LES PREUVES DE DEVOUEMENT DANS LE REGNE ANIMAL REVELENT L'ŒUVRE D'ALLAH
 
La patiente inégalée du manchot empereur

Le manchot empereur fournit lui aussi des efforts considérables pour protéger ses œufs et fait preuve d'une patiente et d'une résistance hors du commun. Ces oiseaux, originaires de régions inhospitalières comme l'Antarctique, se déplacent sur plusieurs kilomètres vers des endroits plus adaptés en mars et en avril (quand l'hiver commence dans l'hémisphère sud) afin de se reproduire et d'élever leurs petits. Environ 25.000 pingouins se rassemblent alors pour s'accoupler. En mai et juin, chaque femelle dépose un œuf. Le couple ne construit pas de nid puisque leur environnement est un désert de neige et de glace. Il ne dépose pas non plus son œuf sur la glace car celui-ci ne supporterait pas une telle température. C'est pourquoi la femelle porte son œuf sur sa patte. Quelques heures après que la femelle ait pondu l'œuf, le mâle la rejoint et tous les deux se rapprochent buste contre buste.

Le mâle reprend l'œuf de la femelle en s'assurant qu'à aucun moment celui-ci ne touche la glace. Il glisse sa patte sous l'œuf puis soulève celle-ci afin de le faire rouler. Il exécute cela avec le plus grand soin afin de ne pas casser l'œuf par accident. Après cet exercice difficile, il cache l'œuf sous ses plumes.

Produire l'œuf a épuisé presque toutes les réserves de graisses de la femelle. Celle-ci doit donc immédiatement retourner à la mer pour trouver de la nourriture. C'est la raison pour laquelle les mâles qui couvent les œufs. Mais cette période d'incubation est plus pénible que pour la plupart des oiseaux. Elle requiert notamment beaucoup de patiente. Un pingouin mâle ne pose jamais l'œuf sur la glace, il doit rester immobile en permanence. Il ne peut bouger que de quelques mètres en traînant ses pattes et en utilisant sa queue en guise de troisième patte. Il se repose sur ses talons tandis qu'il relève ses orteils pour éviter que l'œuf ne roule sur la glace et ne gèle. Comme ses pattes sont recouvertes de plumes, la température est de 80°C plus chaude que l'air ambiant. L'œuf ne se refroidit jamais.

Tandis que l'hiver se poursuit, des tempêtes de neige commencent à se lever. Les vents peuvent atteindre des vitesses allant jusqu'à 120-160 km/h.

Dans de telles conditions climatiques, le pingouin mâle peut rester un mois entier sans se nourrir et sans bouger, preuve évidente du dévouement de cet animal envers sa progéniture. Afin que l'œuf ne gèle pas, les pingouins mâles se blottissent les uns contre les autres en formant un bloc compact. Pour empêcher l'air froid de pénétrer à l'intérieur du bloc ainsi formé, ils collent leur bec contre leur buste en courbant leur cou jusqu'à l'horizontal formant ainsi un toit de plumes sans aucune ouverture. Les pingouins situés en marge du bloc sont obligés de supporter la rigueur climatique du Pôle sud. Cependant puisqu'ils effectuent des rotations de façon à affronter le froid chacun leur tour, prouvant de cette manière leur solidarité. Aucun oiseau ne passe son tour.

Il est tout à fait significatif que des milliers de pingouins puissent vivre côte à côte sous des climats aussi rudes sans jamais entrer en conflit.

Il serait tout à fait improbable que l'homme, doté de conscience et d'intelligence, puisse vivre en harmonie, de manière bienveillante et dévouée dans des régions où existent de tels conflits d'intérêts. Mais les pingouins n'abandonnent jamais leurs œufs et ce, malgré les conditions inhospitalières et les menaces qui pèsent sur leur propre vie. Ceci contredit l'affirmation évolutionniste selon laquelle les plus faibles meurent et périssent, détruits par les plus forts. Au contraire, la nature est le lieu où les êtres les plus vulnérables sont protégés et pris en charge, malgré toute la rudesse des conditions de vie.

Après une période très pénible de 60 jours, les œufs de pingouins éclosent. Après une période de 60 jours passée à résister au froid sans manger, les mâles sont toujours aussi dévoués envers leur progéniture. Les nouveau-nés ont besoin de nourriture. A partir de leur gosier, les pingouins mâles produisent une substance laiteuse avec laquelle ils nourrissent leurs petits. A ce moment précis, les femelles reviennent. Elles appellent leur partenaire qui répond à leur cri. Le couple se reconnaît grâce aux cris qu'il pousse pendant le rituel d'accouplement. Malgré la séparation de trois mois, ils se reconnaissent immédiatement, une faculté qu'Allah leur a donnée.

Les femelles ont le gosier rempli et régurgitent devant leur progéniture qui va manger son premier vrai repas. On pourrait s'attendre à ce que le mâle, au retour de la femelle, quitte sa progéniture pour s'occuper de lui : en réalité il surveille les petits pendant encore dix jours, en les gardant au chaud sur ses pattes. C'est à ce moment seulement qu'il retourne à la mer pour aller chercher son premier repas depuis quatre mois.

Après trois ou quatre semaines passées en mer, il revient prendre ses responsabilités et surveiller ses petits à la place de la femelle qui va à son tour retourner à la mer pour s'alimenter.

Durant les premiers jours de leur vie, les bébés pingouins ne sont pas capables de produire de la chaleur. Laissés seuls, ils mourraient en quelques minutes. C'est pourquoi le mâle et la femelle nourrissent tour à tour leurs petits et les protègent du froid, n'hésitant pas à mettre leur propre vie en danger.66

Allah ordonne au mâle et à la femelle de coopérer pour protéger leurs œufs dans des conditions climatiques aussi rudes, en partageant les risques.

