Persécutions et Souffrances subies par FATIMA AZ-ZAHRA (p)
 
Déclaration historique de Sainte Fatima Az-Zahra 30 Que la Paix de Çááå-Dieu soit sur elle

!

Dès le décès de son père, le Messager de Çááå-Dieu (pslf), Abu Bakr et Omar décidèrent de retirer à Fatima-Al-Zahra son droit à Fadak, ayant appris la mesure, Fatima-Az-Zahra (s) sortit de chez-elle, accompagnée d'un groupe de femmes, pour se rendre à la Mosquée de son père connue sous le nom de " Mosquée du Prophète (pslf) " et réclamer publiquement son droit. Un voile fut dressé en l'honneur de l'Illustre Dame de l'Islam, la Souveraine des femmes chastes revêtues de l'Habit de la pudeur.

Elle fit un discours historique aux aspects d'une véritable Déclaration universelle des Droits et des Conditions de justice égale pour tous, riche en arguments ; d'une éloquence rare, d'une clarté éblouissante, d'une rigueur de raisonnement, d'une logique parfaite, d'une argumentation irréfutable et aux objectifs bien définis. Méditons sur l'Enseignement, de la Souveraine Dame des femmes des Mondes, que voici :

" La Louange appartient à Çááå-Dieu, Exalté soit-IL ! Pour tout ce qu'IL a répandu de bienfaits à notre service ! La Louange appartient à Çááå-Dieu, Exalté soit-IL ! Pour tout ce qu'IL a inspiré, pour tout ce qu'IL a ordonné en Son Nom Sanctifié et pour tout ce qu'IL a octroyé avec abondance de Faveurs dans Sa Création, sans aucune restriction dans Ses Dons, Grâces et Bénédictions, que nul ne peut dénombrer tant ils sont présents partout et en tout, à chaque instant de la vie, pour tous les temps et en tous lieux ; sans limites concevables pour les hommes.

" IL a seulement recommandé à Ses Créatures d'acquérir sans cesse davantage de Ses bienfaits en faisant preuve de gratitude devant leur abondance et leur diversité. IL a seulement réclamé à Ses Créatures de Le servir et de Le glorifier avec ferveur par la Prière pour se rapprocher sans cesse de Ses grâces et de Sa générosité.

" Je témoigne qu'il n'y a de Çááå-Dieu que Çááå-Dieu ! Qu'IL est Un et sans associé à Ses côtés, un témoignage de Foi qui nécessite une preuve de dévotion profonde et sincère pour bien comprendre sa signification. Les cœurs en sont les réceptacles, et les esprits éclairés en découvrent les preuves.

IL est Celui qu'aucun regard ne peut atteindre ; qu'aucune langue ne peut décrire et qu'aucune imagination ne peut en définir Son Essence.

" IL est Le Créateur de toutes choses, rien n'existait avant Lui, créant sans avoir à suivre un quelconque modèle préexistant à Lui. Tout est créé de Sa Puissance et répandu selon Sa Volonté, sans en avoir un besoin pour Lui-Même ni un bénéfice dans Ses desseins, mais uniquement pour établir Sa Sagesse, pour attirer l'attention vers Son Obéissance, pour manifester Son Omnipotence, pour inviter Ses Créatures à L'adorer et pour honorer Son Appel.

" Puis, IL fixa les récompenses liées à Son Obéissance et les châtiments liés à la désobéissance envers Lui. Ainsi prévenues, Ses Créatures peuvent se mettre à l'abri de Son courroux et de Son châtiment, et marcher sur la Voie qui mène aux Jardins du Paradis.

" Je témoigne aussi que mon père Mohammed est Son Serviteur et Son Messager ; IL l'a choisi avant même de l'envoyer parmi nous, IL l'a nommé à ce rang avant même de l'avoir créé, IL l'a instruit avant même qu'il vienne à l'existence. Tout cela, avant même que les Créatures sortent de l'ombre du Monde invisible, avant que le voile qui les cachait à l'existence visible ne se lève, avant que Çááå-Dieu décide de faire exister Sa Création du Néant. Pour Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, tout est connu d'avance, IL connaît tout ce qui va suivre, IL est Le Parfait connaisseur de ce que réserve l'Avenir et le moment exact de chaque événement.

" Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, l'envoya en tant que parachèvement du modèle de perfection à suivre dans Ses recommandations ; en tant que certitude dans l'accomplissement de Sa Loi ; et en tant qu'accomplissement des Signes de Sa Miséricorde.

" Il trouva les Nations et les Empires dans la confusion des croyances hérétiques, vénérant le feu, adorant leurs idoles, récusant Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, après avoir été avertis de Son Existence. Puis, Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, illumina leurs ténèbres par l'éclat de la présence, parmi eux, de mon père Mohammed (pslf). Il (pslf) fit disparaître de leurs cœurs les sombres voiles de l'obscurantisme, éloignant de leurs yeux les lourds nuages chargés d'ignorance. Il révéla ainsi aux gens la juste et bonne Guidance. Il les a ainsi sauvés des chemins de l'égarement. Il leur a éclairé le regard. Il les a orientés vers la Religion Immuable et authentique et les a appelés à suivre la Voie droite.

" Puis, Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, prit la décision de le (pslf) rappeler à Lui en signe de Sa grande amitié à son égard, en témoignage de Sa volonté et de Sa générosité, mais aussi en signe d'amour et de préférence [pour Son Sceau des Prophètes (pslf)]. C'est ainsi que Mohammed (pslf) a quitté le tumulte de cette Demeure pour se reposer, entouré d'Anges bienveillants, avec la Satisfaction du Seigneur, Le Grand Magnanime, et la Proximité du Puissant Maître, que les Bénédictions et les Salutations de Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, soient sur mon père : Son Prophète (pslf), Son Dévoué, Son ?lu parmi toutes Ses Créatures, Son Ami sincère, que la Paix, la Miséricorde, et la Bénédiction de Çááå-Dieu soient avec lui (pslf) ".

