Mohammed Ibn Ya’qub Al-Kulayni Al-Razi
Décédé en 329 de l’Hégire
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– Uçul Al-Kafi –

L’INTELLIGENCE ET L’IGNORANCE

VERTU DU SAVOIR

LA RECONNAISSANCE DE L’UNICITE


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De Ali Ibn Mohammed, selon Sahal Ibn Ziyad, selon Omar Ibn Othman, selon Mouffadal Ibn Salih, selon Sâ’ad Ibn Tarif, selon Al-Asbagh Ibn Noubata, selon Ali (s) ayant dit : « Gabriel (s) fut envoyé à Adam (s) et lui dit : O Adam (s) ! Il m’a été ordonné de te faire choisir entre trois sujets. Choisis l’un des trois. – Adam (s) : O Gabriel (s) : Quels sont ces trois sujets ? – Gabriel (s) : Al-‘Aql-L’Intelligence ; Al-Haya’a-La Honte pudique ; Al-Din-La Religion. – Adam (s) : Je choisis Al-‘Aql.
– Gabriel (s) ordonna de partir et de quitter Adam (s) à Al-Haya’a et à Al-Din. – Adam (s) : O Gabriel ! Il nous a été ordonné d’être l’allié de l’Intelligence où qu’elle soit. – Gabriel (s) : C’est ta fonction. – Puis Gabriel (s) s’éleva ». Uçul Al-Kafi – Tome 1 – page 27, hadith 2. Adaptation de l’arabe au français par A. & H. Benabderrahmane.


FONDATION DE L’IMAM HOSSEIN

Que la Paix soit avec lui

Beyrouth – Liban


ÈÓã Çááå ÇáÑÍãä ÇáÑÍíã


Grâce au Nom de Çááå -Dieu
Le Tout-Miséricordieux et Très-Miséricordieux

" Appelle les hommes
dans le Chemin de ton Seigneur,
par la Sagesse et une belle exhortation ;
discute avec eux de la meilleure manière.
Oui, ton Seigneur connaît parfaitement
celui qui s'égare hors de Son Chemin,
comme IL connaît ceux qui sont bien dirigés ".
Coran 16/125


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S’ADRESSER A :

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* *

ÞÏ Êã ÊÑÌãÉ åÐÇ ÇáßÊÇÈ ÈÝÖá
Çááå ÑÈø ÇáÚÇáãíä æ ÇáÍãÏ ááå ÑÈø ÇáÚÇáãíä
æ Õáì Çááå Úáì ãÍãÏ æ Çáå ÇáÃØåÇÑ

Qad tamma tarjamat hâda al kitab bi Fadli

Allâh Rabbi Al-Alamin wa Al-Hamdu Lillah Rabbi

Al-Alamin wa salla Allahou ‘ala Mohammed

wa Alihi Al-Athar.

* * * * *

Ce livre a pu être traduit par la Grâce de Dieu,

Seigneur des Mondes ;

Louange à Dieu Seigneur des Mondes ;

Paix et Bénédictions sur Mohammed et sur sa Famille Sanctifiée.

* *

*

Adaptation de l’arabe au français des hadiths :

A. & H. Benabderrahmane, Docteur en droit, chercheurs, écrivains.

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1427 de l’Hégire-2006

Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit réservés pour tous pays à la Fondation Imam Al-Hossein P.O. BOX 25/114 – BEYROUTH – LIBAN.

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Mohammed Ibn Ya’qub Al-Kulayni Al-Razi

Décédé en 329 de l’Hégire

– Uçul Al-Kafi –

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L’INTELLIGENCE ET L’IGNORANCE

ÇáÚÞá æÇáÌåá

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VERTU DU SAVOIR

ÝÖá ÇáÚáã

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LA RECONNAISSANCE DE L’UNICITE

La Rationalité de l'Islam

ÇáÊæÍíÏ ________________________________________________________________________________

Adaptation de la langue arabe à la langue française

A. et H. Benabderrahmane

Docteur en Droit, chercheurs, écrivains

FONDATION DE L’IMAM HOSSEIN

Que la Paix soit avec lui

Beyrouth – Liban

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* *

« Oui, Çááå-Dieu et Ses Anges bénissent le Prophète.

O vous, les Croyants : Priez sur lui et appelez sur lui le salut ».

(Coran 33/56)

* * * * *

Dans Kenz Al-Ummal Ali Ibn Abi Tâleb (s)[1] a communiqué : « Ils ont demandé : O Messager de Dieu ! De quelle manière invoquer la demande de grâce en ta faveur à cause de ton excellence ?

Le Messager (pslf)[2] a répondu : « Dites : Allahoumma salli ‘ala Mohammed wa a’li Mohammed kama sallayta ‘ala Ibrahim wa a’li Ibrahim innaka hamidoun madjid, wa bârik ‘ala Mohammed wa a’li Mohammed kama barakta ‘ala Ibrahim, wa a’li Ibrahim innaka hamidoun madjid.