Ils n'abandonnent jamais leurs petits, même pendant un court instant. Dans ces conditions, une créature dénuée de raison devrait abandonner ses œufs afin de chercher de la nourriture pour elle-même. Mais grâce au sentiment de protection qu'Allah leur insuffle, les pingouins surveillent les œufs, pas seulement pendant quelques heures ou quelques jours, mais pendant des mois.

La seule espèce où le mâle donne naissance : l'hippocampe

L'hippocampe mâle possède une poche dans laquelle il conserve les œufs qu'il reçoit de la femelle. Elle dépose ses œufs dans la poche du mâle qui les garde jusqu'à ce qu'ils deviennent de petits hippocampes. A l'intérieur de la poche, ces derniers sont nourris à partir d'une substance placentaire et l'oxygène leur est fourni par l'intermédiaire de capillaires. En fonction des espèces, cette couvade dure entre 10 et 42 jours.

Pendant ce temps, la femelle rend visite au mâle tous les matins. Ces rituels de visites et de salutations permettent à la femelle de se faire une idée sur la date d'éclosion et de se préparer à produire de nouveaux œufs.67

Le périlleux voyage du grunion

Contrairement aux autres espèces de poissons, le grunion enterre ses œufs dans le sable vu que ceux-ci ne se développent que dans ce milieu. Le fait de quitter le milieu aquatique ne serait-ce que pour une courte durée est synonyme de mort pour le grunion. Il n'a pourtant pas d'autre choix s'il veut assurer la survie de son espèce. Ces poissons qui agissent sur les conseils d'Allah, sortent de l'eau au bon moment quand les conditions sont idéales pour enterrer les œufs dans le sable. Ils attendent le moment de la pleine lune où la marée est la plus haute et où les vagues atteignent le rivage. Ils guettent la marée haute qui dure trois heures puis sortent de l'eau propulsés par la plus grosse des vagues. Les femelles qui réussissent à atteindre le rivage de cette façon se faufilent dans le sable et pondent à environ 5 cm sous terre.

Le plus grand danger reste à venir, car elles doivent encore retourner à la mer. Après avoir pondu leurs œufs, elles les enterrent sous le sable avant que la marée ne redescende. Si elles prennent trop de temps pour pondre, elles mourront sur le rivage. Comme nous pouvons le voir, ces poissons redoublent d'efforts et prennent des risques considérables pour pondre leurs œufs à l'endroit idéal tout en agissant de façon intelligente.

Le danger auquel les grunions doivent faire face et l'intelligence dont ils font preuve révèlent l'existence d'un esprit et d'une conscience extérieurs à ce poisson. Il existe des méthodes beaucoup plus simples pour pondre, mais ces poissons choisissent cependant d'enterrer leurs œufs dans le sable sur le rivage. Admettons qu'ils aient acquis cette habitude suite à une série d'évènements hasardeux. Que se passerait-il alors d'après cette hypothèse ? La femelle mourrait au premier obstacle rencontré, en essayant d'atteindre le rivage pour enterrer ses œufs. Elle aurait à supporter des conditions insoutenables qui l'empêcheraient d'apprendre et encore moins de transmettre son savoir à ses œufs. Les œufs de grunion sont capables de se développer dans le sable et le grunion choisit le bon moment pour arriver sur le rivage, se reproduire et survivre grâce à Allah.

Le nid envahi d'herbes que prépare le poisson-castor pour ses œufs

La femelle poisson-castor pond entre mai et juin. Durant cette période, le point noir situé sur le dessus de sa queue s'assombrit. Le mâle prépare un nid sous-marin dans des zones herbues et peu profondes en retirant les tiges et les feuilles des plantes et en laissant un petit cercle entouré de végétation. Quand la femelle dépose ses œufs, ceux-ci collent au fond du nid et le mâle reste pour les surveiller en nageant en cercle afin d'augmenter le flux d'oxygène. Le poisson mâle continue de protéger sa progéniture jusqu'à ce qu'elle atteigne environ 10 cm.69 Une autre créature qui se déplace sur de grandes distances pour se reproduire :

La baleine grise

Chaque année en décembre et janvier, la baleine grise qui attend des petits quitte les eaux glacées de l'Océan Arctique et migre vers la Californie en passant par la côte ouest de l'Amérique du Nord à la recherche d'eaux tempérées pour donner naissance. Durant son voyage, la baleine ne s'alimente pas. Mais elle s'y est bien préparée puisque durant tout l'été, dans les eaux du nord riches en krills elle a stocké de l'énergie sous forme de couches épaisses de graisse. Dès que la baleine grise atteint les eaux tropicales à l'ouest du Mexique, elle donne naissance. Les bébés baleines se nourrissent du lait maternel et bâtissent leurs propres réserves en prévision du voyage de retour dans l'hémisphère nord en mars avec les autres baleines grises.72

L'attention extrême des cichlides

Les mâles et les femelles cichlides prennent grand soin de leurs œufs et de leurs jeunes. L'un d'entre eux évente les œufs sans discontinuer avec ses nageoires supérieures. Tous deux prennent leur fonction à tour de rôle afin d'augmenter le flux d'oxygène favorable au bon développement des œufs et afin d'éviter que les spores fongiques ne se déposent et ne se développent sur les œufs.

