtrise : il n'y a pas de transcendance à invoquer là où l'immanence suffit et se suffit (le judéo-christianisme a lui-même désacra-lisé la nature). Mais elles ont encouragé moins une religion radicale qu'une religion qui œuvre à part, qui fonctionne en marge ou à l'écart, qui apporte le " supplément d'âme " dont les technicismes auraient besoin à titre de com-plément. Comme les technicismes n'éprouvent nullement ce besoin, comme une religion surajoutée n'est plus le fondement du social, mais son accompa-gnement, son ornement, l'idée a germé que la religion est affaire de cons-cience individuelle, non de vie en commun, non d'équilibre ou de régulation sociale. Au terme de cette évolution, on aura une société purement profane et un mysticisme d'ordre privé, un sacré résiduel.

Ou plutôt, s'il est vrai que l'intuition archaïque contenait, parmi des éléments contestables, des éléments fondamentaux, à la fois fondés et fondateurs, on devrait avoir, avec la régression de religions devenues marginales, une réin-vention du sacré social, du sacré comme social. Il semble bien en effet que ni le fait du rite, c'est-à-dire du geste symbolique, ni le fait de croire, c'est-à-dire de professer des valeurs qui engagent au-delà des raisons qu'on en don-ne, ne soient éliminables. Toute société s'instaure et persévère en s'exaltant, en se fêtant elle-même (elle se remémore, elle se commémore), et plus en-core en se dépassant, en se soulevant au-dessus d'elle-même. Il est donc improbable que la fourniture religieuse vienne à manquer, puisqu'elle est prise directement du dynamisme social : la société n'en manquerait qu'en se manquant à elle-même.

Cette estimation était celle de Durkheim [sociologue français, professeur de pédagogie et sciences sociales à la Sorbonne, 1858-1917], dès 1912. Il voyait dans la religion " quelque chose d'éternel qui est destiné à survivre à tous les symboles particuliers dans lesquels la pensée religieuse s'est succes-sivement enveloppée ". Il ne pouvait ni prédire ni prescrire la religion de l'avenir, car, écrivait-il, " nous traversons une phase de transition et de mé-diocrité morale ". Il conjecturait seulement que la religion perdrait sa fonc-tion spéculative, mais que la science ne nierait pas la religion, car : " Com-ment la science pourrait-elle nier une réalité ? " Sur un point il restait con-fus : il n'admettait comme transcendance que le dépassement des individus dans la fusion sociale, dans une " conscience de consciences ", alors que les libertés personnelles sont capables de contester même la société qui les nour-rit, même l'ordre qui les associe et qui les porte. Mais il considérait l'ensem-ble supra-individuel comme un " système de forces agissantes ", comme une " vie " qui connaîtrait encore des " heures d'effervescence créatrice " d'où surgiraient de " nouveaux idéaux ", de " nouvelles formules ", un " culte vi-vant ".

Religion d'après le Dictionnaire " Le Grand Robert " : Reconnaissance par l'homme d'un pouvoir ou d'un principe supérieur de qui dépend sa destinée et à qui obéissance et respect sont dus ; attitude intellectuelle et morale qui ré-sulte de cette croyance, en conformité avec un modèle social, et qui peut constituer une règle de vie.

Religion dans le " Vocabulaire technique et critique de la philosophie, 1902-1923 " de Lalande André, philosophe français, article de J. Lachelier, cité dans " Le Grand Robert " : Religio paraît être d'une manière générale, en la-tin, le sentiment avec crainte et scrupule, d'une obligation envers les dieux. Il n'y avait pour les anciens que des religiones […]. Quand on parle au-jourd'hui de plusieurs religions, c'est bien entendu dans un sens tout autre […] chaque religion étant pour nous un système complet, qui se donne pour le seul véritable. Le mot à partir de ce moment, a exprimé trois idées : 1. cel-le d'une affirmation ou d'un ensemble d'affirmations spéculatives ; 2. celle d'un ensemble d'actes rituels ; 3. celle d'un rapport direct et moral de l'âme humaine à Dieu […].

61- Fainéantise et désœuvrement, deux fléaux qui incitent à la dépendance et à l'oisiveté, poussant les sociétés vers une irrémédiable décadence et une apathie chronique de leurs populations. Note des auteurs A.&H. Benabder-rahmane.

62- La Prophétie en moins comme chacun sait, rappel des auteurs A.&H. Be-nabderrahmane.

