FLORILEGE DE PAROLES DE Çááå-DIEU ET DE VERITES CHOISIES DES QUATORZE IMMACULES
 
L'Imam Moussa Al-Kadhem confirme et réglemente la pratique de la Dissimulation de la Foi / Al-Taqiyyah Que la Paix de Çááå-Dieu soit sur lui

1248. L'un des partisans intime de l'Imam (s), Hicham Ben Sa-lam, raconte : " Nous vivions à Médine, après le décès d'Abî Abdallah [surnom de l'Imam Ja'far As Sâdeq (s)], Mohammed Ben Na'man et moi [Hisham Ibn Salim]. Des gens se rassemblaient autour d'Abdallah [Al-Aftah 57] Ben Ja'far considérant ce dernier comme successeur de son père. Nous nous étions rendus chez lui avec l'intention de lui po-ser des questions concernant la Zakat, à partir de quel montant il fal-lait la prélever et combien. Abdallah nous répondit : " Pour 200 dir-hams, 5 dirhams ". - " Et pour 100 dirhams ? " - " Deux dirhams et demi ". - " Par Çááå-Dieu ! C'est ce que disent aussi les Murj'ites ! " - " Par Çááå-Dieu ! J'ignore ce que disent les Murj'ites à ce propos, répliqua Abdullah ". Nous l'avons quitté soucieux et ne sachant vers qui nous diriger. Assis dans une ruelle de Médine, versant des larmes, ne sachant quelle direction prendre, à qui nous adresser, nous disions en nous-mêmes : " Faudra-t-il que nous nous adressions aux Murj'ites ? ou bien aux Qadariyah ? ou aux Mu'tazilites ? ou aux Zaydites ? ".

" Puis un homme d'un certain âge qui m'était inconnu me fit un signe de la main. J'ai cru un moment qu'il ne soit un espion de la ban-de d'Al-Mansour à la recherche d'informations concernant le lieu où la personne chargée de la succession à l'Imam As Sâdeq (s) recevait les disciples de la ligne islamique prophétique, s'y rendre, l'arrêter puis la condamner à mort. M'adressant à mon compagnon, je lui dis : " Je crains pour nous deux, c'est à moi qu'il s'adresse et non à toi, tiens-toi à distance de moi pour éviter ainsi de te mettre en danger ".

Je pris la décision de suivre cet homme, persuadé que j'allais droit à une condamnation à la peine capitale. Arrivés devant la porte d'Abi Al-Hassan Moussa (s) [Le septième Imam], l'homme me salua et continua son chemin. Puis un serviteur placé devant la porte me dit : " Tu peux entrer ! Que Çááå-Dieu te fasse miséricorde ! " Pénétrant dans la de-meure, je me suis retrouvé face à Abou Al-Hassan Moussa (s) qui me déclara d'emblée : " A moi ! A moi [tu dois t'adresser] et non aux Murj'ites, ni aux Qadariyah, ni aux Mu'tazilites, ni aux Zaydites ni aux Kharijites ! ". Alors j'ai commencé à lui poser de nombreuses questions : " Que je te sois sacrifié ! Ton père n'est plus parmi nous ! " - L'Imam : " Oui. Il en est bien ainsi ". - Moi : " Qui devrons nous suivre après lui ? " - L'Imam (s) : " Çááå-Dieu vous a guidés jusqu'au lieu où se trouve ce que vous recherchez ". - Moi : " Que je te sois sa-crifié ! Sais-tu que ton frère Abdallah prétend être le Guide successeur de ton père ? " - L'Imam : " Sache que mon frère Abdallah est dési-reux que Çááå-Dieu ne soit plus adoré ! " - Moi : " Quelle personne possède le rang de Guide Imam depuis le Sublime retour de l'âme de ton père à Son Créateur ? " - L'Imam : " Si Çááå-Dieu veut vous guider, vous serez guidés car IL vous guidera ! ". - Moi : " Serais-tu cette personne? - L'Imam : " Ce n'est pas mon propos ". - A ce stade des réponses données à mes questions je me suis dit qu'après tout je n'avais pas en face de moi le but de ma recherche.

Toutefois j'allais poser encore une question : " Suis-tu un Imam ? " - L'Imam : " Non! ". - Alors j'ai été tout empli d'un ineffable sentiment de res-pect face à cette personne majestueusement impressionnante dont Seul Çááå-Dieu connaissait la profondeur. - Moi : " M'accorderas tu la fa-veur de te questionner comme je le faisais avec ton père ? " - L'Imam : " A toi de décider. Toutefois tu devras te garder de propager les ré-ponses car dans ce cas tu prendrais le risque d'être tout simplement égorgé ! ". - Les réponses que l'Imam donnera à la multitude de mes questions seront des preuves et témoignages en faveur de son im-mense savoir et de ses connaissances sans limites des sujets abordés. - Moi : " Sache que tes Partisans errent à ta recherche. Puis je t'indiquer à eux ? ". - " L'Imam (s) : " A celui chez lequel tu peux dé-celer une juste conscience et une grande sagesse, qui t'assure en outre de sa discrétion, car dans le cas contraire il sera tout simplement égor-gé par nos adversaires ". - Mon entretien avec l'Imam (s) ayant pris fin sur ces ultimes recommandations, après l'avoir honorablement sa-lué j'ai quitté sa demeure.

A ce moment mon ami est apparu. - Mon ami : " Quelle bonne nouvelle t'accompagne ? " - Moi : " La Gui-dance " et je me mis à lui raconter ce qui m'était arrivé. Nous ren-contrâmes ensuite Zurarah et Abu Basir qui se rendaient chez l'Imam (s) pour entendre ses paroles, l'interroger et trancher la question à son sujet. Puis nous rencontrâmes les gens par groupes. Quiconque entrait chez l'Imam (s), en ressortait avec une position nette sur la question de son Imamat, excepté un groupe, celui d'Ammar As-Sâbati. Quant à Abdallah, seul un petit groupe de personnes continuait de lui rendre visite ". Voir " Les Quatorze Immaculés " - Fondation de l'Imam Al-Hossein - Qom - République Islamique d'Iran ; voir également Kashef, volume 3, pages 13-15 ; Bihar Al-Anwar, volume 47, pages 262, 343 ; Al-Irshad, pages 291-292 ; Al-Kafi, volume 1, page 351, hadith 7.

1249. A la fin d'un courrier répondant aux questions d'un Partisan, l'Imam Moussa Al-Kadhem (s) rappelle : " Voilà ! Crains Çááå-Dieu et destine mes dires aux intéressés, prends garde de ne pas être cause de malheur pour les Légataires ou de les agacer en mettant en plein jour les desseins qui t'ont été révélés et en dévoilant ce qui t'a été confié. Tu en seras épargné si Çááå-Dieu veut ". Rawdat Al-Kafi, p. 107-108, hadith 95.