Les soins prodigués servent principalement à maintenir le frai au propre, c'est la raison pour laquelle les parents mangent les œufs non fertilisés, afin d'éviter la contamination des œufs sains. Ensuite, ils transfèrent leur frai dans des trous creusés dans le sable en transportant quelques œufs à la fois. Tandis qu'un des deux poissons s'introduit dans le trou, l'autre surveille le reste des œufs et continue jusqu'à ce que le transfert soit terminé. Une fois que les jeunes sont sortis, les parents continuent de les protéger. Les jeunes restent ensemble, et si l'un d'entre eux vient à s'égarer, l'un des deux parents le ramène dans sa bouche.73

Le cichlide n'est pas la seule créature qui prend soin de nettoyer ses œufs. La femelle mille-pattes lèche régulièrement les œufs afin d'éviter que les spores fongiques ne les attaquent et s'enroulent autour d'eux, les protégeant ainsi des prédateurs jusqu'à leur éclosion.74

La femelle pieuvre dépose le frai dans des cavités rocheuses, puis le surveille et le nettoie fréquemment à l'aide de ses tentacules avant de les rincer avec de l'eau propre.75

Dévouement de l'autruche

Pour les créatures qui vivent sur le continent africain, le soleil peut devenir un ennemi mortel. Afin de se protéger de ses rayons, beaucoup d'animaux recherchent des endroits ombragés. Mais l'autruche d'Afrique du Sud s'inquiète avant tout pour ses œufs et tente de les maintenir à l'ombre. Ainsi, elle se dresse sur ses pattes au-dessus de ses œufs, qui deviendront des larves, en déployant ses ailes pour faire de l'ombre.76 Pendant tout ce temps, elle s'expose elle-même au soleil, prouvant de cette façon son dévouement total.

Comment l'araignée-loup transporte ses petits

La femelle de cette espèce d'araignée dépose ses œufs dans un cocon de soie qu'elle a tissé à cet effet. Elle attache ce cocon à son abdomen antérieur et l'emmène partout où elle va. Si celui-ci vient à tomber, elle le rattache à nouveau à son abdomen.

Une fois que les jeunes araignées sortent des œufs, elles restent dans leur cocon pendant quelques temps encore jusqu'à ce qu'elles commencent à grimper sur le dos de leur mère. La femelle emmène ses petits partout avec elle. Chez certaines espèces, les jeunes sont si nombreux qu'ils doivent s'empiler les uns au-dessus des autres sur le dos de leur mère. D'après nos connaissances, les jeunes ne s'alimentent pas durant cette période.

Une autre espèce de l'araignée-loup retire le cocon attaché à son corps en juin ou juillet, quand les œufs sont sur le point d'éclore. Elle tisse alors une tente au-dessus d'eux pour les protéger. Après éclosion, les jeunes restent sous la tente, muant à deux reprises jusqu'à leur développement complet. Puis ils se dispersent.77

Comment un invertébré comme l'araignée peut montrer de la loyauté, de l'intérêt, de la compassion et de la patiente ? Cette question mérite réflexion.

Les insectes qui se préoccupent de leurs œufs

Les hétéroptères sont confrontés à un dilemme. Ils ne peuvent pas déposer leurs œufs à la surface de l'eau, car ceux-ci s'assécheraient. S'ils les déposent dans l'eau, les larves coulent en sortant des œufs. Les mâles assument donc la responsabilité de surveiller les œufs déposés à la surface de l'eau, humide et ventilée.

La nèpe géante femelle, Lethocerus, dépose ses œufs sur une branche qui flotte à la surface de l'eau. Le mâle plonge à plusieurs reprises dans l'eau avant de grimper sur la branche où il laisse couler des gouttes d'eau sur les œufs et fait fuir les insectes prédateurs.

La nèpe géante Belostoma (que l'on retrouve souvent dans les piscines) attache ses œufs sur le dos du mâle à l'aide d'une substance collante.

Celui-ci nage jusqu'à la surface tout en ventilant les œufs. Il pédale d'avant en arrière avec ses pattes postérieures en effectuant des tractions ou en s'accrochant à une branche. Il laisse ensuite tomber des gouttes d'eau sur les œufs durant des heures entières.

Les trois espèces différentes - le staphylinidé Bledius, le carabidé Bembidion, et l'Heterocerus - ont chacun une méthode particulièrement intéressante pour empêcher leurs œufs de couler sous des marées de boue. Elles bouchent leur étroite chambre à couver quand la marée monte puis l'ouvre à nouveau quand la marée redescend.79

Le fait que les insectes puissent faire preuve d'une telle prévoyance et soient capables de protéger leurs œufs intelligemment montre une fois encore la réalité de la création.

Le dévouement de la guêpe pour une progéniture qu'elle ne verra jamais

La guêpe appartenant à la famille des sphécidés creuse un terrier incliné pour y développer ses larves. Il s'agit d'une tâche ardue pour une si petite créature, mais la guêpe commence par soulever la terre avec sa mâchoire puis la jette derrière elle à l'aide de ses pattes.

Cette guêpe possède une autre faculté étonnante : elle creuse son terrier sans laisser de traces autour. En attrapant la terre entre ses mâchoires, elle la retire morceau par morceau et la dépose plus loin, à des endroits différents de façon à éviter de former un monticule et d'attirer l'attention des insectes prédateurs.

Quand le trou est aussi large que le corps de la guêpe, cette dernière creuse alors une nursery assez grande pour y déposer ses œufs et entreposer de la nourriture. Elle recouvre ensuite temporairement l'entrée pour aller à la recherche d'insectes pour se nourrir. Chaque espèce de sphécidés est spécialisée dans la chasse aux chenilles, sauterelles et criquets. Quand elle chasse pour ses petits, elle ne tue pas sa proie mais la paralyse avec son dard et la rapporte jusqu'au terrier. Elle dépose alors un seul œuf sur la proie. L'insecte est maintenu en vie jusqu'à l'éclosion de l'œuf. La larve se nourrira ensuite de l'insecte capturé.