63- " Et lorsqu'Abraham dit : " Seigneur, montre-moi comment Tu feras revi-vre les morts ". (Coran 2/260)

64- Al-Mufawadha / L'Association à part égale ; Al-Mufawwadhiyya : Les partisans de la délégation d'autorité à part égale ; ce sont ceux qui s'emparent ou donnent ou délèguent ou s'attribuent ou l'attribuent l'Autorité de Çááå-Dieu à un être humain ou tout autre chose, ce qui en fait des partisans de l'idolâtrie et de l'associationnisme sous toutes ses formes.

65- L'Imam Al-Hassan Al-Askari (s) disait à son propos : " Elle [la mère de l'Imam Ali Al-Redha (s)] a été créée pure [de toute souillure morale et phy-sique] ; elle est mère d'un seul enfant / Umm Walad, surnommée Umm Al-Jawad et Umm Al-Hassan. Elle a été la meilleure des femmes de son épo-que ". A'lam Al-Hidayah, volume 11, page 51.

66- Al-Durus Al-Bahimah de Sayyed Hassan Lawasani, pages 131-132 ; Bihar Al-Anwar, volume 50, page 2, Hadith 5, page 7, hadith 8.

67- Note des auteurs A.&H. Benabderrahmane : Bien que les traducteurs du Saint Coran n'aient pas donné à l'expression arabe " Yuzawwij " le sens " donner en mariage ", le Grand Juge de Bagdad Yahya Ben Akhtam opta pour cette dernière dans sa question oubliant qu'il pouvait tout simple-ment s'agir de jumeaux garçon et fille, de triplés garçons et filles, de qua-druplés garçons et filles, de quintuplés garçons et filles, etc., ou encore de jumeaux filles, de jumeaux garçons, de triplés filles, de triplés garçons, etc. Nous avons relevé pour les lecteurs quelques traductions des Versets 49 et 50 de la Sourate 42 en question : " A Çááå-Dieu est la Royauté des Cieux et de la Terre. IL crée ce qu'IL veut ; IL fait don de filles à qui IL veut, et IL fait don de garçons à qui IL veut, ou ensemble des garçons et des filles, et IL rend stérile qui IL veut. IL est Omniscient et Omnipotent. [Traduction du Saint Coran par Gholamossein Abolqasemi Fakhri, éditions Ansaryan Publications, Qom, Républi-que Islamique d'Iran] ". - " A Allah appartient la Royauté des Cieux et de la Terre. IL crée ce qu'IL veut. IL fait don de filles à qui IL veut, et don de gar-çons à qui IL veut, ou bien IL donne à la fois garçons et filles ; et IL rend stérile qui IL veut. IL est certes Omniscient et Omnipotent [Le Saint Coran et la traduction en langue française du sens de ses Versets, révisé et édité par La Présidence Géné-rale des Directions des Recherches Scientifiques Islamiques, de l'Ifta, de la Prédication et de l'Orientation Religieuse] ". - " La Royauté des Cieux et de la Terre appartient à Çááå-Dieu. IL crée ce qu'IL veut. IL donne des filles à qui IL veut, IL donne des fils à qui IL veut, ou bien IL réunit par couples des fils et des filles. IL rend stérile qui IL veut. IL est Celui qui sait tout et qui est puissant. [Le Coran, traduction par D. Masson, revue par Dr. Sobhi El-Saleh, Vice-Président du Conseil Supérieur Islamique, Professeur à l'Université libanaise] ".

68- Dans l'ouvrage Touhaf Al-Uqoul, l'Imam Al-Hadi (s) rappelle les paroles de l'Imam As-Sâdeq (s) ayant déclaré : " …que Çááå-Dieu impose à Ses Servi-teurs des Responsabilités en accord avec leur capacité et qu'IL ne les charge pas de ce qu'ils ne peuvent porter. Ils doivent Le remercier lorsqu'ils ac-complissent une bonne action et implorer Son Pardon lorsqu'ils ont commis un péché ; ceux qui agissent ainsi sont de parfaits Musulmans ". Touhaf Al-Uqoul, page 339.

69- D'après des commentaires fiables et des livres de références, les deux cités étaient La Mecque et Ta'ïf ; et les deux personnages étaient Al-Walid Ben Al-Mughira, de La Mecque, et Abu Mas'oud Al-Thaqafi, de Ta'ïf.