1250. " N'attirez pas sur vous la persécution pour avoir refusé d'obéir au sultan qui, s'il est un sultan juste, demandez à Çááå-Dieu qu'IL le maintienne en place, s'il est un sultan injuste, demandez à Çááå-Dieu qu'IL le réforme [dans ce qu'il y a de mauvais en lui] car votre ré-forme [demandée à Çááå-Dieu] est aussi celle de vos dirigeants. Sachez que le sultan juste est tel un père miséricordieux et que vous devez aimer en lui ce que vous aimez en vous et détestez en lui ce que vous détestez en vous ". Wasa'ïl Al-Shi'at, volume 16, page 220, hadith 21406.

1251. Dans un courrier adressé à l'un de ses Partisans qu'Haroun Al-Rachid soupçonnait d'être un opposant à son régime, l'Imam (s) lui conseillait d'accomplir les ablutions ordinaires autrement que la règle dictée par Çááå-Dieu dans le Saint Coran : " Rince-toi la bouche trois fois ; essuies-toi trois fois ; rince-toi le visage trois fois ; mouille-toi la barbe trois fois ; lave-toi les bras trois fois ; rince-toi l'intérieur et l'extérieur des oreilles et lave-toi les pieds trois fois. Et n'accomplis rien d'autre que ces recommandations ". - Puis, Haroun Al-Rachid le surveilla alors qu'il était chez lui et qu'il devait accomplir les ablu-tions qu'il fit selon les recommandations de l'Imam (s). Alors, Haroun Al-Rachid se leva et déclara : " Ils ont menti ceux qui prétendaient que tu étais un opposant [à mon régime] ". - Peu de temps après, le Partisan [Ali Ben Yaqtîn] reçut un courrier de l'Imam (s) disant : " Dorénavant tu accompliras les ablutions comme Çááå-Dieu l'a ordonné [dans le Saint Coran]. Rince-toi le visage une fois de façon obligatoire et les autres fois de façon surérogatoire, rince-toi les bras à partir du coude, essuie le devant de la tête et le dessus des pieds avec ce qui res-tera d'humidité de tes ablutions ordinaires, en effet, a disparu tout danger pesant sur toi [de la part d'Haroun Al-Rachid] ". Bihar Al-Anwar, volume 48, pages 136-137, hadith 11 : Al-Irshad, pages 294-295 ; Kashaf, volume 3, pages 15-17.

1252. A l'un de ses Partisans [Ali Ben Yaqtin] qui lui (s) demandait l'autorisation de quitter le Pouvoir abbasside qu'il servait, l'Imam (s) répondit : " ô Ali ! Çááå-Dieu possède des élus [infiltrés] parmi l'élite du Régime de l'Oppression dont l'objectif est de protéger Ses élus de ce Régime, et toi tu fais justement partie de ces élus [infiltrés] ". Bihar Al-Anwar, volume 72, pages 349-350, hadith 56 ; Hayat, volume 2, page 287. - " Abs-tiens-toi de réaliser ton souhait car tu es pour nous et tes Frères [en Religion] un intime et une gloire ; probablement que par ton biais, Çááå-Dieu apporte un traitement aux fractures [sociales subies par Ses élus] et éloigne de Ses élus les fureurs de la haine des adversaires ". Bihar Al-Anwar, volume 48, page 136, hadith 10 ; Hayat, volume 2, pages 286-287.

1253. Il a été demandé à l'Imam (s) : " Que penses-tu des actes de ceux-là [qui servent le régime ennemi] ? " - L'Imam (s) répondit : " Si tu es dans l'obligation de les accomplir, alors pense à la protection des biens des Partisans ". Bihar Al-Anwar, volume 48, page 158, hadith 31 ; Hayat, vo-lume 2, pages 286-287.

L'Imam Moussa Al-Kadhem réglemente la collaboration des Partisans avec le Pouvoir ennemi de l'Imamat duodécimain Que la Paix de Çááå-Dieu soit sur eux

1254. [Un important propriétaire de chameaux, ami intime de l'Imam Moussa Al-Kadhem Ben Ja'far As-Sâdeq (s), avait pris l'habitude de louer son cheptel de camélidés au calife Haroun Al-Rachid. Ce riche propriétaire s'appelait Safwan Ben Mihran, à ne pas confondre avec l'autre Safwan Ben Yahia […]. Il était connu également sous le sur-nom d'Al-Jamel, le propriétaire de chameaux. Un jour il se rendit en visite auprès de l'Imam Moussa Al-Kadhem (s)].

" ô ! Safwan ! Tout est bien et beau en toi ! Toutefois, l'un de tes comportements dérange ce tout ! ". - Safwan : " Que je te sois sacri-fié! Dis m'en un peu plus ! ". - L'Imam (s) : " Il s'agit du fait de louer tes chameaux à cet homme [sous entendu Haroun Al-Rachid] ". - Safwan : " Je jure par Çááå-Dieu que je ne lui ai jamais loué mes cha-meaux pour les divertissements que procurent la chasse ni pour une autre distraction mais uniquement pour qu'ils soient employés sur les voies qui mènent à La Sainte Mecque. Je reconnais ne l'avoir jamais accompagné personnellement, mais je l'ai toujours fait suivre de cer-tains de mes employés ". - L'Imam (s) : " ô Safwan ! Encaisses-tu le montant du contrat de louage directement d'Haroun Al-Rachid et de ses amis ? ". - Safwan : " Certes oui ! ". - L'Imam (s) : " Ton désir qu'ils demeurent tous en vie est il lié au souhait d'établir ainsi d'autres contrats de louage ? ". - Safwan : " Oui ! Bien évidemment ". - L'Imam (s) : " Celui qui nécessite leur présence dans ce monde d'ici-bas est leur allié et celui qui est leur allié connaîtra le Châtiment dou-loureux de Çááå-Dieu ". - Safwan continua de raconter la suite de son affaire : " J'ai quitté la demeure de l'Imam (s) et je vendis sur-le-champ tout mon cheptel de camélidés. La nouvelle de la vente arriva aux oreilles d'Haroun Al-Rachid qui me convoqua et me demanda : " ô Safwan ! J'ai appris que tu avais vendu ton cheptel de caméli-dés ! ". - Safwan : " Oui, c'est vrai ! ". - " Pour quelle raison ", de-manda Haroun Al-Rachid. - " Je suis un homme très âgé et mon servi-teur n'est pas apte à la poursuite de ce travail ". - Haroun Al-Rachid reprit : " Malheur à toi ! Malheur à toi ! Je connais la personne qui t'a conseillé de vendre ton cheptel, il s'agit de Moussa [Al-Kadhem] fils de Ja'far [As-Sâdeq] ! ". - " Qu'y a-t-il d'étrange dans ma relation avec Moussa fils de Ja'far et moi ? ". - " Arrête ! Par Çááå-Dieu ! Si tu n'étais pas un loyal partisan [de mon régime], je t'aurais fait mettre à mort ". Bihar Al-Anwar, volume 48, pages 172-173, hadith 13 ; Al-Kafi, volume 5, pages 109-110 ; Hayat, volume 2, pages 179 et 459 ; voir également Les Quatorze Immaculés - Fondation de l'Imam Al-Hossein - Qom - République Islamique d'Iran.