Une fois que la guêpe s'est occupée du nid et de la nourriture, elle se charge de la sécurité de ses larves. Elle cache soigneusement l'entrée avec de la terre et des petits cailloux. Elle attrape un petit caillou avec ses mâchoires et l'utilise comme marteau pour égaliser le niveau du terrier avec celui du sol. Elle ratisse ensuite la surface avec ses pattes hérissées de pointes et balaye le sol jusqu'à ce que l'entrée du terrier soit parfaitement cachée. Mais cela ne suffit pas. Par mesure de précaution, la guêpe creuse des terriers factices aux alentours. Les larves se développeront jusqu'au stade adulte dans le vrai terrier extrêmement bien protégé qui renferme de la nourriture en quantité suffisante.80 La guêpe ne verra jamais ses petits. Elle fournit cependant aux larves tout ce dont elles ont besoin pour grandir. Cette démonstration de patiente et de dur labeur sont des signes de dévouement, de prévoyance et de réflexion. Il est évident que cette minuscule créature n'est pas à l'origine de telles prouesses. Celles-ci ne peuvent provenir que d'une puissance intelligente et sage.

Comme nous l'avons évoqué précédemment, les évolutionnistes prétendent que les animaux sont programmés pour agir ainsi. Selon leur théorie, ce programme résulte d'une série de coïncidences. Si nous tenons compte des facultés aussi extraordinaires que complexes des créatures vivantes, cette affirmation devient tout à fait irrationnelle et illogique. Toute personne dotée de faculté de penser et de raisonner peut aisément admettre l'idée que toute créature agit selon le dessein d'Allah.

Tout pour les jeunes

A leur naissance, les jeunes animaux dépendent souvent de la protection et des soins prodigués par leurs parents. Les créatures qui naissent aveugles ou nues, incapables de chasser pour se nourrir, mourront de faim ou de froid sans protection de la part de leurs parents ou d'un autre individu du groupe. Cependant, les animaux qui agissent selon le dessein d'Allah, nourrissent et protègent leurs petits à tout prix.

Protéger les jeunes contre les dangers

Quand il s'agit de protéger leurs petits, les animaux peuvent devenir très dangereux. S'ils sentent venir le danger, ils préfèrent fuir en emportant leurs petits. S'ils ne le peuvent pas, ils se jetteront alors sans hésiter à l'assaut des prédateurs. Les oiseaux et les chauves-souris par exemple s'attaquent aux naturalistes qui enlèvent les petits de leur nid.82

Quand les animaux à sabots tels que le zèbre sont attaqués, ils se divisent en plusieurs groupes et rassemblent leurs petits au centre pour les protéger. Quand ils sont menacés, les individus du troupeau défendent courageusement leurs petits contre les attaques des prédateurs.

Quand les girafes sont pourchassées, elles abritent leurs petits sous elles et donnent des coups de pieds aux prédateurs avec leurs pattes antérieures. Les antilopes et les daims sont des animaux craintifs et nerveux qui choisissent de fuir s'ils n'ont pas de petits à protéger. Mais si un renard ou un loup vient à menacer leur progéniture, ils n'hésitent pas à utiliser leurs sabots tranchants.

Les mammifères plus petits et plus faibles préfèrent cacher leurs petits ou les emmener en lieu sûr afin de les protéger. S'ils n'en ont pas l'opportunité, ils peuvent alors devenir très menaçants en tentant d'effrayer les prédateurs. Le lapin d'Amérique par exemple - un animal particulièrement craintif d'ordinaire - prend des risques considérables pour entraîner ses ennemis loin de ses petits. Si ses petits sont attaqués, il va courir et donner des coups de pied à l'ennemi à l'aide de ses pattes postérieures très puissantes. En général, cet acte de bravoure est suffisant pour faire fuir les prédateurs, y compris ceux qui sont plus forts que le lapin.83

Quand les prédateurs pourchassent un jeune faon, la mère se met derrière son petit parce que les attaquants attrapent généralement leur proie par derrière. Elle tente de rester aussi près que possible derrière son petit et si le prédateur se rapproche, elle essaye alors de faire diversion pour le faire fuir. Elle utilise ses sabots contre le chacal ou court près de son prédateur afin de détourner son attention.84

Les couleurs de certains mammifères se fondent dans leur environnement. Parfois, les jeunes ont besoin d'être initiés afin de pouvoir tirer profit d'une telle faculté. Le daim utilise le camouflage de son petit pour se protéger. La mère cache son petit dans les sous-bois. La fourrure marron et tachetée de points blancs du faon qui l'empêchent d'être repéré même de très près par les prédateurs. Les points blancs de la fourrure ressemblent à des tâches de lumière qui illuminent le sous-bois. Les prédateurs qui passent à seulement quelques mètres ne repèrent pas le faon. La mère restera toujours très près mais ne fera rien qui puisse attirer l'attention du prédateur vers l'endroit où se trouve son petit. Très prudemment elle retrouvera son petit uniquement pour le nourrir. Avant de retourner dans la forêt, elle forcera son petit à s'allonger pour rester cacher. Même si le jeune animal se lève de temps en temps, il se recouche immédiatement en entendant des bruits inhabituels. Il se cache ainsi jusqu'à ce qu'il soit assez grand pour survivre sans sa mère.85

D'autres animaux tentent de faire fuir les prédateurs pour les éloigner de leurs petits. Les hiboux et d'autres oiseaux déploient leurs ailes afin de paraître plus grands qu'ils ne le sont en réalité et tentent ainsi d'effrayer les prédateurs qui s'approchent de leurs petits. D'autres animaux sifflent, comme les serpents. La mésange bleue siffle d'une manière stridente et bat des ailes contre les parois du nid. Comme le nid est plongé dans l'obscurité, les agresseurs qui ne peuvent pas apercevoir l'oiseau fuient généralement rapidement.86