" Puis, Fatima (s) fit face à l'assemblée et dit :

" Vous les Serviteurs de Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, vous êtes responsables de l'application de Son commandement d'instaurer le bien et d'interdire le mal ; vous êtes les gardiens de Sa Religion et de Sa Révélation ; vous êtes les fidèles de Çááå-Dieu envers vous-mêmes ainsi que Ses missionnaires pour les autres Nations. IL a sur vous un Droit et une pleine Autorité. IL vous a présenté une Alliance, et laissé un Héritage 31 pour que vous en preniez soin :

" Le " Livre parlant " de Çááå-Dieu et le Coran véridique, la Pure Lumière, la Voie Eclairée. Son contenu est inégalable en Vérité ; Ses Secrets y sont clairement révélés ; Ses Recommandations y sont mentionnées ; et Ses disciples y sont bénis. Le Coran guide ses adeptes vers la Satisfaction [de Çááå-Dieu] ; l'écouter porte au Salut ; en lui se trouvent les Preuves éclatantes de Çááå-Dieu, Ses Prescriptions explicites, Ses Interdits irrécusables, Ses Règles claires, Ses Arguments irréfutables, Ses Pratiques non obligatoires, Son Autorisé et Son Détestable et Ses Lois écrites.

" Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, a établi :

" La Foi, comme moyen pour vous purifier des séquelles du polythéisme.

" La Prière, comme moyen pour écarter de vous l'arrogance [et comme preuve de votre humilité].

" L'Aumône légale (Azzakat), comme moyen de purification de l'âme et d'accroissement des ressources.

" Le Jeûne, comme moyen de confirmation de la sincérité [et d'amplification de la dévotion et de la piété].

" Le Pèlerinage, comme moyen d'édification de la Religion.

" La Justice, comme moyen d'unité des cœurs [dans l'harmonie de l'agir et du vivre ensemble].

" L'Obéissance à notre égard comme Ordre pour la Communauté.

" Notre Guidance (Imamat des Ahlul Beyt (pse), comme moyen sûr de protection contre la division et de sauvegarde certaine de l'Unité et de l'Entente.

" Le Djihad, comme moyen de garantir et de réaliser la Gloire de l'Islam.

" La Patience, comme moyen d'acquisition certaine des Bienfaits de Çááå-Dieu, Exalté soit-IL.

" Le Commandement d'instaurer le Bien, comme moyen d'assurer l'intérêt commun, [de consolider la Paix publique et les bonnes relations entre les gens].

" La Bonté envers les parents, comme moyen de protection contre le Courroux de Çááå-Dieu.

" Le Maintien d'étroites relations familiales avec les proches, comme moyen de longue vie et de multiplication abondante de la descendance.

" Le Droit au versement du prix du sang, comme moyen de mettre un terme aux expéditions punitives sanglantes.

" Le Respect des engagements, comme moyen d'obtenir le Pardon.

" La Juste mesure dans la pesée et en tout, comme moyen de prévenir l'injustice et l'usurpation des droits d'autrui.

" L'Interdiction des boissons enivrantes, comme moyen de protection de l'âme contre l'abomination, [et d'éradication de la violence alcoolique et de l'affaiblissement de l'intellect].

" L'Abandon de l'insulte, comme moyen de protection contre la malédiction et l'affliction.

" Le Refus de voler, comme moyen de conserver un esprit pur et sain.

" Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, a interdit le polythéisme pour permettre une sincère et fidèle adoration de Son Unicité.

Dès lors, ( craignez Çááå-Dieu de la façon dont IL doit être véritablement craint, et ne mourez pas en dehors des Principes de l'Islam. ) Obéissez à Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, dans ce qu'IL vous a ordonné et dans ce qu'IL vous a interdit, car ( parmi Ses serviteurs seuls les savants craignent vraiment Çááå-Dieu. ) 32

Puis Fatima Az-Zahra (s) poursuivit sa Déclaration :

" ô vous les gens ! Sachez que je suis Fatima et que mon père est Mohammed (pslf). Ce que je vais dire est en droit fil avec ce que j'ai dit précédemment, vous n'y trouverez rien qui soit contradictoire et dans mon action, il n'y a aucun espace réservé à l'erreur ni à la tromperie.

" Mon père : ( Certes un Messager pris parmi vous est venu à vous. Le mal que vous faites lui pèse ; il est avide de votre bien ; il est bon et miséricordieux envers les croyants. ). Si vous êtes capables de le (pslf) reconnaître vous devez aussi être capables de reconnaître qu'il (pslf) est mon père et non le père d'aucune de vos femmes, qu'il (pslf) est le Frère déclaré de mon cousin Ali (s) et non le frère d'aucun de vos hommes. Quelle excellente origine il (pslf) possède ! Et quelle honorable filiation nous avons avec lui (pslf) ! Que la Paix et les Bénédictions de Çááå-Dieu soient sur lui et sur sa descendance !

" Oui ! Il (pslf) a fait connaître ouvertement et publiquement le Message malgré les mesures coercitives et les menaces, il (pslf) a maintenu à bonne distance l'hérésie de la voie parcourue par les polythéistes qu'il (pslf) ne craignait ni d'affronter ni d'appeler au Chemin de Son Seigneur avec beaucoup de sagesse, de douceur, et d'élogieux sermons. Il (pslf) culbuta les idoles, mit en déroute les arrogants jusqu'à les vaincre et les engagés dans la voie de la Vérité. Ainsi, l'obscurité de la nuit a cédé la place à la lumière de l'aurore porteuse de la vertu et du bon droit. La voix de l'autorité religieuse avait pu enfin se faire entendre et contraindre à l'étouffement et au silence les propos nuisibles des Diables. Le pitoyable foyer de l'hypocrisie fut pour un temps éteint et les liens qui unissaient l'infidélité à l'incrédulité, rompus.

" Oui ! Au milieu de cette sombre époque vous aviez prononcé le postulat de la Reconnaissance de l'Unicité-Al-Tawhid devant un groupe de purs (les Ahlul Beyt (pse). Vous étiez encore parmi les miséreux et les affamés, à deux doigts de basculer dans le gouffre de l'Enfer. Vous étiez comparables au peu d'importance qu'à la goutte de rosée pour l'assoiffé ; au peu de consistance qu'à la miette de nourriture pour celui qui a faim ; à l'éphémère de l'empreinte qui disparaît rapidement ; à l'impureté du paillasson sur lequel les pieds s'essuient. Vous buviez des eaux nauséabondes pour étancher votre soif et vous mangiez des viandes fétides pour apaiser la faim de vos estomacs. Vous étiez des êtres méprisés et avilis. Vous n'aviez que mépris et soupçons les uns pour les autres, toujours envahis de la crainte d'être capturés, de voir vos enfants enlevés par ceux qui vous dominaient.