1255. " ô Ziyad [Ben Abu Salamah] ! Travailles-tu pour le sultan ? ". - " Oui ! ", répondit-il. - " Pour quelle raison ", demanda l'Imam (s). - " Je suis père de famille et je n'ai personne qui puisse m'aider [à subvenir à ses besoins] ". - L'Imam (s) reprit : " ô Ziyad ! Je préfére-rais faire une chute du haut d'une montagne et d'en avoir le corps bri-sé plutôt que de collaborer avec l'un d'entre eux [sous-entendu un en-nemi de l'Imamat duodécimain] ou de plier un tapis pour servir l'un de leurs partisans. Excepté dans certains cas. En connais-tu la rai-son ? ". - " Je l'ignore, que je te sois une rançon ", répondit Ziyad. - " Excepté dans le cas où il s'agit d'alléger le malheur d'un Croyant, de le délivrer de sa captivité ou de rembourser sa dette ", poursuivit l'Imam (s). - Il (s) reprit : " ô Ziyad ! Le Châtiment léger auquel Çááå-Dieu condamne celui qui travaille pour eux, est d'être frappé à coups de fouets aux lanières de feu tout le temps nécessaire à Çááå-Dieu pour en terminer avec les comptes de ses Créatures. ô Ziyad ! Si tu accep-tes d'accomplir un quelconque de leurs ordres, tu devras en compen-sation bien agir avec chacun de tes Frères [en Religion] car à l'arrière de tout ce que tu fais [pour eux] il y a Çááå-Dieu [sous-entendu l'éventuel Pardon de Çááå-Dieu pour avoir désobéi à ses Ordres]. ô Ziyad !

Quiconque d'entre vous travaille pour l'un d'entre eux et le met ensuite au même rang que vous, il lui sera dit : " Tu es un vul-gaire plagiaire [qui se pare de l'habit des Partisans des Immaculés], un menteur ! ". ô Ziyad ! S'il te venait d'évoquer ta puissance sur les gens, souviens-toi de la Toute-Puissance de Çááå-Dieu qui s'abattra sur toi demain, souviens-toi de l'effacement de ce que tu leur auras donné [en Bien pour compenser] et la confirmation de ce que tu leur auras donné [en Mal] et qui sera contre toi ". Rapporté par Ziyad Ben Abu Salamah, cité dans Bihar Al-Anwar, volume 48, page 136, hadith 10.

1256. " ô Ali [Ben Yaqtîn] ! La compensation [aux Croyants] pour avoir accompli des actes [au service du Régime abbasside] est d'accomplir des Bonnes Actions au service de vos Frères [en Reli-gion]. Confirme-moi d'en accomplir une [Bonne Action] et je te con-firmerai trois faits précis. Confirme-moi que s'il te vient de rencontrer un de nos Partisans qui nous ont prêté Serment d'Allégeance, tu satis-feras à sa requête ou tu lui feras honneur, et je t'assurerai en contre-partie que tu ne seras jamais jeté en prison ni touché par le tranchant du sabre ni touché par la pauvreté dans ta demeure. ô Ali ! Quiconque rend heureux un Croyant, rend heureux en premier Çááå-Dieu, puis Son Prophète et enfin nous ". Hayat, volume 2, pages 190-191.

17

L'Imam Moussa Al-Kadhem rappelle le triomphe planétaire à venir de la Guidance et Gouvernance des Immaculés après le Soulèvement d'Al-Sufyani Que la Paix et les Bénédictions de Çááå-Dieu soient sur eux

1257. " Si le cinquième Descendant du Septième est absent, par Çááå-Dieu, vous devrez observer fermement votre Religion et ne rien lais-ser vous en détourner car le Résurrecteur [de la Religion] devra dispa-raître au point où beaucoup de ceux qui croyaient en lui, apostasieront. Il s'agira d'une épreuve de Çááå-Dieu par laquelle Çááå-Dieu testera ses Gens. Si vos pères et grands-pères avaient trouvé une religion meil-leure que celle-ci [Islam], ils l'auraient suivie ". - Le frère d'Ali Ben Ja'far demanda à l'Imam (s) : " ô mon Maître ! Qui est le Cinquième du Septième Descendant [du Prophète (pslf)] ? ". - L'Imam (s) répon-dit : " ô mon fils ! Ton esprit n'est pas suffisamment pénétrant pour comprendre cette Affaire et ta Patience trop faible pour la supporter, si tu vis jusque-là, tu sauras qui il est ". Al-Kafi, volume 1, page 336 ; Al-Hidaya Al-Kubra, page 361 ; Ithbat Al-Wassiyya, pages 224, 229 ; Kamal Al-Dîn, page 359 ; Ilal Al-Sharayi', page 244 ; Kifayat Al-Athar, page 264 ; Dala'il Al-Imamat, page 292 ; I'lam Al-Wara, page 406 ; Mo'jam Al-Hadith Al-Imam Al-Mahdi (s), volume 4,page 138 ; Al-Ghayba / L'Occultation de Scheikh An-Nu'mani.

1258. " ô Ali [Ben Abu Hamza] ! Si les Habitants des Cieux et de la Terre se révoltaient contre les Abbassides, la Terre serait inondée de leur sang [sans être parvenus à vaincre les Abbassides] jusqu'au Sou-lèvement d'Al-Sufyani ! ". - Je lui ai demandé : " ô mon Maître ! Son Soulèvement est-il inévitable ? ". - L'Imam (s) répondit : " Oui ! Il l'est ! ". - Puis après avoir réfléchi un moment, l'Imam (s) releva la tête et dit : " Le Gouvernement des Abbassides est fondé sur le com-plot et la tromperie. Il [le Gouvernement abbasside] disparaîtra jus-qu'à ce qu'il soit dit de lui que rien n'en a demeuré puis il réapparaîtra comme si rien ne s'était passé ". Ithbat Al-Hudat, volume 3, page 740 ; Bihar Al-Anwar, volume 52, page 250 ; Mo'jam Al-Hadith Al-Imam Al-Mahdi (s), volume 4, page 132 ; Al-Ghayba / L'Occultation de Scheikh An-Nu'mani.

1259. " L'Occultation du Seigneur de cette Cause est inévitable afin que ceux qui professent cette Cause la renient. Ceci est une épreuve douloureuse que Çááå-Dieu fait subir à Ses Créatures ". Ibn Bâbûye, 'Ilal, 1/244/4.