Les individus adultes de certaines colonies d'oiseaux prennent en charge la protection de tous les jeunes. Les mouettes sont des ennemies particulièrement dangereuses pour les tadornes. Les tadornes adultes qui surveillent le nid utilisent leur force pour faire fuir les mouettes. Les oiseaux adultes se relayent pour protéger leurs petits. Lorsqu'ils ne sont pas de garde, ils partent à la recherche de nourriture dans des eaux éloignées.87

Quand un daim se rend compte qu'il ne peut pas se mesurer à un ennemi, il se jette littéralement sur lui, s'offrant comme proie afin de protéger ses petits. De nombreuses espèces animales utilisent la même stratégie. Par exemple, quand un tigre femelle voit s'approcher un prédateur, elle laisse immédiatement ses petits pour attirer l'attention du prédateur. Un raton laveur, au contraire, conduira ses petits en haut de l'arbre le plus proche avant de redescendre rapidement pour faire face à l'ennemi. Il se laissera pourchasser sur une très longue distance et quand il estimera que le prédateur est suffisamment éloigné, il retournera tranquillement retrouver ses petits. Il est bien évident que ces stratégies ne fonctionnent pas à chaque fois. Même si un petit survit, ses parents peuvent mourir en essayant de le protéger.

Certains oiseaux font semblant d'être blessés afin d'attirer l'attention des prédateurs et de les éloigner de leurs petits. A l'approche d'un prédateur, l'oiseau femelle sort furtivement de son nid. Quand elle arrive près du prédateur, elle commence à battre le sol avec une aile et pousse des cris de douleur. Elle paraît ainsi être blessée et vulnérable. Cependant, elle fait attention à toujours laisser assez d'espace entre elle et le prédateur afin de pouvoir s'échapper. Sa "performance" attire à chaque fois l'attention du prédateur. Celui-ci s'approche en espérant attraper une proie sans se rendre compte qu'on l'a emmené loin du nid. Quand elle est enfin hors de danger, la femelle oiseau cesse de faire semblant d'être blessée et juste au moment où le prédateur croit l'atteindre, elle s'envole.

Ce spectacle est tout à fait convaincant. Il réussit à tromper les chats, les chiens, les serpents et d'autres oiseaux. De nombreux oiseaux qui construisent leur nid sur le sol protègent leurs petits de cette manière. Quand un prédateur s'approche d'un canard, celui-ci fait semblant de ne pas pouvoir s'envoler et fait le tour du lac en battant bruyamment des ailes et en s'assurant de garder une distance suffisante. Une fois l'ennemi entraîné suffisamment loin, il s'envole pour retourner vers le nid.

Les scientifiques ne parviennent pas à expliquer le scénario de "l'aile blessée" inventé par ces oiseaux.89 Un oiseau est-il vraiment capable d'écrire un tel scénario ? Il faudrait qu'il soit extrêmement intelligent pour y parvenir, car ces calculs requièrent du discernement et de l'ingéniosité. Cet oiseau doit être particulièrement courageux pour s'offrir ainsi sans hésiter et laisser le prédateur le traquer. Aucun oiseau ne copie ses comportements à partir d'autres oiseaux ; ils possèdent tous des mécanismes de défense innés.90

Nous avons uniquement mentionné une infime partie des multiples exemples d'abnégation et de dévouement dont font preuve les animaux. Des millions d'espèces différentes peuplent cette terre, chacune ayant ses propres mécanismes de défense. Les leçons qu'elles nous enseignent sont plus importantes que les stratégies elles-mêmes. Est-il irrationnel et illogique d'affirmer qu'un oiseau risque sa vie de manière consciente et de son propre gré afin de protéger ses petits ? Certainement pas. Les animaux dont nous avons parlés sont dénués d'intelligence et ne peuvent pas posséder des sentiments de compassion et de bienveillance. C'est Allah, Seigneur du ciel et de la terre, Qui les a créés avec ces qualités, en leur permettant d'agir de manière intelligente, bienveillante et clémente. En guidant ces animaux, Allah révèle Son infinie compassion et Son infinie miséricorde.

Les insectes protègent eux aussi leurs petits contre les dangers

En 1764, le naturaliste suédois Adolph Modeer découvrit que chez les insectes, les parents protègent et prennent soin de leur progéniture. Il observa que la femelle pentatomidé d'Europe reste immobile au-dessus de ses œufs quand un prédateur approche. Elle les protège de l'ennemi au lieu de s'enfuir.91

Au départ, de nombreux scientifiques ne voulaient pas admettre que les coléoptères prenaient soin des générations suivantes. Le professeur Douglas W. Tallamy, unévolutionniste spécialisé dans les comportements des insectes en explique la raison :

Chez les insectes, le fait que les parents prodiguent des soins envers leurs petits a des conséquences parfois si désastreuses que l'on peut se demander pourquoi cela continue de se produire. La stratégie la plus évidente utilisée par bon nombre d'insectes est tout simplement de produire des œufs en abondance.92

Bien que Tallamy croie en la théorie de l'évolution, il questionne l'un de ses éléments clés. Selon cette théorie, les comportements qui mettent l'espèce en danger doivent être rapidement remplacés. Mais cela ne se passe pas ainsi. De nombreux insectes comme beaucoup d'autres créatures n'hésitent pas à risquer leur propre vie pour protéger leur progéniture et les autres individus du groupe - comme dans le cas de la guêpe, des abeilles et des fourmis.

L'une de ces minuscules créatures n'est autre que le tigre appartenant à la famille des hémiptères et qui vit sur les plantes de la famille des solanum carolinense. La femelle tigre protège ses œufs, puis ses larves jusqu'au bout. L'un des pires ennemis de la nymphe est un insecte appartenant à la famille des nabidae - un coléoptère qui mange les larves avec son bec tranchant. Mais la femelle tigre qui ne possède aucune arme pour se défendre s'assoit sur le dos de l'ennemi et bat des ailes afin de faire fuir le prédateur.