O Mon Dieu ! Que Tes Bénédictions soient sur Mohammed et la Famille de Mohammed comme tu les as étendues sur Ibrahim et la Famille d’Ibrahim, Tu es, en vérité, Le Loué, Le Glorifié ; répands la grâce sur Mohammed et la Famille de Mohammed comme tu l’as répandue sur Ibrahim et la Famille d’Ibrahim. Tu es, en vérité, Le Loué, Le Glorifié»[3].

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* *

L’Auteur

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Mohammed Ibn Ya’qub Ibn Is’haq Al-Kulayni Ar-Razi Al-Baghdadi naît au sein d’une très honorable famille de Kulayn, village situé dans la région de Ray, près de Téhéran, en République Islamique d’Iran. Il fut le Chef spirituel de son village natal, sa famille ayant produit de célèbres savants dans les domaines de la Jurisprudence islamique et de la Science du hadith. Son oncle, Allamah Al-Kulayni, fut un éminent Chef spirituel de Ray, considérée à l’époque comme l’une des plus importantes villes d’Iran.

On retrouve notre auteur à Baghdad, Iraq, où il s’installe dans le quartier de Bâb Kufa en tant que Maître des Savants en matière de Jusrisprudance islamique durant le règne de l’Abbasside Al-Muqtadir. Il est le seul Compilateur de Hadith à avoir vécu à l’époque des quatre Représentants successifs du Douzième Imam du Temps, Al-Mahdi, que Çááå-Dieu en hâte pour nous la Joie, ce qui lui facilita grandement la collecte de Hadiths authentiques auprès de la Source imamite digne de confiance des Gens de la Demeure Prophétique / Ãåá ÈíÊ ÇáäÈæÉ.

Partant, l’Ouvrage connu sous le nom Al-Kafi est marqué d’une authenticité à toute épreuve, d’autant que cette exigence d’authenticité était d’absolue nécessité pour satisfaire la requête des Grands Savants réclamant une Compilation de Hadiths sur laquelle prendre appui pour mener à bien leurs études et recherches. D’ailleurs, les pages de l’Histoire rapportent que les Grands Savants de l’époque se pressaient autour de Mohammed Ibn Ya’qub Ibn Is’haq Al-Kulayni pour en obtenir des enseignements et renseignements concernant les réponses coraniques, prophétiques et imamites à donner aux questions de l’époque. Depuis cette précieuse Compilation qui nécessita une vingtaine d’années de travail, le Monde des Sciences Islamiques n’a cessé de s’en inspirer. Les 426 hadiths qui vont suivre ne représentent qu’une infime partie de cette précieuse et vaste Compilation.

Selon An-Najashi, Al-Kulayni décéda en l’An 329 de l’Hégire, 941, et fut mis en terre à Baghdad près de Bâb Al-Kufah. Que Çááå-Dieu lui fasse miséricorde.

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PREMIERE PARTIE

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L’Intelligence et L’Ignorance

ÇáÚÝá æ ÇáÌåá *

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1

L’Intelligence et l’Ignorance

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Source : Uçul Al-Kafi – De l’éminent transmetteur de confiance Mohammed Ibn Ya’qub Al-Kulayni Al-Razi – éditions Al-Uswa – Téhéran – République Islamique d’Iran – 1418 de l’Hégire lunaire – 1376 de l’Hégire solaire – Tome 1 – Adaptation de l’arabe au français A. & H. Benabderrahmane, Docteur en Droit, chercheurs, écrivains.

ÈÓã Çááå ÇáÑÍãä ÇáÑÍíã

Grâce au Nom de Dieu,

Le Tout-Miséricordieux et Très-Miséricordieux

1. Abu Ja’afar Mohammed Ibn Yaq’ub rapporte de certains de nos compagnons dont Mohammed Ibn Yahya Al-Attar, selon Ahmed Ibn Mohammed, selon Al-Hassan Ibn Mahboub, selon Al-‘Alâ’a Ibn Razin, selon Mohammed Ibn Muslim, d’après Abu Ja’afar (s) ayant dit : « Après avoir créé l’Intelligence, Çááå-Allah lui ordonna : Avance ! Elle avança ; puis, IL lui ordonna : Recule ! Elle recula. – Ensuite, IL dit : Par Mon Inaccessibilité et par Ma Majesté, Je n’ai pas créé de créature autant aimée de Moi ; Je te parachève en celui que J’aime. C’est par toi que J’ordonne, que J’interdis ; c’est par toi que Je sanctionne et que Je récompense ». Uçul Al-Kafi – Tome 1 – page 27, hadith 1. Adaptation de l’arabe au français par A. & H. Benabderrahmane.