1260. Il a été demandé à l'Imam Moussa Al-Kadhem (s) : " Es-tu le Résurrecteur [Al-Qa'ïm] ? ". - L'Imam (s) répondit : " Je suis le Ré-surrecteur, mais le Résurrecteur qui aura pour mission de purifier la Terre de la présence des ennemis de Çááå-Dieu Tout-Puissant et qui la remplira de Paix et de Justice après avoir été remplie d'Oppression et d'Injustice, est le cinquième de ma Descendance, il sera placé [par Çááå-Dieu] en Occultation pour une longue durée par crainte pour lui-même. Lors de cette longue Occultation, des groupes se formeront soit pour renier leur Foi soit pour la consolider ". - Puis l'Imam (s) ajou-ta : " Bienheureux les Partisans qui resteront fermement attachés à no-tre Lien durant l'absence de notre Résurrecteur [de la Religion], ceux qui demeureront fidèles au Serment d'Allégeance qu'ils nous auront prêté ainsi qu'au désaveu de nos ennemis ; ceux-là sont de nous et nous sommes d'eux ; ils sont satisfaits de nous comme Imams et nous sommes satisfaits d'eux en tant que Partisans. Qu'ils soient donc des Bienheureux ! Et toujours des Bienheureux ! Par Çááå-Dieu, ils seront avec nous dans les Stations élevées au Jour du Jugement Dernier ". Bi-har Al-Anwar, volume 51, page 151, hadith 6.

1261. " Un Homme de Qom [République Islamique d'Iran] appellera les Hommes à suivre la Voie Droite de Çááå-Dieu, alors, un groupe puissant et décidé se rassemblera autour de cet Homme semblable à une tige de métal dur que les vents les plus puissants ne parviennent à plier ; les membres de ce groupe ne craindront pas le combat et ne s'en lasseront pas ; ils placeront leur confiance en Çááå-Dieu, la Bonne Fin appartient aux Pieux ". Al-Bihar, 60/216/37.

18

Au sujet du reniement de l'Existence de Çááå-Dieu

1262. A la question posée par l'Abbasside Haroun Al-Rachid concer-nant l'athéisme ou négation de l'Existence de Çááå-Dieu, de Ses Prophètes et Successeurs (pse), concernant le premier qui dévia et nia l'Existence de Çááå-Dieu, l'Imam Moussa Al-Kadhem (s) répondit : " L'athée 58 est celui qui renie Çááå-Dieu et Son Messager. Ce sont ceux qui ont désobéi à Çááå-Dieu et à Son Messager. Çááå-Dieu dit dans le Saint Coran : ( Tu ne trouveras pas de gens, croyant en Çááå-Dieu et au Jour dernier, et témoignant de l'affection à ceux qui s'opposent à Çááå-Dieu et à Son Prophète ; seraient-ils leurs pères, leurs fils, leurs frères ou appartien-draient-ils à leur clan ) (Coran 58/22). - Iblis le maudit fut le premier à dévier et propager l'athéisme dans le Ciel ; il s'est enorgueilli et mani-festa de l'arrogance envers Adam (psl), l'Ami sincère et le Confident de Çááå-Dieu. Le maudit déclara : ( Je suis meilleur que lui. TU m'as créé de feu et TU l'as créé d'argile ) (Coran 7/12)59 .

" Voilà, il a fait preuve d'arrogance face aux Ordres de Çááå-Dieu, il dévia et se rendit athée, puis légua la négation de Çááå-Dieu à sa descendance jusqu'à la venue de l'Heure ". - Haroun demanda : " Iblis a une descendance ? "

" L'Imam (s) répondit : " Oui ! N'as-tu pas entendu la Parole de Çááå-Dieu ayant déclaré : ( [Lorsque Nous avons dit aux Anges : " Prosternez-vous devant Adam ! " ils se prosternèrent,] à l'exception d'Iblis qui était au nombre des Djinns et qui se révolta contre l'Ordre de son Seigneur. Le prendrez-vous, lui et sa descendance, comme maîtres en dehors de Moi, alors qu'ils sont vos ennemis ? Quel mauvais échange ce serait pour les in-justes ! JE ne les ai pas pris comme témoins lors de la Création des Cieux et de la Terre, ni de leur propre création. JE n'ai pas pris, comme aides, ceux qui égarent les hommes ) (Coran 18/50), parce qu'ils égareront les Descendants d'Adam par ce qui brille d'un éclat trompeur et leurs inventions. Ils témoignent qu'il n'y a de Çááå-Dieu que Çááå-Dieu de la même manière que Çááå-Dieu les décrit par sa Parole : ( Si tu leur demandes : " Qui a créé les Cieux et la Terre ? ", ils répondront certainement : " C'est Çááå-Dieu ! " Dis : " Louange à Çááå-Dieu ! " Mais la plupart d'entre eux ne savent rien ) (Coran 31/25). Autrement dit, ils proclament cela qu'en répétant ce qu'ils ont appris au niveau de la dénomination courante. Quant à celui qui ne sait pas, surtout lorsqu'il témoigne, il ne peut être que sujet au doute, que pris de prétention et d'entêtement. Raison faisant que les Arabes déclarent : " Celui qui ignore l'Ordre, le considère comme son pire ennemi et celui qui subit un échec sous cet Ordre, l'incrimine et refuse de le reconnaître parce qu'il est un ignorant sans savoir ". Bihar Al-Anwar, volume 10, page 243, hadith 1 ; Al-Imam Moussa [Al-Kadhem (s)], pages 121-122.

19

Au sujet de la Foi et de l'Incroyance

1263. " L'action la meilleur à produire par les Serviteurs pour se rap-procher de Çááå-Dieu Tout-Puissant est l'Obéissance à Çááå-Dieu, à Son Messager et au détenteur de l'Autorité. Abu Ja'far [l'Imam Al-Bâqer (s)] répétait : " La preuve d'Affection à notre égard est une marque de Foi et la preuve d'Aversion envers nous est une marque d'Incroyance ". Rapporté par Mohammed Ben Fadîl, cité dans Al-Kafi, volume 1, pages 187-188, hadith 12.

20

Au sujet du Témoignage de Remerciement

1264. Hishem Ibn Ahmad déclara : " Accompagnant à cheval l'Imam Al-Kadhem (s) aux abords de Médine, il (s) sauta soudainement à ter-re et se prosterna un long moment. Puis, il se remit en selle. Alors, je lui ai demandé : " Que je te sois un Serviteur dévoué ! Pour quelle raison es-tu resté si longtemps en prosternation ? " - Il répondit : " Je me suis souvenu d'avoir été comblé d'un Bienfait de Çááå-Dieu et j'ai ressenti le besoin de témoigner de Remerciement à mon Seigneur ". Mishkat Al-Anwar, précité, hadith 107, page 83 de l'arabe.