Pendant ce temps, les nymphes utilisent la veine centrale de la feuille comme route pour s'échapper par la tige et se cacher sous de jeunes feuilles vertes. Si la mère réussit à s'échapper, elle rejoint alors les nymphes dans leur cachette et s'assoit sur la tige pour les surveiller. De cette façon, si l'ennemi la poursuit toujours elle coupera la route qui mène aux nymphes. Parfois, la mère chasse ses petits pour leur éviter de se poser sur une feuille inappropriée et les guide vers une feuille plus sûre. La mère meurt souvent durant ces attaques de prédateurs, mais elle permet aux nymphes de s'échapper et de se cacher. 95

L'alimentation des jeunes

Pour que les jeunes sans défense survivent, leurs parents doivent les nourrir et les protéger. Les adultes doivent constamment protéger les jeunes contre les prédateurs et partir chasser pour les nourrir. Les oiseaux mâles et femelles nourrissent leurs petits entre 4 à 12 fois par heure. S'il y a beaucoup d'oisillons, les parents effectuent des centaines de sorties pour trouver assez de nourriture et les alimenter. La mésange charbonnière dépose de la nourriture dans le nid jusqu'à 900 fois par jour.96

Chez les mammifères les femelles sont confrontées à un autre problème : elles ne peuvent nourrir leurs petits qu'en les allaitant. Durant cette période, elles doivent considérablement augmenter leur ration alimentaire. Le phoque allaite ses petits pendant les 17 à 18 jours qui suivent la naissance. Durant cette période, les jeunes prennent beaucoup de poids tandis que la mère en perd beaucoup étant donné qu'elle ne s'alimente pas.97 Les parents qui doivent prendre soin de leur progéniture dépensent quatre fois plus d'énergie qu'en temps normal.98

Afin de déterminer le "prix" à payer par les parents pour élever leurs petits, le biologiste Heinz Richner et ses étudiants de l'Université de Lausanne ont mené une expérience sur la mésange charbonnière. Celle-ci a révélé les difficultés d'être père. Durant cette expérience, Richner a changé plusieurs fois le nombre de jeunes dont le père devait s'occuper en déplaçant les oisillons d'un nid à l'autre. Il s'est rendu compte que lorsque le père doit nourrir un nombre plus important de petits, celui-ci fournit deux fois plus d'efforts et meurt beaucoup plus rapidement. Les parasites et les maladies associés ont contaminé 76% de ces pères, contre 36% dans des conditions normales.99

Ces résultats aident à comprendre le dévouement des oiseaux pour leurs petits et les obstacles qu'ils sont prêts à surmonter.

Le grèbe nourrit ses petits avec des plumes

Le grèbe sert de nid flottant à ses petits. Les jeunes grèbes grimpent sur l'un de ses parents. Une fois installés, l'adulte déploie ses ailes doucement pour empêcher que les oisillons ne tombent. Il nourrit ensuite ses petits en inclinant son bec dans leur direction et en leur donnant des morceaux de nourriture, mais leur tout premier repas n'est pas exactement de la nourriture. Au départ les jeunes oiseaux sont nourrit avec des plumes ramassées à la surface de l'eau ou arrachées du buste des parents. Chaque oiseau doit ingurgiter une quantité impressionnante de plumes. Mais pourquoi ?

Ces plumes sont données en guise de nourriture aux petits comme mesure préventive. Les jeunes oiseaux ne peuvent pas digérer ces plumes qui restent donc coincées dans l'estomac. Certaines de ces plumes forment un amas à l'entrée de l'intestin. Les arrêtes de poisson et d'autres aliments indigestibles restent bloqués à cet endroit ce qui évite de détruire les muqueuses délicates de l'estomac et de l'intestin. L'oiseau conservera cette habitude de manger des plumes tout au long de sa vie.100

Chez certaines espèces comme le martin-pêcheur d'Europe, la mère plonge dans l'eau à une allure vertigineuse et attrape le poisson par la queue. Et ce afin de pouvoir le donner en nourriture à ses petits en commençant par la tête. Ainsi les nageoires ne se décollent pas et ne viennent pas se plaquer sur le gosier des oiseaux lorsqu'ils avalent le poisson. Si l'oiseau attrape le poisson d'une autre manière, il mangera lui-même sa proie.101

Le guacharo des cavernes qui voyage pendant des kilomètres pour nourrir ses petits

Ces espèces construisent leur nid à une hauteur de 20 mètres. Le guacharo part à la recherche de fruits cinq ou six fois par nuit afin de nourrir ses petits. Il commence par mâcher le fruit, puis nourrit ses petits avec la pulpe.

Le guacharo vole en groupe pour trouver de la nourriture et parcourt des distances allant jusqu'à 25 kilomètres (15 miles) par nuit.102

Comme le guacharo, beaucoup d'autres espèces préparent la nourriture avant de la donner à leurs petits. Les pélicans par exemple préparent une sorte de "soupe de poissons". Le puffin prépare une huile riche à partir des poissons et plancton qu'il ingère. Les pigeons sécrètent dans leur gosier une substance appelée le "lait de pigeon" qui est riche en graisses et en protéines. Contrairement aux mammifères, les pigeons mâles et femelles sont capables de produire ce "lait". D'autres espèces d'oiseaux produisent des substances similaires.103

Les oisillons dépendent entièrement de leurs parents. Ils sont uniquement capables d'ouvrir leur bec en grand et d'attendre que leurs parents les nourrissent. Les jeunes goélands argentés poussent instinctivement leur bec contre le point rouge du bec de la mère. A la moindre vibration qui indique le retour des parents, les jeunes grives, encore aveugles, tendent le cou et ouvrent leur bec en grand dans l'attente de nourriture, comme si le bord jaune et gonflé du bec des jeunes oiseaux indiquaient l'endroit où les parents doivent déposer la nourriture. Les extrémités de leur bec sont particulièrement sensibles. Le moindre effleurement du bec fermé d'un petit le stimulera et celui-ci y répondra en ouvrant son bec.