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2. De Ali Ibn Mohammed, selon Sahal Ibn Ziyad, selon Omar Ibn Othman, selon Mouffadal Ibn Salih, selon Sâ’ad Ibn Tarif, selon Al-Asbagh Ibn Noubata, selon Ali (s) ayant dit : « Gabriel (s) fut envoyé à Adam (s) et lui dit : O Adam (s) ! Il m’a été ordonné de te faire choisir entre trois sujets. Choisis l’un des trois. – Adam (s) : O Gabriel (s) : Quels sont ces trois sujets ? – Gabriel (s) : Al-‘Aql-L’Intelligence ; Al-Haya’a-La Honte pudique ; Al-Din-La Religion. – Adam (s) : Je choisis Al-‘Aql. – Gabriel (s) ordonna de partir et de quitter Adam (s) à Al-Haya’a et à Al-Din. – Adam (s) : O Gabriel ! Il nous a été ordonné d’être l’allié de l’Intelligence où qu’elle soit. – Gabriel (s) : C’est ta fonction. – Puis Gabriel (s) s’éleva ». Uçul Al-Kafi – Tome 1 – page 27, hadith 2. Adaptation de l’arabe au français par A. & H. Benabderrahmane.

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3. De Ahmed Ibn Idriss, selon Mohammed Ibn Abd Al-Jabbar, selon certains de nos compagnons le détenant de Abu Abdullah (s) à qui il fut demandé : « Ma Al-‘Aql ? Qu’est-ce l’Intelligence ?

« Il répondit : C’est ce par quoi Al-Rahman est adoré et ce par quoi s’obtient l’accès à la voie qui mène aux Paradis.

« Il fut questionné à nouveau : Et celle qui se trouve chez Mouawiyya ?

« L’Imam (s) : Elle est le symbole de la ruse et de l’esprit satanique ; d’apparence semblable à l’Intelligence mais, en vérité, elle est son contraire ». Uçul Al-Kafi – Tome 1 – page 28, hadith 3. Adaptation de l’arabe au français par A. & H. Benabderrahmane.

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4. De Mohammed Ibn Yahya, selon Ahmed Ibn Mohammed Ibn Aïssa, selon Ibn Faddal, selon Al-Hassani Ibn Al-Jaham déclarant avoir entendu Al-Redha (s) dire : « L’ami de chacun est son Intelligence, et l’ennemi de tous est l’Ignorance ».Uçul Al-Kafi – Tome 1 – page 28, hadith 4. Adaptation de l’arabe au français par A. & H. Benabderrahmane.

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5. D’une personne, selon Ahmed Ibn Mohammed, selon Ibn Faddal, selon Al-Hassan Ibn Al-Jaham déclarant avoir fait remarqué à Aba Al-Hassan (s) : « Parmi nous, il y a des gens remplis de compassion mais démunis de Al-Azima-ferme détermination ou de volonté ferme, comment doit-on les considérer ?

« L’Imam (s) : Ils ne sont pas ceux que Çááå-Allah a blâmés : « Tirez donc une leçon de cela, ô vous qui êtes doués d’intelligence ».[4] ».Uçul Al-Kafi – Tome 1 – page 28, hadith 5. Adaptation de l’arabe au français par A. & H. Benabderrahmane.

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6. De Ahmed Ibn Idriss, selon Mohammed Ibn Hassan, selon Abi Mohammed Al-Razi, selon Saïf Ibn Omayra, selon Ishaq Ibn Ammar déclarant avoir entendu Abu Abdullah (s) dire : « Celui qui détient l’Intelligence, détient la Religion, celui qui détient la Religion, entre au Paradis ». Uçul Al-Kafi – Tome 1 – page 28, hadith 6. Adaptation de l’arabe au français par A. & H. Benabderrahmane.

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7. De certains de nos compagnons, selon Ahmed Ibn Mohammed Ibn Khaled, selon Al-Hassan Ibn Ali Ibn Yaqtin, selon Mohammed Ibn Sinan, selon Abi Al-Jaroud, d’après Abi Ja’afar (s) ayant dit : « Au Jour de la Résurrection, Çááå-Allah jugera les gens d’après leur degré de ‘Aql-Intelligence dont Il les a pourvus dans la vie immédiate ». Uçul Al-Kafi – Tome 1 – page 28, hadith 7. Adaptation de l’arabe au français par A. & H. Benabderrahmane.

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8. De Ali Ibn Mohammed Ibn Abdullah, selon Ibrahim Ibn Ishaq Al-Ahmer, selon Mohammed Ibn Soulayman Al-Daylami, selon son père déclarant avoir fait remarquer à Abu Abdullah (s) : « Untel se glorifie de sa pratique, de sa Religion, et de ses bonnes grâces.

« L’Imam (s) : Quel est le degré de son Intelligence ?

« Le demandeur : La adri-Je ne sais pas.

« L’Imam (s) : La rétribution est fonction du degré de l’Intelligence. Parmi l’une des îles des océans, un homme des Bani Israël adorait Çááå-Allah. Cette île verdoyante était belle à regarder, très boisée et abondamment fournie en eau.

« Un Ange passant par-là, découvrit l’homme en question, il demanda à Çááå-Allah : O mon Seigneur ! Fais-moi connaître la rétribution de Ta créature vivant sur cette île.

« Çááå ÊÚÇáì-Allah Ta’ala lui fit voir sa rétribution.

« L’Ange la considéra très modique.

« Çááå ÊÚÇáì-Allah Ta’ala lui révéla d’aller lui tenir compagnie. L’Ange se présenta à lui sous une forme humaine.

« L’homme demanda : Qui es-tu ?