21

Au sujet de l'étude de la Religion, du Savant et du Savoir

1265. " étudiez le Dîn de Çááå-Dieu / la Religion de Çááå-Dieu car la Loi [ou le Droit] est la clé du Discernement et l'achèvement de l'Adoration, la cause des Stations élevées et des Degrés sublimes dans l'Au-delà et Ici-bas. Le Savant [en Religion] a plus de valeur que le simple Adorateur de la même manière que le soleil l'est vis-à-vis des planètes. Çááå-Dieu n'est pas satisfait des Actes accomplis par celui qui n'étudie pas Sa Religion [Son Dîn 60] ". Al-Kafi, volume 1, page 39, hadith 2 ; Hayât, volume 1, page 240.

1266. " Le Savoir qui t'est essentiel est celui qui seul rend tes actes conforment à la Loi ; l'acte qui t'est d'obligation est celui sur lequel tu seras interrogé [au Jour du Jugement] ; le Savoir qui t'est le plus utile est celui qui te renseigne sur l'état de ton Cœur et qui t'avertit de son éventuelle infection [morale] ; le Savoir le plus digne d'estime quant à l'issue est celui qui accroît ton savoir présent ; donc, ne sois pas pré-occupé par un Savoir dont l'absence en toi ne te nuit pas et ne néglige pas un Savoir dont le rejet augmenterait ton ignorance ". Bihar Al-Anwar, volume 10, page 247, hadith 13, volume 75, page 321, hadith 119.

1267. " Il est préférable d'entretenir une discussion avec un Savant [en Religion] installé sur une litière que d'entretenir une discussion avec un ignorant installé sur des tapis de haute laine ". Rapporté par Ibra-him Ben Abd Al-Hamid, cité dans Al-Kafi, volume 2, page 399, hadith 1.

1268. " ô Hichem [Al-Hakim], établis la Vérité au service de Çááå-Dieu car il n'y a pas de salut sans obéissance ; pas d'obéissance sans con-naissance ; pas de connaissance sans enseignement ; pas d'enseignement sans raison croyante : pas de savoir en dehors du sa-vant inspiré du Souverain car il n'y a pas de savoir sans raison ". Uçul Al-Kafi - Tome 1 - page 30, partie du hadith 12.

22

Au sujet de l'Intelligence, de l'Intelligent et de la Raison

1269. " Çááå-Dieu n'a jamais désigné un Prophète démuni de Raison, certains d'entre eux l'emportaient en autorité sur d'autres. Le Prophète David accepta que Salomon le remplace seulement après avoir mis à l'épreuve sa Raison, il le désigna à sa position alors qu'il était âgé de 13 ans et régna 40 années ". Mishkat Al-Anwar, bilingue arabe-anglais, Hadith 1472, page 619.

1270. " ô Hichem [Al-Hakim], toute chose possède un guide. Le gui-de de l'Intelligence est la pensée ; le guide de la pensée est le silence ; toute chose a un appui, l'appui de l'Intelligence est la modestie. Il t'est suffisant, pour faire preuve d'ignorance, de chevaucher l'interdiction ". Uçul Al-Kafi - Tome 1 - page 30, partie du hadith 12.

1271. " ô Hichem [Al-Hakim], Çááå-Dieu a envoyé Ses Prophètes et Ses Messagers à Ses Créatures pour qu'elles Le connaissent ; celles qui ont répondu de façon excellente seront dotées d'une connaissance éle-vée ; celles qui connaissent le mieux Çááå-Dieu possèdent l'Intelligence la plus fine et la plus complète, ce qui les portent à la station la plus haute dans la vie immédiate-dounia et dans la vie ultime de l'Au-delà ". Uçul Al-Kafi - Tome 1 - page 30, partie du hadith 12.

1272. " ô Hichem [Al-Hakim], celui qui a recherché la richesse qui ne soit pas l'argent ; le soulagement du cœur du mal de l'envie ; la probi-té dans sa religiosité, qu'il invoque Çááå-Dieu dans son indigence afin qu'IL parachève en lui son intelligence : l'intelligent est celui qui trouve sa satisfaction dans son nécessaire. Celui qui se satisfait de l'indispensable s'enrichit et l'insatisfait n'atteindra jamais la prospéri-té ". Uçul Al-Kafi - Tome 1 - page 30, partie du hadith 12.

1273. " ô Hichem [Al-Hakim], l'intelligent est celui qui ne ment en aucun cas pas même à son avantage ". Uçul Al-Kafi - Tome 1 - page 30, partie du hadith 12.

1274. " ô Hichem, l'intelligent ne s'adresse pas à celui qui le voit comme un menteur ; ne demande pas à celui qui ne lui donnera pas ; ne promet pas ce qu'il ne peut accomplir ; ne place pas son espoir en celui qui désespère ; ne garantit pas ce qu'il ne peut sauvegarder ". Uçul Al-Kafi - Tome 1 - page 30, partie du hadith 12.

23

Au sujet du Sage

1275. " ô Hichem [Al-Hakim], le sage est celui qui ne cesse de re-mercier Çááå-Dieu tout en vivant licitement, - c'est-à-dire vivant dans le domaine de toute chose dont l'accomplissement n'entraîne pas de sanction et de tout acte que la Loi rend libre d'accomplir, - et dont l'impatience ne cède pas à l'illicite, - c'est-à-dire à toute chose dont l'accomplissement entraîne des sanctions et à tout acte que la Loi sanctionne ". Uçul Al-Kafi - Tome 1 - page 30, partie du hadith 12.

24

Au sujet du Doute

1276. Yunes de Hossein fils de Hakam rapporte : " J'ai envoyé un courrier au " Serviteur Loyal " [Imam Moussa Al-Kadhem (s)] pour l'informer que je doutais et dans lequel je lui (s) disais : " Le Prophète Abraham (psl) implorait : ( Seigneur, montre-moi comment Tu feras re-vivre les morts ) (Coran 2/260) ; quant à moi, j'aimerais que tu [l'Imam Moussa Al-Kadhem (s)] me montres quelque chose ". - L'Imam (s) répondit : " [Le Prophète] Abraham (psl) était un Croyant qui recher-chait à hausser sa Foi, alors que toi tu doutes et il n'y a rien de bon dans le fait de douter ". - Puis l'Imam (s) poursuivit : " Le Doute s'installe lorsque la Certitude fait défaut ; par contre, si la Certitude est présente, le Doute n'est pas permis ". - L'Imam (s) ajouta : " Çááå-Dieu Tout-Puissant déclara : ( Nous n'avons trouvé chez la plupart d'entre eux aucune trace d'Alliance et nous avons trouvé que la plupart d'entre eux sont pervers ) (Coran 7/102) ". - Pour terminer, l'Imam (s) écrivit : " [Ce Verset] est descendu à l'intention de ceux qui doutent ". Bihar Al-Anwar, volume 75, page 333, hadith 9.

1277. " Abandonne le Doute et implore la Protection de Çááå-Dieu contre le Shaytan ". Extrait de la recommandation de l'Imam (s) faite à Mohammed Ben Al-Faraj Al-Rukhaji citée dans Al-Kafi, volume 1, Kitab Al-Tawhid, page 105, hadith 5.