" Alors, Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, dans un ineffable élan de Bonté vous a secourus par mon père Mohammed (pslf) ; après beaucoup d'affrontements défensifs qui lui furent imposés, après qu'il (pslf) eut à faire face aux hommes féroces, des loups parmi les Bédouins et des despotes chez les gens du Livre. ( Chaque fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Çááå-Dieu l'éteint. ) et lorsque les cornes du Diable se faisaient voir à nouveau et que la bouche des polythéistes murmuraient des propos de sédition et de complot, il (pslf) mettait un terme à la dispute avec l'aide de son Frère Ali (s), celui qui ne fait jamais demi-tour, jusqu'à ce que l'ennemi morde la poussière de la défaite et que la flamme de la guerre soit éteinte par son sabre. Il (s) était toujours au service de la Cause de Çááå-Dieu, attentif à Son Ordre, aux proches côtés de Son Messager (pslf). Il (s) est un maître parmi les Amis de Çááå-Dieu, vigoureux au travail, sincère dans le conseil, sérieux dans ses intentions et toujours prêt à l'effort pour servir l'Islam. Alors que de votre côté vous ne cessiez de vivre dans l'oisiveté, dans les plaisirs de la vie d'ici-bas, vous estimant saufs au sein de votre confort, guettant notre revers de fortune. Avides d'informations à notre sujet pour entendre parler de l'issue de la bataille imposée, et à laquelle vous aviez tourné le dos, prenant vos jambes à votre cou plutôt que de combattre.

" Dès l'instant où Çááå-Dieu décida du Sublime retour à Lui de Son Prophète au sein de la Demeure et de l'Abri du groupe de Ses Prophètes et de Ses Serviteurs sincères, les cornes perfides de l'hypocrisie réapparurent au-dessus de vos têtes ; le vêtement de la foi fut arraché ; les ignorantins mal intentionnés, hier silencieux, se mirent à parler, les paresseux et les rétrogrades se portèrent à l'avant des rangs pour brailler et s'agiter. Puis, Satan le maudit a fait sortir la tête de sa cachette, il vous a invités à l'adhésion de son Parti. Il vous a trouvés, prédisposés, à accepter son invitation malicieuse, et prêts à observer ses directives. Il vous a suggérés la sédition et là encore, il vous a trouvés rapides en besogne, prêts à la désobéissance qui enveloppe les sentiments de vos cœurs, marquant vos visages des stigmates de l'amertume et du doute. Alors, l'injustice s'est réinstallée dans vos cours. Vous avez porté des marques à des chameaux qui ne sont pas les vôtres [sous-entendu : vous avez désigné des dirigeants qui ne sont pas les vôtres] ; vous êtes allés vous désaltérer à l'eau d'une source qui n'est pas la vôtre [sous-entendu : vous êtes guidés par des successeurs qui ne sont pas les vôtres]. Tout cela s'est produit [lors de la réunion de Saqifat] alors que le temps de la présence du Prophète (pslf) parmi vous est encore tout proche ; alors que la déchirure créée par son départ est très profonde ; alors que la plaie n'est pas encore cicatrisée ; alors que le Prophète lui-même (pslf) n'était pas encore mis en terre.

" Vous avez décidé promptement d'une affaire [réunion de Saqifat] sous le fallacieux prétexte de parer à la discorde. ( Or, c'est bien dans la discorde qu'ils se sont engouffrés. La Géhenne enveloppera sûrement les incrédules. "35 Que tout cela est absurde ! Quel mauvais choix que tout cela ! Quelle entreprise déloyale ! Comme vous êtes stupides ! Comment acceptez-vous de vous laissez détourner de la Vérité ! Et pourtant, le Livre de Çááå-Dieu est toujours parmi vous ; ses Textes y sont clairement exposés ; ses Directives manifestement énoncées ; ses Signes clairement visibles ; ses Restrictions intelligemment formulées ; et ses Commandements loyalement évidents. Malgré tout, vous l'avez jeté par-dessus vos épaules ! Comment avez-vous osé agir de la sorte ! Auriez-vous du dédain pour lui ) Ou bien pensez-vous qu'en agissant ainsi vous serez à même de gouverner selon des principes autres que les siens ? ( Quel mauvais échange pour les injustes ! "36 ( Le culte de celui qui recherche une religion en dehors de l'Islam n'est pas accepté. Cet homme sera, dans la vie future, au nombre de ceux qui ont tout perdu ).37

" Il apparaît clairement que vous n'avez pas même pris le temps de la réflexion ni celui de la patience ni celui de l'obéissance. Vous avez allumé le foyer de la sédition, vous l'avez ravitaillé en braises ardentes, vous avez répondu à l'ordre du Démon vous invitant à éteindre la lumière de la Religion ainsi que l'éclat de l'Immaculée Tradition du Saint Prophète (pslf). Vous avez échangé ses propos sages et réfléchis pour des paroles futiles et vides de sens. Vos apparences étaient trompeuses. Vos complots à l'égard des membres de sa famille sont semblables à la lance qui pénètre le cœur.

" Vous déclarez maintenant que nous ne possédons aucun droit à l'Héritage ! Comment est-ce possible ? ( Recherchez-vous le jugement de l'Ignorance ? Qui donc est meilleur juge que Çááå-Dieu envers un peuple qui croit fermement ? )38 Comment ? Des gens dont la foi est connue peuvent-ils émettre une conclusion imposée, et désireuse d'être placée au-dessus des directives de Çááå-Dieu, Exalté soit-IL ? " N'avez-vous pas été enseignés ? 39 ) Certes ! Vous le savez déjà ! C'est aussi clair pour vous que l'éclat du Soleil : Je suis sa fille !

" ô Musulmans ! Pourquoi mon Droit à l'héritage doit-il être spolié ?