« La forme humaine lui répondit : Je suis un homme adorateur. J’ai été avisé de ton lieu et de ta pratique adorative. Aussi, je suis venu à toi pour adorer Çááå-Allah en ta compagnie.

« Ils demeurèrent ensemble une pleine journée.

« Le matin suivant, l’Ange lui dit : Ton lieu de séjour est splendide et agréable à vivre. Il convient parfaitement bien à l’adoration.

« L’adorateur enchérit par : Ici, il y a un désavantage.

« L’Ange : Quel est ce désavantage ?

« L’adorateur : Il n’y a, ici, aucun animal de notre Seigneur ? Si le Seigneur avait un âne ici, nous pourrions nous en occuper d’autant que les herbages se perdent.

« L’Ange : Ton Seigneur ne possède aucun âne ! ?

« L’adorateur : S’IL possédait un âne, cette herbe ne serait pas inutile.

« Çááå-Allah révéla à l’Ange : Je le rétribue en fonction du degré de son Intelligence ». Uçul Al-Kafi – Tome 1 – page 28.29., hadith 8. Adaptation de l’arabe au français par A. & H. Benabderrahmane.

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9. De Ali Ibn Ibrahim, selon son père, selon Al-Nawfali, selon Al-Soukouni, selon Abu Abdullah (s) rapportant du Messager de Çááå-Allah (pslf) : « Lorsqu’il vous parvient d’un homme qu’il est doué de qualité de perfection, regardez en lui la qualité du degré de son intelligence car, il sera rétribué en fonction de son intelligence ». Uçul Al-Kafi – Tome 1 – page 29, hadith 9. Adaptation de l’arabe au français par A. & H. Benabderrahmane.

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10. De Mohammed Ibn Yahya, selon Ahmed Ibn Mohammed, selon Ibn Mahboub, selon Abdullah Ibn Sinan ayant déclaré avoir demandé à Abu Abdullah (s), à propos d’une personne toujours préoccupée par les ablutions et la prière : « Est-ce là un homme doué d’intelligence ?

« L’Imam (s) : Quelle intelligence ? ! Il obéit, là, au Shaytan !

« L’homme : Comment ? Il obéit au Shaytan ! ?

« L’Imam (s) : Va lui demander la raison de ses préoccupations, il te répondra par : Ce sont là des préoccupations du Shaytan ! ». Uçul Al-Kafi – Tome 1 – page 29., hadith 10. Adaptation de l’arabe au français par A. & H. Benabderrahmane.

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11. De certains de nos compagnons, selon Ahmed Ibn Mohammed Ibn Khaled, selon certains de ses compagnons le détenant du Messager de Çááå-Allah (pslf) ayant dit : « Rien n’est supérieur à l’Intelligence comme don de Çááå-Allah à Ses créatures. Le repos de l’être intelligent est supérieur à la nuit passée à veiller de l’ignorant. La pratique adorative ou culte constant de l’être intelligent est supérieure à l’état d’anesthésie intellectuelle de l’ignorant.

« Çááå-Allah n’a jamais envoyé ni un Messager ni un Prophète sans les avoir doter de l’Intelligence complète, demeurant bien supérieure à toutes les intelligences de Sa Nation. Ce que le Prophète dispose en lui est supérieur à l’Idjtihad-Effort d’interprétation des Moudjtahidin. La créature de Çááå-Allah ne peut accomplir les obligations sans la connaissance.

« L’ensemble de la pratique adorative de tous les adorateurs communs ne peut rivaliser avec le degré de la pratique adorative du ‘Aqil-l'être intelligent. Les Ouqala’a-les êtres intelligents sont les Oulou Albab de qui Çááå-Dieu, l’Exalté, dit : « … Les hommes doués d’intelligence ».[5] ». Uçul Al-Kafi – Tome 1 – page 29.30., hadith 11. Adaptation de l’arabe au français par A. & H. Benabderrahmane.

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12. De certains de nos compagnons rapportent selon Abou Abdullah Ashari d’après Hichem Al-Hakim disant que le septième Imam Abou Al-Hassan Moussa (s) (Al-Kadhem) Ibn Ja’afar (s) lui a déclaré ceci : « ô Hichem, Çááå-Dieu exalté soit-IL, annonça la bonne nouvelle aux esprits éclairés de la Raison et de l’Entendement dans Son Livre par les Versets suivants : « Annonce la bonne nouvelle à Mes Serviteurs qui écoutent la Parole et qui obéissent à ce qu’elle contient de meilleur. Voilà ceux que Çááå-Dieu dirige ! Voilà ceux qui sont doués d’Intelligence ! » ».[6]