1278. " Lorsque deux choix se présentent à vous, scrutez celui qui sa-tisfait le plus votre passion et rejetez-le, car la raison se trouve très souvent à l'opposé de la passion ". Bihar Al-Anwar ; volume 78, page 314.

25

Au sujet des Frères en Religion

1279. " Ne violez pas les Droits de votre Frère [en Religion] en profi-tant de la confiance existant entre vous car il ne tardera pas à ne plus se considérer comme votre Frère [en Religion]. Ne laissez pas venir un temps où il aspirerait ardemment à ne plus être votre ami alors que vous souhaiteriez demeurer son ami ". Rapporté par Al-Hassan Ibn Abdallah, ci-té dans Mishkat Al-Anwar, précité, hadith 505, page 265 de l'arabe.

1280. " Est maudit celui qui accuse [à tort] son Frère [en Religion] ". Bihar Al-Anwar, volume 75, page 333, hadith 9.

1281. " Est maudit celui qui trompe son Frère [en Religion] ". Bihar Al-Anwar, volume 75, page 333, hadith 9.

1282. " Est maudit celui qui ne conseille pas son Frère [en Reli-gion] ". Bihar Al-Anwar, volume 75, page 333, hadith 9.

1283. " Est maudit celui qui calomnie son Frère [en Religion] ". Bihar Al-Anwar, volume 75, page 333, hadith 9.

1284. " Par la Grâce du Nom de Çááå-Dieu, Le Tout-Miséricordieux et Très-Miséricordieux ! Apprends que Çááå-Dieu possède sous Son Trône une Ombre sous laquelle ne réside que celui qui a produit une Bonne Action en faveur de son Frère [en Religion], ou apporté un Soulage-ment à son malheur, ou comblé son Cœur de Joie. Ainsi doit être ton Frère [en Religion] ". Rapporté par Ali Ben Taher Al-Suri, extrait d'un récit cité dans Bihar Al-Anwar, volume 48, page 174, hadith 16 ; Hayat, volume 1, page 138 et 162.

26

Au sujet des péchés majeurs

1285. " Les péchés majeurs sont ceux pour lesquels Çááå-Dieu a décrété le Châtiment du Feu, par conséquent vous devez vous en abstenir. Si vous êtes un Croyant [sincère], il vous sera fait rémission pour vos au-tres péchés [mineurs]. Il existe sept péchés capitaux qui vous mènent droit en Enfer : 1. le meurtre ; 2. l'ingratitude envers les parents ; 3. la pratique de l'usure ; 4. l'abandon d'un environnement islamique à la faveur d'un environnement qui ne l'est pas ; 5. l'accusation de forni-cation d'une femme pieuse ; 6. la dilapidation des biens de l'orphelin ; 7. la désertion en période de Guerre Sainte ". Mishkat Al-Anwar, précité, ha-dith 821, page 387 de l'arabe.

27

Au sujet de cette Doun'ia

1286. " L'amour porté à ce Monde est comparable à l'eau de mer ; plus une personne en boit et plus sa soif augmente, et plus elle en re-prend et plus vite elle en meurt ". - " L'amour porté à ce Monde est comparable au serpent dont l'extérieur est doux au toucher alors qu'à l'intérieur s'y trouve un poison mortel ; ceux qui font preuve de Foi s'en écartent, mais les enfants puérils sont attirés par lui et aiment le saisir à pleines mains ". Bihar al-Anwar, volume 78, page 311.

1287. " ô Hichem [Al-Hakim], les sages sont ceux qui distinguent ce qui est important dans la vie immédiate d'ici-bas-dounia, que dire alors des coupables d'actes interdits. Distinguer ce qui est important dans la vie immédiate d'ici-bas-dounia est une vertu et condamner les actes interdits est une obligation ". Uçul Al-Kafi - Tome 1 - page 30, partie du hadith 12.

1288. " Détourne-toi de la fainéantise et du désœuvrement 61 car ils te barreront l'accès à ta part en cette Doun'ia et à celle dans l'Au-delà ". Hayat, volume 1, page 243.

1289. " Pour celui qui dépense avec parcimonie et s'avoue satisfait [de ce qu'il a en cette Doun'ia], les Bienfaits [de Çááå-Dieu] demeurent, quant à celui qui dilapide et dépense sans compter, les Bienfaits [de Çááå-Dieu] se dissipent [très vite] ". Hayat, volume 1, page 243, citant Bihar Al-Anwar, volume 66, page 395.

!

_____________________________________________________________________________________

11

Florilège de Vérités choisies d'ALI AL-REDHA Huitième Imam Remplaçant Que la Paix soit sur lui

Position : Huitième Imam successeur du Prophète Mo-hammed, que la Paix et les Bénédictions de Çááå-Dieu soient sur lui et sur sa Famille sanctifiée. Nom du père : Moussa Al-Kadhem Ben Ja'afar As-Sâdeq, que la Paix soit sur lui.

Nom de la mère : Dame Najma.

Nom familier : Abu Al-Hassan.

Nom honorifique : Al-Ridhâ / Celui en qui est la Complai-sance divine.

Lieu et date de naissance : Médine, le 11 Dhi al-Qi'dah de l'an 148 de l'Hégire-29.12.765 après le Prophète Jésus, que la Paix soit sur lui.

Date de décès : Mort empoisonné le 4 ou le 17 Safar de l'an 203 de l'Hégire-24.08.818 après le Prophète Jésus, que la Paix soit sur lui.

Lieu des funérailles : Sainte Mach'had (Tûs-Khurasan), Iran.

! ! ! ! !

1

L'Imam Ali Al-Redha confirme l'Unicité divine, la Prophétie de Mohammed et l'Imamat duodécimain Que la Paix et les Bénédictions de Çááå-Dieu soient sur eux