La couleur et la sensibilité du bec des jeunes oiseaux, en particulier des oiseaux dont le nid est situé dans des endroits enfouis leur facilitent la vie. Une mère reconnaît facilement le bec de ses petits même lorsque ceux-ci sont cachés dans un coin sombre du nid.

Les diamants de Gould construisent leur nid dans un trou souterrain plongé dans l'obscurité. Leurs petits ont des protubérances vertes et bleues au coin de leur bec qui réfléchissent peu de lumière à l'intérieur du nid.

Chez certaines espèces d'oiseaux, le bec coloré ne sert pas uniquement à indiquer l'endroit où se trouvent les jeunes. Il peut également préciser quel est le jeune qui a mangé en dernier et celui qui a besoin d'être alimenté. Le bec des jeunes linottes est rouge en raison des vaisseaux sanguins situés sous la peau de la gorge. Une fois que le jeune a fini de manger, son sang se dirige vers l'estomac afin d'entamer le processus de digestion. Ainsi, les jeunes oiseaux qui sont restés le plus longtemps sans nourriture sont ceux qui ont le bec le plus rouge. Les expériences conduites dans ce domaine ont révélé que chez les oiseaux les parents utilisent ces différences de couleurs pour déterminer quels sont les jeunes qui ont besoin d'être nourris en premier.104

La manière dont le comportement de l'oiseau s'adapte en fonction de l'environnement dans lequel il vit prouve que la nature et les êtres vivants sont l'œuvre d'un Créateur unique. Aucune coïncidence ne peut être à l'origine d'une telle harmonie.

Le ganga qui transporte l'eau à sa progéniture

Dans la nature tous les attributs des animaux sont en harmonie avec leur environnement. Le ganga qui appartient à la famille des ptéroclididés en est un parfait exemple. Celui-ci n'a pas d'endroits précis pour vivre dans l'immensité du désert. Quand il doit déposer ses œufs, il trouve un trou superficiel dans le sable et y dépose ses œufs. Dés leur naissance, les oisillons quittent le nid et partent à la recherche de graines. Mais, étant donné qu'ils ne peuvent pas voler, ils sont incapables d'atteindre un point d'eau pour étancher leur soif. Quelqu'un doit donc leur fournir l'eau nécessaire, et c'est le mâle qui s'en charge.

D'autres espèces d'oiseaux transportent de l'eau à leurs petits dans leur gosier. Mais le ganga doit parcourir des distances considérables et la quantité d'eau qu'il peut stocker dans son gosier ne suffit qu'à étancher sa soif durant le long voyage. Il possède donc une caractéristique particulière. La surface interne des plumes de son buste est couverte de fins filaments. Quand l'oiseau atteint un point d'eau, il se frictionne contre le sable ou la poussière afin de retirer tout reste d'huile qui pourrait empêcher d'absorber l'eau. Après avoir étanché sa soif, il entre dans l'eau, déploie ses ailes et sa queue et se tortille. Ceci permet d'imbiber toutes les plumes situées sur son ventre. Les filaments des plumes absorbent alors l'eau comme une éponge.

L'eau transportée entre son corps et ses plumes, ne devrait pas s'évaporer, mais étant donné que le ganga parcourt des distances considérables allant jusqu'à 30 kilomètres (20 miles), une partie de cette eau s'évapore. Quand il rejoint enfin les oisillons partis à la recherche de graines, ces derniers accourent immédiatement. En se relevant, le ganga mâle permet aux jeunes de boire l'eau comme des mammifères tétant le sein de leur mère. Une fois que les oisillons ont bu, le ganga se sèche en se frottant contre le sable. Le mâle répète ce scénario chaque jour jusqu'à ce que les oisillons atteignent l'âge de deux mois et muent pour la première fois. Ensuite ils seront capables de se procurer de l'eau par eux-mêmes.107 Le comportement du ganga donne à réfléchir. Non seulement lui donne-t-Il l'attribut parfait pour pouvoir survivre dans un tel environnement, mais Il le conseille sur la manière exacte de procéder.

Les insectes qui nourrissent leurs petits

De nombreuses espèces d'insectes nourrissent leurs larves et leur progéniture. La punaise souterraine nourrit ses larves cachées dans un terrier avec des graines. Les sauterelles font des incisions en forme de spirales dans l'écorce des arbres afin de récupérer la sève à partir de laquelle ses larves se nourrissent. Les insectes mangeurs de bois ont une vie difficile. Ils doivent transformer le bois, qui est non seulement difficile à digérer mais qui contient également très peu d'azote, en une forme comestible pour leurs larves. La blatte des bois et le passalide qui se nourrissent à partir du bois ont résolu le problème en donnant aux nymphes des fibres de bois ramollies et des organismes unicellulaires qui permettent de transformer la cellulose ainsi que des sucs intestinaux riches en azote. Le scolyte mâche le bois et dépose ses œufs dans le tunnel qu'il a construit. Il dépose sur le bois un fongicide qui va décomposer la cellulose en une substance comestible pour les larves.108

Allah nourrit toutes les créatures d'une manière différente. Les insectes que nous venons d'évoquer trouvent leur nourriture selon la volonté d'Allah. Il donne aux parents le pouvoir de subvenir aux besoins de ces minuscules créatures et dans le Coran Il révèle que c'est Lui Qui nourrit tous les êtres vivants :

La plupart des créatures ne sont pas capables de transporter la nourriture avec elles. Allah la leur donne et Il en fera de même pour toi. Il est réellement le Tout-Puissant. (Sourate al-Ankabut, 60)

Le transport de la progénitures

Chez les animaux, les nouveau-nés qui sont faibles et maladroits ont besoin de leurs parents pour les transporter loin des dangers éventuels. Chaque espèce utilise une méthode différente pour transporter ses petits. Certains animaux transportent leurs petits sur leur dos, d'autres dans leur bouche et d'autres encore dans des poches spécifiques placées sous leurs ailes. Durant le transport, les petits qui restent protégés et à l'abri, sont emmenés dans un endroit sûr.