70- Pour la traduction de cette Ziyarat, nous nous sommes basés sur l'ouvrage de Asseyyed Abdallah Choubar : Al-Annouar Al-Lami'a, explication de Al-Ziyarat Al-Jami'a. 1ère Edition : Librairie Al-Alfayn - Koweit.

71- S'être donné le Bain rituel.

72- Il est probable que la raison de la répétition de la Grandeur de Çááå-Dieu est de la rappeler à ceux qui risquent d'être excessifs dans leur Ziyara auprès des Imams en négligeant la Grandeur Suprême et la Majesté du Créateur Çááå-Dieu Le Très Glorieux, Le Très Haut ! Car certains par leur nature même tendent à abuser et à exagérer.

73- " … Enracinés dans la Science. " Coran 3/7 ; et : " …Ceux auxquels la Science a été donnée. " Coran 29/49 ; " Donné le Livre en héritage… " Co-ran 35/32 : " …Ceux qui possèdent la Science du Livre. " Coran 13/43.

74- Qui demeurent constants dans la soumission à l'Ordre de Çááå-Dieu et dans son application intégrale.

75- Voir Coran 21/ 26-27.

76- Les Maîtres Légitimes parce qu'ils sont (pse) désignés par Çááå-Dieu. Voir aussi : Coran 21/73 : " …A chaque peuple un Guide. " Coran 13/7.

77- " Le Prophète a plus de droit que… " Coran 33/6 ; Coran 5/55.

78- Contre Ses Créatures.

79- Disparition : terme employé dans Coran 18/81 : " L'erreur est destinée à disparaître. "

80- Les Créatures reviennent aux directives des Imams (pse) dans toutes leurs affaires en ce bas Monde ; ensuite, dans l'autre Monde, elles auront à répon-dre de leur négligence et à rendre des comptes aux Imams (pse) pour ne pas avoir suivi leurs recommandations ; tout ceci se réalise, évidemment, lors du Jugement de Çááå-Dieu, Gloire à Lui.

81- Voir Coran 38/20 : " L'art de prononcer des jugements. "
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82- C'est-à-dire : la détermination, l'assiduité et la volonté de transmettre Son Message sont en vous (pse).
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83- L'Imamat comme Autorité supérieure sur Terre.

84- En référence au Hadith du Messager de Çááå-Dieu (pslf) : " Les Gens de ma Demeure sont semblables à la Porte de la Rémission. "

85- En vous désignant nos Imams.

86- Allusion aux Hadiths qui affirment que l'Affection à leur égard et l'Alliance avec eux sont les signes d'une naissance légitime, ainsi qu'une preuve de perfection de notre éthique.

87- Le dernier Gouvernement sur Terre sera le vôtre.

88- L'Ange Gabriel (psl).

89- Ou Crainte protectrice pieuse du Châtiment de Çááå-Dieu.

90- Il s'agit de la Grande Intercession. Selon l'Imam Al-Sâdeq (s) : " Le Jour de la Résurrection, le Messager de Çááå-Dieu se prosternera et demeurera ainsi jusqu'à ce que Çááå-Dieu Le Tout Puissant et Majestueux lui dise : " Lève la tête et intercède, ton intercession sera acceptée ! " C'est là l'interprétation du Verset : " …afin que Ton Seigneur te ressuscite en une position glorieuse ". Coran 17/79

91- Allusion au Verset coranique suivant : " Oui, ceux qui disent : " Çááå-Dieu est, en vérité, le troisième de trois " sont impies. Il n'y a de Çááå-Dieu qu'un Çááå-Dieu unique. S'ils ne renoncent pas à ce qu'ils disent, un Terrible Châtiment atteindra ceux d'entre eux qui sont incrédules ". (Coran 5/73) [Note des traducteurs]

92- En l'An 260 de l'Hégire / 873 du calendrier grégorien, l'Imam Al-Hassan Al-Askari (s) décéda, ce qui entraîna parmi ses Partisans des divisions et des choix différents ; certains d'entre eux suivirent son fils Ja'far, d'autres se dé-tournèrent de la Voie et furent envahis par le doute ; d'autres restèrent dans leur indécision et d'autres, enfin, demeurèrent convaincus de leur Religion avec l'Aide et le Secours de Çááå-Dieu Tout-Puissant et Très-Majestueux.