1290. " Il nous suffit de témoigner qu'il n'y a de Çááå-Dieu que Çááå-Dieu / áÇ Åáå ÅáÇøó Çááå æÍÏåõ áÇ ÔÑíß áå, L'Un, Le Soutien Universel, L'Indépendant, L'Impénétrable, sans épouse ni enfant, L'Immuable, Le Subsistant par Soi, L'Oyant, Le Voyant, Le Très-fort, Le Permanent, La Lumière Sans Fin, Savant et non ignorant, Le Puissant Qui ignore la faiblesse, Le Suffisant par Soi sans aucun besoin, Le Juge Suprême Qui ne commet aucune injustice, Le Créateur de toute chose, rien ne peut Lui être comparé, rien ne peut Lui être opposé, personne ne Lui est sem-blable ; " que Mohammed est le Serviteur et le Messager de Çááå-Dieu / æóÃäøó ãõÍóãøóÏðÇ ÚÈÏõåõ æóÑóÓõæáõå, Son élu, Son Choisi parmi Ses Créatures, Le Maître des Messagers, Le Sceau des Prophètes, La Grâce pour tous les Mondes, plus de Prophète après lui, aucun changement dans Sa Reli-gion ni innovation ; tout ce que Mohammed (pslf) a transmis est Véri-té pure, tout ce qu'il a enseigné est identique à ce que les Messagers de Çááå-Dieu précédents ont enseigné ainsi que Ses Preuves et confirme de façon véridique la Vérité de Ses Livres : ( L'erreur ne s'y glisse de nulle part, ni par devant ni par derrière. C'est une Révélation d'Un Sei-gneur Sage et Digne de Louanges ). (Coran 41/42) ; " que le Coran est le Conservateur de tout le contenu des autres Livres révélés ; qu'il est Vérité pure du début à la fin ; nous croyons en ses Versets univoques et équivoques, en son particulier et général, en ses promesses et mises en garde, en l'abrogeant et l'abrogé, en ses conseils, aucune Créature ne peut apporter quelque chose de semblable ; " que le Guide et la Preuve après le Messager (pslf) pour les Croyants, que l'Autorité sur les Musulmans, le Coran parlé, le Connaisseur en Ordonnances, est son Frère, Successeur, Héritier, au nom d'Amir Al-Mu'minin Ali (s) dont la position envers le Messager (pslf) était identique à celle d'Aaron envers Moïse 62. Il fut l'Imam des Pieux, premier en loyauté, premier en action, premier à avancer, Commandeur des Fidèles, l'élite des Successeurs de tous les Prophètes ; ceux qui viennent après lui (s) sont Al-Hassan (s), Al-Hossein (s), et les suivants qui viennent l'un après l'autre jusqu'à celui qui est aujourd'hui présent [Imam Ali Al-Redha (s)], de plus, tous sont Descendants de la Demeure de Sa Sainte-té le Messager (pslf), les plus Instruits dans tous les domaines du Li-vre et de la Tradition, les plus équitables en Jugements rendus en tou-te époque, les plus Dignes et Méritants en matière d'Imamat parmi tous les autres. Ils sont l'Anse solide, les Imams de la Guidance, l'Autorité pour tous les peuples des Mondes et pour tout ce qu'ils con-tiennent car l'Imam est l'élite des Successeurs. Je témoigne que toute personne qui s'oppose aux Ahlul Beyt (pse) ne peut être qu'un vaurien égaré qui a rejeté la Vérité et la Guidance. Ils sont les seuls (pse) In-terprètes du Coran, les Prêcheurs des Paroles de Sa Sainteté le Messa-ger (pslf). Toute personne qui vient à décéder sans les avoir reconnus, sans avoir fait preuve d'affection à leur égard ainsi qu'envers leurs pè-res, meurt de la mort de l'âge de la Djahiliyyah ". Réponse donnée à une question posée à l'Imam Ali Al-Ridha (s) par le dynaste Ma'moun, citée dans Touhaf Al-Ouqoul, 415.

1291. A une question posée sur l'Unicité divine, l'Imam Ali Al-Redha (s) répondit : " Quiconque récite : ( Dis : " Lui, Çááå-Dieu est Un ! " )(Sourate 112, Le Culte Pur) et y croit, a reconnu le Dogme de l'Unicité de Çááå-Dieu ". Puis, il a été demandé à l'Imam (s) : " Comment doit-on réciter ce Verset ? ". - L'Imam (s) répondit : " De la même manière que les gens le récitent " ; puis, il ajouta : " en proclamant en plus, trois fois de suite : " IL est Çááå-Dieu, mon Seigneur ! ". Question posée par Abdul Aziz Ibn Al-Muhtadi à l'Imam Ali Al-Redha (s) et réponse de celui-ci citées dans Mish-kat Al-Anwar, précité, hadith 9, page 37 de l'arabe.

1292. " L'Imamat est le sommet de la Perfection de la Religion ". Tou-haf Al-Uqoul, page 322.

1293. " L'Imamat est le Titre des Prophètes et l'Héritage de leurs Successeurs ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

1294. " L'Imamat est la Délégation de Çááå-Dieu et de Son Prophète (pslf), la Position d'Amir Al-Mu'minin [Ali] (s) et la Succession d'Al-Hassan et d'Al-Hossein (pse) ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

2

L'Imam Ali Al-Redha présente la divine Identité religieuse, culturelle et sociale des Imams Remplaçants Que la Paix de Çááå-Dieu soient sur eux

1295. " Salutations aux Stations de la Science divine… Toute per-sonne qui les a connues, a connu Çááå-Dieu ; toute personne qui les a ignorées, a ignoré Çááå-Dieu ". Al-Kafi, 4/578/2 ; Kamil Al-Ziyarat, 315.

1296. " Ils sont les Interprètes du Coran et les porte-paroles du Pro-phète avec la Preuve manifeste ". Touhaf Al-Uqoul, page 306.

1297. " Les Critères de leur Religion sont la Crainte [du Châtiment de Çááå-Dieu], la Chasteté, la Sincérité, la Bonté, l'Effort de progrès en toutes choses, la Protection du dépôt qu'il appartienne à un Vertueux ou un débauché, la Longue Prosternation, l'Adoration nocturne, l'éloignement des Interdits, l'Attente de la Délivrance dans la Pa-tience, la Compagnie excellente, les Faveurs accordées sans limites, le Refus de nuire à autrui, le Visage souriant devant les Croyants, le Bon Conseil à leur donner et la Clémence envers eux ". Touhaf Al-Uqul, page 306.

1298. " Par [la Guidance de] l'Imam [Remplaçant (s)] s'accomplissent parfaitement la Prière, l'Aumône, le Jeûne, le Pèlerinage, le Djihad, la Disponibilité des Butins et des Aumônes, l'Application des Peines et des Prescriptions, la Protection des Contrées et des Frontières ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

1299. " L'Imam [Remplaçant (s)] est le Sommet de la Religion, l'Ordre pour les Musulmans, le Bien en cette Doun'ia et la Force des Croyants ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

1300. " L'Imam [Remplaçant (s)] est un Pilier de l'Islam et une Noble Branche de l'Islam ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

1301. " L'Imam [Remplaçant (s)] est le Loyal de Çááå-Dieu sur Sa Terre et pour Ses Créatures, Son Argument contre Ses Serviteurs, Son Lieu-tenant sur Sa Terre appelant à Çááå-Dieu et protégeant les Lieux saints de Çááå-Dieu ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

1302. " L'Imam [Remplaçant (s)] est pur de tout péché, exempté de tout défaut, doté du Savoir essentiel, remarquable par sa tolérance, il est l'Ordre de la Religion, la Puissance des Musulmans, la Désolation des hypocrites et la Perdition des incrédules ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

1303. " L'Imam [Remplaçant (s)] est pareil au soleil dont la lumière recouvre le Monde, étant à l'Horizon, ni les regards ni les mains ne peuvent l'atteindre ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

1304. " L'Imam [Remplaçant (s)] est le Compagnon loyal, le Père humain, le Frère parfait, la Mère attentionnée envers son enfant et le Berger des Créatures ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