" ô fils de Abu Quahafa [Abu Bakr] ! Dans quel passage du Livre de Çááå-Dieu est-il écrit que vous avez le droit d'hériter de votre père et qu'il est interdit que j'hérite du mien ô vous avez, certainement, inventé là une conclusion sans précédent ni dans le Livre de Çááå-Dieu ni dans l'Immaculée Tradition du Prophète (pslf) ! " Vous avez fait quelque chose de monstrueux !40 " . Auriez-vous pris intentionnellement la décision d'abandonner le Livre de Çááå-Dieu et de le jeter par-dessus votre épaule ? N'avez-vous pas lu ce qui est écrit ? :

" ô Salomon hérita de David… "41 . Ainsi que l'histoire de Zaccharie qui est contée lorsqu'il dit : ( Je crains le comportement de mes proches après ma mort. Ma femme est stérile ; accorde-moi, cependant, un descendant venu de toi. Il héritera de moi ; il héritera de la famille de Jacob 42 [...]) " Puis ceci : (…Cependant, ceux qui sont liés par la parenté sont encore plus proches les uns des autres, d'après le Livre de Çááå-Dieu - Çááå-Dieu est, en vérité, Celui qui sait tout ! )43

" Puis encore ceci : ( Quant à vos enfants, Çááå-Dieu vous ordonne d'attribuer au garçon une part égale à celle de deux filles. ) 44

" Et encore ceci : ? Voici ce qui vous est prescrit : Quand la mort se présente à l'un de vous, si celui-ci laisse des biens, il doit faire un testament en faveur de ses père et mère, de ses parents les plus proches, conformément à l'usage. C'est un devoir pour ceux qui craignent Çááå-Dieu. ?

" Vous prétendez que je ne possède aucun droit ! Que je ne peux pas hériter de mon père ! En conséquence de quoi vous rompez mes liens de filiation avec lui (pslf) ! Çááå-Dieu aurait-IL révélé un verset vous concernant et duquel IL en aurait exclu mon père ? Ou bien, irez-vous jusqu'à dire : Fatima et son père ne sont pas disciples de la même religion, ils ne peuvent donc hériter l'un de l'autre ? Ne sommes-nous pas, mon père et moi, disciples de la même Religion, de la même Croyance et de la même Foi ? Ou bien êtes-vous davantage versés en sciences religieuses coraniques que mon père (pslf) et que mon cousin Ali (s) ?

" Bien ! Puisqu'il en est ainsi de vos conclusions hasardeuses, emparez-vous de mon bien de la même manière que vous vous emparez d'un cheval sellé et bridé. N'oubliez pas, toutefois, que le Jour du Jugement est le Jour des justes comptes ! Le moment où Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, sera Le Meilleur Juge [de toute cette douloureuse affaire] et Mohammed (pslf) sera mon défenseur. Rendez-vous est donné pour le Jour de la Résurrection ! Le Jour où se dressera l'heure, ce Jour là, les imposteurs seront perdus. Vos remords ne vous seront d'aucun bénéfice ! Chaque nouvelle est annoncée en son temps !

Vous saurez bientôt qui sera frappé d'un châtiment humiliant et sur qui s'abattra un châtiment sans fin.

" Puis Fatima (s) se tourna vers les Ançars et dit : " Vous les gens de la réflexion ! ô vous les gens de bien ! Les puissants partisans et défenseurs de la Nation de l'Islam ! Ceux qui ont embrassé l'Islam ! Pourquoi tant de retenue dans votre élan à défendre mes bons droits ? Pourquoi cette indifférence face à l'injustice qui m'est imposée ? Mon père, le Messager (pslf) de Çááå-Dieu, ne disait-il pas souvent ceci : Un homme est honoré, connu et rappelé au souvenir des autres hommes par l'intermédiaire de ses enfants ? Comment, en si peu de temps, avez-vous pu enfreindre ses bons conseils ?

Comment, en si peu de temps, avez-vous pu comploter contre nous ? Pourtant, vous avez suffisamment de pouvoir et de force pour faire respecter mon bon droit et interdire qu'il me soit arraché ! Ou bien préférez-vous en rester là où vous vous êtes rendus et dire : " en vérité, Mohammed (pslf) est maintenant décédé ! " C'est là, sans aucun doute, une grande calamité aux conséquences incalculables ; un préjudice immense ; une déchirure difficile à colmater. Voyez le ciel, il en est tout assombri depuis le Sublime retour de l'âme du Prophète (pslf) à Son Créateur ; les étoiles ont cessé de briller avec toute leur splendeur originelle ; les espérances se sont évanouies ; les montagnes en tremblent encore ; le respect des femmes est abandonné ; la dignité humaine a disparu, et le sens réel de la vie est rabaissé par la force et la soumission imposée de l'injustice.

" Oui ! Par Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, l'absence de mon père est une bien grande affliction ainsi qu'une grande calamité à venir ; il n'y a aucune autre adversité au-dessus de celle-ci, ni aucun événement aux conséquences si désastreuses. C'est la calamité annoncée dans le Livre de Çááå-Dieu. Vous en avez entendu sa lecture du matin au soir dans les cours de vos demeures tel un appel, une parole juste, une récitation claire et ordonnée. Vous y avez tout appris concernant ce que les Prophètes qui précèdent mon père ont dû souffrir et qui, eux aussi, sont retournés auprès du Créateur : c'est là un Décret auquel personne ne peut échapper et une destinée commune à tout le monde : ( Mohammed n'est qu'un Prophète ; des Prophètes ont vécu avant lui. Retourneriez-vous sur vos pas, s'il mourait ou s'il était tué ? Celui qui retourne sur ses pas ne nuit en rien à Çááå-Dieu ; mais Çááå-Dieu récompense ceux qui sont reconnaissants. ? 47

" ô Béni Qayla [les gens des tribus Aws et Khazraj] ! Comment accepter que je sois privée de mon bon droit à l'héritage, alors que vous m'entendez et que vous m'avez devant vous ? Alors que vous êtes rassemblés et assis autour de moi dans la Mosquée de mon père ô vous avez entendu les propos de mon action en revendication de mes droits, ils sont maintenant connus de tous ainsi que cette affaire frauduleuse et injuste. Vous êtes nombreux et bien armés ! Vous possédez les moyens et le pouvoir d'agir ! Mais voilà, l'appel vous parvient et vous y restez sourds et muets ! Vous entendez les lamentations et les pleurs sans pour autant vous émouvoir et porter secours ! Pourtant, vous êtes connus pour votre courage, pour votre droiture et votre bonté. Vous êtes ceux qui ont été choisis en tant que les meilleurs par le Messager (pslf) de Çááå-Dieu pour nous seconder, nous les Ahlu Beyti Rassoul Allah. Vous avez combattu les Bédouins, supporté difficultés et souffrances, marché contre les Nations, bravé leurs meilleurs guerriers. Lorsque nous vous appelions, vous nous répondiez. Nous étions rassurés de votre soutien et de votre présence parmi nous ainsi que de votre dévouement à notre égard.