93- " Le Tout-Miséricordieux pour toute Sa Création, Le Très-Miséricordieux pour les Fidèles en particulier ". Majlisi, Bihar Al-Anwar, volume 89, page 229 - " ô Tout-Miséricordieux et Très-Miséricordieux de ce Monde et de l'autre ". Uçul Al-Kafi, 2/557, Kitab Al-Du'a, hadith 6.

94- Nicée : aujourd'hui Iznik en Turquie : " Le premier concile œcuménique (universel) convoqué à Nicée en Bithynie par l'empereur Constantin veut donner une solution à la controverse née des opinions du prêtre Arius d'Alexandrie, condamnées en 318. Celui-ci, voulant sauvegarder le mono-théisme biblique, affirme que le Père est le seul à être sans commencement et que le Fils, le Verbe engendré dans le temps, n'est pas de même nature que le Père.

Le concile confirme la condamnation d'Arius et définit le Fils comme homoousios (en latin consubstantialis) au Père, c'est-à-dire de même ousia (substance) que le Père. Le concile, première grande manifestation de l'Empire chrétien ou de l'église constantinienne, règle aussi plusieurs points de discipline ecclésiastique. Le terme homoousios étant bientôt refusé comme non biblique par un grand nombre d'évêques, la crise arienne se poursuit jusqu'au concile de Constantinople (381), deuxième œcuménique, qui fixe la doctrine trinitaire : un seul Dieu en trois hypostases (personnes) égales entre elles. Le symbole de foi (credo) de Nicée-Constantinople de-vient l'affirmation officielle de la foi catholique ". Extrait de l'Encyclopédie Universalis.

95- Principe de laïcité de l'état : " Sous le Directoire, un décret du 3 ventôse an III (21 janv. 1795) avait posé le principe de séparation des cultes et de l'état. Mais celui-ci allait être de courte durée, le Concordat conclu entre Napoléon et le Saint-Siège restaurant les liens juridiques entre les deux auto-rités. La loi du 9 décembre 1905 met fin à la période concordataire ouverte en 1801 en instaurant, sans le mentionner, le principe de laïcité de l'état. Elle marque l'achèvement de la conception républicaine française de l'état, à l'is-sue d'une longue bataille pour la sécularisation, manifestée notamment au travers des lois laïcisant l'enseignement. Elle fut violemment condamnée par Pie X dans l'encyclique Vehementer nos. Rappelant la liberté de conscience des citoyens, la loi sépare l'église et l'état, impose le désengagement finan-cier de ce dernier qui, devenu laïque, ne subventionne plus aucun culte. La formule est reprise en particulier par la Turquie en 1937, par l'Inde en 1948, par le Nigeria en 1960. Proclamée aux articles premiers des Constitutions des 4e et 5e Républiques : " La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ", la laïcité a cependant connu des assouplissements pour permettre le financement de l'enseignement privé confessionnel ". Ex-trait de l'Encyclopédie Universalis.

96- Aba Amrou, premier ambassadeur de l'Imam Al-Mahdi (s), est Othman Ben Saïd Ben Amrou Al-Amri, surnommé Al-Amri en relation avec son grand-père, il était aussi surnommé Al-Samane et Al-Zayyat.

97- Allusion à Coran 3/8.

98- Al-Taqiyya : Discipline du secret, de la dissimulation des opinions reli-gieuses et de la prudence dont il faut faire preuve face aux hypocrites et aux mécréants, légalement autorisée pour le Musulman en cas de contrainte ou de grave danger : " Celui qui renie Çááå-Dieu après avoir eu foi en Lui - ex-cepté celui qui subit la contrainte et dont le Cœur reste paisible en sa Foi - celui qui, délibérément, ouvre son Cœur à l'incrédulité : la Colère de Çááå-Dieu est sur lui et un terrible châtiment l'atteindra ". Coran 16/106. La dis-simulation des opinions religieuses fut pratiquée par des Musulmans qui, au long de l'Histoire, furent en butte à des persécutions ou des avanies, y trou-vant le seul moyen d'échapper aux sévices et tortures des inquisiteurs de la Foi. Ce n'était pas, bien évidemment, de renier l'Islam ou leur appartenance à une école de pensée musulmane qu'il s'agissait pour eux, mais de dissimu-ler en milieu musulman et non musulman leurs convictions propres. [Note des traducteurs]

99- En référence au Coran 27/62.