1305. " L'Imam [Remplaçant (s)] est Clarté de pleine lune, ?clat de lampe, Lumière qui s'élève, ?toile qui guide dans les profondes ténè-bres, Emblème de la Guidance, Sauvegarde face à l'apostasie ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

1306. " L'Imam [Remplaçant (s)] est unique dans son époque, nul ne peut le concurrencer [dans sa Science], aucun Savant ne peut l'égaler, nul ne peut s'y substituer, personne n'est pareil à lui et nul ne peut se comparer à lui ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

1307. " L'Imam [Remplaçant (s)] reconnaît licite ce que Çááå-Dieu a décrété licite et illicite ce qu'IL a décrété illicite, applique les Peines décrétées par Çááå-Dieu, protège la Religion de Çááå-Dieu et appelle à la Voie de Çááå-Dieu par la Sagesse, le Bon Conseil et la Preuve mani-feste ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

1308. " Il [l'Imam Remplaçant (s)] est celui dont le Savoir augmente [continuellement] et la Tolérance est parfaite. Il est connaisseur en po-litique et préparé à la fonction de Dirigeant, lui obéir est une obliga-tion car il est l'Exécuteur des Commandements de Çááå-Dieu et le Con-seiller des Serviteurs de Çááå-Dieu ". Touhaf Al-Uqoul, page 324.

1309. " Que la Miséricorde de Çááå-Dieu soit sur le Serviteur qui fait vivre nos Commandements ! ". - Il a été demandé à l'Imam (s) " Comment ? ". - Il répondit : " En étudiant notre Science, puis en l'enseignant aux gens car si les gens connaissaient le bienfondé de nos enseignements, ils nous suivraient sûrement ". Ma'ani Al-Akhbar, page 180 et Uyoun Al-Akhbar Al-Redha, volume 1, page 207.

1310. " L'Imam [Remplaçant (s)] est pareil au Feu [allumé par les hommes] qui guide dans les régions montagneuses, au Chaud de ceux qui recherche la chaleur et le Sauveteur dans les dangers, celui qui s'en sépare, court à sa perte ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

1311. " L'Imam [Remplaçant (s)] est pareil à un Nuage chargé de pluie, à l'Averse diluvienne, au Ciel qui recouvre, à la Terre étendue, à la Source débordante, à la Rivière et au Jardin ". Touhaf Al-Uqoul, page 323.

3

L'Imam Ali Al-Redha rappelle ce que sont la Foi la Soumission à Çááå-Dieu et la Certitude Que la Paix de Çááå-Dieu soit sur lui

1312. Yunus Ibn Abdel Rahman dit avoir questionné l'Imam Al-Redha (s) au sujet de la Foi et de l'Islam [sous-entendu la Soumission à Çááå-Dieu] et que l'Imam (s) lui répondit ceci : Abu Ja'far (s) [cin-quième Imam (s)] déclara : L'Islam est la Religion. La Foi est supé-rieure à la Soumission. La Piété est supérieure à la Foi, la Certitude est supérieure à la Piété. Rien n'est supérieur à la Certitude chez les Des-cendants d'Adam. - Puis le rapporteur ajoute qu'il demanda à l'Imam (s) ceci : Quels sont les signes de la Certitude ? - L'Imam (s) répon-dit : L'Absolue confiance en Çááå-Dieu, la Soumission à Çááå-Dieu, la Satisfaction pour tout ce que Çááå-Dieu a destiné et l'Abandon complet à Çááå-Dieu de toutes nos affaires. - Ensuite le rapporteur dit avoir ques-tionné encore l'Imam (s) : Que signifie tout cela ? - L'Imam (s) ré-pondit : C'est ce que l'Imam Al-Bâqer (s) a déclaré ". Mishkat Al-Anwar, précité, hadith 20, page 42 de l'arabe.

1313. L'Imam (s) fut questionné à propos de la remarque d'Abraham 63 à laquelle : ( [ Çááå-Dieu] dit : " Et n'aurais-tu point foi ? " " Si, dit-il, mais [c'est] pour que mon cœur s'apaise ". )- Il fut alors de-mandé à l'Imam (s) : " Y avait-il un doute en son cœur ? " - L'Imam Ali Redha (s) répondit : " Non, il y avait bien de la Certitude en son cœur, mais Çááå-Dieu avait décidé d'élever sa Certitude ". Mishkat Al-Anwar, précité, hadith 35, page 51 de l'arabe.

4

L'Imam Ali Al-Redha parle des Noms de Çááå-Dieu Que la Paix de Çááå-Dieu soit sur lui

1314. " Çááå-Dieu S'est qualifié Lui-Même par des Noms, conviant les Créatures - lorsqu'IL les créa, les astreignant à Son Service et les éprouva - de LE prier par ces Noms. IL S'est donc nommé Oyant, Voyant, Pouvant, Sustentateur, Parlant, Apparent, Caché, Doux, In-formé, Fort, Tout-Puissant, Sage, Savant et autres Noms semblables. Lorsque ceux qui nous détestent et nous renient ont vu ces Noms - alors qu'ils avaient entendu que nous enseignons que rien n'est pareil à Çááå-Dieu et qu'aucune Créature n'a les mêmes qualités que Lui -, ils nous ont fait dire : " Puisque vous prétendez que Çááå-Dieu n'a pas de pareil ni de semblable, comment êtes-vous associés à Lui en Ses Plus Beaux Noms, usant d'eux pour vous dénommer entre vous ? Car c'est là un indice que vous êtes pareils à Lui en totalité ou partie de Ses Qualités, puisque ces Excellents Noms vous réunissent.

" On leur répondra que Çááå-Dieu a attaché à Ses Serviteurs certains de Ses Noms avec une différence de sens, tout comme un même nom peut rassembler deux sens différents, ainsi que l'indique l'usage per-mis et usité dans le langage courant, [langage] qui est celui par lequel Çááå-Dieu s'est adressé aux Créatures, leur parlant au moyen de ce qui leur est intelligible afin qu'il y ait envers eux un Argument pour tout ce qu'ils gâchent. Ainsi on dit de quelqu'un qu'il est un chien, un âne, un taureau, un sucre, un fruit amer et un lion, tout cela contrairement à ce qu'il est et à ses qualités : ces noms n'ont pas été appliqués selon les sens pour lesquels ils ont été établis, parce que l'homme n'est pas un lion ni un chien. Comprends cela, que Çááå-Dieu te fasse Miséri-corde ! ". Uçul Al-Kafi, 1/121, hadith 2.

1315. " Le Trône n'est pas Çááå-Dieu même, le Trône est un nom pour désigner La Science et Le Pouvoir et il contient tout… ". Al-Kulayni, Ki-tab Al-Tawhid, bâb Al-Arsh wa l-Kursi, 1/177/2 ; voir aussi 1/179/6, le propos de Ja'far où le Trône est identifié à La Science.

5