Certains de nos compagnons rapportent selon Abou Abdullah Ashari d’après Hichem Al-Hakim disant que le septième Imam Abou Al-Hassan Moussa (s) (Al-Kadhem) Ibn Ja’afar (s) lui a déclaré ceci : « ô Hichem, Çááå-Dieu, exalté soit-IL, a parachevé les arguments par leurs raisons, a glorifié les Prophètes par la Parole claire et par les preuves Il les a orientés vers Sa Seigneurie : « Votre Çááå-Dieu est un Çááå-Dieu Unique ! Il n’y a de Çááå-Dieu que Lui : Celui qui fait miséricorde, Le Miséricordieux. Dans la création des Cieux et de la Terre, dans la succession de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue sur la mer portant ce qui est utile aux hommes, dans l’eau que Çááå-Dieu fait descendre du ciel, et qui rend la vie à la terre après sa mort, – cette terre où Il a disséminé toutes sortes d’animaux – dans les variations des vents, dans les nuages assujettis à une fonction entre le ciel et la terre, il y a vraiment des Signes pour un peuple qui comprend » ! ».[7]

Certains de nos compagnons rapportent selon Abou Abdullah Ashari d’après Hichem Al-Hakim disant que le septième Imam Abou Al-Hassan Moussa (s) (Al-Kadhem) Ibn Ja’afar (s) lui a déclaré ceci : « ô Hichem, Çááå-Dieu, Exalté soit-IL, a donné une preuve pour Le connaître et pour que les gens sachent qu’ils ont un Créateur : « Il a mis à votre service la nuit, le jour, le soleil et la lune. Les étoiles sont soumises à son ordre. Il y a vraiment là des Signes pour un peuple qui comprend ![8]

« Puis, l’Imam a ajouté : « C’est Lui Qui vous a créés de terre, puis d’une goutte de sperme, puis d’un caillot de sang. Il vous a fait ensuite surgir petit enfant pour que vous atteigniez plus tard votre maturité, pour que vous deveniez des vieillards – certains d’entre vous meurent plus tôt – et pour que vous parveniez à un terme fixé. – Peut-être comprendrez-vous ? – ».[9]

« Dans la succession de la nuit et du jour, dans l’eau nourricière que Dieu fait tomber du ciel et grâce à laquelle Il fait revivre la terre après sa mort ; dans le déchaînement des vents, [dans les nuages assujettis à une fonction entre le ciel et la terre,[10]], il y a des Signes pour un peuple qui comprend ».[11]

« L’Imam continua ainsi : « [Çááå-Dieu] fait revivre la terre morte. Nous vous avons expliqué les Signes. Peut-être comprendrez-vous ! ».[12]

« Des jardins plantés de vignes, de céréales et de palmiers, – disposés en touffes ou bien dispersés –. Ils sont tous arrosés avec la même eau, mais nous rendons les uns plus savoureux que les autres. – Il y a vraiment là des Signes pour un peuple qui comprend – ».[13]

« Parmi ses Signes : IL vous montre l’éclair, sujet, à la fois, de crainte et d’espoir. IL fait descendre du ciel une eau, grâce à laquelle Il rend la vie à la terre quand elle est morte. Il y a vraiment là des Signes pour un peuple qui comprend ».[14]

« Dis : Venez ! Je vous dirai ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien ; soyez bons envers vos parents ; ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté ; – Nous vous accorderons votre subsistance avec la leur – éloignez-vous des péchés abominables, apparents ou cachés ; ne tuez personne injustement ; Çááå-Dieu vous l’a interdit ».[15]

« Avez-vous, parmi vos serviteurs, des associés qui partagent les biens que Nous vous avons accordés, en sorte que vous soyez tous égaux ? Les craignez-vous comme vous vous craignez mutuellement ? Voilà comment Nous vous exposons les Signes, à un peuple qui comprend » ».[16]

Certains de nos compagnons rapportent selon Abou Abdullah Ashari d’après Hichem Al-Hakim disant que le septième Imam Abou Al-Hassan Moussa (s) (Al-Kadhem) Ibn Ja’afar (s) lui a déclaré ceci : « ô Hichem, ensuite, Çááå-Dieu, exalté soit-IL, a fait aimer le Monde de l’Au-delà aux gens pourvus de raison : « La vie de ce monde n’est que jeu et divertissement. La demeure de la vie future est sûrement meilleure pour ceux qui craignent Dieu. Ne le comprenez-vous pas ? » ».

Certains de nos compagnons rapportent selon Abou Abdullah Ashari d’après Hichem Al-Hakim disant que le septième Imam Abou Al-Hassan Moussa (s) (Al-Kadhem) Ibn Ja’afar (s) lui a déclaré ceci : « ô Hichem, Çááå-Dieu, exalté soit-IL, a fait de la sanction une menace pour ceux qui ne font pas preuve d’entendement en disant : « Nous avons, ensuite, anéanti les autres. Vous passez sur leurs cendres, le matin et la nuit. Ne comprenez-vous pas ? ».[17]

« L’Imam ajouta : « Nous allons faire tomber du ciel un cataclysme sur les habitants de cette cité parce qu’ils sont pervers. – Oui, Nous avons fait de cette cité un Signe pour un peuple qui comprend».[18] ».

Certains de nos compagnons rapportent selon Abou Abdullah Ashari d’après Hichem Al-Hakim disant que le septième Imam Abou Al-Hassan Moussa (s) (Al-Kadhem) Ibn Ja’afar (s) lui a déclaré ceci : « ô Hichem ! saches que l’Intelligence accompagne le Savoir : « Voilà des exemples que Nous proposons aux hommes, mais ceux qui savent sont seuls à les comprendre » ».