C'est ainsi que l'Islam triompha, que la vie de tous les jours était devenue plus clémente et humaine, que la forteresse du polythéisme fut ébranlée jusqu'à la racine ; que les séditions se calmèrent, que le foyer de l'athéisme fut réduit en cendres et que le Dogme de la Religion pût s'inscrire correctement dans la conscience de ce Monde.

" Pourquoi cette confusion en vous après avoir connu la cohérence et la clarté ? Pourquoi délaisser les bons principes après les avoir proclamés ? Pourquoi retourner sur vos talons après avoir avancé dans la voie ? Pourquoi associer d'autres à Çááå-Dieu après avoir glorifié la Reconnaissance de Son Unicité ? ( Ne combattrez-vous pas des gens qui ont violé leurs serments et qui ont cherché à expulser le Messager? Ce sont eux qui vous ont attaqués les premiers. Les redouterez-vous ? Alors que Çááå-Dieu mérite plus qu'eux d'être redouté, si vous êtes Croyants ).48 Sachez encore que je vois clairement votre inclination à l'insouciance et votre éloignement de l'ayant droit. Vous vous écartez de celui qui est le plus capable d'entre vous tous, à guider et à vous diriger. Vous êtes devenus silencieux. Vous avez opté pour la médiocrité, rompant avec l'excellence et la grandeur d'âme, renonçant à vos responsabilités. ( Si vous êtes ingrats, vous et tous ceux qui sont sur la Terre, sachez que Çááå-Dieu se suffit à Lui-Même et qu'Il est digne de louanges. )49

" Voilà ! J'ai dit tout ce que j'avais à vous dire en parfaite connaissance de la situation présente de votre refus de soutenir mon bon droit et de l'ampleur de votre trahison installée dans les sentiments de vos cœurs. Il était nécessaire que vous soyez informés du sentiment de la fille du Prophète (pslf), de son besoin de faire éclater l'origine de sa douleur, de libérer sa poitrine et de son devoir de révéler à la postérité des preuves et des arguments (sur l'injustice installée dès le décès du Prophète (pslf)).

" Bon ! Vous avez mon bien ! Endossez-en la responsabilité ! Cette charge demeurera un fardeau parmi vous. Elle blessera l'échine de la chamelle qui la portera jusqu'à la semelle. Elle sera le facteur de la honte marquée de l'empreinte du courroux de Çááå-Dieu, ainsi que de l'éternel blâme qui mène au châtiment de l'Enfer !

" ( C'est le Feu de Çááå-Dieu allumé qui dévore jusqu'aux entrailles. )50

" Çááå-Dieu est Témoin de vos agissements : ( Les injustes connaîtront bientôt le destin vers lequel ils se tournent. )51

" Je suis et je reste pour tous les temps la fille de celui qui vous a avertis et mis en garde contre le châtiment éternel. ( Agissez selon votre situation, Nous aussi, Nous agissons. Attendez ! Nous aussi, Nous attendons. )52 "

" Abu Bakr, après avoir écouté Fatima Az-Zahra (s), déclara : " ô ! Fille du Messager de Çááå-Dieu (pslf), votre père était sans doute aucun le Prophète, il est votre père et d'aucune autre femme ; le Frère de votre mari et non d'un autre homme ; sans doute aucun il l'a préféré à tous ses Compagnons et sans doute aucun Ali l'a soutenu dans tous les événements les plus cruciaux ; seul l'homme heureux peut vous aimer et seul l'homme ingrat et mauvais peut vous nuire. Vous êtes la Progéniture bénie du Messager de Çááå-Dieu (pslf), les élus parmi les autres, nos Guides pour notre bien, notre voie à suivre pour parvenir au Paradis, et vous la Souveraine Dame des femmes et Fille du Maître des Prophètes, véridique dans ses conclusions, excellente dans son raisonnement. Vous ne pouvez pas être dépourvue de vos droits ni suspectée dans votre revendication [...] Cependant, j'ai sûrement entendu votre père dire : " Nous, le groupe des Prophètes nous ne faisons pas hériter les biens matériels, or, argent et immeubles, mais nous faisons hériter le Livre saint, la sagesse, la science et la Prophétie. Et ce qui nous appartient en moyens de vie appartiendra au successeur, après nous, qui le gérera. " Donc, il en est aujourd'hui ainsi de ma position et de la propriété dont les revenus serviront au budget de la guerre et de la défense des Musulmans, et cette décision a été prise d'un commun accord entre les Musulmans. Elle n'émane pas d'une décision personnelle. Je n'abuse pas de mon pouvoir. Voilà mes biens, je les mets à votre disposition. ô ! Vous l'Illustre Dame de la Nation de son père, et l'Arbre béni de sa Descendance… Voilà ! Pensez-vous encore que j'ai violé la parole de votre père ? "

" Fatima (s) s'exclama en disant : " Gloire à Çááå-Dieu ! Mon père, le Messager de Çááå-Dieu (pslf), ne s'est jamais éloigné ni s'est opposé aux préceptes inscrits dans le Livre de Çááå-Dieu, ni pratiqué, ni inventé, ni légiféré des lois qui lui soient contraires. Il (pslf) a strictement et toujours pris à la lettre les Recommandations et Commandements divins, il (pslf) s'en est toujours tenu à l'application des Versets coraniques.