Transporter leurs petits en toute sécurité est un exemple parfait du dévouement dont font preuve les parents. Cela réduit en effet considérablement leur vitesse ainsi que leur mobilité. Malgré cela, les animaux n'abandonnent jamais leurs petits face au danger.

En règle générale, les animaux transportent leurs petits sur leur dos. Les singes, par exemple, peuvent transporter leurs petits partout où ils vont. La mère peut bouger librement avec ses bébés qui s'accrochent à l'aide de leurs mains et de leurs pieds à la fourrure de son dos et de son ventre. Avec ses bébés sur son dos, la mère peut facilement grimper à un arbre, courir le long d'une branche et sauter d'un arbre à l'autre.

Les kangourous et d'autres marsupiaux transportent leurs petits sur leur ventre dans leur poche recouverte de fourrure. Pendant les cinq premiers mois de son existence, le bébé kangourou vit dans la poche de sa mère. Quand il quitte la poche, il ne s'éloigne jamais pour longtemps. S'il sent un danger, il retourne immédiatement vers sa mère et bondit dans la poche en commençant par la tête. La mère s'enfuit ensuite rapidement en utilisant ses puissantes pattes postérieures.

La mère écureuil attrape le ventre tombant de ses petits entre ses dents. Si le nid de l'écureuil est menacé, la mère transporte ses petits aussi loin que possible en les emportant un à un jusqu'à ce que tous ses petits soient à l'abri.

Les bébés souris s'agrippent fermement aux tétons de leur mère pendant des heures. En cas de danger, la mère peut rapidement emporter sa progéniture dans un endroit sûr. Les jeunes souris sont si bien accrochées à leur mère que celle-ci peut s'enfuir en courant en les plaçant en toute sécurité entre ses jambes, ce qui lui permet de ne pas avoir à s'arrêter en route pour vérifier que tous ses petits sont bien accrochés. Une fois le danger passé, elle retourne vers son nid au cas où elle aurait laissé un de ses petits derrière elle. Quand les chauves-souris partent à la recherche d'insectes ou de fruits, elles transportent leurs petits avec elles en pleine nuit.

Un bébé chauve-souris agrippe le téton avec ses dents de lait et s'accroche à la fourrure de sa mère avec ses mâchoires. Certaines chauves-souris volent en emportant trois ou quatre petits.

De nombreuses espèces d'oiseaux volent avec leurs petits. Si un nid de bécasse est menacé, la mère peut rapidement prendre son envol avec ses petits entre ses pattes. La buse Saint-Martin et la mésange emportent leurs petits en lieu sûr en les transportant sur leur dos. La buse à queue rousse attrape ses petits entre ses serres, comme elle le fait avec ses proies.

Le grèbe transporte ses petits sur son dos. S'il aperçoit un danger, il plonge dans l'eau avec ses petits toujours accrochés à lui.

La grenouille tropicale s'enfuit en sautant et en transportant ses œufs ou ses têtards sur son dos.

Certains poissons transportent même leurs petits dans leur bouche. L'épinoche mâle surveille et protège sa progéniture en nageant autour du nid fabriqué à partir d'algues. Si l'un des jeunes s'éloigne, le mâle le suit, l'avale et le garde dans sa bouche avant de le relâcher dans le nid.

Les fourmis transportent entre leurs mâchoires les larves et les œufs en développement d'une chambre à couver à une autre. Tous les matins, les fourmis ouvrières transportent les colonies de larves dans une chambre à couver plus proche de l'entrée de la fourmilière et chauffée par le soleil.

Puis elles déplacent les larves dans une autre chambre en suivant le déplacement du soleil. Au crépuscule, les ouvrières ramènent les larves dans la chambre située en bas de la fourmilière, celle qui a gardé la chaleur de la journée. Durant la nuit, l'entrée de la fourmilière est fermée afin de ne pas laisser l'air froid pénétrer à l'intérieur. Le matin, la chambre est ouverte à nouveau et les larves sont ramenées dans une chambre plus en hauteur.110

Comme nous pouvons le voir, toutes les créatures vivantes, du lion à l'insecte, de la grenouille à l'oiseau, transportent leur progéniture en lieu sûr. Cela représente toujours une tâche ardue pour les parents qui mettent souvent leur vie en péril. Comment pouvons-nous expliquer de telles attitudes protectrices ? Nous venons d'étudier en détails comment de nombreuses créatures assument leurs responsabilités envers leur progéniture jusqu'à ce que celle-ci puisse se débrouiller par elle-même. Ils subviennent à tous les besoins de leurs petits sans relâche et sans jamais faillir.

Il est possible de voir de tels exemples de dévouement chez de nombreuses espèces.

Une fois encore, la vérité est évidente : chacune de ces créatures est sous la protection d'Allah, Qui leur a donné de telles facultés. Toutes agissent en conséquence, selon Son vouloir. Le Coran évoque cette vérité en ces termes :

Tout sur terre et dans les cieux Lui appartient. Tous Lui sont soumis. (Sourate ar-Rum, 26)