Certains de nos compagnons rapportent selon Abou Abdullah Ashari d’après Hichem Al-Hakim disant que le septième Imam Abou Al-Hassan Moussa (s) (Al-Kadhem) Ibn Ja’afar (s) lui a déclaré ceci : « ô Hichem, Çááå-Dieu, exalté soit-IL, a blâmé ceux qui ne raisonnent pas : « Lorsqu’on leur dit : Conformez-vous à ce que Çááå-Dieu a révélé. – Ils répondent : Non !… Nous suivons la coutume de nos pères. – Et si leurs pères ne comprenaient rien ? Et s’ils ne se trouvaient pas sur la voie droite ? ».[19]

« L’Imam ajouta – « Les incrédules sont semblables à un bétail contre lequel on vocifère et qui n’entend qu’un cri et un appel : sourds, muets, aveugles ; ils ne comprennent rien.[20] – Plusieurs d’entre eux t’écoutent. Feras-tu entendre les sourds, alors qu’ils ne comprennent rien ?[21] – Estimes-tu que la plupart d’entre eux entendent ou raisonnent ? Ils ne sont comparables qu’à des bestiaux, et plus égarés encore, loin du chemin droit.[22] – Tous ne vous combattront que retranchés dans des cités fortifiées ou derrière des murailles. Leur vaillance est grande quand ils sont entre eux ! Vous les croyez unis, mais leurs cœurs sont divisés. Il en est ainsi, parce que ce sont des gens qui ne raisonnent pas ».[23] ».

Certains de nos compagnons rapportent selon Abou Abdullah Ashari d’après Hichem Al-Hakim disant que le septième Imam Abou Al-Hassan Moussa (s) (Al-Kadhem) Ibn Ja’afar (s) lui a déclaré ceci : « ô Hichem, Çááå-Dieu, exalté soit-IL, a blâmé le plus grand nombre en disant : « Si tu obéis au plus grand nombre de ceux qui sont sur la terre, ils t’égareront hors du chemin de Dieu.[24] – Si tu leur demandes : Qui a fait descendre du ciel une eau grâce à laquelle on fait revivre la terre après sa mort ? – Ils répondront sûrement : C’est Çááå-Dieu ! – Dis : Louange à Çááå-Dieu ! – Mais la plupart des hommes ne comprennent pas –[25] » ».

Certains de nos compagnons rapportent selon Abou Abdullah Ashari d’après Hichem Al-Hakim disant que le septième Imam Abou Al-Hassan Moussa (s) (Al-Kadhem) Ibn Ja’afar (s) lui a déclaré ceci : « ô Hichem, Çááå-Dieu, exalté soit-IL, a magnifié la minorité en disant : « Restreint est le nombre de Mes serviteurs reconnaissants.[26] – Ils sont peu nombreux.[27] – Un homme croyant, qui appartenait au peuple de Pharaon et qui cachait sa foi, dit : Mon Seigneur est Çááå-Dieu.[28] – Beaucoup d’entre eux ne comprennent rien ».[29] L’Imam ajouta : Beaucoup d’entre eux ne sont pas conscients ».

Certains de nos compagnons rapportent selon Abou Abdullah Ashari d’après Hichem Al-Hakim disant que le septième Imam Abou Al-Hassan Moussa (s) (Al-Kadhem) Ibn Ja’afar (s) lui a déclaré ceci : « ô Hichem, Çááå-Dieu, exalté soit-IL, a fait l’éloge de ceux qui savent et les a recouverts du plus noble des habits : « Il donne la Sagesse à qui Il veut. Celui à qui la Sagesse a été donnée bénéficie d’un grand bien. Ceux qui sont doués d’intelligence sont les seuls à s’en souvenir.[30] – Ceux qui sont enracinés dans la Science disent : Nous y croyons ! Tout vient de Notre Seigneur ! – mais seuls, les hommes doués d’intelligence s’en souviennent.[31] – Dans la création des cieux et de la terre, dans la soumission de la nuit et du jour, il y a vraiment des Signes pour ceux qui sont doués d’intelligence.[32] – Le tonnerre et les Anges célèbrent Ses louanges avec crainte. Il lance les foudres en atteignant qui Il veut, tandis que les hommes discutent au sujet de Çááå-Dieu, alors qu’Il est redoutable en sa force.[33] - Est-ce que le Croyant, prosterné ou debout, se livre à la piété durant la nuit ? Pense-t-il avec crainte à la vie future ? Espère-t-il en la miséricorde de son Seigneur ?… Dis : Ceux qui savent et les ignorants sont-ils égaux ? – Les hommes doués d’intelligence sont les seuls qui réfléchissent –.[34] – Voici un Livre béni : Nous l’avons fait descendre sur toi afin que les hommes méditent ses versets, et que réfléchissent ceux qui sont doués d’intelligence.[35] – Nous avons donné la Direction à Moïse ; Nous avons donné en héritage aux fils d’Israël le Livre comme une Direction et un Rappel adressés aux hommes doués d’Intelligence.[36] – Avertis les hommes car le Rappel est utile aux Croyants »[37] ».