Conspirerez-vous encore contre sa mémoire après son décès ? Allez-vous énoncer de faux témoignages et propos en son absence, selon la manière habituelle qui engendraient complots et séditions, dont mon père était la victime sa vie durant ? ! Alors que le Livre de Çááå-Dieu est clair et édifiant en matière de règlement de tous litiges. Il y est écrit concernant l'héritage : ( [...] Il héritera de moi ; il héritera de la famille de Jacob [...] ) Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, a clairement inspiré et réglementé le Droit de l'Héritage en désignant : les ayants droit, les principes du partage, la part qui revient à l'homme et celle qui revient à la femme, pour que soit écarté l'esprit de scepticisme, de suspicion des imposteurs et d'équivoque des égarés! ( Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose en vous faisant croire que votre action était bonne… [Il ne me reste plus donc] qu'une belle patience ! C'est Çááå-Dieu qu'il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! )53

" Abu Bakr reprit la parole pour dire : " Çááå-Dieu est Véridique ainsi que Son Prophète. Sa Fille est véridique. Elle est la Source de la Sagesse, le Lieu de la Guidance et de la Miséricorde, le Pilier de la Religion et l'Argument irréfutable. Je ne peux écarter votre esprit de droiture ni refuser les propos de votre discours. Toutefois, entre vous et moi, il y a ces Musulmans. Ils m'ont prêté Serment d'Allégeance, rendu responsable, et conformément à leur volonté j'ai accepté. Je n'ai aucune intention ni désir de me comporter en despote ni vouloir bénéficier d'un quelconque avantage de ma position. Ils sont témoins. "

" Fatima (s) dit alors : " ô ! Vous les gens qui suivez les mensonges et gardez le silence sur les actions ignobles qui mènent à l'égarement ( ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? Ou y a-t-il des cadenas sur leurs cœurs ? )54 Invraisemblable ! Mais le mal que vous accomplissez dans vos actions a scellé vos cœurs et verrouillé votre ouïe et votre vue. Quel mauvais jugement ! Quel prétexte malsain ! Combien est nocif ce à quoi vous vous attachez ! Vous trouverez, par Çááå-Dieu, son fardeau très lourd, et ses conséquences douloureuses, lorsque le voile sera levé sur vos agissements actuels et apparaîtra enfin le châtiment. ( Ce que vous ne pressentiez pas vous apparaîtra alors, de la part de Çááå-Dieu ! 55 Ceux qui profèrent des mensonges sont alors perdus. )56

" Fatima (s) se tourna vers la tombe de son père et prononça ses vers :

" Après vous (mon père), des susurrements et des paroles confuses sont apparus.

" Si vous étiez présent les discours ne sauraient être si confus !57

" Nous vous avons perdu, de la même manière que la terre perd son eau.

" Votre Communauté est désorientée,

" Soyez témoin !

" Des hommes de cette Communauté se sont détournés (de votre Voie).

" Les Gens de la Proximité de Çááå-Dieu,

" Ceux de la Place honorable auprès de Çááå-Dieu,

" sont exposés à l'humiliation dans ce milieu,

" des hommes ont exprimé leur indifférence à notre égard !

" Dès votre départ !

" dès l'instant où la terre a séparé entre nous,

" des hommes se sont acharnés sur nous,

" et d'autres nous ont tournés en dérision !

" Depuis votre absence, la Terre entière est frustrée !

" Vous étiez un Astre

" et une Lumière resplendissante au-dessus de tout.

" Sur vous descendaient Les Livres Célestes,

" de la part de Celui Qui détient la Puissance et le Pouvoir.

" L'Ange Gabriel, avec les Versets, nous tenait bonne compagnie !

" Dès que vous êtes parti, tout bien s'est éclipsé.

" Ah ! Si la mort avait pu nous surprendre avant de vous enlever !

" Hélas ! Dès que vous vous êtes éloigné,

" et que les faux discours ont voulu s'imposer parmi nous,

" nous sommes, totalement et malheureusement,

" foudroyés par une terrible calamité qu'aucun infortuné,

" arabe ou non arabe, de toute la Création, n'en a jamais été frappé ! "

" Puis, Fatima (s) retourna à sa demeure où l'attendait son époux, le Commandeur des Pieux (s). Elle (s) s'adressa à lui : " ? ! Ibn Abi Taleb, ils t'ont assigné à résidence. Tu endures patiemment dans un coin de la maison comme un condamné ! Alors que tu es victime de leur trahison, tu es désarmé ! Tel le faucon que l'on dépouille de ses plumes (pour l'empêcher de voler) ! Le voilà Ibn Abi Quahafa (Abu Bakr) qui me prive du bien, que mon père m'a laissée et qui, de ma part, revient à mes deux fils. Il s'est opposé à moi publiquement, a contredit mes propos d'une telle façon que les Beni Qayla (les Ançars ou Médinois) et les Emigrés (les Mecquois) se sont abstenus de me soutenir dans mon bon droit et tout le monde m'a abandonnée.

Il n'y a eu, à mes côtés, ni défenseur ni justicier ! Je suis sortie le cœur gros et je reviens effondrée ! Et te voilà contraint à leur décision, depuis la spoliation de ton Droit à la Succession ! Toi qui as combattu les loups avec ton seul courage ! Tu es assis maintenant, chez toi, sans pouvoir porter secours à l'opprimée ni faire taire l'injustice ! Je suis abandonnée par tous ! Hélas, il ne me reste aucune alternative ! J'aurais préférée mourir, plutôt que de subir cette injustice et l'humiliation de ne rien pouvoir y faire ! En vérité, tu es pardonnable devant Çááå-Dieu, de n'avoir pu empêcher cette injustice envers moi ! J'en appelle Çááå-Dieu à mon secours ! Puisqu'en tout lieu, celui qui doit porter assistance, meurt et celui qui doit apporter le soutien, est neutralisé ; ainsi, ma plainte, je la présente à mon père et mon secours, je le demande à Çááå-Dieu ! Mon Çááå-Dieu ! Tu es, en vérité, Supérieur dans la Puissance et la Force. Tu es Sévère dans le Châtiment et la Peine réservée (aux injustes) ! "

" Le Commandeur des pieux (s) dit à Fatima Az-Zahra (s) : " Le malheur ne peut t'atteindre. Malheur à celui qui t'a causée tant de chagrin. Estime-toi heureuse de ta position honorable et de tes nobles origines ! ô ! Fille de l'?lu et Descendante de la Prophétie ! Je ne me suis pas écarté de ma Religion et je ne me lasserai pas d'accomplir mon devoir. Si tu désires le nécessaire pour vivre, je t'assurerai largement ta subsistance, j'en serai le garant.

Ce qui t'attend est bien meilleur que ce qu'ils t'ont arraché. Abandonne-toi à Çááå-Dieu ! Elle (s) répondit : " C'est en Çááå-Dieu que je place toute ma confiance ! " Et Fatima (s) se tut ".

NOTES

1- Osûl Al-Kafi, volume 1, page 458, hadith 1.

2- Déclarations de l'Imam Khomeyni, en présence d'un groupe de femmes, à l'occasion de l'anniversaire de Fatima Az-Zhara et de la Journée de la Femme, 1/2/1986 - Sahîfe-ye Nûr, volume 19/ 278-279.

3- (pslf ) : Paix et Salutations sur lui et sur sa Famille.

4- (pse) : Paix sur eux.

5-(s) : Salutations sur lui.

6-Allusion au Saint Coran : ( ô âme pacifiée retourne à ton Seigneur, agréante et agréée ). (Coran 89/27-28)

7- Fureur.

8-Dans " Al-Musnad ", ouvrage de Ahmad Ben Hanbal, sur la question du lien de parenté, citée dans le chapitre : " L'éthique ", Abi Saïd Al-Khudhri rap-porte : " lorsque le Verset : " Donne ce qui est dû au proche-parent… " a été révélé, le Prophète (pslf) dit à Fatima (s) : " Je te donne Fadak " ou " Fadak est à toi. " Ce Hadith est cité par Al-Hakim dans son ouvrage d'histoire à la page 177, volume 4, dans l'explication de " Addar Al-Manthour " écrit par l'auteur Assuyouti qui dit : " Lorsque ce verset a été révélé, le Messager de Çááå-Dieu (pslf) offrit Fadak à Fatima (s). "

9-Sourate 30 : Les Romains / Ar-Rùm ; Verset de la Parenté, 38.

10- Les traditionalistes chiites, les exégètes et bon nombre de sunnites ont écrit que lorsque le Verset : " Donne à tes proches parents ce qui leur est dû, ainsi qu'au pauvre et au voyageur ; mais ne soit pas prodigue ", (Coran 17/26), le Prophète appela sa fille bien-aimée Fatima Az-Zahra et lui fit solennellement don de Fadak. Le rapporteur de cette tradition est Abu Sa'd Khudri qui fut aussi un très proche et grand compagnon du Prophète.

11- Allusion également à ce que répondaient les Imams Immaculés, que la Paix soit avec eux, lorsqu'ils étaient questionnés au sujet du Verset suivant : " Les plus beaux Noms appartiennent à Çááå-Dieu ! Invoquez-Le par eux et laissez ceux qui nient Ses Noms ". (Coran 7/180) Les Imams Immaculés, que la Paix soit avec eux, disaient : " Nous sommes, par Çááå-Dieu, " les plus beaux Noms " tels que Çááå-Dieu n'accepte d'œuvre des Serviteurs que par notre connaissance ". Uçul Al-Kafi, 1/144, K. At-Tawhîd, Bâb An-Nawâdir, hadith 4.

12- Allusion au Verset 61 de la Sourate 3 concernant la Demande de Malédiction : " Si quelqu'un te contredit après ce que tu as reçu en fait de science, dis : Venez ! Appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nous-mêmes et vous-mêmes : nous ferons alors une exécration réciproque en appelant une malédiction de Çááå-Dieu sur les menteurs ".

13- Coran 33/33.

14- Coran 76/8.9.

15- Abu Al-Scheikh en a fait mention dans un long hadith et Ibn Hajar l'a rapporté de lui pour l'inclure dans son Sawa'iq Al-Muhriqah, page 105, dans son commentaire concernant le Verset 23 de la Sourate 42 du Saint Coran : "Dis : Je ne vous demande aucun salaire pour cela si ce n'est votre affection envers mes proches".

16- Coran 108 en entier.

17- Allusion aux paroles ci-après attribuées à l'Imam Ali (s) : " ? vous, les Croyants ! Celui qui voit une mauvaise action en train de s'accomplir ou qu'il est fait de la propagande pour la commission d'un acte interdit et qui dénonce ces actes simplement par le cœur, restera en bonne santé et protégé de la com-mission de tels actes. Néanmoins, celui qui dénonce et repousse verbalement de tels actes fait preuve de supériorité et obtiendra en conséquence une récom-pense plus élevée. Quant à celui qui empêche par le sabre la commission de tels actes à des fins de faire régner la Parole de Çááå-Dieu et d'anéantir l'oppresseur, celui-là est considéré comme étant sur la Voie de la Guidance ; il est sur la Voie de la Prospérité et son cœur sera comblé de la lumière de la certitude ". Mishkat Al-Anwar fi Ghurar Al-Akhbar, Tabarsi ; précité ; hadith 223, page 131 ; adaptation à la langue française A.&H. Benabderrahmane.

18- Allusion aux Versets coraniques suivants : " Les Croyants qui auront accompli des œuvres bonnes seront dans les parterres fleuris des Jardins. Ils obtiendront, auprès de leur Seigneur, tout ce qu'ils voudront. Voilà la grande faveur ! Telle est la bonne nouvelle que Çááå-Dieu annonce à Ses serviteurs, aux Croyants qui accomplissent des œuvres bonnes ! Dis : Je ne vous demande aucun salaire pour cela, si ce n'est votre affection envers mes proches. - A celui qui accom-plit une bonne action, Nous répondrons par quelque chose de plus beau encore. - Çááå-Dieu est Celui qui pardonne et IL est reconnaissant ". (Coran 42/22.23.)

19- Allusion aux paroles de l'Imam As-Sâdeq, que la Paix soit avec lui, rapportées dans Uçul Al-Kafî : " Nous sommes le lieu où est déposé le Secret de Çááå-Dieu (mawdhi'u sirri llâh) […] et nous sommes le Sanctuaire suprême de Çááå-Dieu (haramu llâhi l-akbar) ". Uçul Al-Kafî, 1/221, K. al-hudjdja, bâb anna l-a'imma…, hadith 3.