Certains de nos compagnons rapportent selon Abou Abdullah Ashari d’après Hichem Al-Hakim disant que le septième Imam Abou Al-Hassan Moussa (s) (Al-Kadhem) Ibn Ja’afar (s) lui a déclaré ceci : ô Hichem, Çááå-Dieu, exalté soit-IL, a dit dans le Saint Coran : « Voici vraiment un Rappel pour celui qui a un cœur, pour celui qui prête l’oreille et qui est témoin[38] ». Le cœur, ici, selon l’Imam, signifie l’Intelligence. Puis, il ajouta : « Oui, Nous avons donné la Sagesse à Luqman[39] ». Là, l’Imam expliqua la Sagesse par l’entendement et l’Intelligence-Al-‘Aql – c’est-à-dire par la faculté par laquelle les vérités des choses sont comprises et qui permet de distinguer le vrai du faux –.

ô Hichem, Luqman dit à son fils : Sois humble face à la Vérité et tu seras le plus sage. L’intelligent marche vers la Vérité. O mon fils, la vie d’ici-bas est un océan profond où se sont noyés beaucoup de gens, pour y naviguer monte à bord du vaisseau de la crainte de Çááå-Allah dont l’intérieur est la foi, sa voile est la confiance en Çááå-Allah – Çááå-Dieu, l’intelligence est sa détermination, son commandant est le savoir, ses passagers sont la patience.

ô Hichem, toute chose possède un guide. Le guide de l’Intelligence est la pensée ; le guide de la pensée est le silence ; toute chose a un appui, l’appui de l’Intelligence est la modestie. Il t’est suffisant, pour faire preuve d’ignorance, de chevaucher l’interdiction.

ô Hichem, Çááå-Dieu a envoyé Ses Prophètes et Ses Messagers à Ses Créatures pour qu’elles Le connaissent ; celles qui ont répondu de façon excellente seront dotées d’une connaissance élevée ; celles qui connaissent le mieux Çááå-Allah possèdent l’Intelligence la plus fine et la plus complète, ce qui les portent à la station la plus haute dans la vie immédiate-dounia et dans la vie ultime de l’Au-delà-Al-Akhira.

ô Hichem, Çááå-Dieu détient deux arguments envers les gens : un argument apparent et un autre voilé. Le premier est le Messager, les Prophètes et les Imams, le second est l’Intelligence.

ô Hichem, le sage est celui qui ne cesse de remercier Çááå-Allah tout en vivant licitement-Yachghalou Al-Halal, – c’est-à-dire vivant dans le domaine de toute chose dont l’accomplissement n’entraîne pas de sanction et de tout acte que la Loi rend libre d’accomplir, – et dont l’impatience ne cède pas à l’illicite-Yaghlabou Al-Haram, – c’est-à-dire à toute chose dont l’accomplissement entraîne des sanctions et à tout acte que la Loi sanctionne.

ô Hichem, celui qui oppose trois raisonnements à trois autres est semblable à celui qui a contribué à détruire sa propre intelligence ; à celui qui a éclipsé la lumière de son intelligence en se plaçant en situation d’attente exagérée ; à celui qui a anéanti les mérites de sa sagesse par les propos d’une langue indiscrète ; à celui qui a entaché l’éclat de sa dignité en s’abaissant à ses désirs comme complice de sa passion destructrice de sa raison, et celui qui ruine sa raison corrompt aussi bien sa foi que sa vie temporelle.

ô Hichem, quelle place aurais-tu auprès de Çááå-Allah si ton cœur n’avait cessé de se remplir d’autre chose que de Lui, et si tu n’avais obéi qu’à ta passion et délaissé ta raison.

? Hichem, la patience dans la solitude est une manifestation de la puissance de l’intelligence. Celui qui se souvient de Çááå-Allah s’éloigne des passionnés de la vie immédiate d’ici-bas-dounia qui s’obstinent à ne pas vouloir ce qu’il y a auprès de Çááå-Allah. Que Çááå-Dieu soit le Compagnon intime de sa tristesse, l’Inséparable dans son exil intérieur, l’Abondance dans son dénuement, son Protecteur lorsqu’il est loin de son groupe social.

ô Hichem, établis la Vérité au service de Çááå-Allah car il n’y a pas de salut sans obéissance ; pas d’obéissance sans connaissance ; pas de connaissance sans enseignement ; pas d’enseignement sans raison croyante : pas de savoir en dehors du savant inspiré du Souverain car il n’y a pas de savoir sans raison.

ô Hichem, le travail modique d’un savant est agréé et décuplé, alors que le travail même considérable des gens de la passion et de l’ignorance est sans avenir.

ô Hichem, le tempérant est celui qui se satisfait du nécessaire octroyé par le monde d’ici-bas-dounia avec beaucoup de sagesse, se refusant à peu de sagesse. Le commerce du tempérant est fécond.

ô Hichem, les sages sont ceux qui distinguent ce qui est important dans la vie immédiate d’ici-bas-dounia, que dire alors des coupables d’actes interdits. Distinguer ce qui est important dans la vie immédiate d’ici-bas-dounia est une vertu et condamner les actes interdits est une obligation.

ô Hichem, le regard du sage porté sur la vie immédiate-dounia et sur ses sympathisants découvre vite qu’elle n’est pas l’essentiel, et qu’elle ne peut être possédée qu’en passant par les tracas, et lorsqu’il a porté son regard sur le monde de la vie ultime de l’Au-delà-Al-Akhira il s’est aussi aperçu de la difficulté pour l’atteindre, alors, il a choisi de faire l’effort pour ce qui est durable.

ô Hichem, les sages ont donc donné peu d’importance à la vie immédiate du monde d’ici-bas-dounia et désiré la vie ultime du monde de l’Au-delà-Al-Akhira parce qu’ils ont compris que la vie d’ici-bas est proposée et en même temps désirable au même titre que la vie ultime de l’Au-delà-Al-Akhira est également proposée et désirable. Celui qui s’abandonne à l’amour de la vie du monde de l’Au-delà-Al-Akhira fait que la vie immédiate du monde d’ici-bas-dounia se met à son service. Celui qui se consacre à la vie du monde d’ici-bas-dounia fait que le monde de l’Au-delà-Al-Akhira l’appelle : la mort viendra compromettre son désir de la vie immédiate d’ici-bas-dounia et de la vie ultime de l’Au-delà-Al-Akhira.

ô Hichem, celui qui a recherché la richesse qui ne soit pas l’argent ; le soulagement du cœur du mal de l’envie ; la probité dans sa religiosité, qu’il invoque Çááå-Allah dans son indigence afin qu’IL parachève en lui son intelligence : l’intelligent est celui qui trouve sa satisfaction dans son nécessaire. Celui qui se satisfait de l’indispensable s’enrichit et l’insatisfait n’attendra jamais la prospérité.

ô Hichem, Çááå-Allah a cité les paroles des personnes honorables qui, lorsqu’elles ont appris que les cœurs peuvent se détourner pour rejoindre l’obscurantisme aveugle et l’avilissement, ont dit : « Notre Seigneur ! Ne dévie pas nos cœurs après nous avoir dirigés ; accorde-nous une miséricorde venant de Toi. Tu es le Suprême Donateur ».[40] Celui qui ne se rappelle pas Çááå-Allah est semblable à celui qui a renoncé à L’installer durablement et en toute réalité dans son cœur. Cet état ne touchera pas celui dont les actes confirment les dires et dont l’aspect extérieur est à l’image de son for interne car Çááå-Dieu, exalté soit-IL, ne laisse dévoiler ce qui est caché et profond de l’intelligence qu’au travers les comportements et les dires.

ô Hichem, Amir Al-Mu’minin (s) a dit : Çááå-Allah est convenablement adoré qu’au travers l’intelligence, et nul ne peut parvenir à une pleine intelligence tant qu'il n’est pas pourvu : de la protection face à l’incrédulité et au mal ; de l’espérance de posséder de l’entendement et du bien ; de la résolution de dépenser sagement ce qu’il possède ; de faire preuve de retenue dans ses propos ; de la satisfaction de sa quote-part nourricière ; de la détermination dans la quête continuelle du savoir ; de l’acceptation d’être humilié pour l’amour de Çááå-Allah et non pas glorifié pour une autre cause ; de l’humilité face au prestige ; de la qualité de voir la grandeur dans le peu qui lui est offert ; de la bonté de ressentir le peu donné par sa générosité même abondante ; de la modestie de voir les autres mieux que lui-même ; du sentiment d’être insensible à l’égard des autres : cette énumération constitue la liste de la plénitude de l’Intelligence.

ô Hichem, l’intelligent est celui qui ne ment en aucun cas pas même à son avantage.

ô Hichem, pas de croyance pour le caractère faible ; celui qui n’a pas de caractère est démuni de raison ; la grandeur d’âme est celle qui voit le danger à suivre la vie du monde d’ici-bas ; sachez que vos corps, n’ont de valeur qu’en fonction du Paradis, ne les vendez pas à vil prix.

ô Hichem, Amir Al-Mu’minin (s) a dit que l’intelligent se caractérise par trois aptitudes : répondre à la question posée ; parler lorsque les autres n’y parviennent pas ; faire l’éloge du Bien parmi ses proches. Celui qui est dépourvu de ces aptitudes est un insensé.

Amir Al-Mu’minin (s) a souligné ceci : Ne pas prendre place au sein d’une assemblée sans posséder ces trois aptitudes et au minimum l’une d’entre elles. Celui qui y prend place sans en détenir l’une, l’autre ou les trois, est l’insensé.

Al-Hassan (s), le premier fils de l’Imam Ali (s), a déclaré : Il est préférable de demander à la bonne personne. – Alors, les gens lui ont demandé : Quelle est cette bonne personne ? – Al-Hassan (s) a répondu : Elle est celle dont Çááå-Allah a fait mention dans Son Livre : « Les hommes doués d’intelligence sont les seuls qui réfléchissent ».[41]