20- Un hadith dans Al-Mahadjdjat Al-Baydhâ de M. Fayd Kâshânî, 8/384, dit ceci : "Çááå-Dieu possède cent miséricordes ; IL en a fait descendre une seule parmi les djinns, les hommes, les oiseaux et les animaux domestiques et sauvages, et c'est par elle qu'ils ont entre eux compassion et miséricorde ; IL a laissé quatre-vingt dix-neuf miséricordes pour plus tard, par lesquelles Çááå-Dieu fera miséricorde à Ses Serviteurs le Jour de la Résurrection ".

21- L'Imam Al-Bâqer (s) déclara ceci : " ? Abû Khâlid, j'en jure par Çááå-Dieu, la lumière ce sont les Imams de la Famille de Mohammed, que les Bénédictions de Çááå-Dieu soient sur lui et sur sa Famille, jusqu'au Jour de la Résurrection : ils sont, j'en jure par Çááå-Dieu, la Lumière de Çááå-Dieu qu'IL a fait descendre ; ils sont, j'en jure par Çááå-Dieu, la Lumière de Çááå-Dieu aux Cieux et sur Terre. J'en jure par Çááå-Dieu, ô Abû Khâlid, la lumière de l'Imam dans le cœur des Fidèles est plus intense que le soleil brillant en plein jour ; j'en jure par Çááå-Dieu, ce sont eux qui illuminent les cœurs des Fidèles ; Çááå-Dieu, Tout-Puissant et Majes-tueux, voile leur lumière à qui IL veut et leurs cœurs s'enténèbrent. J'en jure par Çááå-Dieu, ô Abû Khâlid, nul Serviteur n'a pour nous amour et attachement intime sans qu'ensuite Çááå-Dieu ne purifie son cœur, et Çááå-Dieu ne purifie par le cœur d'un Serviteur sans qu'ensuite il ne s'abandonne à nous et soit Paix pour nous, et lorsqu'il est Paix pour nous, Çááå-Dieu le préserve d'un compte serré et le met à l'abri de la Grande Terreur du Jour de la Résurrection ". Dans Uçul Al-Kafi, 1/194, K. Al-Hudjdja, bâb anna l-a'imma, 'alayhimu s-salâm, nûru llâh 'azza wa djalla, hadith 1.

22-Coran 42/23. Lorsque ce Verset a été révélé, il a été demandé : " ? Messager de Çááå-Dieu ! (pslf) Quels sont tes proches envers lesquels notre affection est obligatoire ? " Le Messager de Çááå-Dieu (pslf) répondit : " Ali, Fatima et ses deux fils (Hassan et Hussein.) Source : Addar Al- Manthour, volume 6, page 7.

23- Kenz Al-Ummal, 2/176 ; Tafseer al-dar al-Manthour, 5/216.

24 - Ce hadith est rapporté de la même manière dans Kenz Al-Ummal, partie 6, page 217, sous le n° 3819 ; voir également l'abrégé de Kenz Al-Ummal en marge de Musnad de Ahmad Ibn Hanbal, partie 5, page 94. La seule différence étant que dans cet abrégé en question le terme "savoir" n'apparaît pas, nous imputons cette absence à une erreur d'impression. - Hafiz Abu Na'im a aussi fait état de ce hadith dans son Huliyah ; quant à Ibn Abu Al-Hadid, il l'a pris de Abu Na'im pour le faire figurer dans son ouvrage explicatif de Nahj al-Balagha, voir édition du Caire, volume 2, page 450. - Ahmad Ibn Hanbal a aussi rapporté un hadith semblable dans ses ouvrages Musnad et Manaqib Ali Ibn Abi Tâleb.

25- Voir aussi, en arabe : Mafatih Al-Jinan - Cheikh Abbas Al-Qommi - éditions : Dar Al-Thakalaïn - Beyrouth - Liban - 1997 - pages 681, 682, 683.

26- Al-Musannaf de Abd Al-Razzaq Ibn Hammam Al-San'ani, volume 11, page 326; Tarikh Al-Tabaari, volume 3, page 336 ; Al-Imamat wa Al-Siyasa, connu sous " Tarikh Al-Khulafa " de Abu Mohammed Abd Allâh Ibn Muslim Ibn Qutayba Al-Dinwari, volume 1, page 34.

27- Extrait de l'Invocation des Dizaines / Dou'a Al-'A'chrat, dans Mafatih Al-Jinan. Adaptation à la langue française A.&H. Benabderrahmane.

28- " Notre Gouvernement sera le dernier de tous ; toutes les autres formes de Gouvernement doivent apparaître avant la nôtre ; ainsi, aucune réclamation possible pour essayer de prouver que d'autres formes seraient meilleures que celle des Ahlul Beyt. Çááå-Dieu révéla ceci : ( L'heureuse fin sera pour ceux qui Le craignent ). Coran 7/12. ". Al-Ghayba de Tousi, 472.473 ; Rawdat Al-Waïdhine, 291.

29- Idées politiques - Regards sur la théorie politique dans la pensée de l'Imam Chirazi - Traduit par Mohammed Haidar El Mouhajer - Freemuslim - Washington - USA - Beyrouth - Liban - page 45 - 1421-2001.

30- Sources : " Awalim Al-Ouloum wa Moustadrakatiha. L'ouvrage de Fatima-Az-Zahra (s) volume 2, pages 652 à 697, chapitre 5, récit 1er et pages 744 à 748, chapitre 6, récit 2ème. " Adaptation de la langue arabe au français : A&H. Benabderrahmane.

31- Les Ahlul-Beyt.

32- Coran 35/28.

33- Coran 9/128.

34- Coran 5/64.

35- Coran 9/49.

36- Coran 18/50.

37- Coran 3/85.

38- Coran 5/50.

39- Coran 5/10.

40- Allusion au Coran 19/27.

41- Coran 27/16.

42- Coran 19/5.6.

43- Coran 8/75.

44- Coran 4/11.

45- Coran 2/180.

46- Allusion au Coran 45/27 ; 6/67 ; 11/39.

47- Coran 3/144.

48- Coran 9/13.

49- Coran 14/8.

50- Coran 104/67.

51- Coran 26/228.

52- Coran 11/121.122.

53- Coran 12/18.

54- Coran 47/24.

55- Coran 39/47.

56- Coran 40/78.

57- Lisan al-'arab de Ibn Mandhour, volume 15, page 100 ; édition Dar Sadr ; Beyrouth ; 1ere édition, 2000.